Category: Politique

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  • Langues régionales : et si la France s’inspirait de l’exemple incroyable de la Slovénie ?

    Langues régionales : et si la France s’inspirait de l’exemple incroyable de la Slovénie ?

    Et si France 2 diffusait à 21 heures des programmes en occitan sous‑titrés en français ? Et si les députés du Pays basque disposaient d’un droit de veto sur les lois concernant les minorités ? Et si tout fonctionnaire capable de s’exprimer en alsacien percevait une prime ? Oh, je sais bien que certains vont m’accuser d’écrire ces lignes au retour d’un stage intensif sur le thème “Che Guevara et les langues régionales”. Ce qui précède n’est pourtant que la simple transposition de ce qu’il se passe dans un Etat très proche géographiquement de la France.

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    Bienvenue en Slovénie ! Ce pays de deux millions d’habitants, qui vient d’organiser ses élections législatives ce 22 mars, est à juste titre considéré comme un modèle en raison des droits qu’il accorde à deux “communautés nationales autochtones”. Elles ne sont pourtant pas très fournies numériquement puisque l’on recense respectivement 2 258 italophones et 6 343 magyarophones (1). Il n’empêche : chacune d’elles jouit de droits garantis par les articles 5, 11 et 64 de la Constitution. Des dispositions qui valent régulièrement à cet Etat des Balkans de recevoir les félicitations des observateurs internationaux. Le Comité d’experts du Conseil de l’Europe, qui suit l’application de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires, salue ainsi “les efforts déployés par les autorités slovènes pour protéger les langues parlées dans leur pays”. Efforts qui, en pratique, se traduisent par des dispositions comme celles‑ci. Accrochez‑vous !

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  • EN DIRECT, guerre au Moyen-Orient : Israël visé par des salves de missiles iraniens ; des raids israéliens menés dans la banlieue sud de Beyrouth

    EN DIRECT, guerre au Moyen-Orient : Israël visé par des salves de missiles iraniens ; des raids israéliens menés dans la banlieue sud de Beyrouth

    Plusieurs morts dans une frappe américaine visant des forces intégrées à l’armée irakienne

    Une « frappe américaine » dans l’ouest de l’Irak a tué mardi avant l’aube sept combattants du Hachd Al-Chaabi, dont un haut commandant de cette alliance d’anciens paramilitaires qui englobe aussi des formations pro-iraniennes, a annoncé une source de cette formation à l’Agence France-Presse.

    Cette frappe contre le quartier général du commandement du Hachd pour la province d’Al-Anbar a également fait 13 blessés, selon la même source, qui a précisé que plusieurs personnes étaient « encore piégées sous les décombres ».

    Le bombardement est survenu lors d’une réunion du commandement, a précisé cette source. Dans un communiqué officiel, le Hachd Al-Chaabi a confirmé la mort de son « commandant des opérations d’Al-Anbar » au côté d’un certain nombre de combattants, fustigeant une « frappe aérienne américaine. » Un responsable sécuritaire a fait savoir à l’AFP que les blessés étaient soignés à l’hôpital.

    Depuis le début de l’offensive israélo-américaine contre l’Iran, le 28 février, l’Irak a été aspiré dans un conflit qu’il voulait éviter à tout prix. Des groupes irakiens pro-iraniens revendiquent quotidiennement des attaques contre des militaires ou des intérêts américains, tandis que ces factions sont visées par des frappes imputées aux Etats-Unis ou à Israël.

    Bagdad a régulièrement dénoncé des attaques contre le Hachd, coalition intégrée aux forces régulières de l’Etat irakien, mais comprenant aussi des groupes pro-iraniens, ayant pour certains la réputation d’agir en électron libre.

    Le Pentagone a reconnu la semaine dernière pour la première fois recourir à des hélicoptères de combat pour frapper des groupes armés pro-iraniens en Irak.

    Dans son communiqué mardi, le Hachd a appelé « les forces politiques à prendre leurs responsabilités et à faire face à ces violations américaines répétées, et à adopter des positions claires préservant la souveraineté du pays ».

