Category: Économie

Les dernières nouvelles économiques, la bourse, les entreprises et les finances décryptées par News 24.

  • Porté par le boom du collagène, le toulousain Novoma dope sa production

    Porté par le boom du collagène, le toulousain Novoma dope sa production

    Une croissance fulgurante. Depuis sa création en 2012, la société toulousaine Novoma ne cesse de poursuivre sa montée en puissance. Fondée par Lucas Pinos et Alexandre Garnier, alors tout juste âgé de 18 ans, la marque spécialisée dans les compléments alimentaires naturels, est née d’une prise de conscience : « Nous avons fait le constat de l’importance grandissante de la nutrition et de la santé auprès des consommateurs », se souviennent les deux amis. « Seulement 10% des Français se considèrent en bonne santé, c’est très peu. 40% souffrent principalement de fatigue, de stress et de troubles du sommeil. 75% présentent une carence en magnésium », rappellent les entrepreneurs.

    Emballement depuis le Covid

    Fort de ce constat, Novoma investit le marché des compléments alimentaires bien-être, beauté et sport, avec aujourd’hui près de cinquante références proposées au sein de la gamme. «Le Covid a généré un emballement avec une démocratisation de l’usage des compléments alimentaires. Quand on a commencé, ces produits intéressaient moins les jeunes, alors qu’ils étaient plus répandus chez les marchands anglo-saxons », analyse Alexandre Garnier.

    C’est aussi à cette période que la marque se concentre sur un produit devenu phare : le collagène. L’ingrédient anti-âge, aidant à réduire les signes du vieillissement, connaît un succès commercial fulgurant dans le monde entier. La stratégie est payante pour Novoma qui voit son collagène marin régulièrement en tête des ventes sur le site de son principal distributeur, Amazon.

    Le collagène marin de Novoma est notamment distribué sur Amazon. (Crédits : Rémi Benoit)

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  • Le paysage des caves coopératives se redessine à petites touches dans le Sud-Ouest

    Le paysage des caves coopératives se redessine à petites touches dans le Sud-Ouest

    Face à la crise du vin, les caves et unions de caves n’auront pas d’autre choix que de se restructurer pour assurer leur survie. C’est la conclusion de l’audit sur la santé de la moitié des caves coopératives néo-aquitaines dévoilé début 2026. Deux mois plus tard, deux regroupements viennent d’être officialisés, à commencer par la fusion entre La Girondaise (20 adhérents en Gironde) et Les Marmandais (78 adhérents en Lot-et-Garonne).

    La réflexion a débuté l’année dernière et la vinification a été mutualisée dès 2025. « Nous essayons d’avoir une vision à deux ou trois ans, ce qui n’est pas simple compte tenu du contexte, mais nous l’avons fait », explique Sébastien Laffargue, président de la cave Les Marmandais. C’est La Girondaise qui a fait le premier pas, alors que ses surfaces viticoles étaient en baisse avec les plans d’arrachage successifs. « Elle allait tomber à 200 hectares, sauf que son outil est dimensionné pour 600. De notre côté, nous avons un outil calibré pour 1 000 hectares et nous tomberons à 850 », explique Sébastien Laffargue. « Cette fusion ne vise donc pas à sauver une cave mais deux ! »

    « Si nous nous regroupons, c’est pour faire des économies » mais c’est aussi l’occasion d’élargir la gamme de vins à l’international. « Il est toujours plus intéressant d’avoir un catalogue multi-appellations avec du Bordeaux et du Marmandais que de partir seul. Or nous n’avions presque plus de Bordeaux », poursuit le vigneron.

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  • Crise du logement : le ministre Vincent Jeanbrun interpellé sur la politique de zéro artificialisation nette

    Crise du logement : le ministre Vincent Jeanbrun interpellé sur la politique de zéro artificialisation nette

    Le ZAN, pour zéro artificialisation nette (ZAN) des sols, qui vise à réduire de moitié la consommation foncière d’ici à 2031, puis à la neutraliser d’ici à 2050, continue de semer la zizanie au Parlement. Après une commission mixte paritaire Assemblée-Sénat conclusive mi-janvier sur le projet de loi de simplification de la vie économique, en attente d’un vote définitif dans les deux chambres, et une suppression du dispositif inscrite au programme présidentiel du Rassemblement national, le groupe Libertés, indépendants, Outre-mer et territoire (Liot) du Palais-Bourbon remet le sujet sur la table.

