Category: Monde

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  • «On va te ramener dans un sac de gravats» : comment le régime iranien fait pression sur sa diaspora en France

    «On va te ramener dans un sac de gravats» : comment le régime iranien fait pression sur sa diaspora en France

    RÉCIT – Appels anonymes, pression sur les familles, chantage administratif… Asphyxiés par les frappes israélo-américaines, les mollahs tentent plus que jamais d’étouffer l’opposition à l’étranger.

    Le nom de sa femme ou celui de la crèche de sa fille ? Farid Vahid, franco-iranien et co-directeur de l’Observatoire du Nord et du Moyen-Orient et de la Fondation Jean Jaurès, ne serait pas étonné de les voir apparaître «dans les prochains jours sur Twitter». Jeudi 26 mars, Fars News, l’agence de presse officielle du régime iranien, a annoncé sur le réseau social le lancement par les autorités d’un site internet collaboratif intitulé «Notre mémoire». Le but : collecter des «preuves documentaires» permettant «d’identifier ceux qui ont tourné le dos à la patrie et menacent la sécurité nationale, à l’heure où le pays est confronté à des menaces extérieures». Les Iraniens sont appelés à renseigner des noms, des adresses et toute autre information permettant d’atteindre les «traîtres», y compris à l’étranger.

    «Quand la guerre sera finie, si le régime ne tombe pas, ils essaieront à coup sûr de mener des attentats ou des représailles en France. Il leur faudra rétablir une forme de dissuasion»

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  • Comment le Pakistan s’est imposé comme un médiateur entre l’Iran et les États-Unis

    Comment le Pakistan s’est imposé comme un médiateur entre l’Iran et les États-Unis

    DÉCRYPTAGE – Bien vue par la Maison-Blanche, cette puissance nucléaire est liée à l’Arabie saoudite par un accord de défense. Elle veut à tout prix éviter une escalade qui embraserait le golfe Persique.

    La guerre qui oppose l’Iran aux États-Unis et à Israël prendra-t-elle fin grâce au Pakistan ? Les dirigeants de cette puissance nucléaire travaillent en ce sens. Pour un résultat encore incertain. Le 22 mars, le chef de l’armée et homme le plus puissant du pays, le maréchal Asim Munir, s’est entretenu avec Donald Trump au téléphone. Les deux hommes ont l’air de s’apprécier. Le président américain avait parlé de lui comme « son maréchal préféré » l’an dernier, et il l’a reçu plusieurs fois à la Maison-Blanche.

    Puis le 23 mars, le premier ministre, Shehbaz Sharif, a eu le président iranien Masoud Pezeshkian en ligne. « Nous avons parlé de la situation préoccupante qui affecte le Golfe et nous sommes tombés d’accord sur le besoin urgent d’une désescalade », a déclaré le chef du gouvernement pakistanais. Le même jour, Donald Trump annonçait un arrêt des bombardements américains sur les infrastructures énergétiques de l’Iran jusqu’au 27 mars. Jeudi soir, il a prolongé cette pause…

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  • Brésil : l’élection d’une députée transgenre à la Commission des droits des femmes divise

    Brésil : l’élection d’une députée transgenre à la Commission des droits des femmes divise

    Le 11 mars, Erika Hilton est devenue la première femme transgenre élue à la tête de la Commission pour la défense des droits des femmes au Brésil.

    Elle s’appelle Erika Hilton, elle a 33 ans. Le 11 mars dernier, elle est devenue la première femme transgenre élue à la présidence de la Commission parlementaire de défense des droits des femmes de la Chambre des députés, au Brésil. Cette élection, remportée par onze voix contre dix abstentions a créé la «controverse», rapporte le quotidien brésilien O Globo .

    En effet, l’arrivée de la députée fédérale transgenre à la tête de cette commission dédiée à l’égalité des sexes a entraîné une levée de boucliers de la part des parlementaires de l’opposition, majoritairement alliés à l’ex-président d’extrême droite Jair Bolsonaro. Pour eux, «le principal point de désaccord porte sur le genre de la députée», précise Le Courrier International . «Les parlementaires de droite affirment qu’elle n’a pas la “légitimité” requise pour présider la commission», ajoute O Globo.