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  • Cuba, l’obsession de Marco Rubio : ce qui se joue vraiment dans les prochaines semaines

    Cuba, l’obsession de Marco Rubio : ce qui se joue vraiment dans les prochaines semaines

    Certains le surnomment déjà le “vice-roi de Cuba”, en référence à l’époque coloniale où la couronne espagnole avait divisé son empire en quatre vice-royautés : Nouvelle-Espagne (capitale : Mexico), Pérou (Lima), Nouvelle-Grenade (Bogota) et Rio de la Plata (Buenos Aires). Pleinement autonome, Cuba, pour sa part, bénéficiait d’un statut privilégié, compte tenu de sa situation géographique unique et de son port militaire et commercial. Ces atouts font toujours de cette île un “hub” stratégique, à 150 kilomètres des côtes de la Floride et non loin de l’Amérique du Sud.

    “Vice-roi” ? Le titre est évidemment exagéré. Mais, ces derniers mois, le Secrétaire d’Etat (ministre des Affaires étrangères) américain ressemble de plus en plus à un vice-président, au point d’avoir éclipsé – provisoirement ? – le vrai titulaire du poste, J.-D. Vance. Depuis la capture à Caracas, le 3 janvier, du président vénézuélien Nicolas Maduro et son transfert dans une prison new-yorkaise, on ne voit que lui, ou presque, parmi les ministres de Trump. Aujourd’hui en odeur de sainteté alors qu’il s’était écharpé avec ce dernier lors des primaires républicaines il y a dix ans, Marco Rubio est le seul à avoir été cité par le président Donald Trump lors de son discours sur l’état de l’Union, le 24 février. Le chef de la diplomatie a su se rendre indispensable : depuis quatorze mois, “Little Marco”, comme le surnommait Trump jadis, est la cheville ouvrière de la doctrine “Donroe” (contraction de “Donald” et “Monroe”), ce succédanée de la doctrine du président James Monroe (1817-1825) selon laquelle la mer des Caraïbes, le golfe du Mexique et le reste de l’Amérique latine sont “l’arrière-cour” des Etats-Unis.

    LIRE AUSSI : Nicolas Maduro, la chute d’un agent de Cuba : comment il a été formé, protégé et téléguidé par La Havane

    Marco Rubio connaît mieux Cuba que ses conseillers

    Eviction des sociétés portuaires hongkongaises aux deux entrées du canal de Panama, retour des “majors” américaines Chevron et ExxonMobil au Venezuela, embargo pétrolier contre l’île de Cuba : le faucon républicain est associé à ce que le président américain vante comme d’éclatants succès – surtout comparés à sa guerre en Iran qui ne se passe pas aussi bien qu’espéré. “Je pense que j’aurai l’honneur de m’emparer de Cuba, déclare Donald Trump le 16 mars à propos de ce pays “sans argent, sans pétrole, sans rien” qui est toutefois “une île magnifique”. “Je pourrai en faire ce que je veux. Cuba va tomber très prochainement”, prédit-il le lendemain. Voire.

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  • Au procès de François Thierry, ex-patron des « stups », la position « pas très confortable » du parquet, qui requiert la relaxe

    Au procès de François Thierry, ex-patron des « stups », la position « pas très confortable » du parquet, qui requiert la relaxe

    Le « grand flic » s’est assis seul au troisième rang de la salle d’audience, recroquevillé, mains jointes, prêt à écouter l’histoire du fiasco qui a fait dérailler sa carrière. Lundi 23 mars, au tribunal de Bordeaux, François Thierry, 57 ans, est resté stoïque durant les huit heures de réquisitoire du procureur. Il a fixé ce magistrat qui a le pouvoir de requérir sa condamnation pour complicité de trafic de cannabis – lui qui était le patron de l’Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS).

    Le procureur a d’entrée de jeu signifié qu’il n’allait pas narrer de scénario tape-à-l’œil. Face à ce « dossier qui rassemble deux procédures en une », il prendrait le temps de détricoter l’affaire avant de s’intéresser au sort de l’ancien patron des stups, jugé en correctionnelle auprès de 17 autres prévenus.

    Parmi eux, Sofiane Hambli, 50 ans, « logisticien » et « indic » favori de François Thierry, jusqu’à avoir abusé de sa confiance pour réaliser ses plus belles opérations, dont celles jugées ce mois de mars à Bordeaux, en son absence, car il est détenu au Maroc.