    Le député de la 15ᵉ circonscription du Nord, Jean-Pierre Bataille, interrogera, en effet ce mercredi, le ministre du Logement Vincent Jeanbrun, sur ce sujet lors de la séance des questions au gouvernement. Tout en saluant le plan « ambitieux » de 2 millions de logements d’ici à 2030 annoncé le 26 janvier par le Premier ministre Sébastien Lecornu, le parlementaire pointera « des interrogations sur l’adéquation des plans locaux d’urbanisme intercommunaux (PLUi) avec ces objectifs au regard du ZAN ».

    Sur le terrain, les nouveaux élus locaux seront confrontés « à une lourde tâche », poursuivra le député nordiste, à savoir « concilier des objectifs, à première vue, peu compatibles », comme la protection des terres agricoles, la préservation de la biodiversité et la maîtrise de l’étalement urbain, tout en soutenant la construction de nouveaux logements adaptés aux besoins des populations.

    Sans oublier l’ex-rapporteur général du budget, Charles de Courson, à l’origine du statut du bailleur privé pour relancer l’investissement locatif dans l’immobilier, et la députée du Loiret, Constance de Pélichy, co-rapporteure d’une mission d’information sur l’articulation des politiques publiques ayant un impact sur la lutte contre l’artificialisation des sols et coautrice, dans la foulée, d’un texte transpartisan sur la sobriété foncière.

    Le groupe Liot est également à l’origine du débat du 28 avril prochain sur la politique du logement et, selon toute vraisemblance, devrait déposer une proposition de loi sur le sujet lors de sa niche parlementaire du 15 mai.

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  • 🔴 Proposition des États-Unis à l’Iran, SpaceX en Bourse, fin de l’IA vidéo d’OpenAI… L’essentiel de l’actualité ce mercredi 25 mars

    🔴 Proposition des États-Unis à l’Iran, SpaceX en Bourse, fin de l’IA vidéo d’OpenAI… L’essentiel de l’actualité ce mercredi 25 mars

    Bonjour à tous, nous sommes le mercredi 25 mars 2026. Bienvenue dans l’Essentiel de La TribuneÀ la Une de l’actualité ce matin, les États-Unis ont envoyé un plan de paix à l’Iran. Pendant ce temps, SpaceX devrait déposer son dossier d’introduction en Bourse dans les prochains jours. Enfin, OpenAI a annoncé la fin de son IA de production de vidéos Sora.

    📍Washington fait passer un plan en 15 points à Téhéran pour mettre fin à la guerre

    Selon plusieurs médias, les États-Unis ont fait passer à l’Iran un plan en 15 points pour tenter de mettre fin au conflit/ Ils demandent par exemple à Téhéran de remettre tout le combustible nucléaire enrichi dont il dispose ou de laisser le détroit d’Ormuz ouvert.

    Selon trois sources non identifiées citées par Channel 12, les négociateurs américains – l’envoyé spécial Steve Witkoff ou le gendre de Donald Trump Jared Kushner -, proposent un cessez-le-feu d’un mois, le temps que les autorités iraniennes étudient leurs demandes.

    👉 Lisez aussi : Délit d’initié ? Un pic d’échanges suspect sur le marché pétrolier juste avant l’annonce de Trump sur l’Iran

    📍Le cours du pétrole redescend face à l’espoir d’un déblocage du détroit d’Ormuz

    Les cours du pétrole est retombé cette nuit après l’annonce du déblocage par l’Iran du détroit d’Ormuz pour les navires jugés « non hostiles » et la transmission d’un plan de paix à Téhéran par Donald Trump pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

    Vers 03H10 en France, le Brent de la mer du Nord, référence du marché pétrolier mondial, reculait de 6,3 % à 97,90 dollars le baril, redescendant sous les 100 dollars. La référence américaine – le baril de West Texas Intermediate (WTI) – perdait pour sa part 5,2 % à 87,52 dollars.

    📍ArcelorMittal: la CGT conteste le plan social devant le tribunal

    La CGT ArcelorMittal Dunkerque tente ce mercredi de faire annuler par la justice administrative le plan social prévoyant 608 suppressions de postes en France, validé fin 2025.

    « On veut faire annuler le PSE, tout simplement », a déclaré à à l’AFP, Gaëtan Lecocq, délégué CGT à Dunkerque, pour qui ce plan « n’est pas justifié ».

    Le géant de la sidérurgie avait annoncé en avril 2025 la suppression de 378 emplois, du fait de postes déjà vacants. Ce chiffre a été ramené à 224 emplois fin 2025, en raison de réorganisations et de reclassements anticipés.

