Category: Économie

Les dernières nouvelles économiques, la bourse, les entreprises et les finances décryptées par News 24.

  • Vencorex : la mobilisation de la dernière chance

    Vencorex : la mobilisation de la dernière chance

    « Pour Vencorex, l’histoire n’est pas finie, l’histoire continue », a lancé Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, ce jeudi 26 mars, à l’issue d’une journée forte de rebondissements, marquée par la visite du ministre de l’Industrie, Sébastien Martin en Isère, à l’occasion notamment des Assises du Made In France, organisée par le syndicat.

    Le projet Exalia, de reprise partielle du chimiste isérois Vencorex, était dans tous les esprits, au lendemain du couperet lâché par le tribunal des affaires économiques de Lyon, retoquant les porteurs de ce projet, au profit, entre autres, d’un ferrailleur.

    « Cela a représenté un énorme coup de massue sur la tête », résume Christophe Ferrari, président de la Métropole de Grenoble et maire de Pont-de-Claix, très impliqué dans le dossier depuis le début.

    « On ne peut pas se satisfaire de cette décision »

    Passé l’abattement de la veille, les porteurs du projet Exalia ont fait savoir tout au long de la journée qu’ils ne baisseront pas les bras : « Ils ne lâcheront rien ». Ainsi, l’industriel grenoblois, président du CIC Orio, Olivier Six, et Séverine Dejoux, ancienne de Vencorex et représentante CGT, ont notamment pu rencontrer le ministre Sébastien Martin pour évoquer les recours potentiels et les autres pistes pour faire naître coûte que coûte le projet.

    « On ne peut pas se satisfaire de cette décision », appuie ainsi Séverine Dejoux, soutenue par de nombreux élus locaux ayant également fait le déplacement, à l’image du sénateur Guillaume Gontard ou des députées Marie-Noëlle Battistel, Sandrine Nosbé et Elisa Martin.

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  • OPINION. « FCAS : pas de puissance sans architecture »

    OPINION. « FCAS : pas de puissance sans architecture »

    Par Véronique Chabourine, analyste stratégique

    Régulièrement au cœur des tensions industrielles et politiques ces dernières semaines, le programme de système de combat aérien du futur (FCAS) illustre les difficultés persistantes de la coopération européenne en matière de défense. Faute d’accord entre la France et l’Allemagne, une décision pourtant attendue a été récemment reportée à la mi-avril, prolongeant l’incertitude autour de ce projet stratégique. Lancé en 2017 par la France, l’Allemagne et l’Espagne, le FCAS, destiné à remplacer à l’horizon 2040 les Rafale et Eurofighter, se heurte à des désaccords entre Dassault Aviation et Airbus, mais aussi à des divergences plus larges entre États partenaires. À première vue, il pourrait ne s’agir que d’un différend classique sur la répartition des responsabilités. En réalité, le FCAS met en lumière un décalage entre les ambitions européennes et leur capacité à se traduire en programmes de défense cohérent.

