Category: Monde

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  • « Ça finira dans le sang » : à la frontière iranienne, ces Kurdes suspendus au bon vouloir de Donald Trump

    « Ça finira dans le sang » : à la frontière iranienne, ces Kurdes suspendus au bon vouloir de Donald Trump

    REPORTAGE – En attaquant l’Iran, le président américain a évoqué la piste kurde pour une offensive au sol. Un espoir pour les groupes d’opposants iraniens, basés à la frontière irakienne et qui combattent depuis son origine le régime des mollahs.

    La marche du monde fait trembler les sommets du Kurdistan. Les monts Zagros qui relient l’Irak à l’Iran, résonnent depuis trois semaines du son de moteurs pétaradants qui percent les nuages. Les explosions de drones, missiles ou roquettes sont moins spectaculaires qu’à Téhéran, Dubaï ou au Liban du Sud. Les champignons de feu moins élevés. Pourtant, la mort est aussi au rendez-vous chaque soir. Ponctuelle. Il pleut des bombes, non comme à Gravelotte, mais assez pour maintenir une pression constante sur la région. L’Iran et son « axe de résistance » ont au bout de leurs canons un vieil ennemi : les Kurdes. Un temps ragaillardis par les promesses de Donald Trump, les groupes de résistants iraniens Kurdes croient voir venir le « grand soir ».

    À Erbil, capitale du Kurdistan irakien, les rues bruissaient, au lendemain de l’attaque américano-israélienne, des rumeurs les plus prometteuses pour les combattants.

    Des combattants du Komala, dispersés en petits groupes à travers les montagnes, pour éviter qu’une frappe de drones ne les atteigne tous ensemble.
    Véronique de Viguerie pour «Le Figaro Magazine»

    « On attaque dans deux jours », nous assurait le chef d’un des principaux…

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  • En Allemagne, les services sociaux accusés d’avoir dissimulé un viol à cause de l’origine des suspects

    En Allemagne, les services sociaux accusés d’avoir dissimulé un viol à cause de l’origine des suspects

    RÉCIT – Une jeune adolescente de 16 ans affirme avoir été agressée sexuellement et violée dans un centre de loisirs pour jeunes à Berlin. L’encadrement est accusé d’avoir mis plusieurs semaines à saisir la police par peur de «stigmatiser» les suspects.

    Le service d’aide sociale à l’enfance allemand a-t-il tenté d’étouffer un crime sur fond de considérations liées à l’origine des suspects ? La polémique enfle à Berlin, après qu’une jeune adolescente de 16 ans d’origine kurde a dénoncé un viol commis contre elle dans un centre de loisirs pour jeunes à Neukölln, un quartier populaire du sud de la capitale à forte population immigrée. Les faits se seraient produits dans la soirée du 28 novembre 2025 dans le jardin de ce centre destiné aux jeunes, où ils se réunissent en dehors des heures d’école pour des activités de loisirs. L’agresseur présumé, un jeune homme de 17 ans, aurait filmé son crime et intimé à la victime de revenir régulièrement sur le lieu de l’agression sous peine d’envoyer la vidéo à ses parents. Elle aurait ensuite été harcelée par d’autres jeunes au sein de l’établissement, qui l’auraient aussi poussée à leur livrer sa sœur de 14 ans. Ce n’est que plusieurs mois plus tard, le 23 février, que l’élève concernée s’est confiée à une policière et que son père a simultanément porté plainte contre l’auteur présumé des faits, et contre les responsables de ce centre géré par la ville. L’affaire est désormais entre les mains du parquet de Berlin et l’enquête confiée à l’Office régional de police criminelle.

    Or les faits étaient connus depuis des mois de l’équipe encadrante du centre de loisirs, sans que personne n’ait cru bon d’en…

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  • Royaume-Uni : un homme d’affaires iranien sous le coup de sanctions lié à un projet de 33 appartements de luxe à Londres

    Royaume-Uni : un homme d’affaires iranien sous le coup de sanctions lié à un projet de 33 appartements de luxe à Londres

    La société d’Ali Ansari a reçu l’autorisation en 2023 de construire des appartements dans le nord Londres, sur la Bishops Avenue. La permission initiale a été accordée en septembre 2023, bien avant qu’Ali Ansari ne soit sanctionné en octobre 2025.