    📍OpenAI ferme son application vidéo Sora 

    OpenAI a annoncé mardi soir la fermeture de Sora, son réseau social de vidéos courtes générées par IA, six mois seulement après son lancement marqué par un vif engouement.

    Cette clôture de Sora acte la fin de l’un des produits grand public d’intelligence artificielle les plus médiatisés de l’an dernier, au moment où la maison-mère de ChatGPT resserre son focus sur les outils de codage et de productivité, créneau sur lequel son rival Anthropic grignote de plus en plus de terrain.

    📍Le Sénat réfléchit à encadrer les loyers commerciaux

    Le Sénat va étudier ce mercredi une proposition de loi visant à soutenir les commerces de proximité, notamment en encadrant les loyers commerciaux, déposée par la sénatrice socialiste Audrey Linkenheld. L’objectif est d’en limiter l’augmentation dans les zones urbaines à forte pression, comme c’est déjà le cas pour les loyers d’habitation dans certains secteurs tendus, souligne l’élue du Nord.

    « Ces mesures visent à revitaliser les centres-villes, protéger les emplois liés au commerce et soutenir la transition écologique en réduisant les déplacements liés à l’achat de produits de première nécessité », justifie l’exposé des motifs.

    📅​ L’agenda éco du jour
    09h30 | France – Conférence de presse annuelle de France Assureurs
    09h30 | France – Examen en commission de la proposition de loi sur l’interdiction des réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans
    09h45 | BCE: discours de la présidente Christine Lagarde lors d’une conférence annuelle sur la BCE et ses observateurs
    10h00 | Allemagne – Indice du climat des affaires – Mars – IFO
    10h|15 | France – Conférence presse de présentation par la Banque de France des « Projections macroéconomiques – Mars 2026 »
    11h00 | Actualisation de la Banque du Portugal de ses prévisions économiques à l’horizon 2028
    11h30 | France – Rapport public annuel 2026 de la Cour des comptes et des chambres régionales et territoriales des comptes (CRTC)
    16h10 | Etats-Unis – Prise de parole du gouverneur de la Fed Stephen Miran
    16h30 | France – Proposition de loi visant à soutenir et valoriser les commerces de proximité
    17h30 | France – Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE): audition de Roland Lescure et de Maud Bregeon, devant la commission des finances et la commission du développement durable de l’Assemblée nationale
    18h00 | France – Proposition de loi visant à encadrer l’implantation des centres de données sur le territoire français
    Ce jour | Royaume-Uni – Inflation en février
    Jusqu’au 27 mars : Chine – Salon des semi-conducteurs SEMICON CHINA
    📊 Résultats d’entreprises
    Bel: résultats annuels 2025
    Showroomprive : résultats annuels 2025

    (Veille réalisée avec AFP et Reuters)

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  • « Je veux faire de Barilla le leader des pâtes et des sauces en France »

    « Je veux faire de Barilla le leader des pâtes et des sauces en France »

    La gastronomie italienne, cela fait plus de 30 ans qu’elle lui colle à la peau. Depuis son premier job et sa première expérience à l’étranger, notamment, au début des années 1990. C’est à ce moment, à Rome, que Frédéric Bodereau, le nouveau président « Europe de l’Ouest » de Barilla depuis le 4 février, raconte avoir découvert que les pâtes, ce n’étaient pas que les coquillettes au beurre de son enfance franco-française. Et qu’elles pouvaient être sublimées par des légumes du Sud quasi exotiques à ses yeux, tels que les aubergines ou les courgettes. C’est aussi pendant cette année et demie qu’il découvre, comme consommateur, l’histoire et le poids local de Barilla en Italie, et qu’il commence à caresser l’idée d’y travailler un jour.

    Le rêve se concrétise cinq ans plus tard, lorsqu’il entre dans la filiale française de Barilla comme contrôleur financier, pour ensuite gravir les divers échelons de la multinationale, d’abord comme directeur financier, puis, depuis 2018, comme directeur général du Benelux. Désormais à la tête aussi du marché français – le deuxième du groupe après l’Italie –, Frédéric Bodereau ne cache pas l’ampleur de son ambition : dépasser dans l’Hexagone la position de challenger dans laquelle Barilla est coincé depuis 50 ans, et y devenir le leader des pâtes et des sauces qu’il est déjà au niveau mondial. 

