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  • EN DIRECT, guerre au Moyen-Orient : le ministre de l’économie français, Roland Lescure, évoque « un nouveau choc pétrolier », devant l’Assemblée mardi

    EN DIRECT, guerre au Moyen-Orient : le ministre de l’économie français, Roland Lescure, évoque « un nouveau choc pétrolier », devant l’Assemblée mardi

    Israël doit saisir un « moment historique » de dialogue avec le Liban, estime le chef de la diplomatie française

    Dans un entretien avec l’Agence France-Presse, Jean-Noël Barrot, qui s’était rendu la semaine dernière au Liban puis en Israël, a appelé l’armée israélienne « à s’abstenir » de mener des opérations pour s’emparer d’une zone du sud du Liban, tout en saluant la « décision courageuse » du Liban d’expulser l’ambassadeur d’Iran en poste à Beyrouth.

    Beyrouth a en outre expulsé « un certain nombre de représentants des gardiens de la révolution au Liban », a noté le ministre français. « Ce n’est pas rien, ce sont des décisions majeures », a souligné Jean-Noël Barrot.

    Le président libanais Joseph Aoun a réitéré son appel à une trêve et à des négociations avec Israël, a relevé Jean-Noël Barrot. « Il y a un moment à saisir, il est historique, et ce moment c’est maintenant », a estimé le ministre. « Et la première étape, c’est un dialogue politique de haut niveau avec le gouvernement libanais », a-t-il dit.

    « J’ai invité les autorités libanaises comme les autorités israéliennes, par l’intermédiaire de mon homologue, à saisir cette opportunité » et « le plus rapidement possible », au moment où les gestes de la part du gouvernement libanais « montrent qu’il traduit ses paroles en actes », a-t-il également souligné.

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  • Annexer le sud du Liban ? Ces ministres israéliens qui poussent pour repousser les frontières

    Annexer le sud du Liban ? Ces ministres israéliens qui poussent pour repousser les frontières

    Israël lance-t-il l’annexion du sud du Liban ? L’armée israélienne va occuper une “zone de sécurité” dans le sud du Liban s’étendant de la frontière jusqu’au fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord, a annoncé mardi 24 mars le ministre israélien de la Défense, Israël Katz. C’est la première fois, depuis la reprise des affrontements entre Israël et le Hezbollah libanais le 2 mars, que l’Etat hébreu énonce aussi clairement sa volonté de s’emparer de ce territoire représentant près d’un dixième de la superficie du Liban.

    Israël Katz avait déjà averti le gouvernement libanais qu’il risquait de perdre des territoires s’il échouait à désarmer le Hezbollah. Le groupe armé chiite a réagi en affirmant qu’il se battrait pour empêcher les troupes israéliennes d’occuper le sud du Liban, qualifiant une telle initiative de “menace existentielle” pour l’État libanais. Hassan Fadlallah, député du Hezbollah, a déclaré que toute occupation israélienne au sud du Litani se heurterait à une résistance. “Nous n’avons d’autre choix que de faire face à cette agression et de nous accrocher à notre terre”, a-t-il dit à Reuters.

    LIRE AUSSI : Le Liban est déjà le grand perdant de la guerre en Iran

    Le Liban a été entraîné dans le conflit régional le 2 mars, lorsque le Hezbollah libanais, allié du régime iranien, a tiré des missiles contre Israël, en réponse à l’attaque israélo-américaine en Iran. Depuis, Israël a depuis ordonné à tous les habitants de quitter la zone située au sud du fleuve Litani, qu’il bombarde sans relâche en arguant qu’il s’agit d’un bastion du Hezbollah. Selon les autorités libanaises, les frappes aériennes et terrestres israéliennes ont fait plus de 1 000 morts et plus d’un million de personnes ont été chassées de leurs foyers, après des ordres d’évacuation visant de vastes portions du pays. Alors que le droit international interdit généralement aux forces armées d’attaquer les infrastructures civiles, le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme a critiqué les actions d’Israël au Liban, notamment le recours à des ordres d’évacuation généralisés.