    Un homme d’affaires iranien, Ali Ansari, a reçu l’autorisation de construire 33 appartements sur la Bishops Avenue, située dans le nord de Londres, comme le rapporte le Times . Cet ambitieux projet est porté par sa société Birch Ventures Limited. Le conseil municipal de Barnet a confirmé ces projets de logements de luxe, alors que Londres fait face à une sévère pénurie de logements abordables. La permission initiale a été accordée en septembre 2023.

    Des liens privilégiés avec le Corps des Gardiens de la Révolution 


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    En octobre 2025, Ali Ansari a été ajouté, selon le Times, sur la liste du Royaume-Uni, dans le cadre de la répression britannique contre les bailleurs du régime iranien. En effet l’homme d’affaires est accusé par le gouvernement anglais d’avoir facilité et soutenu financièrement des activités du régime iranien. Ali Ansari aurait donc des liens privilégiés avec le Corps des Gardiens de la Révolution islamique.

    Ali Ansari a joué un rôle important dans la finance du régime iranien. Pendant de nombreuses années, il occupait la position de directeur général de la banque iranienne Ayandeh, fondée en 2013. L’entreprise a ensuite été dissoute en octobre 2025, en raison de graves problèmes (pertes massives, corruption, mauvaise gestion sous sanctions internationales).

    Ali Ansari nie tout lien financier avec le régime iranien

    Cependant, le Times rapporte qu’Ali Ansari nie tout lien financier avec le Corps des Gardiens de la Révolution ou avec Mojtaba Khamenei, le nouveau guide suprême iranien, et rejette catégoriquement les sanctions britanniques. Ses propos sont confirmés par son avocat, Roger Gherson : «M. Ansari, en réponse à des allégations compromettantes dans les médias internationaux, nie avec la plus grande véhémence toute relation financière avec le Corps des Gardiens de la révolution islamique d’Iran ou avec le nouveau dirigeant suprême».

    Pour ce projet, la société d’Ali Ansari, Birch Ventures Limited a bénéficié de l’appui de prestigieuses entreprises, avant les sanctions imposées en octobre 2025. La société immobilière Savills a été mandatée en juin 2025 pour gérer des amendements concernant des modifications de planning, comme le précise le Times. D’autres entreprises ont aidé la société Birch, comme le promoteur Harrison Varma et Wolff Architects. Le projet soulève aujourd’hui des questions sur la faisabilité en raison des mesures restrictives imposées depuis octobre 2025.

    Le conseil Barnet a reçu un versement compensatoire

    Le conseil municipal de Barnet a reçu un versement compensatoire en espèces, à la hauteur d’un million de livres sterling. Ils ont accepté ce paiement, car le projet n’était pas compatible avec la construction de logements sociaux. Ceux-ci ont d’ailleurs justifié leur décision, en précisant au Times, que : « La propriété foncière n’était pas un facteur important dans la décision de cette demande, et elle a été évaluée selon toutes les politiques d’urbanisme pertinentes. Des experts indépendants en viabilité ont confirmé que le programme ne pouvait pas soutenir le logement abordable sur place»Le conseil a aussi tenu à préciser qu’il n’avait aucune compétence pour juger des sanctions ou des liens géopolitiques.


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    La mise en place de ce projet a suscité de nombreuses réactions. Margot Mollat, responsable principale de la recherche et des politiques chez Transparency International UK, rapporte au Times que «les achats de biens et les demandes de permis impliquent des avocats, des banques, des agents immobiliers et des promoteurs, qui auraient tous dû signaler ces transactions compte tenu des risques associés à Ansari». Margot Mollat met en évidence les failles du système. Les acteurs de ce projet auraient dû prévenir ces risques, en exposant leurs inquiétudes sur l’origine des fonds. Et faire preuve de plus de vigilance face à des fortunes accumulées sous un régime autocratique.