    « Notre objectif est de faire croître de nouvelles catégories »

    « En trois ou quatre ans, c’est possible », estime Frédéric Bodereau, en s’appuyant sur les récents succès de la marque italienne, dont « l’écart avec le leader du marché des sauces (Panzani, ndlr) est passé de 21 points à moins de 5 en 10 ans ». Pour y arriver, Barilla mise sur l’appétence des Français pour la cuisine italienne, qui dans son ensemble génère 3,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires par an, et dont le groupe soigne son image d’«ambassadeur». Mais aussi sur le développement permanent de nouveaux produits, afin de conquérir de nouveaux consommateurs. « Plutôt que de redistribuer les parts du marché, notre objectif est de faire croître nos catégories », explique Frédéric Bodereau.

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  • Taxation du patrimoine : les enjeux d’une commission d’enquête cruciale sur les inégalités fiscales

    Taxation du patrimoine : les enjeux d’une commission d’enquête cruciale sur les inégalités fiscales

    Le nouveau ministre du Budget David Amiel va devoir affronter une nouvelle salve de questions au Parlement. Alors que les travaux sur le budget 2027 ont déjà démarré, l’ancien rapporteur du budget, Charles de Courson (LIOT), doit attaquer une série d’auditions brûlantes cette semaine en commission des Finances. Objectif ? Faire la lumière sur la taxation des plus riches.

    La Commission d’enquête, présidée par Jean-Paul Mattei (MoDem), doit plancher plus précisément sur « l’imposition des plus hauts patrimoines et des revenus les plus élevés et leur contribution au financement des services publics ». En début d’année, l’ex-ministre de l’Économie, Eric Lombard, avait relancé la controverse sur la taxation des plus riches en affirmant que « plusieurs milliers de millionnaires » ne payaient pas d’impôt sur le revenu. À Matignon, la commission devrait être scrutée à la loupe alors que Sébastien Lecornu doit présider une réunion vendredi matin à Bercy sur le déficit public de 2025.

    Auditions : un casting hétéroclite 

    Prévue pour durer environ quatre mois, la Commission d’enquête espère rendre ses conclusions « à la mi-juillet », détaille Estelle Mercier, députée socialiste et vice-présidente de cette investigation. Pour l’instant, la première audition prévue ce mercredi 25 mars doit concerner Patrick Lefas, vice-président du Conseil des prélèvements obligatoires (CPO) et président de l’association Transparency International en France. Sont également convoqués des représentants de la Banque de France (Xavier Lebrun), de l’Insee (Fabrice Langlart), de la DGFIP (Amélie Verdier) ou encore des économistes (Camille Landais).

    Le trou noir de la fiscalité sur le patrimoine et la fortune

    De l’avis de plusieurs parlementaires spécialistes des questions budgétaires, la fin de l’impôt sur la fortune décidée en 2017 par Emmanuel Macron a privé Bercy d’informations cruciales sur le patrimoine financier des plus riches. « Il y a clairement un enjeu de transparence de cette commission », explique Estelle Mercier. En France, « le système fiscal est très fragmenté », regrette la députée.

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  • La Nasa abandonne Gateway et mise 20 milliards sur une base lunaire

    La Nasa abandonne Gateway et mise 20 milliards sur une base lunaire

    La Nasa a annoncé la suspension de son projet de station spatiale en orbite autour de la Lune, Lunar Gateway, afin de concentrer ses efforts sur la construction d’une base sur le sol lunaire. Le projet, d’un coût de 20 milliards de dollars (17,26 milliards d’euros), sera déployé au cours des sept prochaines années.

    « Nous suspendons le projet Gateway sous sa forme actuelle et concentrons sur la mise en place d’une infrastructure permettant d’assurer une présence durable à la surface de la Lune », a déclaré Jared Isaacman, nouveau directeur de l’agence spatiale américaine, lors d’un événement organisé à Washington.

    Cette réorientation vise à rediriger ressources et efforts vers le pôle sud lunaire, jugé stratégique en raison de la présence d’eau sous forme de glace. « La base lunaire ne verra pas le jour du jour au lendemain. Nous investirons environ 20 milliards de dollars au cours des sept prochaines années et la construirons au fil de dizaines de missions, en collaboration avec des partenaires commerciaux et internationaux », a précisé Jared Isaacman.