    Depuis le 13 mars, l’armée israélienne a détruit cinq ponts sur le Litani, dont, le week-end dernier, le pont principal reliant le sud du Liban au reste du pays, place forte du Hezbollah. Elle multiplie en parallèle les démolitions de maisons dans les villages proches de la frontière israélienne. Mardi, lors d’une réunion avec le chef d’état-major de Tsahal, le ministre israélien de la Défense a déclaré que l’armée allait “contrôler les autres ponts et la zone de sécurité jusqu’au Litani” afin de créer un “tampon défensif”.

    “La nouvelle frontière israélienne doit être le Litani”

    Lundi, le ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich, avait déjà appelé à l’annexion du sud du Liban jusqu’au fleuve Litani. La campagne militaire au Liban “doit se terminer par une réalité totalement différente, aussi bien [en ce qui concerne] le Hezbollah que par la modification des frontières d’Israël”, a déclaré Bezalel Smotrich lors d’une émission de radio. “Je le dis ici clairement (…), dans chaque pièce et dans chaque discussion également : la nouvelle frontière israélienne doit être le Litani”, a insisté le ministre des Finances, dont les propos vont régulièrement au-delà de la politique officielle israélienne.

    Les déclarations de Bezalel Smotrich ont eu un fort écho au Liban, alors que le pays tente de sortir d’un cycle d’invasions et d’occupations menées par l’Etat hébreu depuis des décennies. Les forces israéliennes ont lancé des assauts répétés contre le Liban depuis 1978 et ont occupé le sud du pays de 1982 à 2000. Des propos qui ne surprennent guère de la part de ce ministre des Finances, qui a déjà appelé à plusieurs reprises Israël à annexer d’autres territoires, notamment celui qu’il contrôle actuellement dans la bande de Gaza.

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  • EN DIRECT, guerre en Ukraine : « Plus de 400 drones russes » lancés contre l’Ukraine mardi, soit la pire attaque en plein jour depuis le début du conflit, selon l’armée de l’air ukrainienne

    EN DIRECT, guerre en Ukraine : « Plus de 400 drones russes » lancés contre l’Ukraine mardi, soit la pire attaque en plein jour depuis le début du conflit, selon l’armée de l’air ukrainienne

    La Hongrie accusée d’informer la Russie ; Bruxelles exige des clarifications

    Ces informations ont suscité de vives réactions à Bruxelles, où de nombreux responsables restent très remontés, après un sommet jeudi lors duquel la Hongrie a bloqué un prêt de 90 milliards d’euros à l’Ukraine, envahie par la Russie depuis le début de 2022.

    La Commission attend du gouvernement hongrois « qu’il apporte des clarifications nécessaires », a déclaré une porte-parole de l’exécutif européen, Anitta Hipper. « Une relation de confiance entre les Etats membres ainsi qu’entre eux et les institutions est fondamentale pour le bon fonctionnement de l’UE », a-t-elle insisté, lundi. Les allégations contre la Hongrie ont également été qualifiées de « très graves » par l’Allemagne.

    En campagne pour les législatives du 12 avril, le premier ministre hongrois, Viktor Orban, a dénoncé une « attaque grave » contre la Hongrie, évoquant, sans preuves, une mise sur écoute de son chef de la diplomatie, Peter Szijjarto.

    Le premier ministre polonais, Donald Tusk, a jugé que l’article du Washington Post « ne devrait surprendre personne. Nous le soupçonnons depuis longtemps ». C’est « l’une des raisons pour lesquelles je prends la parole uniquement lorsque c’est strictement nécessaire et que je ne dis que le strict nécessaire », a-t-il affirmé sur son compte X. Selon Politico, l’UE a décidé de restreindre l’accès de la Hongrie aux informations sensibles et privilégie des réunions en format réduit.

    Politico ajoute que l’accès du parti allemand d’extrême droite AfD à des documents confidentiels de l’UE suscite des inquiétudes quant à de possibles fuites vers la Russie. « Le problème, c’est que nous avons un parti, l’AfD, pour lequel il existe des soupçons fondés de fuites d’informations vers la Chine ou la Russie », a résumé le député écologiste Anton Hofreiter, président de la commission des affaires européennes du Bundestag, cité par la publication.

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  • “Un guerrier Maga” : qui est Markwayne Mullin, le nouveau secrétaire à la Sécurité intérieure nommé par Donald Trump ?

