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  • IA : la fin de Sora, symbole du recentrage d’OpenAI sur le marché des entreprises pour contrer Anthropic

    IA : la fin de Sora, symbole du recentrage d’OpenAI sur le marché des entreprises pour contrer Anthropic

    Six mois presque jour pour jour après son lancement fin septembre 2025, OpenAI ferme Sora. L’arrêt de ce réseau social dédié à la génération de vidéos par intelligence artificielle (IA) a été annoncé mardi 24 mars. L’application avait suscité un certain engouement initial en proposant aux internautes de créer des séquences réalistes mais fictives en utilisant leur propre image ou celle de personnages de la culture populaire. Sora avait aussi suscité des critiques de la part des ayants droit (Disney avait fini par nouer un accord en décembre 2025, qui est donc annulé). Et OpenAI s’était vu reprocher de contribuer à l’invasion du paysage numérique par des contenus synthétiques (ou « AI slop ») et d’alimenter la confusion entre vrai et faux.

    Lire aussi | Article réservé à nos abonnés « Le prince Anthropic défie le roi OpenAI, mais il reste prématuré de conclure à un changement de souverain »

    Surtout, Sora incarne une diversification dont OpenAI veut tourner la page. Ce réseau social n’avait pas de modèle économique immédiat et consommait, comme tout service de génération de vidéo par IA, beaucoup de ressources informatiques.

    OpenAI ne doit pas « se distraire avec des quêtes périphériques », a expliqué la numéro deux de l’entreprise, Fidji Simo, dans une réunion interne rapportée par le Wall Street Journal le 16 mars. Au fil des mois, la maison mère de l’assistant IA ChatGPT a annoncé le navigateur web Atlas, des fonctionnalités d’e-commerce, un futur appareil conçu par un ex-designer d’Apple… « Nous devons réussir dans les outils de productivité en général et en particulier dans le domaine professionnel », a expliqué Mme Simo.

    Cet ajustement est aussi lié à la concurrence féroce d’Anthropic, qui se concentre sur le marché des entreprises. Dans la foulée de son refus d’autoriser l’armée américaine à utiliser ses outils pour certains usages, la start-up de Dario Amodei s’est vantée d’avoir connu un bond de l’usage de son assistant Claude, dont l’application était début mars davantage téléchargée que ChatGPT dans plus de 20 pays. Anthropic assure aussi que son outil d’aide à l’écriture de code informatique Claude Code a battu un record en atteignant 2,5 milliards de dollars (environ 2,15 milliards d’euros) de rythme annuel de revenu seulement un an après son lancement. Ciblant les « utilisateurs avancés » d’IA, Anthropic a aussi fait sensation avec ses outils « Cowork » dédiés à la bureautique, la finance, le droit…

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  • Iran : qu’est-ce que la 82e brigade aéroportée, que les Etats-Unis s’apprêtent à déployer ?

    Iran : qu’est-ce que la 82e brigade aéroportée, que les Etats-Unis s’apprêtent à déployer ?

    “Ne mettez pas à l’épreuve notre détermination à défendre notre terre” : le président du Parlement iranien, Mohammad Ghalibaf, a réagi mercredi 25 mars aux informations de plusieurs médias américains évoquant l’hypothèse d’un envoi de soldats parachutistes américains en Iran.

    Mis en difficulté par la guerre et surpris par la résistance du régime iranien, les Etats-Unis, qui bombardent le pays depuis plusieurs semaines, semblent vouloir passer un cap, avec un possible envoi de troupes au sol. Que sait-on de ce déploiement de quelques milliers de parachutistes ?

    “Déployable en 18 heures”

    Selon le Washington Post, “le Pentagone a ordonné mardi le déploiement de quelques milliers de parachutistes de la 82e division aéroportée au Moyen-Orient”, alors que le président Donald Trump envisagerait une escalade du conflit. De son côté, CNN évoque l’envoi “de 1 000 soldats”, dans les prochains jours.

    Ces militaires appartiendraient à une unité d’infanterie spécialisée dans les interventions ultra-rapides, comme “la prise de bases aériennes et d’autres infrastructures critiques, le renforcement des ambassades américaines et les évacuations d’urgence”, précise le Washington Post. Cette force est conçue pour être déployée n’importe où dans le monde en moins de 18 heures, depuis sa base en Caroline du Nord.

