Category: Politique

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  • David Lisnard, un départ prochain et inévitable des Républicains

    David Lisnard, un départ prochain et inévitable des Républicains

    En bon amateur de punk, David Lisnard cite toujours The Clash parmi ses groupes de référence. Depuis quelques mois, le maire de Cannes (Alpes-Maritimes) semblait fredonner l’un des tubes des Londoniens : « Should i stay or should i go. » La chanson résume son interrogation au sujet de sa place au sein du parti Les Républicains (LR) : « Dois-je rester ou dois-je partir ? » Le vice-président du parti a presque tranché mercredi matin. « Je pense ne plus rien avoir à faire [chez LR] », a-t-il lâché au micro de BFM TV.

    Par « politesse », David Lisnard souhaite l’officialiser auprès de Bruno Retailleau en personne. Le président des Républicains a prévu de le recevoir mardi prochain. Mais la porte paraît déjà claquée. « Même s’il apprécie Bruno Retailleau, je ne vois pas trop ce qui pourrait changer en six jours », avoue Alexandra Martin, députée des Alpes-Maritimes et directrice générale de Nouvelle Energie, le parti fondé par David Lisnard en 2014.

    Electron aussi libre que libéral chez LR, M.Lisnard cultive depuis des années une certaine distance avec l’appareil du parti. Mardi soir, il avait pris la peine d’assister au bureau politique. Avant même la fin de la réunion, il sortait pour lâcher une déclaration aux allures de préavis de départ : « LR est resté bloqué au XXe siècle. » Celui d’une époque où la droite était assurée de son ticket de présence au second tour de l’élection présidentielle.

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  • “Les services secrets iraniens sont une copie conforme du KGB” : le récit d’un ancien agent double franco-iranien

    “Les services secrets iraniens sont une copie conforme du KGB” : le récit d’un ancien agent double franco-iranien

    Les espions font souvent basculer l’Histoire. Dans l’ombre, depuis des siècles et partout sur la planète, certaines opérations ont défini le monde tel que nous le connaissons. Dans “Nid d’espions”, le podcast de L’Express consacré au renseignement, on ouvre un dossier secret-défense, dans lequel le rôle des espions a tout changé.

    En Iran, c’est l’espionnage qui est au cœur de l’assassinat ciblé, le samedi 28 février, de l’ayatollah Ali Khamenei, à Téhéran. L’opération a pris des mois, voire des années. Le Mossad, le service de renseignement israélien, et l’Unité 8200 de l’armée, ont infiltré les plus hauts cercles du pouvoir iranien. Au point même qu’un informateur a été retourné au profit d’Israël. S’agit-il d’un garde du corps du Guide suprême ? De l’épouse d’un dignitaire ? Difficile à dire. Mais les inimitiés et l’appât du gain ont certainement permis de retourner cette source. C’est sur elle que s’est appuyée l’opération.

    D’abord, Tel Aviv a fait fuiter des messages, laissant entendre qu’un évènement imminent se préparait, une possible attaque. Une situation de crise qui obligeait alors les états-majors iraniens à se réunir. Une méthode qu’Israël avait testée pour comprendre les mécanismes de réaction, et éprouvée lors de l’attaque “Rising Lion” en juin dernier.

    LIRE AUSSI : Dans les coulisses du contre-espionnage : Matthieu Ghadiri, son incroyable vie d’agent double entre France et Iran

    Alors comme prévu, à la fin du mois de février, Khamenei et les cadres du régime se réunissent. La fameuse source le confirme aux Israéliens et Américains. Depuis les caméras et antennes-relais piratées, les services de renseignement suivent une grande partie des évènements. A nouveau, un ou des complices valident la présence de hauts responsables iraniens. L’attaque est lancée.

    Dans les heures qui suivent, un complice fait parvenir aux services de renseignement la photo de l’ayatollah Khameini qui confirme sa mort. Le rôle clé de la taupe est indéniable. Et prouve encore une fois l’importance du renseignement humain. Si les réseaux iraniens ont montré à quel point ils étaient infiltrés, Téhéran aussi recrute, partout dans le monde. Et c’est ce qu’on vous raconte dans cet entretien réalisé par Etienne Girard, directeur adjoint de L’Express.