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  • Municipales à Paris : plus qu’une défaite politique, la déroute personnelle de Rachida Dati

    Municipales à Paris : plus qu’une défaite politique, la déroute personnelle de Rachida Dati

    Elle avait un boulevard devant elle. Rarement la droite avait bénéficié d’un tel alignement des planètes à la veille d’un scrutin. Et pourtant, elle a échoué. Rachida Dati a été battue ce dimanche au second tour des municipales parisiennes, nettement devancée par Emmanuel Grégoire. La droite ne ravira pas à la gauche la capitale, enseigne socialiste depuis 2001. Rachida Dati n’entrera pas à l’hôtel de ville, le “combat de sa vie.”

    A quoi reconnaît-on une défaite personnelle ? Quand elle défie toute logique politique. L’échec de Rachida Dati en est une. Ni la division de la gauche au second tour – bénédiction divine – ni le bilan contrasté d’Anne Hidalgo n’ont suffi à l’ancienne ministre de la Culture. Pas plus que le rassemblement de la droite derrière la maire du 7e arrondissement à l’issue du premier tour. Le tout sur fond de poussée de la droite dans le pays.

    Cette défaite est celle d’une femme. D’une “marque”, répète-t-on souvent chez LR. “C’est une star, mais avec les outrances et la déraison de la star”, note une ministre. Elle a été victime ce dimanche d’un barrage des électeurs parisiens.

    “Potentiel électoral réduit”

    A l’origine, tout devait être simple. En janvier 2024, Rachida Dati entre au gouvernement pour poser la première pierre d’une alliance LR-Renaissance. L’ex-eurodéputée souhaite mettre ces formations à son service pour incarner l’alternance. Hors Dati, point de salut ! “Je suis une adepte de la méthode Sarkozy, se rassembler au premier tour pour faire un gros score et créer la dynamique pour le second”, théorisait-elle. Au gouvernement, elle pèse – avec succès – pour obtenir une réforme de la loi PLM, afin que le prochain maire de Paris soit élu au suffrage universel direct.

    Las, rien n’est évident avec Rachida Dati. L’ex-garde des Sceaux est lâchée en janvier par Renaissance, qui lui préfère la candidature de Pierre-Yves Bournazel. Gabriel Attal déplore alors une candidature au “potentiel électoral réduit” et la brutalité de la maire du 7e arrondissement. “Objectivement, les pratiques de Dati sont éloignées de ce qui a fait notre ADN en 2017”, note alors un proche de l’ancien Premier ministre. Rachida Dati est cernée par les affaires judiciaires, sa rudesse est mise à nu dans une série d’enquêtes. Elle la dévoile elle-même, en menaçant le journaliste Patrick Cohen au printemps 2025 sur France 5. Un parfum d’affairisme enveloppe la candidate, dont la sincérité a été si longtemps le moteur politique.

    Une image écornée

    Les nuages s’amoncellent, comme l’émergence de Sarah Knafo, créant une double concurrence à droite. Rachida Dati, elle, mène une campagne terne mais sans faute majeure. Nulle déclaration fracassante n’entache sa course parisienne, conclue par un score décevant au premier tour. Paie-t-elle son image clivante ? Les résultats démontrent que certains électeurs de droite ont voté pour des maires d’arrondissement LR… sans faire de même pour Rachida Dati. Des limites de la notoriété : elle peut propulser comme freiner des candidatures.

    Rachida Dati a pourtant de la chance : après 2026, il y a 2027. L’échéance présidentielle lui ouvre un boulevard. Pierre-Yves Bournazel est poussé à l’alliance par Edouard Philippe et Gabriel Attal, soucieux de ne pas être responsable d’une défaite de la droite. Sarah Knafo retire sa liste pour ne pas porter le mistigri de la défaite. Rachida Dati profite de ses calculs nationaux. Elle, la clivante, devient en apparence l’apôtre du rassemblement. Le maintien de l’insoumise Sophia Chikirou achève de la renforcer. “Il faut absolument que LFI n’ait pas d’accord avec le PS pour espérer gagner”, glissait Jean-Pierre Raffarin avant le vote. C’est le cas. La formation de Jean-Luc Mélenchon, en quête d’hégémonie à gauche, n’avait aucune envie d’offrir Paris aux socialistes.