    Le FCAS s’inscrit dans une dynamique plus large : celle d’une Union européenne qui cherche, dans le contexte géopolitique actuel, non pas à supprimer mais à rééquilibrer ses dépendances stratégiques et à renforcer son autonomie en matière de défense. Les États membres ont engagé une hausse significative de leurs budgets de défense, que l’Union européenne cherche à accompagner et à coordonner à travers le plan ReArm Europe, désormais décliné dans l’initiative Readiness 2030. Cette initiative témoigne d’une prise de conscience croissante des enjeux industriels et capacitaires. Mais elle demeure fondée sur une logique d’incitation et de coordination, là où la construction d’une puissance de défense suppose des mécanismes d’arbitrage, de standardisation et de structuration industrielle aujourd’hui encore absents. Cette ambition se heurte à une limite structurelle : la défense ne relève pas historiquement des compétences intégrées de l’UE et reste largement dominée par des logiques nationales. Or, construire une capacité de  puissance ne consiste pas seulement à augmenter les budgets. Cela suppose de définir en amont une véritable architecture de puissance, articulant gouvernance politique, coordination industrielle et standards de production. C’est précisément cette architecture qui fait aujourd’hui défaut. Le blocage du FCAS n’est pas tant un désaccord conjoncturel qu’une conséquence de l’absence d’un cadre structurant organisant en amont les conditions de la coopération. Faute d’un cadre politique clair définissant les responsabilités, les chaînes de valeur et les standards de production, les divergences industrielles ne font que refléter des arbitrages stratégiques non résolus. Cette fragmentation est objectivée par les données. Selon le rapport 2024 du Coordinated Annual Review on Defence (CARD), moins de 10 % des investissements de défense en Europe sont réalisés dans un cadre coopératif, tandis que l’UE exploite plus de 150 systèmes d’armement majeurs, contre moins de 30 aux États-Unis. Dans ce contexte, les initiatives de montée en puissance budgétaire, notamment dans le cadre de Readiness 2030 risquent de produire des effets limités si elles ne s’accompagnent pas d’une transformation des modes de production. Les orientations récentes de l’OTAN, notamment à travers le Defence Production Action Plan, confirment ce diagnostic : la capacité à produire et à livrer des capacités militaires repose désormais moins sur le niveau d’investissement que sur la capacité à mutualiser la demande, à standardiser les équipements et à coordonner l’effort de production.

    Dassault et Airbus disposent des capacités nécessaires pour structurer des segments industriels critiques, mais cette contribution ne peut devenir un levier de puissance — notamment dans la consolidation de chokepoints européens — qu’à condition d’être organisée en amont dans une architecture politique et industrielle cohérente.

    Le FCAS met en lumière une limite structurante : la défense européenne ne peut franchir un cap sans un accord politique préalable clairement assumé. Il ne s’agit pas de déléguer la défense des États à l’Union européenne, mais d’identifier un nombre limité de capacités critiques, de définir des priorités industrielles communes et d’organiser, pour ces segments, une feuille de route en matière de production et d’allocation des responsabilités.

    • European Commission, ReArm Europe / Readiness 2030 Initiative, 2024–2025.
    •  European Commission, European Defence Industrial Strategy (EDIS), 2024.
    •  European Defence Agency, Coordinated Annual Review on Defence (CARD) 2024 Report, 2024.
    •  European Commission / European Defence Agency, Joint Communication on Defence Investment Gaps, 2022.
    •  European Commission, Joint Communication on Defence Investment Gaps, 2022
    •  NATO, Defence Production Action Plan, adopted at the Vilnius Summit, 2023.

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  • Pierre Ippolito, le nouveau monsieur Économie d’Eric Ciotti

    Pierre Ippolito, le nouveau monsieur Économie d’Eric Ciotti

    On ne peut pas dire qu’il soit tombé dans la politique depuis tout petit. Il s’en est même tenu très longtemps éloigné. Son univers, c’est bien davantage le monde économique, qu’il connaît par cœur, par atavisme d’abord – son père et son oncle ont été juges au tribunal de commerce et il dirige l’ETI familiale, le Groupe Ippolito – et parce qu’il a été de 2022 à 2025 le président de l’Union pour les entreprises 06, qui rassemble dans les Alpes-Maritimes Medef et CPME. A l’époque de son mandat de président du syndicat patronal, Pierre Ippolito avait clairement revendiqué son indépendance vis-à-vis du monde politique, estimant qu’il était de son rôle de rester neutre et centré sur les besoins des TPE et PME du territoire. Une façon, sans ambages, de délimiter les contours de chacun…  

    C’est dire si son ralliement à Eric Ciotti en plein milieu de la campagne des Municipales a sonné comme un coup de tonnerre, aussi surprenant que soudain, et qu’il a constitué, clairement, un tournant de celle-ci.