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    «Blackface»

    Au-delà de la sphère politique, le présentateur Ratinho, proche de Bolsonaro et figure médiatique influente au Brésil, a lancé des «propos transphobes» à l’encontre de la députée, indique le quotidien brésilien Metrópoles . À la suite de quoi cette dernière a porté plainte. L’animateur n’est pas le seul à critiquer publiquement Erika Hilton. Ce mercredi 23 mars, Fabiana Bolsonaro, députée conservatrice de l’État de São Paulo, s’est peint le visage en noir lors d’un discours, pour protester contre cette élection. Son geste a été contesté et a déclenché une polémique à l’échelle nationale, étant perçu comme du «blackface».

    Cette dernière s’est justifiée en expliquant que son objectif était de montrer que, même maquillée en noir, elle ne peut pas comprendre les réalités vécues par les Noirs. «Je te le demande, toi qui me regardes, moi en train de me maquiller en noire, est-ce que je ressens dans ma peau la douleur qu’une personne noire a ressentie à cause du racisme ?», a-t-elle dit, rapporte Globo . Selon elle, en tant que femme trans, Erika Hilton ne peut pas comprendre certaines réalités biologiques.

    Des attaques ont également émergé sur les réseaux sociaux. Toutefois l’équipe de campagne de Erika Hilton avance que des partisans de Bolsonaro ont payé pour diffuser «au moins 145 publications» critiquant son élection, selon des informations de Metrópoles .

    Ses soutiens qualifient ces critiques de « discriminatoires »

    Face aux critiques, Erika Hilton a publié un message sur ses réseaux sociaux : «L’opinion des transphobes et des imbéciles est la dernière chose qui me préoccupe», en utilisant le terme «imbeCIS», pour désigner les personnes cisgenres (personne dont le genre qu’on lui a attribué à la naissance est le même que celui par lequel elle se définit). Elle a ensuite expliqué que ses propos s’adressaient uniquement aux attaques en ligne et non aux parlementaires. Ses soutiens ont dénoncé les critiques, les qualifiant de « discriminatoires ». La gauche, a de son côté accusé l’opposition d’«instrumentaliser cette polémique à un moment crucial du calendrier politique», à six mois de la prochaine élection présidentielle, rapporte O Globo

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  • À Paris, Marco Rubio tente d’infléchir la position européenne sur l’Iran

    À Paris, Marco Rubio tente d’infléchir la position européenne sur l’Iran

    ANALYSE – Les Américains ont besoin des Européens pour débloquer Ormuz et les Européens ont besoin des Américains pour aider l’Ukraine.

    À la sortie de la guerre froide, l’Europe avait épousé les thèses illusoires d’une sortie de l’Histoire. Elle s’était désarmée, persuadée d’avoir chassé pour toujours la guerre du continent. L’invasion de l’Ukraine par Vladimir Poutine, en février 2022, a provoqué un difficile réveil, la forçant, contre son gré, à renouer avec une culture de défense. Le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche et la guerre israélo-américaine sont pour elle un deuxième choc qu’elle a autant de mal à gérer. Depuis le début de l’intervention, elle avance sur un chemin de traverse, essayant en vain de raccrocher le wagon de l’Histoire qui avance, mais sans pour autant monter dedans. Malgré les injonctions des Américains, qui la poussent à s’engager davantage.

    En visite à Paris pour une réunion du G7, Marco Rubio a été prié de clarifier la stratégie de la Maison-Blanche vis-à-vis de l’Iran. Mais le secrétaire d’État a aussi demandé à ses alliés d’aider les États-Unis à rouvrir le détroit d’Ormuz. « Il est dans…

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  • La perspective d’une fin négociée à la guerre en Iran demeure incertaine

    La perspective d’une fin négociée à la guerre en Iran demeure incertaine

    DÉCRYPTAGE – Un mois après l’attaque américaine et israélienne, les annonces de Trump de négociations en cours avec l’Iran s’accompagnent de déclarations apaisantes et de menaces d’escalade.

    La guerre d’Iran semble à présent se dérouler dans plusieurs univers parallèles. Pendant que les bombardements américains et israéliens continuent, l’Iran poursuit son blocus du détroit d’Ormuz, et Donald Trump alterne entre les menaces d’escalade et les déclarations apaisantes, mentionnant les progrès de négociations en cours, régulièrement démentis par les Iraniens.