    Le système iranien, aujourd’hui fragilisé, semble pourtant presque impénétrable et on en connait mal le fonctionnement. Ses services d’espionnage sont encore plus mystérieux. Alors pour en comprendre les méthodes, Étienne Girard reçoit Matthieu Ghadiri, franco-iranien, et ancien agent double.

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    Cet épisode a été écrit et présenté par Charlotte Baris et Etienne Girard, monté et réalisé par Jules Krot.

    Musique et habillage : Emmanuel Herschon / Studio Torrent

    Crédits : BFMTV

    Visuel : Alice Lagarde

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  • EN DIRECT, guerre au Moyen-Orient : Donald Trump soutient que l’Iran discute d’un accord de paix avec Washington ; Téhéran avertit que des « ennemis se préparent à occuper une île » iranienne du Golfe

    EN DIRECT, guerre au Moyen-Orient : Donald Trump soutient que l’Iran discute d’un accord de paix avec Washington ; Téhéran avertit que des « ennemis se préparent à occuper une île » iranienne du Golfe

    Six personnes liées au Hezbollah arrêtées au Koweït pour des projets d’« assassinats »

    Le ministère de l’intérieur du Koweït a annoncé l’arrestation de six personnes en rapport avec le mouvement libanais pro-iranien Hezbollah. Ces personnes sont « liées à l’organisation terroriste interdite Hezbollah » qui planifiait « des assassinats contre des symboles et des dirigeants de l’État, et recrutait des personnes pour mener à bien ces missions », a affirmé le ministère dans un communiqué. Cinq des personnes interpellées sont de nationalité koweïtienne, a-t-il précisé.

    Les arrestations de personnes affiliées au mouvement chiite se multiplient au Koweït. Mercredi dernier, une cellule de dix membres du Hezbollah, accusés d’avoir projeté d’attaquer des infrastructures vitales, avait été démantelée, selon les autorités.

    Deux jours auparavant, le pays du Golfe avait annoncé l’interpellation de 16 personnes – 14 Koweïtiens et deux ressortissants libanais – affiliées au Hezbollah et qui avaient planifié une opération de « sabotage ». Un certain nombre d’armes, de drones-caméras et d’appareils de communication en morse avaient été saisis.

    Les autorités des Emirats arabes unis ont également dit vendredi avoir arrêté au moins cinq membres d’un « réseau terroriste » présenté comme lié à l’Iran et au Hezbollah.

    Ces dernières années, des tensions sont survenues entre le Liban et des pays du Golfe, dont le Koweït, qui ont exprimé leurs inquiétudes quant à l’influence du mouvement libanais.

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  • “Quelqu’un devrait interdire les dimanches après-midi” : pourquoi il faut regarder la nouvelle série d’Arte

    “Quelqu’un devrait interdire les dimanches après-midi” : pourquoi il faut regarder la nouvelle série d’Arte

    Isabel Coixet est la réalisatrice de la série de huit épisodes Quelqu’un devrait interdire les dimanches après-midi, actuellement disponible sur Arte. Ce titre long fait référence aux Cinq heures du soir à répétition du poème de Federico Garcia Lorca, car Isabel Coixet, née à Barcelone en 1960, s’intéresse beaucoup à la littérature. Son premier film hollywoodien, Lovers, avec Penélope Cruz et Ben Kingsley, tiré d’un roman de Philip Roth, raconte l’histoire d’amour entre un vieux et célèbre professeur de littérature et une jeune immigrée cubaine. Confirmant ce tropisme, Coixet réalise en 2017 The Bookshop, histoire d’une jeune femme qui ouvre une librairie dans une petite ville d’Angleterre et rencontre beaucoup de problèmes. En 2019, Coixet tourne Foodie Love, sa première série télé, une histoire d’amour culinaire entre une éditrice et un mathématicien, disponible aussi sur Arte. Il est également question de nourriture dans Quelqu’un devrait interdire les dimanches après-midi. Gastronomie japonaise, romans américains et cinéma d’auteur. Une vague impression de déjà-vu ? Attendez.