    “Un guerrier Maga” : qui est Markwayne Mullin, le nouveau secrétaire à la Sécurité intérieure nommé par Donald Trump ?

    C’est un choix qui fait d’ores et déjà débat. Ce lundi 23 mars, Markwayne Mullin a été confirmé au poste de secrétaire à la Sécurité intérieure du gouvernement Trump, après un vote favorable du Sénat américain – 54 voix pour, 46 contre. Le sénateur républicain de l’Oklahoma depuis 2023, âgé de 48 ans, prend ainsi la direction d’un ministère paralysé depuis plus d’un mois par un blocage budgétaire, les démocrates refusant d’en valider le financement sans réformes majeures de l’ICE, la police de l’immigration placée sous son autorité.

    Lors de son audition de confirmation au Sénat, Markwayne Mullin a expliqué qu’il chercherait à calmer les polémiques autour du département, tout en poursuivant les objectifs de Donald Trump, qu’il qualifie d’”ami”, en matière d’immigration. “Mon objectif est que les gens comprennent que nous sommes là, que nous les protégeons et que nous travaillons avec eux”, a-t-il notamment déclaré. Et si Mullin n’a pas dit vouloir abandonner l’objectif de la Maison-Blanche d’arrêter 3 000 migrants par jour, celui-ci semble vouloir prendre ses distances avec certaines méthodes controversées, indiquant par exemple que les agents n’entreraient plus dans des domiciles sans mandat judiciaire. Une inflexion qui révèle la nouvelle stratégie du président américain, conscient que ce sujet est politiquement délicat à l’approche des élections de mi-mandat.

    Un “guerrier Maga”

    Décrit par Donald Trump comme un “guerrier Maga”, Markwayne Mullin défend mordicus la politique menée par le président américain depuis son premier mandat. Par le passé, celui qui est le seul Amérindien élu au Sénat a soutenu de nombreuses initiatives au Congrès visant à renforcer les restrictions à l’avortement, mais aussi défendu l’achèvement du mur frontalier entre les États-Unis et le Mexique pour empêcher l’arrivée de migrants, ou encore la “One Big Beautiful Bill Act” que le Congrès a adoptée l’an dernier, fournissant des financements supplémentaires pour le contrôle de l’immigration.

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    “Il existe toute une industrie qui s’est mise en place pour faire venir ici des femmes enceintes dans leur dernier mois de grossesse afin qu’elles accouchent ici. Elles viennent avec un visa touristique et ont un enfant afin que celui-ci puisse obtenir la nationalité américaine”, avait-t-il déclaré à ce sujet, en juin 2025. Mullin s’est également constamment opposé à la participation des femmes transgenres aux compétitions sportives féminines, un thème cher à Donald Trump, qui s’est fait le chantre de la lutte contre le wokisme.

    Autre similitude avec le président américain : ses coups d’éclat. Lors d’un épisode devenu viral en 2023 et largement diffusé à l’échelle internationale, Mullin s’est brusquement levé pendant une audition de la commission de la santé du Sénat pour provoquer le président des Teamsters (NDLR : un grand syndicat américain), Sean O’Brien, en l’invitant à se lever et à se battre. Il reprenait alors un message publié par O’Brien sur X à son sujet, le qualifiant de “clown” et de “fraude”, tout en l’enjoignant d’abandonner son attitude de dur lors des auditions. “C’est le moment et l’endroit. Si vous voulez continuer à parler, on peut régler ça ici, comme deux adultes consentants”, avait répliqué Mullin, avant d’être rappelé à l’ordre par le sénateur Bernie Sanders, qui présidait la séance.

    Un désaccord sur l’assaut du Capitole

    Plus récemment, après la mort de Renee Good, le 7 janvier, tuée par le tir d’un agent de la police fédérale de l’immigration, Markwayne Mullin avait déclaré que le policier “n’avait pas d’autre choix” que de “riposter”, malgré les images du drame montrant que la mère de famille cherchait à fuir les forces de l’ordre, et non à les percuter. Des propos qu’il n’a d’ailleurs pas retirés lors de son audition de confirmation au Sénat.