    Élu ce 27 mars quatrième adjoint en charge des entreprises, du commerce, du développement économique et de l’enseignement supérieur, Pierre Ippolito, qui est très écouté des patrons, va donc désormais pouvoir apporter sa vision, son expertise et surtout son expérience. Pendant la campagne, il avait réussi à réunir plus de 130 dirigeants pour une réunion en présence d’Eric Ciotti centrée sur les desiderata, manques et besoins des chefs d’entreprises, pour identifier avec eux les solutions qui conviennent. Il en était ressorti un certain nombre de mesures souhaitées dont la création d’un guichet unique, d’un groupe de travail dédié à la simplification administrative, mais aussi la mise en place d’un environnement fiscal plus attractif. Demandée – et on sait qu’elle est d’ores et déjà obtenue – la baisse de 19,2% de la taxe foncière – du même montant que la hausse décidée par Christian Estrosi en 2023 – sera même le tout premier geste du maire de Nice, dès le mois d’avril a-t-il promis.

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  • Eolien flottant : BW Ideol mobilise 126 millions d’euros auprès de l’Etat français et de l’Union Européenne

    Eolien flottant : BW Ideol mobilise 126 millions d’euros auprès de l’Etat français et de l’Union Européenne

    À l’heure où les tensions géopolitiques menacent les approvisionnements en gaz, pétrole et carburant, démontrant la dépendance de la France à ces diverses sources, les enjeux de souveraineté nationale sont plus que jamais d’actualité. Et c’est bien dans cet objectif que s’inscrit BW Ideol, concepteur de fondations flottantes implanté à La Ciotat, près de Marseille.

    Outre sa participation à deux projets de fermes pilotes d’une puissance entre 25MW et 30MW – Eolmed, en Occitanie aux côtés de Qair et Méditerranée Grand Large au large du golde de Fos aux côtés d’EDF Power Solutions et Maple Power, la PME travaille sur l’implantation d’une usine dénommée Fos3F consacrée à la fabrication de flotteurs en béton à Fos-sur-Mer pour l’écosystème de l’éolien flottant qui s’y structure. En accueillant le cimentier Holcim comme actionnaire minoritaire en janvier dernier, l’entreprise avait d’ailleurs conforté sa volonté de franchir une nouvelle étape du processus d’industrialisation. « Notre projet est de transformer ces projets d’éolien flottant en mer en source de production d’énergie, mais également la création d’une nouvelle filière industrielle, d’à peu près 1 200 emplois et la mise en valeur du local pour l’approvisionnement en béton par exemple », détaillait alors Paul de la Guérivière, président de BW Ideol, à La Tribune. A partir de 2029-2030, ce sont trente fondations flottantes par an qui devraient ainsi être produites, soit l’équivalent d’entre 500 et 600 MW produits par an. Une ligne de fabrication qui devait desservir non seulement le marché européen, mais également le marché méditerranéen de manière « un peu plus large qui inclut principalement l’Italie, un petit peu l’Espagne et potentiellement la Grèce ». Par ailleurs, une deuxième ligne de fabrication est en projet dans le nord-est de l’Ecosse, à Ardersier, le pays étant un acteur majeur pour le marché de l’éolien flottant.

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  • OPINION. « Municipales, l’échec des populistes », par Alain Cluzet, docteur en urbanisme

    OPINION. « Municipales, l’échec des populistes », par Alain Cluzet, docteur en urbanisme

    Aux dernières élections présidentielles, le vote populiste avait représenté 52% des votes exprimés si on comptabilise Le Pen, Zemmour et à l’opposé, Mélenchon. Mais aux municipales ces deux pôles sont très loin de ces scores, ayant d’ailleurs renoncé à se présenter dans la grande majorité des communes. Le RN n’a déposé que 650 listes (sur plus de 3000 communes de plus de 3500 habitants) et a obtenu un score médian de 21% alors même qu’il ne s’est présenté que dans les communes qui lui sont le plus favorables.