    Une bonne vieille intrigue cornélienne

    L’histoire se passe dans un appartement parisien partagé par deux amis d’enfance Charlie (Clara Bretheau) et Nelson (Théo Christine) qui acceptent une colocataire, Louise (Liv Henneguier), provinciale débarquée dans l’intention de réussir dans le cinéma en devenant réalisatrice de films. Nelson a abandonné ses études de maths pour se consacrer à la cuisine japonaise, tandis que Charlie, passablement fragile, prend trop de drogue et pas assez la vie à la légère. C’est qu’elle a de gros problèmes avec sa mère, Alix (Jeanne Balibar), riche galeriste comme on en fait plus, qui paie la rançon de sa culpabilité en entretenant sans trop barguigner sa fille Charlie inapte aux p’tits boulots les plus cool (vente de livres d’occasion). Là-dessus, débarque Louise qui croque la vie à pleines dents, et en dehors des repas. Elle prend des cours de cinéma en visio avec un réalisateur américain sur le retour (Tim Robbins). Nos trois colocataires approchent la trentaine, il serait donc temps pour eux de sortir de cet état d’adolescence prolongée et privilégiée avant que la série ne nous fasse penser à Emily in Paris, Friends et Nouvelle vague, car il y a de ça, indubitablement, mais en mieux, les mêmes ingrédients en bio, en commerce de proximité, avec les vraies saveurs d’une mise en scène qui ne se voit pas, d’une interprétation enthousiasmante, d’un suspense des plus piégeant. Et d’une bonne vieille intrigue cornélienne.

    LIRE AUSSI : “La Danse des renards”, antidote parfait à la série grotesque “Heated Rivalry”

    Charlie et Nelson s’aiment depuis qu’ils ont 6 ans. S’ils n’ont jamais couché ensemble, ce n’est pas seulement parce que Charlie préfère les filles, pas seulement parce que Nelson lui a promis dès le premier jour de la protéger. Ben oui, ça existe les serments d’enfants qui durent. Pourquoi ne pas se laisser un peu aller à l’eau de rose. Hein. D’ailleurs, ça n’est pas ça qui va vous faire regarder la série jusqu’au bout de la nostalgie. Le truc, c’est que Nelson, le beau Nelson, se tape la mère de Charlie. Laquelle a un peu de mal à y croire, nous aussi, mais c’est comme ça, il est amoureux d’elle et il doit le cacher à Charlie car : “Elle ne nous le pardonnera jamais”, dit Alix à son jeune amant. Mais alors qu’est-ce qu’ils attendent pour arrêter, et comment Isabel Coixet va s’y prendre pour que Charlie l’apprenne, aura-t-on droit à la scène entre ce salaud de Nelson et sa protégée trahie, va-t-elle le tuer, en mourir de chagrin ? Et à quel moment Louise va-t-elle finir par comprendre que cette femme d’un certain âge que Nelson bécote à bouche que veux-tu c’est la mère de Charlie ?

    Vous commencez à comprendre pourquoi je suis resté scotché tout l’après-midi devant mon ordi. En fait, je ne suis pas pour l’interdiction des dimanches après-midi d’élection, il en faut, mais ça passe mieux avec un bon vaudeville en huit épisodes de trente minutes.

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  • EN DIRECT, guerre au Moyen-Orient : l’Iran avertit que des « ennemis se préparent à occuper une île » iranienne du Golfe « avec le soutien d’un Etat régional »

    EN DIRECT, guerre au Moyen-Orient : l’Iran avertit que des « ennemis se préparent à occuper une île » iranienne du Golfe « avec le soutien d’un Etat régional »

    Six personnes liées au Hezbollah arrêtées au Koweït pour des projets d’« assassinats »

    Le ministère de l’intérieur du Koweït a annoncé l’arrestation de six personnes en rapport avec le mouvement libanais pro-iranien Hezbollah. Ces personnes sont « liées à l’organisation terroriste interdite Hezbollah » qui planifiait « des assassinats contre des symboles et des dirigeants de l’État, et recrutait des personnes pour mener à bien ces missions », a affirmé le ministère dans un communiqué. Cinq des personnes interpellées sont de nationalité koweïtienne, a-t-il précisé.