    Seul désaccord manifeste avec Donald Trump : son positionnement lors de l’assaut du Capitole, le 6 janvier 2021. Selon Politico, Markwayne Mullin avait participé à contenir les émeutiers, notamment en aidant à barricader une porte menant à l’hémicycle de la Chambre des représentants, qu’il avait occupée en tant qu’élu pendant dix ans. Sur des vidéos tournées au moment des faits, on le voit tenter de dissuader, à travers une vitre brisée, des émeutiers d’aller plus loin.

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    Des années plus tard, lorsque Donald Trump envisageait de gracier les émeutiers, Markwayne Mullin l’avait aussi appelé à “examiner les faits avant d’agir”, affirmant que toute personne s’en prenant aux forces de l’ordre devait “en assumer les conséquences”, rappelle CNN. Un appel resté sans effet : le président a finalement accordé sa grâce à plus de 1 500 participants à l’assaut, y compris des figures de l’ultradroite américaine et des individus impliqués dans des agressions contre des policiers.

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  • Haïti : plus de 5 500 morts en dix mois selon l’ONU, qui alerte sur les « niveaux alarmants de violence des gangs »

    Haïti : plus de 5 500 morts en dix mois selon l’ONU, qui alerte sur les « niveaux alarmants de violence des gangs »

    Les violences perpétrées par les gangs et les attaques visant ces derniers en Haïti ont fait plus de 5 500 morts entre mars 2025 et mi-janvier 2026, selon un nouveau rapport du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH) publié mardi 24 mars.

    Lire aussi | Article réservé à nos abonnés En Haïti, plusieurs dizaines d’habitants de Port-au-Prince tués par des drones antigang des forces de sécurité, selon Human Rights Watch

    « Haïti continue de faire face à des niveaux alarmants de violence des gangs, qui compromettent l’exercice des droits humains », annonce ce rapport, qui insiste aussi sur des « violences meurtrières » ayant impliqué forces de sécurité, sociétés de sécurité privées et groupes d’autodéfense. D’après le HCDH, « au moins 5 519 personnes ont été tuées et 2 608 blessées en Haïti entre le 1er mars 2025 et le 15 janvier 2026 ». Mais une grande partie de ces décès ont été consécutifs aux opérations menées contre les gangs par les forces de sécurité.

    Ces opérations ont fait au moins 3 497 morts et 1 742 blessés sur la période, précise le HCDH, alors que les violences perpétrées par les gangs ont fait au moins 1 424 morts et 790 blessés. Par ailleurs, le rapport souligne que les attaques menées par les groupes d’autodéfense contre les gangs ont fait au moins 598 morts et 76 blessés.

    Exécutions sommaires

    Haïti, pays le plus pauvre d’Amérique, est rongé depuis des années par la violence des bandes criminelles, qui commettent meurtres, viols, pillages et enlèvements.

    Les gangs, qui contrôlent la quasi-totalité du territoire de la capitale, Port-au-Prince, « ont étendu leur influence au-delà de la capitale » ces 12 derniers mois, principalement dans sa périphérie et vers le nord, précise le rapport. Le rapport documente aussi des cas d’usage « excessif ou disproportionné » de la force par la police, et a recensé 196 cas d’exécutions sommaires de personnes soupçonnées d’appartenir à des gangs ou de les soutenir.

    Lire aussi | Article réservé à nos abonnés En Haïti, près de 800 policiers et gendarmes tchadiens attendus

    Depuis mars 2025, une société militaire privée, « apparemment engagée par le gouvernement haïtien », participe aussi à des opérations notamment par le biais de frappes de drones et de tirs d’hélicoptères, ajoute le rapport, selon lequel certaines actions « pourraient être qualifiées d’assassinats ciblés ».

    Le rapport détaille également les violences perpétrées par des groupes d’autodéfense et des foules pratiquant la « justice populaire » en lynchant des personnes soupçonnées d’appartenir à des gangs. Certains de ces meurtres « auraient été encouragés, soutenus ou facilités par des éléments de la police », pointe le rapport.

    « Il est essentiel que les autorités assurent la sécurité tout en respectant pleinement les droits humains », a exhorté dans un communiqué le haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk. « Il est impératif de maintenir la priorité des efforts visant à renforcer l’état de droit, notamment dans les secteurs de la justice et de la détention, afin de lutter contre la corruption et l’impunité, car ces fléaux sapent la confiance de la population », a-t-il insisté.