    Jeudi soir, le président américain avait rallongé de dix jours le délai de ses précédentes menaces d’« oblitérer » les infrastructures énergétiques iraniennes si le détroit d’Ormuz n’était pas rouvert à la navigation. « Conformément à la demande du gouvernement iranien… je prolonge de dix jours le délai prévu pour la destruction des infrastructures énergétiques, soit jusqu’au lundi 6 avril 2026 à 20 heures (côte est des États-Unis) », a écrit Trump sur son réseau Truth Social. Le délai initial de 48 heures annoncé le week-end dernier avait déjà été rallongé de cinq jours. « Les négociations se poursuivent et, malgré…

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  • « C’est fini camarade ! » : en Hongrie, l’opposant Péter Magyar dénonce « le système de criminalité » au pouvoir

    « C’est fini camarade ! » : en Hongrie, l’opposant Péter Magyar dénonce « le système de criminalité » au pouvoir

    DÉCRYPTAGE – À deux semaines du scrutin législatif, les révélations d’un capitaine de police, dont les services espionnaient le parti d’opposition, attisent la campagne de Péter Magyar contre le gouvernement de Viktor Orbán.

    Les bains de foule de Péter Magyar lors de ses quatre meetings par jour dans les petites localités du pays donnent des sueurs froides à ses partisans et à son petit service de sécurité. Mais l’opposant en tête dans les sondages, qui promet un « changement de régime » aux législatives du 12 avril et de traduire en justice les corrompus de ce qu’il nomme le « système de criminalité national », ne veut pas de protection policière et encore moins du gilet pare-balles que veut lui faire porter son entourage. La volonté de dramatiser est manifeste, mais elle traduit aussi la forte tension qui enveloppe les derniers jours de campagne, alors qu’intrigues et manipulations s’accumulent.

    Un enquêteur spécial du département cybercriminalité de l’Agence nationale d’investigation (NNI) a livré un témoignage au média Direkt36 qui a fait l’effet d’une bombe. Une agence des services secrets a, selon lui, mené une opération destinée à faire main basse sur le système informatique du parti Tisza de Péter Magyar…

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  • «Tsahal va s’effondrer» : l’armée israélienne n’a plus les moyens de ses guerres

    DÉCRYPTAGE – Engagée en Iran, au Liban, en Syrie, à Gaza et en Cisjordanie, l’armée israélienne manque d’hommes pour faire face sur tous les fronts.

    Iran, Liban, Syrie, Gaza, Cisjordanie. Jamais dans l’histoire d’Israël, son armée n’a mené autant de guerres de front. Depuis le 7 Octobre, et le massacre de 1 200 Israéliens par le Hamas, le gouvernement israélien s’attelle à remodeler le Moyen-Orient par les armes. Mais les ambitions de l’État hébreu se heurtent à un problème arithmétique : Tsahal est engagée dans une guerre élargie sans avoir les moyens humains de la soutenir durablement. « Tsahal va imploser », a alerté le chef d’état-major israélien, Eyal Zamir, devant les ministres, cité par la chaîne 13 israélienne.

    « Il faut davantage de soldats combattants, reconnaît le général de brigade Effie Defrin. L’éventail des missions s’est élargi (…) et nous devons nous préparer à de futures missions », a-t-il ajouté. L’inquiétude n’est pas nouvelle, et depuis des mois les responsables militaires alertent sur la situation, estimant qu’il manque pour l’heure au moins 15 000 soldats à Tsahal, dont 7 000 combattants. Le 1er mars…

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  • «Nous voulons des alliés fiers de leur culture» : Marco Rubio, émissaire de l’Amérique qui aime encore l’Europe à condition qu’elle change

    «Nous voulons des alliés fiers de leur culture» : Marco Rubio, émissaire de l’Amérique qui aime encore l’Europe à condition qu’elle change

    ANALYSE – Le secrétaire d’État américain sera vendredi à Paris. Depuis un an, il incarne le messager d’une Amérique souhaitant réaffirmer l’alliance transatlantique, mais tout en la soumettant à certaines conditions redéfinies bon gré mal gré par Donald Trump.

    Dans une histoire d’amour, mieux vaut savoir lire entre les lignes. Surtout avec Donald Trump. Après plus d’un an de mandat d’un président qui aura bousculé, chahuté, brusqué et parfois humilié ses alliés, certains au centre de son administration ou parmi ses anciens alliés ont à cœur de faire dire à l’Amérique ces mots doux que l’Europe (et ses 450 millions de citoyens consommateurs de produits américains) aime tant entendre. Marco Rubio, qui sera demain à Vaux- de-Cernay pour rencontrer ses homologues européens rassemblés autour de Jean-Noël Barrot pour évoquer les nombreuses crises géopolitiques actuelles, est l’un d’entre eux.