    Les arrestations de personnes affiliées au mouvement chiite se multiplient au Koweït. Mercredi dernier, une cellule de dix membres du Hezbollah, accusés d’avoir projeté d’attaquer des infrastructures vitales, avait été démantelée, selon les autorités.

    Deux jours auparavant, le pays du Golfe avait annoncé l’interpellation de 16 personnes – 14 Koweïtiens et deux ressortissants libanais – affiliées au Hezbollah et qui avaient planifié une opération de « sabotage ». Un certain nombre d’armes, de drones-caméras et d’appareils de communication en morse avaient été saisis.

    Les autorités des Emirats arabes unis ont également dit vendredi avoir arrêté au moins cinq membres d’un « réseau terroriste » présenté comme lié à l’Iran et au Hezbollah.

    Ces dernières années, des tensions sont survenues entre le Liban et des pays du Golfe, dont le Koweït, qui ont exprimé leurs inquiétudes quant à l’influence du mouvement libanais.

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  • Quand l’IA promet l’empathie dans un monde redevenu hostile, par François-Régis de Guenyveau

    Quand l’IA promet l’empathie dans un monde redevenu hostile, par François-Régis de Guenyveau

    Un même matin, deux actualités. La première : l’intelligence artificielle au cœur des frappes de drones au Moyen-Orient, pièce maîtresse d’une guerre où l’humain délègue à la machine le soin de viser. La seconde : Replika, l’application comptant 25 millions d’utilisateurs, dont une proportion significative s’en sert pour un soutien émotionnel – certains s’y connectant au milieu de la nuit, quand il n’y a plus personne à qui parler. Même technologie, même époque. D’un côté, l’IA perfectionne l’art de la guerre. De l’autre, elle promet de nous protéger de toute conflictualité humaine. Un paradoxe qui en dit peut-être moins sur les machines que sur notre manière d’habiter le monde.

    La promesse d’un monde lisse

    Ces deux usages, en apparence opposés, obéissent en réalité à la même logique : agir sans être exposé. Dans un cas, on veut frapper sans regarder mourir. Dans l’autre, être aimé sans risquer d’être rejeté. Dans les deux cas, l’autre est neutralisé comme sujet, réduit à une cible ou à un miroir. Ce que nous construisons ainsi, ce n’est pas une civilisation plus douce mais plus hostile à elle-même.

    LIRE AUSSI : L’IA peut-elle offrir à tous les enfants une éducation de privilégiés ?

    De Tokyo à New York, les applications de compagnie fleurissent. Replika promet une relation affective continue. Le pendentif connecté Friend se présente comme un ami permanent. Woebot offre un soutien psychologique immédiat. Ce succès fulgurant révèle notre difficulté croissante à accepter la rugosité de notre condition humaine. Car ces dispositifs ne se contentent pas de se substituer à nos amis : ils nous dispensent de l’effort d’en avoir. Ils ne brouillent pas seulement nos perceptions en imitant la voix et les comportements humains : ils suppriment l’épreuve même de la rencontre. En définitive, ce ne sont pas tant des outils de soutien psychologique que des dispositifs d’évitement. La relation idéale devient une relation sans réciprocité, autrement dit un simulacre.

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    Le retour de la guerre, que ce soit en Ukraine, au Moyen-Orient ou ailleurs, n’affaiblira pas ce phénomène. Au contraire : à mesure que certaines régions du monde renouent avec la brutalité de l’histoire, il faut s’attendre à ce qu’une partie des sociétés prospères soit tentée de se réfugier dans des environnements relationnels pacifiés. La violence au loin, la douceur à portée d’écran. Ce qui relie ces deux phénomènes, ce n’est pas leur gravité respective, mais le même mouvement de l’esprit : déléguer à une machine ce qui, précisément, nous coûte. A terme, nous risquons de perdre jusqu’à l’idée que l’autre existe.