    Un avenir… judiciaire

    Ces jeux d’alliances n’ont pas suffi, signe d’un rejet de la personne de l’ancienne garde des Sceaux. Il est permis de penser que les dirigeants du socle commun ne se bousculeront pas pour la défendre. Edouard Philippe dénonce en privé ses méthodes “trumpistes”, quand Gabriel Attal tente de séduire un électorat social-démocrate guère sensible au discours de Rachida Dati. Bruno Retailleau, lui, n’a jamais caché sa différence de culture politique avec la “puncheuse” Dati…

    L’avenir politique de l’ex-ministre de la Culture s’inscrit désormais en pointillé. Son destin parisien semble bouché après deux échecs aux municipales et ses relations rugueuses avec les présidentiables de la droite et du centre ne présagent pas d’un futur national radieux. Reste un nouvel obstacle. L’élue sera jugée en septembre prochain pour “corruption passive” et “trafic d’influence passif” dans l’affaire Renault. La politique sera alors bien loin.

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  • Le piratage d’un logiciel compromet les données de 243 000 agents de l’éducation nationale

    Le piratage d’un logiciel compromet les données de 243 000 agents de l’éducation nationale

    Les données personnelles d’environ 243 000 agents de l’éducation nationale, essentiellement des enseignants, ont été piratées, a annoncé, lundi 23 mars, le ministère dans un communiqué. Les informations piratées sont les noms, prénoms, adresses postales, numéros de téléphone et périodes d’absence sans mention du motif, d’enseignants de la France entière enregistrés dans la base Compas, logiciel de ressources humaines du ministère dédié à la gestion des stagiaires du premier et second degrés.

    Les noms, prénoms et lignes de téléphones fixes professionnelles des tuteurs de ces stagiaires figurent également dans les données piratées, a précisé le ministère auprès de l’Agence France-Presse.

    L’intrusion dans ce système de données date du 15 mars et a été détectée par le centre opérationnel de la sécurité des systèmes d’information du ministère le 19 mars en fin de journée. Un échantillon des données piratées a été mis en ligne sur des sites de revente de données par une entité qui se présente sous le pseudonyme Hexdex.

    L’enseignement catholique également piratée

    Le ministère de l’éducation nationale a saisi l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information, la Commission nationale de l’informatique et des libertés et un dépôt de plainte à Paris est en cours.

    L’accès à Compas a été suspendu et des « vérifications sont en cours sur l’ensemble des systèmes d’information du ministère afin de prévenir tout risque de propagation », précise le ministère.

    Samedi, le secrétariat général de l’enseignement catholique a annoncé avoir été victime d’une attaque informatique ciblant l’application de gestion de ses établissements du premier degré, dévoilant les données administratives de 1,5 million de personnes. Selon le ministère, la base de données du SGEC piratée et celle de Compas sont deux bases distinctes.

    Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Menaces d’attentat : l’éducation nationale à la peine face aux piratages

    Le Monde avec AFP

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  • Union des droites ratée, mais ancrage renforcé : au RN, le vrai bilan des municipales

    Union des droites ratée, mais ancrage renforcé : au RN, le vrai bilan des municipales

    De la difficulté d’être surestimé. Le résultat paraît décevant, ce dimanche 22 mars, pour le Rassemblement national. Il y a une semaine encore, le parti d’extrême droite espérait l’emporter dans un certain nombre de grandes villes, en particulier dans le Sud, vendues avec une quasi-certitude comme de futures vitrines frontistes.

    A Toulon, où la médiatique députée du Var Laure Lavalette menait une campagne tonitruante depuis de longs mois, c’est finalement la candidate divers droite Josée Massi qui l’emporte avec 53% des voix – contre 47% pour Laure Lavalette – après le retrait du sénateur LR Michel Bonnus. A Nîmes, où l’on assurait qu’il s’agissait d’un laboratoire prometteur de “l’union des droites”, le candidat d’union de la gauche Vincent Bouget l’emporte face à Julien Sanchez, eurodéputé ancien maire de Beaucaire, avec 40,5 % contre 37,9 %. A Marseille, Franck Allisio, le candidat RN, arrive largement derrière le maire socialiste sortant, Benoît Payan, avec 40,4 % des scores contre 54,3 %. “A Marseille, le RN devient la première force d’opposition”, se félicite Jordan Bardella.