    LIRE AUSSI : Guerre en Iran : assistons-nous vraiment à un “nouveau choc pétrolier” ?

    Cette division est connue pour être intervenue lors du retrait américain d’Afghanistan en 2021, en appui des évacuations depuis l’aéroport international de Kaboul. Elle a également participé au débarquement de Normandie, en 1944 et a été engagée au Vietnam, au Panama, en Irak et en Afghanistan.

    Selon CNN, la 82e division aéroportée “comprend trois équipes de combat d’environ 4 000 hommes chacune, une brigade aérienne dotée d’hélicoptères d’attaque, de transport et de fret, une unité d’artillerie, une brigade logistique et son bataillon de commandement”.

    Saisir l’île de Kharg

    Ce déploiement intervient alors que 4 500 Marines américains se dirigent vers le Moyen-Orient, dont la 31e unité expéditionnaire des Marines basée à Okinawa, au Japon. Une unité similaire a été envoyée ces derniers jours, mais n’arrivera sur zone que dans plusieurs semaines.

    Ces forces pourraient être utilisées pour s’emparer de l’île de Kharg, un territoire iranien situé à une cinquantaine de kilomètres des côtes, au nord-ouest du détroit d’Ormuz, point de passage stratégique pour les exportations d’hydrocarbures. Le blocage de ce détroit constitue en effet le principal levier de pression de Téhéran sur les Etats-Unis et l’économie mondiale.

    LIRE AUSSI : Des Marines pour débloquer le détroit d’Ormuz ? L’analyse percutante du vice-amiral John W. Miller

    La force aéroportée pourrait tenter de s’emparer de l’île ou appuyer une intervention de la marine. “L’aérodrome de l’île de Kharg ayant été endommagé par les récents bombardements américains, d’anciens commandants estiment qu’il serait plus probable de déployer d’abord des Marines, pour réparer rapidement les pistes et autres infrastructures. Une fois l’aérodrome remis en état, l’armée de l’air pourrait acheminer du matériel et des fournitures, ainsi que des troupes si nécessaire”, analyse le New York Times.

    Cette annonce intervient alors que Donald Trump s’est dit confiant quant à la possibilité de conclure rapidement un accord avec l’Iran afin de mettre fin aux hostilités.

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  • Douze ans de prison pour le policier accusé de viols par une femme venue porter plainte pour violences conjugales

    Douze ans de prison pour le policier accusé de viols par une femme venue porter plainte pour violences conjugales

    L’ex-policier Jean-Pierre Dagos, 58 ans, a été condamné mercredi à douze ans de prison pour avoir violé à deux reprises, dans son bureau au commissariat de Pontault-Combault, une femme venue porter plainte pour violences conjugales.

    La cour criminelle de Seine-et-Marne, qui a suivi les réquisitions de l’avocate générale, a pointé le « préjudice psychologique indéniable » à l’égard de la victime ainsi que « le préjudice causé à l’institution judiciaire, policière », tout en prenant en compte la prise de conscience « sincère, authentique et profonde » de l’accusé, qui a reconnu les faits.

    Jugé depuis lundi devant la cour criminelle, l’ex-policier, en détention depuis fin 2023, est accusé d’avoir imposé, le 22 février 2023, une fellation à Armandina B.P., une Angolaise sans titre de séjour, venue porter plainte contre son conjoint pour violences conjugales.

    Lire aussi | Un policier jugé en Seine-et-Marne pour avoir violé deux fois une plaignante pour violences conjugales

    S’il a d’abord nié ces viols aggravés, Jean-Pierre Dagos les a reconnus pleinement lundi, même s’il a continué à déclarer ne pas avoir eu conscience du refus de la victime présumée les jours des faits. « Je n’avais pas cette notion de non-consentement, c’est ça qui est horrible », a-t-il dit, lui-même victime de multiples viols dans son enfance. « Je n’ai pas vu votre terreur quand je vous ai infligé tout ça, car vous étiez figée » et ce, alors que « j’avais la même terreur » enfant, s’est-il blâmé.