    Lire aussi | Article réservé à nos abonnés « Il est illusoire de croire qu’un processus électoral puisse se réaliser en Haïti »

    Le Monde avec AFP

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  • Partout en Europe, l’illusion du “cordon sanitaire” contre l’extrême droite

    Partout en Europe, l’illusion du “cordon sanitaire” contre l’extrême droite

    Les barrages contre l’extrême droite prennent l’eau. Les électeurs appelés, tels des castors, à colmater les fuites en unissant leurs voix contre la menace, se montrent de moins en moins motivés pour les réparer. Au Parlement européen, c’est une digue entière qui a sauté. Le projet de règlement visant à accélérer les expulsions de migrants en situation irrégulière, soumis au vote en séance plénière jeudi 26 mars, est pour la première fois le fruit d’une coopération des conservateurs et des trois groupes parlementaires d’extrême droite. La rupture est historique pour une assemblée supranationale où les votes résultent en général de compromis noués entre conservateurs, sociaux-démocrates et libéraux.

    Partout en Europe, l’ostracisme ciblant l’extrême droite populiste au moyen d’un “cordon sanitaire” montre ses limites. Les votes de plus en plus massifs obtenus par ses représentants – leur dynamique dans les urnes s’est encore confirmée le 22 mars lors d’élections locales en France et en Allemagne et de législatives en Slovénie – transforment la composition des coalitions gouvernementales en casse-tête.

    Les tentatives de l’Union européenne pour enrayer la poussée populiste ont fait long feu. En l’an 2000, elle avait été jusqu’à prendre des sanctions diplomatiques contre l’Autriche où les conservateurs s’étaient alliés avec le Parti de la liberté d’Autriche (FPÖ) de Jörg Haider. En dépit de l’échec piteux de ces sanctions, et bien que l’Autriche n’ait pas cessé d’être une véritable démocratie, toute tentative de coopération ou d’alliance n’a cessé depuis lors d’être stigmatisée par la gauche et une large partie de la droite traditionnelle à travers l’Europe.

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  • Un Américain détenu depuis plus d’un an a été libéré par les talibans en Afghanistan

    Un Américain détenu depuis plus d’un an a été libéré par les talibans en Afghanistan

    Un ressortissant américain, Dennis Coyle, détenu en Afghanistan depuis plus d’un an, a été libéré, a annoncé, mardi 24 mars, le ministère des affaires étrangères afghan. La famille de ce chercheur linguiste de 64 ans avait écrit au leader suprême d’Afghanistan en demandant que leur parent « soit gracié et libéré » pour l’Aïd.

    « La Cour suprême de l’Emirat islamique a jugé sa période de détention suffisante et a décidé sa libération », ont affirmé les autorités talibanes dans un communiqué. M. Coyle a retrouvé sa famille à Kaboul mardi, a précisé le ministère.

    Cette annonce a suivi une rencontre entre le chef de la diplomatie afghane, Amir Khan Muttaqi, l’envoyé spécial américain en Afghanistan, Zalmay Khalilzad, l’ambassadeur émirati à Kaboul, Saif Mohammed Al-Ketbi, et un membre de la famille de M. Coyle. Les Emirats arabes unis ont facilité cette libération, selon le ministère.

    Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Une agence américaine dresse un bilan sans fard de l’action des Etats-Unis en Afghanistan

    Cinq citoyens américains libérés par les talibans en 2025

    Originaire du Colorado, M. Coyle avait été arrêté en janvier 2025 par les autorités afghanes, selon la Fondation Foley, organisation qui plaide pour la libération des Américains pris en otage ou détenus arbitrairement à l’étranger.

    En 2025, cinq citoyens américains ont été libérés par les autorités talibanes. En septembre, Amir Amiri, détenu depuis décembre 2024, avait été remis à Adam Boehler, l’envoyé spécial du président américain, Donald Trump, pour les otages, qui s’était rendu à Kaboul afin de négocier un échange de prisonniers.