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  • Aux États-Unis, la guerre en Iran et le retour de l’antisémitisme redessinent l’influence des lobbys pro-Israël

    Aux États-Unis, la guerre en Iran et le retour de l’antisémitisme redessinent l’influence des lobbys pro-Israël

    DÉCRYPTAGE – La question du soutien à Israël agit comme une ligne de fracture chez les Démocrates comme chez les Républicains et promet de peser sur les élections de mi-mandat de novembre prochain.

    Les élections de mi-mandat, en novembre prochain, détermineront bien plus que la composition du Congrès : elles décideront de la marge de manœuvre de Donald Trump et de la portée réelle de son programme pour un second mandat. « Si nous perdons les élections de mi-mandat – Dieu nous en préserve – si nous perdons la majorité à la Chambre des représentants, ce serait la fin de la présidence Trump », a déclaré Mike Johnson.

    Iran : entre le droit international et la tête du bourreau, Israël et les États-Unis ont choisi

    D’ici là, quelques élections anticipées font office de prologues. Comme des baromètres politiques, elles révèlent un électorat fragmenté autour et à l’intérieur des deux grands partis sous tension. Surtout, elles font surgir un nouveau centre de gravité dans le débat, à droite comme à gauche : à l’économie et au social s’ajoute une question internationale, le soutien à Israël.

    Dans le New Jersey, en février dernier, ce qui aurait dû être une primaire démocrate de routine a pris une tournure pour le moins inattendue. Tom Malinowski, un politicien de carrière…

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  • «Ils me demanderont de faire exploser un bâtiment ou d’assassiner quelqu’un» : au cœur du désert syrien, l’État islamique renaît de ses cendres

    «Ils me demanderont de faire exploser un bâtiment ou d’assassiner quelqu’un» : au cœur du désert syrien, l’État islamique renaît de ses cendres

    GRAND REPORTAGE – Dans la province syrienne de Deir Ez-Zor où ses derniers bastions furent terrassés, l’organisation terroriste recrute les jeunes hommes, facilite les vendettas et multiplie les attentats. Le Figaro a sillonné la région et accédé à des échanges entre un recruteur de l’EI et une potentielle recrue.

    C’est une silhouette massive, recroquevillée derrière l’auvent d’un minuscule restaurant, une boucherie en fait dont l’arrière-salle a été sommairement aménagée. L’un des seuls endroits où Bassem(*) ose encore se rendre. Il s’est assis dos au mur de carreaux froids, comme toujours maintenant pour ne pas se laisser surprendre, le regard fuyant, les doigts qui se croisent et se décroisent sur ses larges cuisses. Un éclat de voix. L’homme se raidit. « Je ne sais pas quand ils vont me tuer, » lâche-t-il.

    Bassem et son cousin Ahmed (*) ont été, un temps, de jeunes hommes ordinaires de Bukamal, petite ville de la province de Deir Ez-Zor, dans le nord-est de la Syrie. Et puis, les violences et les règnes successifs qui ont redessiné cette région aux confins de la frontière irakienne ont changé leurs destins, comme ceux de tant d’autres Syriens. Et ces enfants du pays sont devenus des parias, traqués dans ces mêmes rues qui les ont vus grandir. Ahmed est mort. Abattu à bout portant en novembre…

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  • Donald Trump annonce une «réduction progressive» des opérations contre l’Iran, tout en excluant un cessez-le-feu

    Donald Trump annonce une «réduction progressive» des opérations contre l’Iran, tout en excluant un cessez-le-feu

    Si le président américain affirme que les objectifs de guerre sont en passe d’être atteints, il exige désormais que les pays dépendant du détroit d’Ormuz assurent eux-mêmes leur sécurité face à la menace iranienne.