    Un résultat d’autant plus déceptif qu’il est crédité de 35% des voix dans tous les sondages nationaux. Zemmour pour sa part n’a présenté réellement de candidats qu’à Paris. LFI de son côté a déposé 247 listes en métropole pour un vote médian de 12% dans ces communes choisies, assez loin du dernier vote connu de LFI, les 21% de Mélenchon lors de la présidentielle de 2022. Au total, les uns revendiquent le gain de 62 communes, les autres le gain d’une petite dizaine. Dérisoire pour deux partis qui prétendent un jour diriger la France.  

    Les deux se réclament ouvertement du populisme, d’un discours à forte tonalité émotionnelle, un discours simple qui s’adresse personnellement à chaque individu, au vrai peuple par-dessus tout corps intermédiaire, toutes les élites supposées incompétentes et corrompues. Le populisme se traduit par une critique frontale du pouvoir en place et procède par affichage de boucs émissaires soumis à la vindicte, les émigrés d’un côté, les patrons de l’autre. Il s’accompagne le plus souvent d’une tentation illibérale partagée avec Trump, Bolsonaro, Orban, Maduro ou Poutine. 

    Ils ne s’intéressent pas réellement aux municipales aux enjeux trop éloignés de leur objectif de rupture systémique. Mais ils sont contraints de s’y présenter pour l’effet vitrine que cela représente et pour obtenir des postes au Sénat. Leurs résultats cette année illustrent ce décalage immense entre le pragmatisme, l’adaptation au contexte local et le souci du quotidien que requiert la gestion locale et les envolées politiques hors sol de la plupart des leaders populistes. Il a déjà été démontré que plus de 80% des projets des communes et intercommunalités sont communs aux diverses majorités et largement partagés par la population. Tout ce qu’exècrent les populistes. 

    Ils ne s’intéressent pas réellement aux municipales aux enjeux trop éloignés de leur objectif de rupture systémique

    Mais les municipales sont également un révélateur du poids des villes dans la formation ou le rejet d’un vote populiste. Si les populistes de LFI sont d’abord implantés dans les villes grandes et moyennes, c’est lié à leur discours à l’adresse des habitants des quartiers sensibles et de la jeunesse très urbaine. Malgré cela, ils n’ont conquis que deux des villes de plus de 100.000 habitants (Saint-Denis et Roubaix), avec un vote moyen de 15% dans cette catégorie de villes contre près de 30 % à la présidentielle (source IFOP). 

    Quant au RN la situation est vraiment caricaturale : une seule victoire dans ces villes (Nice) et un score moyen inférieur à 15% dans ces communes alors même qu’il réalise lors du même scrutin 28% dans les communes de moins de 5000 habitants, soit près du double. Et c’est une constante dans toutes les élections, y compris nationales. Ainsi aux législatives de 2024 il a obtenu plus de 36% dans les communes de moins de 2000 habitants mais moins de moitié dans les villes de plus de 200.000 habitants. Il est donc d’autres raisons à cette disparité que le vote honteux et la difficulté à trouver des candidats. D’autant que des situations identiques existent aux Etats-Unis où Trump ne contrôle aucune des 100 principales métropoles ou dans l’Italie de Meloni qui en 2024 a perdu les municipales le même jour où elle gagnait les élections nationales. Nous en suggérons quelques-unes : 

    Le RN se nourrit de la détresse des gens, plus marquée dans les banlieues, petites villes ou néorural que dans les grandes villes qui touchent les dividendes de la globalisation et peuvent les redistribuer en emplois et services. 

    Le RN se nourrit de la détresse des gens, plus marquée dans les banlieues, petites villes ou néorural que dans les grandes villes

    L’isolement vécu dans les sociétés modernes hyper individualistes est plus facile à dépasser dans les grandes villes car elles comptent de nombreux espaces publics partagés et des politiques socio-culturelles qui permettent de se croiser autrement qu’en allant au travail et de se confronter à l’altérité. Car la peur des autres qui nourrit ce vote est d’abord la peur de l’inconnu. 