    La Sino-Américaine Faye Hall, arrêtée le 1er février 2025 dans la province de Bamiyan, au centre de l’Afghanistan, avait aussi été libérée en septembre. En janvier 2025, deux Américains avaient été libérés en échange d’un combattant afghan, Khan Mohammed, condamné pour narcoterrorisme aux Etats-Unis. Un autre Américain, l’ingénieur aéronautique George Glezmann, avait lui été relâché après plus de deux ans de détention lors d’une visite de M. Boehler en Afghanistan en mars 2025.

    Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Afghanistan : reprise du dialogue entre les Occidentaux et les talibans

    Le Monde avec AFP

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  • La Hongrie soupçonnée d’espionner l’UE pour la Russie : tout comprendre à l’affaire qui secoue Bruxelles

    La Hongrie soupçonnée d’espionner l’UE pour la Russie : tout comprendre à l’affaire qui secoue Bruxelles

    Le fil qui lie la Hongrie de Viktor Orban et la Russie de Vladimir Poutine se dévoile de plus en plus. Si la proximité entre les deux pays est connue depuis plusieurs années, et même assumée par le Premier ministre hongrois, une nouvelle étape a été franchie ce week-end. Selon le Washington Post, la Hongrie, par le biais de son ministre des Affaires étrangères, partagerait avec Moscou les détails des discussions européennes. L’Express fait le point sur ces accusations, qui interviennent à quelques semaines des élections législatives, où Viktor Orban est à la traîne dans les sondages.

    Que reproche-t-on à Peter Szijjarto ?

    L’information aurait presque pu passer inaperçue tant elle était perdue dans une accumulation de révélations. Dans une longue enquête publiée samedi 21 mars, le Washington Post révélait que les services de renseignements extérieurs russes avaient proposé de mettre en scène une tentative d’assassinat de Viktor Orban pour le faire remonter dans les sondages. Mais ce n’est qu’au milieu de l’article que le scandale est révélé : selon un responsable européen de la sécurité, le ministre hongrois des Affaires étrangères Peter Szijjarto passe régulièrement des appels à son homologue russe, Sergueï Lavrov, pendant les pauses des réunions européennes. Il fournirait notamment des “rapports en direct sur ce qui a été discuté” et des solutions possibles, affirme la même source, qui ajoute : “Chaque réunion de l’UE, depuis des années, se tient pratiquement avec Moscou à la table”.

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    La proximité entre Peter Szijjarto et Sergueï Lavrov n’est plus à démontrer alors que le ministre hongrois s’est rendu à seize reprises, en visite officielle, à Moscou depuis le début de l’offensive en Ukraine en 2022. Le 4 mars dernier, le Hongrois a même rencontré Vladimir Poutine, pourtant sous un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale, reconnue par Budapest.

    Quelles sont les réactions ?

    Les critiques n’ont pas tardé à fuser après la publication de l’enquête, notamment sur le territoire national. Peter Szijjarto “semble être de connivence avec la Russie, trahissant ainsi les intérêts hongrois et européens”, a attaqué Peter Magyar, l’opposant de Viktor Orban lors des élections hongroises, qui est en tête dans les sondages. “Si cela est confirmé, cela équivaudrait à une trahison, ce qui entraînerait une peine d’emprisonnement à perpétuité potentielle”, a-t-il ajouté, promettant que, s’il est élu, son gouvernement enquêtera “immédiatement” sur la question.

    LIRE AUSSI : Législatives en Hongrie : “Pour la première fois en 16 ans, Viktor Orban peut perdre”

    Mais l’affaire fait réagir bien au-delà des frontières hongroises. La porte-parole de la Commission européenne a demandé au gouvernement hongrois “qu’il apporte les clarifications nécessaires”, assurant qu’”une relation de confiance entre les États membres ainsi qu’entre eux et les institutions est fondamentale pour le bon fonctionnement de l’UE”. Face à ces révélations qualifiées de “très graves”, la diplomatie allemande a rappelé que les discussions au sein de l’UE “sont confidentielles”. Bien plus pragmatique, le Premier ministre polonais et ancien président du Conseil européen Donald Tusk n’a pas semblé étonné. “Nous nous en doutions depuis longtemps, a-t-il publié sur X, dimanche 22 mars. C’est pourquoi je ne prends la parole qu’en cas d’absolue nécessité et que je me limite à ce qui est indispensable.”