    LIRE AUSSI : Le RN et la droite : Jordan Bardella a pris ses distances avec la ligne de Marine Le Pen

    Le président du parti revendique “la plus grande percée de toute l’histoire du RN, et (…) l’expression d’un basculement profond et d’une dynamique chaque jour plus puissante”. Dans les faits, le mouvement compte certains coups d’éclat dans quelques villes du Sud, comme à Menton où la députée Alexandra Masson gagne avec 47,57 % des suffrages, ou Carcassonne et Agde, où les députés Christophe Barthès et Aurélien Lopez-Liguori l’emportent.

    Le parti d’extrême droite réalise aussi une percée dans quelques villes du Nord et de l’Ouest, à l’instar de Liévin ou La Flèche. Mais pas de ville symbole à brandir, et la persistance d’un plafond de verre. Mis à part, bien sûr, à Nice, où Eric Ciotti, rallié au Rassemblement national, remporte la ville avec 48,90 % des voix, contre 37,3 % pour Christian Estrosi et 14,8 % pour Juliette Chesnel-Le Roux, candidate de l’union des gauches. “Nous comptons des victoires par dizaines, (…) avec Nice, cinquième ville de France, et je tiens à adresser mes félicitations chaleureuses à Eric Ciotti”, a bien précisé Jordan Bardella ce dimanche soir – bien qu’il n’ait pas fait le déplacement sur la promenade des Anglais pendant la campagne.

    Nice, ville trophée et cache-misère

    Nice, à la fois ville trophée et cache-misère de l’échec de la stratégie d’union des droites réclamées par le président du RN dans l’entre-deux tours de ces municipales. Et les frontistes comptent bien capitaliser sur cet exemple unique. “Ça va nous permettre de dire lundi : ‘Regardez, les gens de droite qui nous rejoignent sont bien traités et en plus ils gagnent des villes’”, anticipait un cadre la semaine dernière. Mais malgré la main tendue aux Républicains, la plupart des listes de droite ont choisi de fusionner entre elles, ou de se retirer pour faire barrage au parti de Jordan Bardella. “S’agissant de la droite LR, cette élection est le révélateur puissant, presque brutal, de ses contradictions, souligne d’ailleurs ce dernier. En refusant l’alliance à Nîmes et à Marseille, LR livre deux grandes villes au désordre de l’extrême gauche.” La déception frontiste est d’autant plus grande que beaucoup croyaient qu’après le ralliement d’Eric Ciotti et les projections favorables pour le RN, cette élection serait celle qui verrait la digue tomber une bonne fois pour toutes. “Il y a une vraie stratégie de discussion avec LR dans le Sud, assurait encore dans l’hiver un cadre frontiste plein d’espoir. Cette fois-ci, ça pourrait bien céder dans plusieurs endroits.”

    LIRE AUSSI : Municipales : Jordan Bardella et la droite, une main tendue dans le vide

    Mais non, encore une fois, le cordon plie mais ne rompt pas. Alors, au parti, on préfère se concentrer sur le bilan positif : le grand nombre d’élus municipaux remporté par le RN et l’implantation dans les villes de taille moyenne qui se poursuit patiemment. L’argument relavitiste, lui aussi, avait déjà été préparé : “On a l’impression que parce qu’on est forts globalement on devrait tout gagner, mais gagner des villes prend beaucoup de temps. C’est aussi pour ça qu’on ne se retire pas, parce qu’on veut des conseillers d’opposition”. Ce dimanche, on fait ce qu’on peut avec ce qu’on a. “La Flèche, par exemple [NDLR : remportée par le candidat RN Romain Lemoigne] pourrait bien devenir le Hénin-Beaumont de l’Ouest, en exemple d’implantation”, s’enthousiasmerait presque ce proche de Marine Le Pen.

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  • En Colombie, un avion militaire s’écrase près de la frontière avec l’Equateur, faisant 66 morts et des dizaines de blessés

    En Colombie, un avion militaire s’écrase près de la frontière avec l’Equateur, faisant 66 morts et des dizaines de blessés

    Les autorités colombiennes ont annoncé, lundi 23 mars, la mort de 66 personnes après qu’un avion militaire s’est écrasé dans le sud du pays. L’appareil avait à son bord 125 personnes. Un précédent bilan faisait état de 33 morts et plus de 80 blessés. La cause de l’accident n’est pas encore connue.