    Enfin, les villes et pas seulement les villes patrimoniales nous offrent des références culturelles communes, parfois juxtaposées, parfois confrontées mais jamais absentes, du moins jusqu’à l’uniformisation fonctionnaliste des villes de l’après-guerre. À une époque où les identités sont floutées et liquides, les grandes villes redeviennent des repères, tant d’une culture dominante que de celles des autres, de la diversité. Les villes permettent ainsi de se construire. 

    Les grandes villes sont donc un rempart contre le populisme. Mais il pourrait fonctionner plus efficacement en confiant aux métropoles la responsabilité d’une appartenance et d’un développement plus partagés avec leurs banlieues proches et lointaines. 

    auteur de « Les villes face au populisme », L’Aube 2026

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  • Finances publiques : pourquoi Lecornu maintient la pression, malgré un déficit meilleur que prévu

    Finances publiques : pourquoi Lecornu maintient la pression, malgré un déficit meilleur que prévu

    Finalement, le chiffre est meilleur qu’attendu. Le déficit public s’est établi à 5,1 % du PIB (152,5 milliards d’euros) en 2025, selon une première estimation des comptes nationaux dévoilée par l’Insee vendredi 27 mars. La loi de finances pour 2025 prévoyait, à l’origine, un déficit à 5,4 % du PIB, soit 0,3 point de PIB supplémentaire.

    Malgré cette nouvelle positive, aucun membre du gouvernement — le ministre de l’Economie Roland Lescure, le ministre de l’Action et des comptes publics David Amiel, le ministre du Travail et des Solidarités Jean-Pierre Farandou, la ministre de la Santé Stéphanie Rist — n’affichait le moindre sourire au sortir d’une réunion pilotée par le Premier ministre Sébastien Lecornu depuis Bercy vendredi matin.

    « Quand on est encore à 5,1 % de déficit, il n’y a aucune raison de se satisfaire ou de s’autocongratuler », a lâché devant la presse le locataire de Matignon, la mine grave. Alors que l’exécutif a fait de la cible de 5 % de déficit un totem pour cette année, Sébastien Lecornu a précisé sur X qu’il espérait « passer sous les 5 % en 2026 ». « Il faut continuer à réduire la dépense publique », a martelé le nouveau ministre du Budget, David Amiel, qui a pris la relève d’Amélie de Montchalin officiellement installée à la Cour des comptes depuis le 13 mars.

    La dette continue de grimper

    Si le gouvernement maintient la pression, c’est d’abord parce qu’en dépit d’un déficit un peu moins mauvais que prévu, la dette publique continue de progresser. Elle affiche 3 460,5 milliards d’euros en 2025. « Exprimée en pourcentage du PIB, la dette publique augmente à 115,6 % après 112,6 % fin 2024 et 109,5 % fin 2023 », précise l’Insee. Et ce ratio n’est pas stabilisé. Pour contenir la dette,  il faudrait revenir à un déficit de 3 % — soit pour atteindre une telle cible une centaine de milliards d’euros d’économies d’ici la fin de la décennie, selon Anthony Morlet-Lavidalie, économiste chez Rexecode.

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  • BYD, le géant automobile chinois, vacille sous le poids de sa guerre des prix

    BYD, le géant automobile chinois, vacille sous le poids de sa guerre des prix

    Les informations à retenir

    Le leader mondial peut-il sacrifier durablement sa rentabilité pour ses parts de marché ?

    • Alerte sur les marges : Le bénéfice net tombe à 4,08 milliards d’euros malgré un volume de ventes historique.

    • Saturation chinoise : Des remises massives allant jusqu’à 34% n’ont pas suffi à maintenir la croissance du chiffre d’affaires, limitée à 3,5%.