    Face à la polémique, Budapest se terre dans le déni. Si Peter Szijjarto n’a pas répondu aux sollicitations du Washington Post, il a finalement démenti l’information face à la polémique. De son côté, Viktor Orban a annoncé qu’il lançait une enquête pour savoir qui avait mis sur écoute son ministre.

    Quelles conséquences pour la Hongrie ?

    Si elle ne souhaite pas réagir officiellement de peur d’influencer les élections législatives qui se tiennent le 12 avril, l’Union européenne a d’ores et déjà décidé de limiter le flux de documents confidentiels vers Budapest afin d’éviter au maximum les fuites, selon Politico. Mais l’Europe n’a pas attendu la publication de l’enquête du Washington Post pour se protéger. Alors que des inquiétudes autour de fuites hongroises vers la Russie existent depuis quelque temps, des petits groupes de réflexion ont été mis en place entre les pays qui partagent les mêmes idées. Selon un représentant d’un gouvernement européen, cité par Politico, “dans l’ensemble, les États membres moins que loyaux sont la principale raison pour laquelle l’essentiel de la diplomatie européenne pertinente se déroule maintenant sous différents formats plus petits”. Ainsi, l’alliance Weimar rassemble la France, l’Allemagne et la Pologne tandis que NB8 comprend les huit pays nordiques et baltes.

    LIRE AUSSI : En Hongrie, le pari nucléaire de Viktor Orban qui déstabilise l’Europe

    Même son de cloche au niveau de l’Otan. Selon un diplomate de l’organisation, cité par Euractiv, certaines planifications opérationnelles liées à l’Ukraine ne sont pas discutées devant les dirigeants hongrois. Mais Budapest semble se montrer plus sage au sein de cette instance qu’à Bruxelles. “La Hongrie a toujours clairement indiqué qu’elle ne fera rien qui affecte sa place dans la défense collective de l’Otan”, affirme la même source. Un entre-deux risqué pour maintenir sa place dans le concert européen et conserver son soutien russe.

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  • Alexis Pinturault, meilleur skieur français de l’ère moderne, a tiré sa révérence

    Alexis Pinturault, meilleur skieur français de l’ère moderne, a tiré sa révérence

    L’émotion d’Alexis Pinturault était intense, mardi 24 mars, dans la cabane de départ du slalom géant de Hafjell (Norvège). Après dix-sept ans au plus haut niveau, le double champion du monde de combiné alpin a chaussé ses skis une dernière fois, s’est concentré et a dessiné d’ultimes courbes entre les portes de l’Olympiabakken, la piste qui accueille les finales de la Coupe du monde, non loin de Lillehammer.

    Lire aussi | Alexis Pinturault, détenteur du plus grand palmarès du ski alpin français, annonce la fin de sa carrière

    Sur les terres de Norvège, pays de sa mère, « Pintu » a allumé du vert pour sa « der ». Une fois tous les concurrents passés, à l’issue de la deuxième manche, le Français a finalement signé le onzième temps d’une course remportée, pour l’anecdote, par le Brésilien Lucas Pinheiro Braathen, récent champion olympique à Milan-Cortina d’Ampezzo (Italie), qui décroche par la même occasion le petit globe de la spécialité.

    Alexis Pinturault avait annoncé se retirer du circuit il y a dix jours, dans sa station de Courchevel (Savoie), mettant un terme à plusieurs mois de spéculation sur la fin de sa carrière sportive. Sa non-sélection pour les Jeux olympiques (JO) de Milan-Cortina, en février, avait réduit à néant ses espoirs de disputer les JO pour leur retour dans les Alpes, en 2030.

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  • Libre-échange : ce que contient l’accord signé entre l’Union européenne et l’Australie

    Libre-échange : ce que contient l’accord signé entre l’Union européenne et l’Australie

    Et de trois. Après l’accord controversé conclu avec les pays du Mercosur, et le vaste partenariat noué fin janvier avec l’Inde, l’Union européenne a signé ce mardi 24 mars un accord commercial avec l’Australie, une annonce qui marque la conclusion de plusieurs années de négociations et qui intervient alors que les Vingt-Sept cherchent à diversifier leurs marchés d’exportation et à étendre leurs liens au-delà de leurs partenaires traditionnels.