    La station Gateway, en grande partie développée par les sous-traitants Northrop Grumman et Lanteris, devait servir de plateforme scientifique et de point de transfert pour de futures missions lunaires et martiennes. Mais les retards répétés et les surcoûts avaient déjà mis le projet sous pression, d’autant plus que la Chine poursuit également ses ambitions lunaires.

    « Bien que cela reste pertinent pour les futurs objectifs d’exploration, cela n’est pas indispensable pour atteindre nos objectifs principaux », a souligné Carlos Garcia-Galan, directeur adjoint du programme Gateway à la Nasa. La question de l’utilisation des composants déjà construits — certains fournis par l’ESA et la JAXA — se pose désormais. « Malgré les difficultés rencontrées avec certains équipements existants, (la Nasa) remploiera le matériel utilisable et s’appuiera sur les engagements des partenaires internationaux pour soutenir » les autres objectifs d’Artémis, a assuré le directeur de l’agence.

    Selon le calendrier annoncé, la construction de la base lunaire commencera en 2029 et la station pourrait être occupée de manière semi-permanente à partir de 2032. Les premiers astronautes devraient fouler le sol lunaire dès 2028, sous réserve du succès de la mission Artémis 2, qui doit décoller de Floride au plus tôt le 1er avril.

    Cette réorientation marque un tournant stratégique pour le programme Artemis, qui vise à établir une présence humaine durable sur la Lune et à préparer de futures missions martiennes, tout en rationalisant les coûts et les ambitions de l’agence face à la concurrence internationale.

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  • Tensions au Moyen-Orient : l’impact sur les vols privés se fait sentir jusque dans l’Ouest de la France

    Tensions au Moyen-Orient : l’impact sur les vols privés se fait sentir jusque dans l’Ouest de la France

    Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, la hausse du carburant pèse lourdement sur l’économie des vols privés. « Selon la durée du vol, la part carburant représente désormais entre 20 % et 30 % du coût d’un affrètement alors que les prix ont doublé dans certaines régions », illustre Rémi Aubin, directeur de LunaGroup Charter présent de manière régulière dans la région nantaise où l’entreprise opère environ 10 % de son activité nationale grâce à des affrètements fréquents pour les clubs sportifs, agences de voyages et opérateurs touristiques. Cette inflation mécanique entraîne « une hausse incompressible de 10 % sur tous les voyages en avion », directement liée au prix du kérosène.

    Chez Salaün, qui ne réalise plus d’affrètements mais achète des « blocs sièges » auprès des compagnies (Air France, Transavia, EasyJet, Volotea, etc.), la hausse est également tangible.

    « Nous sommes obligés de répercuter des suppléments carburant à nos clients, de l’ordre de 20 à 50 euros selon les distances », confirme Luc Le Saos, directeur de production chez Salaün.

    Ce groupe familial breton, solidement implanté dans l’Ouest, dispose d’une présence historique en Bretagne et en Pays de la Loire, avec notamment sept agences de voyages en Loire-Atlantique, qui constitue pour l’entreprise son deuxième aéroport de départ en volume, juste après Paris. Comme l’explique Salaün à La Tribune, le groupe réalise environ 20 % de ses départs depuis Nantes. « Si les clients acceptent généralement ces hausses, c’est parce qu’ils observent eux-mêmes l’augmentation des prix à la pompe. »

    Des demandes last minute en forte croissance

    Autre conséquence directe du contexte géopolitique : la multiplication des demandes urgentes. « Lors du déclenchement du conflit, nous avons enregistré 600 demandes en une semaine, un volume inédit depuis le Covid », pointe Rémi Aubin. Ces sollicitations proviennent d’entreprises internationales préparant des plans d’évacuation, de passagers ne souhaitant plus transiter par les hubs du Golfe ou encore d’agences de voyages et tour-opérateurs en recherche d’alternatives rapides. En revanche, cette pression ne se ressent pas uniformément. Elle touche surtout les grands hubs européens (Paris, Athènes, Istanbul). « Ce n’est pas spécifique aux Pays de la Loire », précise-t-il.

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  • Délit d’initié ? Un pic d’échanges suspect sur le marché pétrolier juste avant l’annonce de Trump sur l’Iran

    Délit d’initié ? Un pic d’échanges suspect sur le marché pétrolier juste avant l’annonce de Trump sur l’Iran

    Y a-t-il eu délit d’initié avant les propos de Trump lundi ? Des milliers de contrats, un volume supérieur à la normale, ont été échangés pendant deux minutes sur le marché pétrolier ce 23 mars, un quart d’heure avant l’annonce surprise par le président américain de discussions avec l’Iran, qui avait brusquement fait chuter les cours, écrivent ce mardi le Financial Times et Bloomberg. Les deux titres se basent l’un et l’autre sur une analyse des données financières de Bloomberg.