    « Je suis entièrement responsable de tout ça », « j’ai été dégueulasse » s’est-il repenti au cours de la première journée de ce procès. S’adressant à la victime, Jean-Pierre Dagos a longuement présenté, parfois de manière peu audible et avec des trémolos dans la voix, ses excuses pour cet acte « ignoble » : « C’est vous la victime, c’est pas moi », avait-il insisté devant la cour.

    « Pas d’autre choix que d’obtempérer »

    Ces excuses ont été accueillies lundi avec méfiance par la partie civile. Si elle a dans un premier temps dénoncé des « larmes de crocodile », elle a ensuite indiqué qu’elle pourrait pardonner, en accord avec sa foi chrétienne, avant de fondre en larmes. Revenant sur ce qu’elle a ressenti comme « une humiliation », elle a plusieurs fois déclaré qu’elle allait « mourir avec ».

    Face au policier, qu’elle pensait armé et en capacité de la renvoyer dans son pays sans ses trois enfants nés en France, elle juge ne pas avoir eu d’autre choix que d’obtempérer. Après les faits, elle a du mal à dormir et peine à manger.

    Sur les 176 plaintes de femmes qu’il a enregistrées en 2023, 19 ont relevé des comportements au minimum inappropriés, selon l’enquêteur de l’IGPN auditionné également lundi. « Le problème dans ma vie avec les femmes, c’est pas les femmes, c’est moi », a reconnu celui décrit par une ancienne compagne comme un « prédateur sur le plan sexuel » et qui a, par ailleurs, été condamné à un mois de prison avec sursis en 2010 pour exhibition sexuelle envers plusieurs factrices.

    Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Face aux affaires de violences conjugales et sexuelles, la justice mobilisée, mais submergée

    Le Monde avec AFP

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  • Le bras de fer entre la Hongrie et l’Ukraine s’aggrave : Viktor Orban suspend “progressivement” les livraisons de gaz

    Le bras de fer entre la Hongrie et l’Ukraine s’aggrave : Viktor Orban suspend “progressivement” les livraisons de gaz

    La Hongrie va progressivement suspendre ses livraisons de gaz naturel vers l’Ukraine jusqu’à ce que l’approvisionnement en pétrole brut via l’oléoduc Droujba reprenne, a indiqué mercredi 25 mars le Premier ministre hongrois Viktor Orban, une déclaration venant aggraver le bras de fer avec Kiev concernant les approvisionnements énergétiques perturbés par la guerre.

    La Hongrie et la Slovaquie, dont les dirigeants font figure d’exception au sein de l’Union européenne (UE) en raison de leurs relations avec Moscou, reprochent à Kiev l’interruption des flux de pétrole russe transitant par le Droujba. De son côté, l’Ukraine affirme que l’infrastructure a été endommagée fin janvier lors d’une attaque de drone russe et qu’elle s’efforce de la remettre en service dans les plus brefs délais. Peu convaincu, Viktor Orban a déclaré dans une vidéo publiée sur Facebook : “Nous suspendons progressivement les livraisons de gaz vers l’Ukraine et stockons le gaz restant chez nous”.

    LIRE AUSSI : Et si Viktor Orban tombait ? Le scénario qui pourrait bouleverser l’Europe, par Catherine Fieschi

    Pourtant, selon les données de l’opérateur de gazoducs hongrois FGSZ, les exportations de gaz vers l’Ukraine se poursuivaient encore mercredi matin. L’opérateur ukrainien de transport de gaz a confirmé que 8,3 millions de mètres cubes seraient livrés ce jour-là, un volume identique à celui de mardi. En mars, Kiev a conclu un contrat d’approvisionnement de 180 millions de mètres cubes, soit environ 28 % de ses besoins mensuels. En février, 200 millions de mètres cubes avaient été livrés, soit 31 % du total, selon une source du secteur citée par Reuters.

    L’Ukraine, la cible de la Hongrie

    Cette annonce survient alors que Viktor Orban – candidat à un nouveau mandat le mois prochain – a récemment bloqué un prêt européen de 90 milliards d’euros destiné à soutenir l’Ukraine. Le chef du gouvernement hongrois avait déjà menacé de réduire ses exportations d’électricité vers son voisin si les livraisons de pétrole via Droujba restaient interrompues.