    Cet accord reflète notamment la volonté de Bruxelles de s’affranchir de sa dépendance à l’égard de la Chine, en particulier en ce qui concerne les minerais critiques dont Pékin a limité les exportations. Il signale également l’importance grandissante accordée par l’UE à la région Indo-Pacifique, dans le sillage des accords commerciaux scellés ces derniers mois avec New Delhi mais aussi l’Indonésie.

    Les vins, les fruits et le chocolat européens exemptés de droits de douane

    Aux termes de l’accord commercial, les droits de douane australiens vont être supprimés pour la quasi-totalité des produits en provenance de l’UE, avec pour effet d’éliminer un milliard d’euros de taxes douanières par an pour les entreprises, a déclaré la Commission européenne. Aucune taxe douanière ne sera ainsi prélevée par l’Australie sur les vins, le champagne, les fruits, les légumes et le chocolat européens, et ce dès l’entrée en vigueur de l’accord, quand la suppression des surtaxes sera progressive pour d’autres produits comme le fromage.

    L’UE va de son côté autoriser des produits agricoles australiens à être importés dans le bloc sans droits de douane, ou avec des taxes douanières revues à la baisse, sur la base de quotas. Ainsi, pour le bœuf australien, 16 830 tonnes seront exemptées de droits de douane, et 13 770 tonnes – soit 45 % du volume total – seront taxées à 7,5 %. L’entrée de 25 000 tonnes de viande ovine et caprine australienne issue d’animaux nourris à l’herbe sera aussi autorisée, avec une mise en place progressive sur sept ans.

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    Pour rassurer les agriculteurs, déjà vent debout contre l’entente nouée avec les pays latino-américains du Mercosur, la Commission a souligné que l’accord avec l’Australie comprendrait une clause de sauvegarde, distincte du texte principal, concernant les produits agroalimentaires sensibles. “Si un afflux soudain de produits venait à se produire, nous aurons les moyens de gérer cette situation”, a expliqué le commissaire européen au commerce, Maros Sefcovic.

    Les droits de douane sur les importations de minerais critiques, dont l’Australie dispose en quantité, seront par ailleurs réduits, a indiqué la Commission européenne, selon qui le marché sera de fait “beaucoup plus prévisible et stable”. L’acier, européen comme australien, ne sera en revanche pas concerné par les exemptions de droits de douane.

    Concernant l’automobile, les constructeurs européens bénéficieront du relèvement du seuil de la taxe australienne sur les voitures de luxe pour les véhicules électriques, qui permettra aux trois quarts de ces derniers d’en être exonérés.

    Huit ans de négociations

    Si “l’UE et l’Australie sont géographiquement éloignées, nous ne pourrions pas être plus proches s’agissant de notre façon de voir le monde”, a déclaré la présidente de l’exécutif européen Ursula von der Leyen à l’issue d’une rencontre à Canberra avec le Premier ministre australien Anthony Albanese.

    Commencées en 2018, les négociations entre Bruxelles et Canberra ont progressé lentement avant de s’accélérer dans le contexte des tensions commerciales mondiales, en particulier la politique de droits de douane des Etats-Unis. Elles s’étaient un temps retrouvées dans l’impasse, en 2023, principalement en raison de la question des quotas européens sur les importations de bœuf australien et des protections pour le secteur agricole.

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    L’an dernier, les entreprises européennes ont exporté quelque 35 milliards d’euros de produits vers l’Australie. La Commission européenne dit s’attendre à ce que cet accord commercial contribue à faire grimper ses exportations totales vers l’Australie de 33 % au cours des dix prochaines années.

    Outre ce volet économique, Bruxelles et Canberra ont également conclu un partenariat en matière de sécurité et de défense destiné notamment à renforcer leur “coordination sur des priorités stratégiques” et à accroître leur coopération sur la sécurité maritime, la cybersécurité et les ingérences étrangères. “Avec ces nouveaux partenariats dynamiques de sécurité et de défense, de même que le commerce, nous nous rapprochons encore plus l’une de l’autre”, a souligné Ursula von der Leyen.

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