    Selon le FT, le volume engagé pendant ces deux minutes, entre 11 h 49 et 11 h 50 heure française, s’élève à 580 millions de dollars, Bloomberg évoquant pour sa part 650 millions de dollars. Selon l’agence de presse financière américaine, « au moins 6 millions de barils de Brent et de West Texas Intermediate » ont été échangés pendant ces deux minutes, alors que la moyenne pour la même plage horaire lors des cinq séances précédentes était d’environ 700 000 barils.

    Un timing frappant

    Environ un quart d’heure plus tard, vers midi à Paris, une publication de Donald Trump sur son réseau Truth Social évoquant des discussions avec l’Iran pour désamorcer la crise avait violemment fait plonger les cours du baril de brut de plus de 14 %.

    « L’histoire serait incompréhensible s’il n’existait pas une explication évidente : une personne proche de Trump était au courant de ses intentions et a exploité cette information privilégiée pour réaliser des profits considérables et immédiats », avance l’économiste américain Paul Krugman ce mardi. « Lorsque des dirigeants d’une entreprise ou leurs proches exploitent des informations confidentielles à des fins d’enrichissement personnel, il s’agit de délit d’initié, illégal », affirme le prix Nobel d’économie de 2008.

    « Ce ne serait pas la première fois qu’un tel incident se produit sous la présidence de Trump », souligne l’économiste. « Des mouvements importants et suspects avaient déjà été observés sur le marché de prédiction Polymarket avant les précédentes attaques contre l’Iran et le Venezuela », rappelle Paul Krugman.

    « Ce qui frappe ici, ce n’est pas seulement le volume des transactions, mais le timing. Les traders ne sont pas devins. Lorsqu’un positionnement change quelques minutes avant une annonce qui fait bouger les marchés, cela signifie généralement que quelqu’un agit sur la base de ce que j’appellerais des informations officieuses ou des renseignements venus du Moyen-Orient », estime pour sa part Stephen Innes, analyste de SPI Asset Management, interrogé par l’AFP.

    L’hypothèse d’« un grand producteur se couvrant sur le marché »

    « Le marché pétrolier est un milieu extrêmement fermé. Il ne s’agit pas seulement de traders qui spéculent sur les prix ; c’est un écosystème étroitement interconnecté d’acteurs physiques, de raffineurs, d’armateurs et de gouvernements, qui opèrent tous au sein de canaux d’information imbriqués », souligne-t-il.

    L’analyste n’exclut cependant pas que ces mouvements puissent être ceux d’« un grand producteur se couvrant sur le marché » contre une baisse soudaine des cours, alors que les prix ont augmenté de plus de 40 % depuis le début de la guerre.

    Quelques heures après la publication de Donald Trump, le président du Parlement iranien Mohammad Bagher Ghalibaf avait démenti sur X toute négociation avec les États-Unis, évoquant « de fausses informations » destinées à « manipuler les marchés financiers et pétroliers et sortir du bourbier dans lequel les États-Unis et Israël sont enlisés ».

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  • Voiture en ville, projet de méga-tunnel… Ce que peut changer la bascule de la Métropole à Lyon

    Voiture en ville, projet de méga-tunnel… Ce que peut changer la bascule de la Métropole à Lyon

    Après des mois d’une campagne en duo avec Jean-Michel Aulas qui a lancé le premier son projet de méga tunnel sous Fourvière – compétence incombant pourtant à la Métropole -, Véronique Sarselli devrait accéder ce jeudi à la direction du Grand Lyon. Un ultime vote des 150 conseillers métropolitains élus doit avoir lieu pour installer Véronique Sarselli aux commandes du Grand Lyon. Une fois présidente, celle-ci prévoit déjà de demander à l’ancien patron de l’OL de devenir son premier vice-président au Grand Lyon. Main tendue que Jean-Michel Aulas semble avoir accepté, selon l’AFP. 

    Les candidats Coeur Lyonnais (pour la ville) et Grand Coeur Lyonnais (métropole) ont fait front commun face à l’union de la gauche et des écologistes, présentant une vision assez éloignée de celle promue ses six dernières années. Plusieurs projets déjà actés ou en cours de développement pourraient potentiellement faire les frais de cette bascule politique, notamment les mobilités et l’urbanisme. 

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