    La chute de l’appareil, un Hercules C-130, est survenue vers 10 heures locale (15 heures françaises) peu après son décollage de Puerto Leguizamo (sud), dans le département de Putumayo, près de la frontière avec l’Equateur. Des équipes de secours ont été dépêchées sur place. Le crash a causé la mort de 58 soldats, six membres de l’armée de l’air et deux policiers, selon un nouveau bilan communiqué par une source militaire.

    Nous faisons « tout notre possible » pour évacuer les soldats blessés. « Nous avons pris en charge 81 blessés », avait déclaré plus tôt Carlos Claros, secrétaire du gouvernement de Puerto Leguizamo, à la chaîne RCN.

    Le chef de la force aérospatiale colombienne, le général Carlos Fernando Silva Rueda, avait évoqué en conférence de presse la présence de 114 militaires et 11 membres d’équipage à bord de l’avion. Jhon Gabriel Molina, le gouverneur du Putumayo, a fait état dans une vidéo partagée sur Facebook « de grandes difficultés pour évacuer les victimes » à partir du petit aéroport.

    Sur des images de l’Agence France-Presse (AFP), on peut voir les débris de l’avion rongé par les flammes, entouré d’une épaisse fumée noire et de végétation.

    Gustavo Petro appelle à la modernisation de la flotte

    Le président colombien, Gustavo Petro, a déploré un « accident affreux qui n’aurait jamais dû se produire » et évoqué la nécessité de moderniser la flotte militaire, sans préciser si cela avait un lien particulier avec l’accident. Il a également partagé une vidéo dans laquelle on voit un appareil tenter de prendre de l’altitude avant de s’écraser au sol.

    « J’ai entendu une explosion dans les airs et, quand j’ai regardé, l’avion arrivait près de la maison de ma parcelle », a raconté à l’AFP Noé Mota, un habitant de la région.

    Plus tôt dans la journée, le ministre de la défense, Pedro Sanchez, avait annoncé le crash. Le chef de la force aérospatiale colombienne, le général Carlos Fernando Silva Rueda, avait évoqué au cours d’une conférence de presse la présence de 114 militaires et 11 membres d’équipage à bord de l’avion.

    La Colombie et l’Equateur combattent de puissants groupes liés au trafic de drogue qui opèrent dans la zone frontalière, où une forte activité militaire et des bombardements ont été enregistrés ces dernières semaines.

    Lire aussi l’entretien | Article réservé à nos abonnés « La Colombie est le principal allié des Etats-Unis dans la lutte contre le trafic de drogue »

    Cette catastrophe aérienne est la deuxième en moins d’un mois impliquant un C-130 Hercules en Amérique du Sud. Le 27 février, près de La Paz, un C-130 bolivien transportant des billets de banque s’était écrasé à l’atterrissage, 24 personnes avaient été tuées.

    Le Hercules est un avion quadrimoteur à turbopropulseurs construit par Lockheed Martin. Connu pour sa capacité à opérer à partir de pistes de fortune, il est largement utilisé par les armées du monde entier et peut transporter aussi bien des troupes que des véhicules.

    Le Monde avec AFP

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  • Municipales : pourquoi il faut se méfier des leçons trop rapides pour la présidentielle

    Municipales : pourquoi il faut se méfier des leçons trop rapides pour la présidentielle

    18 mars 2001. Ce soir-là, Paris est une fête. Après 24 ans d’opposition, la capitale bascule à gauche. Bertrand Delanoë a gagné. Dans l’euphorie de la victoire, des milliers de socialistes, réunis jusqu’à deux heures du matin sur le parvis de l’Hôtel de Ville, scandent : “Donnez-nous les clés !” Ivres de joie, ils pensaient alors que ces mêmes clés déverrouilleraient, un an plus tard, la serrure du Palais de l’Elysée. Imprudents, ou simplement aveuglés par cette prise de guerre, des caciques du Parti socialiste partageaient ce raisonnement. Il n’en a rien été. En 2002, le PS ne se qualifiait pas au second tour de l’élection présidentielle, que Jacques Chirac remportait aisément.