    LIRE AUSSI : Une fausse tentative d’assassinat contre Viktor Orban : cette proposition russe pour influencer l’élection hongroise

    La semaine dernière, des experts de l’UE sont arrivés en Ukraine pour évaluer l’état de l’oléoduc. Bruxelles a proposé une aide technique et financière afin de restaurer les flux de brut vers la Hongrie et la Slovaquie, mais Kiev a prévenu que la reprise ne pourrait intervenir avant plusieurs semaines.

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  • Cour des comptes : Amélie de Montchalin se retire des débats sur les budgets 2025 et 2026 pour éviter tout conflit d’intérêts

    Cour des comptes : Amélie de Montchalin se retire des débats sur les budgets 2025 et 2026 pour éviter tout conflit d’intérêts

    La première présidente de la Cour des comptes, Amélie de Montchalin, a précisé, mercredi 25 mars, qu’elle ne participerait pas aux débats de son institution sur le budget 2026, qu’elle a élaboré, comme celui de 2025. « Après la réunion du collège de déontologie, la conférence des présidents (…) a défini des règles très concrètes des rapports pour lesquels je présiderai les délibérés, et les rapports pour lesquels je ne les présiderai pas », a déclaré Mme de Montchalin lors d’une conférence de presse à Paris.

    « Il a bien été confirmé que je ne le ferais ni pour les textes financiers de 2025 ni pour ceux de 2026. Et même sujet sur la certification » des comptes publics, a-t-elle ajouté.

    Mme de Montchalin a été ministre de l’action et des comptes publics de décembre 2024 jusqu’à sa nomination à la tête de l’institution de la rue Cambon, en février 2026. A l’occasion de cette nomination, l’opposition avait dénoncé un potentiel conflit d’intérêts.

    Lire aussi le récit | Article réservé à nos abonnés La nomination d’Amélie de Montchalin à la Cour des comptes crée des remous

    « La Cour des comptes ne réagit pas à l’actualité »

    La première présidente avait rapidement annoncé qu’elle avait « décidé de s’abstenir de participer aux délibérés relatifs aux travaux portant sur l’exécution du budget de l’Etat et de la Sécurité sociale pour 2025 et sur la certification des comptes 2025 ». Cependant, une incertitude demeurait quant au budget 2026, adopté dans les derniers jours de ses fonctions gouvernementales.

    « Ce sujet a été clarifié pour tous, ce qui permet à chacun de travailler en confiance », a-t-elle estimé, mercredi. Interrogée par la presse sur la possibilité d’une hausse du déficit avec les répercussions de la guerre au Moyen-Orient, Mme de Montchalin a affirmé qu’elle ne pouvait « pas répondre à cette question ». « La Cour des comptes ne réagit pas à l’actualité. La Cour des comptes donne des avis sur un certain nombre de budgets, de textes », a-t-elle expliqué.

    Mais « la Cour des comptes a eu des paroles très fortes, connues, sur l’importance de réduire le déficit, d’assurer la soutenabilité de notre dette, et d’assurer au fond notre souveraineté », a par ailleurs rappelé la première présidente.

    Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Cour des comptes : Amélie de Montchalin veut renforcer l’indépendance de l’institution et « donner plus d’impact » à ses travaux

    Le Monde avec AFP

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  • Guerre en Iran : assistons-nous vraiment à un “nouveau choc pétrolier” ?

    Guerre en Iran : assistons-nous vraiment à un “nouveau choc pétrolier” ?

    Des prix du pétrole qui s’envolent sous l’effet des tensions au Moyen-Orient et une économie mondiale sous pression. Dans ce contexte, difficile de ne pas penser aux crises des années 70, marquées par plusieurs chocs pétroliers et un ralentissement de la croissance mondiale. Mardi 24 mars, le ministre français de l’Economie, Roland Lescure, l’a d’ailleurs affirmé devant l’Assemblée nationale : nous faisons face “à un nouveau choc pétrolier” et, “si ce choc énergétique devait se prolonger au-delà de quelques semaines, la crise pourrait se diffuser à l’ensemble de l’économie et prendre une dimension plus systémique”. Ce mercredi, le ministre a finalement dit “regretter” ses propos, précisant que le terme “choc pétrolier” “s’appliquait dans [ses] mots à la situation internationale et en aucun cas à la situation française”.