    D’opposant déchu à héritier potentiel de Trump en 2028 : Marco Rubio, le «Superman des conservateurs»

    Difficile d’imaginer qu’il apporte de grandes concessions sur les ambitions du président américain qui semble continuer de vouloir mener une guerre qu’il a pourtant annoncé avoir déjà gagné le 11 mars dernier. Mais à l’heure où les relations entre les États-Unis et l’Europe sont en pleine reconfiguration, et où certains l’évoquent comme potentiel successeur à Donald…

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  • Billets, pièces d’or, bâtiments… Donald Trump cherche à imprimer sa marque en Amérique

    Billets, pièces d’or, bâtiments… Donald Trump cherche à imprimer sa marque en Amérique

    Après avoir rebaptisé des bâtiments publics à son nom, le président américain franchit un nouveau cap. Sa signature va apparaître sur les billets de banque et une pièce en or à son effigie a été approuvée. Du jamais-vu pour un président américain en exercice.

    C’est officiel. La signature de Donald Trump figurera sur les futurs billets de banque américains, comme l’a annoncé le Trésor ce jeudi. Une première : jamais, depuis la création du billet vert en 1861, un président des États-Unis en exercice n’avait apposé son nom sur la monnaie du pays. L’annonce intervient une semaine après l’approbation d’une pièce commémorative en or à l’effigie du 47e président.

    Les premiers billets de 100 dollars arborant cette signature sortiront des presses en juin. La mesure sera ensuite étendue à toutes les coupures, précise le communiqué gouvernemental. Jusqu’ici, seuls le secrétaire au Trésor et le trésorier des États-Unis signaient les billets. L’ajout de la signature présidentielle est donc un précédent.


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    Le secrétaire au Trésor Scott Bessent a justifié cette décision. «La place qu’occupe le président dans l’histoire en tant qu’architecte de la renaissance économique de l’âge d’or américain est indéniable», a déclaré le secrétaire au Trésor Scott Bessent dans un communiqué. «Apposer sa signature sur la monnaie américaine est non seulement tout à fait approprié, mais aussi amplement mérité.»

    Un projet loin de faire l’unanimité

    Seulement, cela ne s’arrête pas là. La semaine dernière, la commission fédérale des beaux-arts (Commission of Fine Arts), dont tous les membres ont été nommés par Donald Trump, a donné son feu vert à la frappe d’une pièce commémorative en or. L’occasion officielle ? Le 250e anniversaire de l’indépendance américaine, le 4 juillet prochain. Et le motif retenu promet d’être martial. Côté face : le président debout, les poings fermés sur un bureau, le visage déterminé. Côté pile : un aigle, symbole national. Si le prix de vente reste inconnu, des pièces de collection équivalentes dépassent les 1000 dollars à l’US Mint, l’institution gouvernementale en charge de la monnaie américaine. Deux autres pièces sont à l’étude, dont une d’un dollar et une d’une once d’or (environ 31 grammes).

    Le sujet divise jusque dans les instances du Trésor. Fin février, le CCAC (Citizens Coinage Advisory Committee), comité consultatif sur les nouvelles pièces, avait refusé d’examiner le projet. L’un de ses membres, Donald Scarinci, avait alors tiré la sonnette d’alarme. Depuis 1776, selon lui, les États-Unis n’ont pas fait frapper de pièces à l’image d’un dirigeant élu durant son mandat. «Seuls les nations régies par des rois ou des dictateurs apposent l’image de leur dirigeant sur leurs pièces», avait-il alors souligné.

    Dès l’automne 2025, un premier dessin avait été dévoilé. L’ébauche de la pièce d’un dollar montrait Trump sur les deux faces, une rareté pour de la monnaie officielle. Au revers, le président apparaissait le poing levé, entouré des mots «FIGHT FIGHT FIGHT». Une référence directe à sa réaction après la tentative d’assassinat de juillet 2024.