    Le kitsch comme horizon

    Il y a un mot pour désigner cette civilisation du réconfort : le kitsch. Non pas au sens du mauvais goût, mais au sens que lui donnait Kundera : ce qui plaît à tout prix au plus grand nombre, ce qui ne pense pas, n’interroge pas, écarte du visible ce qui trouble. Nous en voyons aujourd’hui deux visages. Celui de la guerre à distance, où les frappes de drones ressemblent à des jeux vidéo pour tenir l’horreur hors champ. Et celui de l’amitié artificielle, où la relation est purgée de tout ce qui dérange avec une bienveillance envoûtante. Dans les deux cas, le réel est tenu à l’écart.

    Que faire face à cette double anesthésie ? Interdire ces technologies ? L’idée est illusoire dans un marché mondialisé. Imposer un moratoire ? Ce serait prendre le risque de renoncer à maîtriser ce que d’autres développeront sans nous. Reste la régulation. Non comme un réflexe défensif, mais comme choix de civilisation : orienter les investissements vers des usages qui renforcent les capacités humaines plutôt que de nous endormir ; exiger la transparence sur ce que ces systèmes font réellement à leurs utilisateurs ; refuser que des infrastructures mentales aussi puissantes soient contrôlées par quelques acteurs privés étrangers, sans contre-pouvoir démocratique.

    Ce que nous construisons ainsi, ce n’est pas une civilisation plus douce mais plus hostile à elle-même.

    Mais la régulation ne suffira pas. Elle doit s’accompagner d’un investissement massif dans l’éducation – et en premier lieu dans les humanités. C’est par elles que se forge la capacité à comprendre l’altérité et habiter la nuance. La littérature, en particulier, n’a ici rien d’un antidote sentimental. Elle constitue l’espace de ce que Kundera nommait “la sagesse de l’incertitude” : une exploration de l’être qui refuse de le réduire à un programme. A mesure que nous confions aux machines la tâche de nous modéliser, nous risquons de perdre l’habitude de nous interroger nous-mêmes.

    L’enjeu dépasse la technologie. Il touche à une certaine idée de l’homme que l’Europe a mise des siècles à forger : un être capable de raison mais irréductible au calcul. Si l’Europe l’oublie, elle ne sera pas conquise de l’extérieur. Elle deviendra un Occident kidnappé par la technologie qu’il aura lui-même sacralisée, condamné à n’habiter le réel que sous forme de simulacre.

    *François-Régis de Guenyveau, romancier. Dernier roman paru, “Simulacre” (Fayard, 2024), Prix Ada

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  • « EA Sports FC » et « Battlefield 6 » en tête des ventes de jeux vidéo en France en 2025

    « EA Sports FC » et « Battlefield 6 » en tête des ventes de jeux vidéo en France en 2025

    En 2025, le marché français du jeu vidéo a dégagé 5,8 milliards d’euros de chiffre d’affaires, selon le bilan annuel du Syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs (SELL) dévoilé mercredi 25 mars. Il affiche une croissance d’environ 3 % par rapport à l’année 2024.

    « Malgré un contexte économique et géopolitique compliqué, la consommation de jeux vidéo reste plébiscitée et le secteur enregistre sa deuxième meilleure performance historique », confie James Rebours, président du SELL, au Monde.

    Evolution du chiffre d’affaires du jeu vidéo en France

    en millions d’euros

    Graphique utilisant des données, utilisez les options d’accessibilité pour voir les données brutes ou renforcer les contrastes.

    Source : Bilan 2025 du syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs (SELL)

    L’équilibre entre ses trois grands secteurs (console, mobile et PC) reste inchangé. Avec 2,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires, le secteur des consoles reste stable et le plus lucratif de l’industrie. Il cumule les ventes de matériel, d’accessoires, d’abonnements, de jeux et de contenus additionnels.

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  • Guerre en Iran : ce que contient le plan de Donald Trump pour mettre fin au conflit

    Guerre en Iran : ce que contient le plan de Donald Trump pour mettre fin au conflit

    Alors que les échanges de tirs de missiles se poursuivent ce mercredi 25 mars entre l’Iran et Israël, plus de trois semaines après le début de la guerre au Moyen-Orient, le New York Times et la chaîne de télévision israélienne Channel 12 révèlent que Washington a transmis à Téhéran un plan en 15 points pour résoudre le conflit.