    Lundi, c’est l’Agence internationale de l’énergie (AIE) qui mettait déjà en garde : “Aucun pays ne sera épargné par les effets de cette crise si elle se prolonge”, a indiqué Fatih Birol, le directeur de l’Agence lors d’un point presse en Australie. Au moins 40 infrastructures énergétiques du Moyen-Orient ont été “gravement ou très gravement” endommagées dans ce conflit opposant l’Iran d’un côté et les Etats-Unis et Israël de l’autre.

    LIRE AUSSI : Pétrole, tourisme, pénuries… La guerre au Moyen-Orient fait trembler l’économie mondiale

    A ces destructions s’ajoutent les perturbations dans le détroit d’Ormuz, sous contrôle iranien, et par lequel transite 20 % de la production mondiale d’hydrocarbures. “À ce stade, nous avons perdu 11 millions de barils par jour, soit davantage que lors des deux grandes crises pétrolières réunies”, a précisé Fatih Birol, en référence aux chocs de 1973 et 1979. Dès lors, peut-on vraiment parler d’un nouveau choc pétrolier, et à quelles conséquences s’attendre pour l’économie ?

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  • Attaque antisémite contre quatre ambulances à Londres : deux hommes arrêtés

    Attaque antisémite contre quatre ambulances à Londres : deux hommes arrêtés

    Soupçonnés d’être impliqués dans l’incendie qui a détruit quatre ambulances de la communauté juive à côté d’une synagogue à Londres dans la nuit de dimanche à lundi, deux hommes ont été arrêtés mercredi 25 mars, selon la police de Londres.

    Arrêtés « pour suspicion d’incendie criminel avec intention de mettre des vies en danger », ils ont été placés en garde à vue. L’attaque, qui n’a pas fait de victime, avait été qualifiée lundi de « crime de haine antisémite » par la police londonienne. L’unité antiterroriste a été chargée de l’enquête, même si l’incident à ce stade n’a pas été qualifié de « terroriste ».

    Quatre véhicules de secours de la Jewish Community Ambulance, une association juive gérant un service d’urgence bénévole, ont été incendiés dans la nuit de dimanche à lundi dans le quartier de Golders Green, dans le nord-ouest de Londres, où vit une importante communauté juive.

    Attaque revendiquée par un groupe qualifié de pro-iranien

    Ces deux hommes de 47 et 45 ans, dont la nationalité n’a pas été précisée, « ont été arrêtés à des adresses situées respectivement dans le nord-ouest de Londres et dans le centre de Londres », précise le communiqué de la police londonienne. Les arrestations de ce jour sont « une avancée importante dans l’enquête, mais nous sommes aussi conscients que les images de vidéosurveillance de l’incident laissent penser qu’au moins trois personnes étaient impliquées », a déclaré la cheffe de la lutte antiterroriste à Londres, Helen Flanagan, citée dans le communiqué.

    Le chef de la police de la capitale, Mark Rowley, avait affirmé lundi soir que les enquêteurs exploraient « toutes les pistes, y compris une revendication en ligne d’un groupe islamiste qui a revendiqué d’autres attentats à travers l’Europe et qui pourrait avoir des liens avec l’Etat iranien ».

    Un groupe, jusqu’à récemment inconnu, et dénommé Harakat Ashab Al-Yamin Al-Islamiya, a publié une vidéo revendiquant l’attaque sur une chaîne Telegram nouvellement créée. Il est qualifié de pro-iranien par l’organisation de veille des groupes djihadistes SITE Intelligence Group, tandis que l’International Centre for Counter-Terrorism, centre de recherche basé aux Pays-Bas, souligne que le message de revendication a circulé sur des comptes en ligne de milices chiites pro-iraniennes. Ce groupe a revendiqué d’autres attaques récentes en Belgique et au Pays-Bas.