    Paris n’est pas la France ; en 2026, en France, le Rassemblement national ne pèse pas 1,6 % du corps électoral – c’est le score du candidat RN Thierry Mariani à Paris. Quelques jours avant le premier tour, dimanche 15 mars, une députée écologiste invitait ses camarades socialistes à méditer cette leçon : gare à ne pas se voir plus gros qu’on ne l’est vraiment… Et ne vous moquez pas, camarades insoumis, cela vaut aussi pour vous, prévenait-elle. Cela vaut pour tout le monde, d’ailleurs. Les Verts en savent quelque chose. Après la vague de 2020, Yannick Jadot n’a pas passé la barre des 5 % à la présidentielle.

    LIRE AUSSI : Municipales à Paris : plus qu’une défaite politique, la déroute personnelle de Rachida Dati

    Qu’annonce le cru 2026 ? Une poussée des insoumis ou, au contraire, la malédiction de s’allier avec eux ? Une progression du RN ou la persistance d’un plafond de verre ?Des signes encourageants d’implantation territoriale pour le PS et LR ou l’absence d’une dynamique nationale ?

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  • L’acteur Bill Cosby condamné à verser 19 millions de dollars pour agression sexuelle sur une femme

    L’acteur Bill Cosby condamné à verser 19 millions de dollars pour agression sexuelle sur une femme

    Accusé par des dizaines de femmes d’être un prédateur sexuel, l’acteur américain Bill Cosby a été condamné par un tribunal de Californie, lundi 23 mars, à verser plus de 19 millions de dollars (16,5 millions d’euros environ) de dommages et intérêts à une plaignante, après qu’elle l’a accusé d’agression sexuelle.

    Lire aussi | L’acteur américain Bill Cosby reconnu coupable d’agression sexuelle

    Cette décision au civil, rendue au troisième jour des délibérations, vient alourdir le dossier de l’acteur de 88 ans, gloire déchue de la télévision américaine. La défense a annoncé qu’elle comptait faire appel du verdict.

    Dans sa plainte, Donna Motsinger, serveuse à l’époque dans un restaurant de Sausalito, près de San Francisco, a expliqué que Bill Cosby l’avait invitée, en 1972, à son spectacle d’humour dans un théâtre non loin de là. Ils avaient tous deux une trentaine d’années à l’époque. Elle a affirmé que le comédien lui avait donné du vin et deux comprimés qu’elle pensait être de l’aspirine, et que deux hommes l’avaient fait monter dans une limousine alors qu’elle perdait connaissance.

    « Elle s’est réveillée chez elle entièrement nue, à l’exception de ses sous-vêtements : ni haut, ni soutien-gorge, ni pantalon », précise la plainte. « Elle savait qu’elle avait été droguée et violée par Bill Cosby. »

    Incarcéré puis libéré après un vice de procédure dans une autre affaire

    Dans les documents déposés auprès du tribunal, les avocats de Bill Cosby ont fait valoir que les allégations reposaient presque entièrement sur des spéculations et des suppositions, affirmant que la plaignante, aujourd’hui âgée de 84 ans, « admet qu’elle n’a aucune idée de ce qui s’est passé. »

    L’affaire a été jugée dans le même tribunal où, en 2022, un jury avait condamné Bill Cosby à verser 500 000 dollars de dommages et intérêts à Judy Huth après avoir conclu qu’il l’avait agressée sexuellement en 1975 alors qu’elle n’avait que 16 ans.

    Autrefois surnommé « le papa de l’Amérique » pour son rôle de père dans « Cosby Show », une série télévisée à succès diffusée de 1984 à 1992, l’acteur avait été incarcéré en Pennsylvanie en 2018 pour avoir drogué et agressé sexuellement une femme dans une autre affaire pénale. Il avait été libéré en 2021 après l’annulation de sa condamnation pour vice de procédure.

    En 2022, un jury de Santa Monica a accordé 500 000 dollars à une femme qui affirmait avoir été agressée sexuellement par Bill Cosby alors qu’elle était adolescente en 1975.

    Lire aussi | Bill Cosby sort de prison après l’annulation de sa condamnation pour agression sexuelle

    Le Monde avec AP et AFP

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