    Nucléaire et détroit d’Ormuz

    Citant trois sources, Channel 12 rapporte que les Etats-Unis sont désireux de sceller une trêve d’un mois avec Téhéran pour discuter d’un accord. Selon la chaîne, ils demandent notamment que l’Iran s’engage à ne jamais se doter de l’arme nucléaire, s’abstienne d’enrichir de l’uranium et démantèle les sites nucléaires de Natanz, Ispahan et Fordo. D’après ce plan, la République islamique doit également remettre prochainement à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) son stock d’environ 450 kilogrammes d’uranium enrichi à 60 %, selon un calendrier à convenir.

    Washington compte de plus limiter le programme de missiles iraniens, “à la fois en portée et en quantité”. “Toute utilisation future de missiles serait limitée à l’autodéfense”, précise le plan américain. L’un des points de cette proposition prévoit aussi que Téhéran arrête “de financer, de diriger et d’armer” ses alliés régionaux, comme le Hezbollah au Liban ou le Hamas à Gaza. Enfin, les Etats-Unis demandent que soit établie une “zone maritime libre” dans le détroit d’Ormuz, qui doit ainsi rester ouvert.

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    En contrepartie, l’Iran pourrait bénéficier d’une levée des sanctions internationales à son encontre, et d’un soutien pour son programme nucléaire civil. Le plan prévoit cependant un mécanisme de “réimposition automatique des sanctions” si Téhéran venait à ne pas respecter l’accord conclu.

    L’Iran dément encore toute négociation

    Ce plan en 15 points, dont l’existence a été confirmée à Reuters par une source, a été transmis à Téhéran par l’entremise du Pakistan, qui entretient de bonnes relations avec les deux parties. Le pays s’est d’ailleurs dit mardi disposé à accueillir de potentiels pourparlers de paix, son Premier ministre Shehbaz Sharif déclarant sur le réseau social X qu’Islamabad soutenait totalement les efforts en cours pour poursuivre le dialogue afin de stopper le conflit.

    Problème : l’Iran a de nouveau démenti ce mercredi que des négociations étaient en cours avec la Maison-Blanche, et déclaré que les Etats-Unis négociaient avec eux-mêmes. “Votre lutte intérieure en est-elle arrivée au point où vous négociez avec vous-même ?”, a demandé Ebrahim Zolfaqari, porte-parole du commandement central de l’armée iranienne, cité par les médias d’Etat. “Nous ne pourrons jamais nous entendre avec des gens comme vous. Comme nous l’avons toujours répété, aucun d’entre nous ne peut conclure d’accord avec vous. Ni maintenant, ni jamais”, a-t-il ajouté.

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    Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, a lui aussi réitéré dans un entretien accordé à la chaîne India Today l’absence de dialogue avec Washington, ajoutant que les forces armées de son pays se concentraient sur la défense de celui-ci. L’Iran a eu une “très mauvaise expérience avec la diplomatie américaine”, a-t-il rappelé, alors que Washington et Téhéran avaient mené le mois dernier sous la médiation d’Oman un nouveau cycle de pourparlers sur le nucléaire iranien, moins de deux jours avant que les Etats-Unis et Israël ne lancent l’opération “Fureur épique” en Iran, tuant dès le premier jour le guide suprême iranien, Ali Khamenei.

    Lundi déjà, l’Iran avait contredit Donald Trump, qui avait annoncé que des échanges “très positifs et fructueux” étaient en cours et assuré que “des points d’accord majeurs” avaient été dégagés. Le président du Parlement iranien Mohammad-Bagher Ghalibaf avait alors dénoncé une volonté de manipuler les cours du pétrole.