    Lundi soir, le chef de la police londonienne a alerté sur la menace posée par l’Etat iranien sur le territoire britannique, lors d’un dîner organisé par l’organisation juive Community Security Trust. « La multiplication ces dernières années, des menaces émanant de l’Etat iranien est préoccupante », a déclaré Mark Rowley. « Il est trop tôt pour moi d’imputer l’attaque » contre les ambulances « à l’Etat iranien », a-t-il toutefois ajouté, « c’est à l’enquête antiterroriste qu’il revient, à juste titre, de le déterminer ».

    Le Monde avec AFP

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  • Cours du pétrole : un répit inespéré pour Vladimir Poutine

    Cours du pétrole : un répit inespéré pour Vladimir Poutine

    Lorsque le 24 février dernier, la guerre en Ukraine est entrée dans sa cinquième année, la situation en Russie n’était guère reluisante. Escalade des dépenses publiques dopées par l’effort de guerre, creusement des revenus du pétrole et du gaz sous l’effet des sanctions internationales, croissance atone ou presque, inflation venant rogner le pouvoir d’achat de la population : la plupart des indicateurs ont viré dans le rouge. Au point de susciter de la colère, y compris dans les cercles proches du Kremlin, à voir la volte-face du blogueur Ilya Remeslo. “Il est temps de jeter l’éponge car avec Poutine, on ira nulle part”, écrit l’influenceur, dans un article intitulé “Les cinq raisons pour lesquelles je ne soutiens plus Poutine”. Des propos qui lui ont valu un internement en hôpital psychiatrique…

    Comme du temps de l’Union soviétique, la vérité n’est jamais bonne à dire dans la Russie de Poutine. D’autant plus que ce dernier, depuis le 28 février, peut souffler. L’attaque déclenchée par les Etats-Unis et Israël en Iran a certes visé un allié de Moscou. Mais la propagation du conflit à l’ensemble du Moyen-Orient et ses répercussions sur le cours du pétrole lui ont apporté un formidable ballon d’oxygène. Avec la fermeture du détroit d’Ormuz, le cours du baril a franchi la barre des 100 dollars, une aubaine pour le maître des illusions russes. Car, quand le pétrole va, tout va ou presque dans son empire : les recettes liées aux ventes d’hydrocarbures alimentent les caisses de l’Etat, finançant largement la guerre en Ukraine. La hausse du prix du baril (de 70 % depuis le 1er janvier) est donc une excellente nouvelle pour Moscou, qui a tout intérêt à ce que la situation s’enlise dans le détroit d’Ormuz.

    LIRE AUSSI : “Une fâcheuse tendance à se tromper” : sur l’énergie, l’Europe apprendra-t-elle enfin de ses erreurs ?

    D’autant que cette flambée du pétrole n’est pas la seule bonne nouvelle. “Pour sa guerre en Ukraine, le Kremlin compte sur le manque de munitions occidentales, le durcissement de la pression américaine sur Kiev, la manne pétrolière et une levée partielle des sanctions”, résume Tatiana Kastouéva-Jean, directrice du Centre Russie/Eurasie à l’Ifri. C’est précisément ce que la guerre au Moyen-Orient lui apporte sur un plateau, en détournant l’attention de l’Occident de l’Ukraine, en réduisant les stocks d’armements, ou encore en provoquant un allègement des sanctions américaines. Mieux : la menace d’une crise énergétique attise de nouveau les divisions au sein des pays européens, très fébriles face à l’envolée des prix de l’énergie.

    Le président russe peut donc espérer gagner du temps. Mais le télégramme qu’il a envoyé récemment à Kim Jong-un pour le féliciter de sa “réélection” à la tête de la Corée du Nord vient surtout rappeler son isolement diplomatique, alors que la guerre en Ukraine va bientôt franchir le cap symbolique des 1 500 jours. En réalité, la Russie que Vladimir Poutine dirige d’une main de fer depuis plus d’un quart de siècle ressemble à un château de barils, qui menace à moyen terme de s’écrouler.