    Il souffle le chaud et le froid. Donald Trump a annoncé sur son réseau Truth Social que les États-Unis envisagent de «réduire progressivement» leurs opérations militaires contre l’Iran. Le message, publié en fin de journée, est en contradiction apparente avec ses précédentes déclarations. Et pour cause : l’administration américaine avait annoncé vendredi l’envoi de renforts de troupes et de navires dans le Golfe, et s’apprête à demander au Congrès de voter une rallonge budgétaire de 200 milliards de dollars pour financer la poursuite de la guerre.

    «Nous sommes sur le point d’atteindre nos objectifs alors que nous envisageons de réduire progressivement nos efforts militaires au Moyen-Orient face au régime terroriste iranien», a écrit Trump en fin de journée sur Truth Social, tout en laissant les pays qui dépendent de la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz en assurer la sécurité. «Le détroit d’Ormuz devra être surveillé et contrôlé, si nécessaire, par d’autres nations qui l’utilisent – ce n’est pas le cas des États-Unis !» a ajouté le président américain. «Si on nous le demande, nous aiderons ces pays dans leurs efforts concernant Ormuz, mais cela ne devrait plus être nécessaire une fois la menace iranienne éradiquée. Il est important de noter que ce sera une opération militaire facile pour eux.»


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    Trump a aussi énuméré dans son message les objectifs de la guerre déclenchée il y a trois semaines contre l’Iran par les États-Unis et par Israël : «Détruire complètement les capacités balistiques iraniennes, les lanceurs et tout ce qui s’y rapporte. Détruire la base industrielle de défense de l’Iran. Éliminer leur marine et leur armée de l’air, y compris leurs armes antiaériennes. Ne jamais permettre à l’Iran de s’approcher, ne serait-ce qu’un peu, de la capacité nucléaire, et toujours être en mesure de réagir rapidement et avec force à une telle situation, si elle venait à se produire. Protéger, au plus haut niveau, nos alliés du Moyen-Orient notamment Israël, l’Arabie saoudite, le Qatar, les Émirats arabes unis, Bahreïn, le Koweït et d’autres.»

    «Je pense que nous avons gagné»

    Plus tôt dans l’après-midi, Donald Trump avait déclaré aux journalistes sur la pelouse de la Maison-Blanche qu’il ne «veut pas de cessez-le-feu». «Vous savez, on ne conclut pas de cessez-le-feu quand on est littéralement en train d’anéantir l’adversaire.»

    «Je pense que nous avons gagné», a aussi dit le président américain, «tout ce qu’ils font, c’est obstruer le détroit». Les menaces iraniennes contre le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz ont presque paralysé le transit du pétrole et du gaz naturel, entraînant des perturbations du marché mondial des hydrocarbures et la hausse des prix du carburant. Trump avait enjoint les pays d’Europe et d’Asie, dont l’approvisionnement dépend beaucoup de ce détroit, de s’occuper de le sécuriser. Le refus des alliés des États-Unis de s’engager dans une guerre déclenchée sans eux et par surprise avait suscité la colère de Trump, qui a accusé les pays de l’Otan de «couardise».

    Parallèlement, les États-Unis avaient intensifié ces derniers jours leurs frappes contre les positions iraniennes le long du détroit d’Ormuz et dans le golfe Persique pour neutraliser les capacités offensives de Téhéran. Le général Dan Caine, chef d’état-major interarmées, avait annoncé jeudi que des avions d’attaque au sol A-10 Warthog de l’US Air Force avaient été chargés d’attaquer à basse altitude les vedettes rapides que les Gardiens de la révolution islamique peuvent utiliser contre le trafic maritime. La menace que fait peser l’Iran sur la navigation dans le détroit comprend aussi des mines, des missiles basés à terre, et des drones navals. En début de semaine, les États-Unis avaient largué plusieurs bombes perforantes antibunkers sur des silos de missiles souterrains situés près du détroit.

    Des renforts de 2500 Marines à bord d’un navire d’assaut amphibie ont aussi été envoyés depuis la région Indo-Pacifique vers le golfe Persique, où ils pourraient être chargés d’un débarquement amphibie pour aider à sécuriser le détroit d’Ormuz, ou bien s’emparer de l’île de Khargh, par où transite l’essentiel du pétrole iranien.

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