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  • La représentation palestinienne en France obtient le rang d’ambassade

    La représentation palestinienne en France obtient le rang d’ambassade

    C’est la première traduction concrète de la reconnaissance de l’Etat de Palestine annoncée par le chef de l’Etat, Emmanuel Macron, à la tribune de l’Assemblée générale des Nations Unies le 22 septembre 2025, après de longs mois d’hésitations et de tensions avec le gouvernement israélien, qui y était farouchement opposé. Hala Abou Hassira, ambassadrice et cheffe de la mission de Palestine en France a présenté, mercredi 25 mars, ses lettres de créances comme ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire de l’Etat de Palestine au président de la République, qui les a acceptées.

    Cette cérémonie protocolaire, attendue depuis le discours de M. Macron à New York, acte la transformation de la mission de Palestine en France, située dans le 15e arrondissement de Paris, en ambassade de plein droit. « C’est un moment historique, a déclaré au Monde Hala Abou Hassira, à la sortie de l’Elysée. Je suis fière pour mon peuple qui a payé un prix tellement cher. C’est la reconnaissance de ses droits et de ses sacrifices. »

    A la suite du rehaussement du statut de la représentation palestinienne à Paris, son personnel diplomatique devrait se voir octroyer prochainement les privilèges qui en découlent, conformément à la convention de Vienne de 1961, qui codifie les interactions diplomatiques entre Etats.

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  • Jeune photographie européenne : circulez, y a tout à voir !

    Jeune photographie européenne : circulez, y a tout à voir !

    Au cœur du XIXe arrondissement, à l’abri du tumulte de la rue d’Aubervillers, le festival Circulations(s) nous offre à nouveau un panorama de la photographie émergente européenne sous l’historique verrière du Centquatre-Paris. C’est ici, depuis sa création en 2011 par l’association Fetart, que l’événement annuel s’est imposé comme un tremplin pour les jeunes photographes et un laboratoire des écritures visuelles actuelles. En quinze ans, la ligne directrice de Circulation(s) est restée constante : révéler des talents, sans distinction de notoriété ou de parcours, pour prendre la température des préoccupations esthétiques et sociétales d’une génération. Le festival privilégie les démarches hybrides, mêlant photographie, vidéo, installation et pratiques expérimentales. La direction artistique est collégiale, les exposants choisis au terme d’un appel à candidature. Cette année, ils sont 26, issus de quinze nationalités différentes, à interroger les enjeux d’une époque en pleine mutation, auxquels s’ajoutent quatre photographes invités dans le cadre d’un focus dédié à l’Irlande.

    T2i & NouN, “ManMan Dilo – Pouvoir & Regards”.

    L’édition 2026 s’inscrit ainsi dans une réflexion élargie sur les transformations en cours à travers l’Europe, qu’elles soient environnementales, politiques ou identitaires. Entre réalité et fiction, documentaire et mise en scène, l’approche transversale permet de croiser des récits personnels avec des problématiques globales. Parmi les artistes français retenus, Manon Tagand développe un projet sensible autour de la filiation sous forme d’enquête post-coloniale, tandis que le duo T2i & NouN inscrit son travail dans une réflexion écologique critique, par le biais d’une créature légendaire appartenant au folklore guyanais : Manman Dilo, une “Mère des eaux” à la fois redoutée et protectrice.

    Olia Koval, “Eruption”.

    A l’international, on remarque la série Eruption de l’Ukrainienne Olia Koval, qui déroule une œuvre marquante, directement liée au contexte géopolitique de son pays : un intérieur domestique envahi par 40 000 petites punaises rouges fabriquées à la main, offrant une métaphore de l’occupation militaire, de la contamination du quotidien par la guerre, de l’impossibilité de maintenir une frontière entre espace intime et conflit. Quant à Natalia Majchrzak, qui réside en Belgique mais qui a ses origines familiales en Pologne, elle reconstitue, avec Keczupowo – le surnom de Włocławek, sa ville natale –, les souvenirs subjectifs d’une enfance estompée, en jouant, non sans ironie, sur les codes visuels de la culture populaire.

    En mettant en lumière les travaux singuliers de cette nouvelle génération de photographes à travers l’Europe, Circulation(s), qui porte bien son nom, offre un chassé-croisé riche en contrastes dans le champ de l’image contemporaine. On peut y circuler, en toute liberté, jusqu’au 17 mai 2026.

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