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  • La Bourse séduit un nombre record d’investisseurs particuliers en 2025

    La Bourse séduit un nombre record d’investisseurs particuliers en 2025

    Les Français auraient-ils retrouvé le chemin de la Bourse ? Alors qu’il flirtait avec les 7 millions au début des années 2000, le nombre d’actionnaires individuels en France s’est stabilisé autour des 3 millions. Cependant, les épargnants sont de plus en plus nombreux à investir sur les marchés.

    Selon, l’Autorité des marchés financiers (AMF), près de 2,5 millions de Français ont réalisé une transaction sur les marchés boursiers en 2025, soit le plus haut niveau jamais enregistré depuis 2020.

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    Sur ce total, un peu plus d’1,9 million de Français ont réalisé au moins un achat ou une vente d’actions, un chiffre en hausse de 21 % par rapport à l’année précédente (1,5 million). Sur l’ensemble de la période 2021-2025, les marchés d’actions ont ainsi attiré au total plus de 3,8 millions d’investisseurs particuliers.

    Des établissements hors de France

    Au total, l’AMF recense 56 millions de transactions en actions réalisées par des particuliers en 2025 (41 millions en 2024), dont une part croissante est effectuée auprès d’établissements dont le siège est établi dans un pays de l’Union européenne autre que la France (26 % en 2025, après 18 % un an plus tôt). Les transactions réalisées auprès de ces prestataires européens ont représenté 15 % des montants totaux échangés sur des actions en 2025. Un chiffre qui traduit la part de marché croissante de plateformes boursières basée hors de France et qui ciblent le marché des particuliers.

    S’agissant des ETF (« exchange traded funds »), le nombre de Français ayant effectué au moins une transaction sur ces fonds qui répliquent un indice en 2025 fait un bond de 83 % par rapport à l’année précédente, avec plus d’1,1 million d’investisseurs (607 000 en 2024). En cinq ans, l’AMF comptabilise près de cinq fois plus d’investisseurs en ETF (223 000 en 2020).

    Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Entre les Français et la Bourse, rien n’a changé… ou presque

    L’AMF enregistre par ailleurs un doublement du nombre des transactions en ETF réalisées par les Français en 2025 (14,4 millions, après 6 millions en 2024), dont 47 % sont effectuées auprès d’établissements établis dans l’Union européenne, hors France (23 % en 2024). Les transactions réalisées auprès de ces prestataires européens ont représenté 20 % des montants totaux échangés sur des ETF en 2025.

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  • La France prête à combattre au Groenland, la SNCF surveille les gares grâce à l’IA

    La France prête à combattre au Groenland, la SNCF surveille les gares grâce à l’IA

    La CIA noyaute l’entourage du président vénézuélien, le Mossad israélien piège les bipeurs du Hezbollah, les espions de Poutine payent des petites mains pour dessiner des étoiles de David dans Paris… Si vous ne vous intéressez pas au monde de la défense et de l’espionnage, c’est lui qui s’intéressera à vous. Retrouvez, chaque semaine, notre sélection d’indiscrets exclusifs en France… et notre revue de presse des nouvelles les plus saillantes en Europe.

    Orasio dans les gares

    La SNCF teste dans plusieurs gares françaises les solutions proposées par Orasio. Lancée en 2025, cette start-up spécialisée dans l’analyse vidéo grâce à l’intelligence artificielle doit permettre de retrouver au plus vite des individus ou objets correspondant à des caractéristiques précises. De quoi faciliter les réponses des agents de la SNCF aux réquisitions judiciaires, pour un gain de temps estimé à plus de 60 %. Le ministère des Armées suit de près le dispositif, dans l’optique d’un futur contrat.

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    Palantir hors de France ?

    Le géant américain de l’analyse de données cherche à réallouer plus intelligemment ses ressources en Europe. Palantir, qui vient de lancer une filiale en Belgique, a été confronté à une décroissance de ses activités sur le continent. L’entreprise née en 2003 dans la Silicon Valley, qui vient en France de renouveler son contrat avec la DGSI et compte parmi ses clients Airbus, Stellantis mais aussi l’Otan envisage de se concentrer davantage sur ses activités sensibles, au détriment du cloud, et de réduire la voilure à Paris. Aucune décision formelle n’a toutefois été prise.

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