    La Maison-Blanche à l’ère Trump

    Toujours est-il que ces décisions s’inscrivent dans un mouvement plus large. Depuis son retour au pouvoir, Donald Trump multiplie les gestes pour inscrire son nom dans le paysage américain. Et le chantier le plus spectaculaire se déroule au cœur même du pouvoir : la Maison-Blanche. En octobre, le président a fait raser l’aile est de la résidence présidentielle, celle qui abritait traditionnellement les bureaux de la «First Lady». À la place : une salle de bal dorée de plus de 8000 mètres carrés, dont 2000 dédiés à une gigantesque salle de réception. Le chantier a été lancé sans attendre le feu vert des autorités compétentes, ni même la présentation de plans définitifs. Le coût, d’abord estimé à 250 millions de dollars, a depuis explosé pour atteindre 400 millions. Mais la Maison-Blanche se veut rassurante et affirme que l’opération sera financée par des donateurs privés.


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    Il n’empêche, le projet suscite une levée de boucliers. Les associations de défense du patrimoine dénoncent les dimensions de la nouvelle aile, dont la surface dépassera à elle seule celles de la résidence historique et de l’aile ouest, où se situe le bureau ovale. Conséquence directe : le jardin sera largement bétonné et la sente ovale qui le traverse devra contourner le nouvel immeuble. Qui plus est, l’insertion de l’immeuble dans le paysage de la ville fait encore débat. Les opposants soulignent que le nouvel édifice dénaturera les perspectives historiques de la capitale, celle de la Pennsylvania Avenue, qui relie la Maison-Blanche au Congrès, comme celle que l’on contemple depuis le Mall, l’une des vues les plus célèbres de Washington DC.

    Les critiques viennent ici principalement de la National Trust for Historic Preservation, qui a intenté une action en justice contre le gouvernement américain au début de l’année. L’organisation arguait que l’administration Trump n’avait ni respecté les exigences légales en matière d’évaluation, ni obtenu l’autorisation du Congrès pour de tels travaux. Ces poursuites ont échoué et le président américain a jugé qu’il était de toute façon «trop tard» pour arrêter le chantier.

    Culte de la personnalité

    Ailleurs, la même logique est à l’œuvre. Le Kennedy Center, institution culturelle emblématique de Washington, a été rebaptisé au nom du républicain. En Floride, l’aéroport international de Palm Beach doit aussi changer de dénomination, en vertu d’une loi votée par les parlementaires de cet État, où se trouve Mar-a-Lago, le club privé de Donald Trump.

    Pour ses adversaires, le trait commun de ces initiatives est clair : un culte de la personnalité. Pour ses soutiens, Donald Trump grave simplement dans le marbre – et dans le métal – la trace d’une présidence qu’ils jugent historique.

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  • Guerre au Moyen-Orient : à Washington, le chef du Pentagone prie pour que «chaque balle atteigne sa cible»

    Guerre au Moyen-Orient : à Washington, le chef du Pentagone prie pour que «chaque balle atteigne sa cible»

    Pete Hegseth, ministre de la Défense américain, a présidé un office religieux ce mercredi.

    Pete Hegseth, ministre de la Défense américain, a présidé ce mercredi au Pentagone un office religieux chrétien, le premier organisé depuis le début de la guerre en Iran, rapporte The Independent . Diffusé en direct devant un large public, cet office a été l’occasion pour le chef du Pentagone de lire une prière qu’il a attribuée à un aumônier militaire : «Que chaque balle atteigne sa cible contre les ennemis de la justice et de notre grande nation. (Dieu) Donne-leur (les militaires américains) la sagesse dans chaque décision, l’endurance pour l’épreuve à venir, une unité inébranlable et une violence écrasante dans l’action contre ceux qui ne méritent aucune pitié.» Il a également cité le Psaume 18.37 : «J’ai poursuivi mes ennemis et je les ai rattrapés, et je ne me suis pas détourné avant qu’ils ne soient anéantis.»

    «Au nom de Jésus Christ»

    Pete Hegseth invoque fréquemment sa foi évangélique en tant que chef des forces armées, présentant souvent les États-Unis comme une nation chrétienne appelée à vaincre ses ennemis par la puissance militaire. Sa rhétorique chrétienne suscite une attention renouvelée dans le contexte de l’escalade de la guerre en Iran et des tensions mondiales.


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    Si les manifestations publiques de foi sont monnaie courante dans la vie politique américaine, le chef du Pentagone va souvent plus loin que les simples invocations à la bénédiction divine. La semaine dernière, il a appelé les Américains à prier pour les militaires «au nom de Jésus-Christ», une formule qu’il a de nouveau employée mercredi.

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