    • Pivot européen : Les ventes dans l’Union européenne ont bondi de 272,1% en septembre 2025, portant la part de marché de BYD à 1,8%, à égalité avec Tesla.

    Les résultats, publiés ce vendredi 27 mars 2026 à la Bourse de Hong Kong, marquent une rupture pour BYD. Le groupe automobile chinois affiche un bénéfice net de 32,6 milliards de yuans (4,08 milliards d’euros) pour l’exercice 2025. Ce montant recule de 19% par rapport aux 40,3 milliards de yuans de 2024. Le chiffre d’affaires plafonne à 804 milliards de yuans (101 milliards d’euros), en progression de 3,5% sur un an.

    Cette stagnation contraste avec l’exercice précédent. BYD avait alors dépassé Tesla avec 777 milliards de yuans de revenus. Le groupe reste le premier vendeur mondial de véhicules électriques avec 2,26 millions d’unités livrées en 2025. Toutefois, la rentabilité par unité s’effondre. Le champion de Shenzhen paie sa stratégie de volume au détriment de la valeur.

    Le marché chinois piégé par la surcapacité

    L’industrie chinoise du véhicule électrique connaît une crise de croissance interne. BYD, leader incontesté en Chine, a précipité cette situation par une guerre des prix frontale. Le constructeur a multiplié les promotions agressives sur vingt modèles phares pour soutenir sa production. Cette tactique a forcé la concurrence à s’aligner. Cela a créé un climat de « rivalité nuisible » selon la principale association chinoise des constructeurs automobiles en mai 2025.

    Cette agressivité tarifaire intervient alors que la confiance des ménages chinois s’érode. La normalisation des aides publiques à l’achat a également pesé sur la demande. En privilégiant les parts de marché, BYD a affaibli son intégration verticale. La maîtrise des batteries réduit les coûts, mais ne compense plus les baisses de prix radicales.

    L’intégration verticale face au défi de la rentabilité

    BYD repose sur un modèle industriel unique. Le groupe produit ses composants stratégiques pour dicter ses tarifs. Cependant, le retournement de 2025 montre les limites de ce bouclier. La croissance des ventes se maintient. Pourtant, les coûts fixes de l’outil industriel pèsent sur un chiffre d’affaires qui stagne.

    Le dilemme opérationnel est désormais critique. Pour protéger sa profitabilité, BYD devrait réduire la voilure et stabiliser ses prix. Pourtant, le groupe sature le marché pour évincer ses concurrents fragiles. Cette stratégie de la terre brûlée menace la santé financière à long terme. Le constructeur doit trouver des relais de croissance plus rentables à l’exportation.

    L’international comme soupape de sécurité

    L’Europe devient le nouvel eldorado de BYD pour restaurer ses marges. En février 2026, BYD a atteint 1,8% de part de marché dans l’Union européenne. Le constructeur dépasse ainsi Tesla pour le deuxième mois consécutif sur ce territoire.

    Sur ce marché, les prix de vente élevés offrent un bol d’air au compte de résultat. L’appétence européenne pour l’électrification porte cette dynamique. Les véhicules électriques à batterie représentent désormais 18,8% des immatriculations dans l’UE. BYD devient une alternative crédible aux constructeurs historiques et à Tesla.

    L’expansion agressive sur les marchés émergents

    BYD déploie ses pions en Asie du Sud-Est et au Moyen-Orient. Le groupe cible les flottes professionnelles pour garantir des volumes stables. En Indonésie et en Thaïlande, le constructeur développe les infrastructures de recharge avec des partenaires locaux. Il crée ainsi un écosystème captif pour ses modèles.

    Cette présence permet d’écouler la surproduction des usines chinoises. BYD se positionne comme un fournisseur de technologies de transition énergétique pour les autorités locales. Cette diversification géographique limite la dépendance au marché chinois, malgré des investissements logistiques massifs à court terme.

    Le défi des barrières protectionnistes occidentales

    L’ascension de BYD à l’international déclenche des réactions politiques majeures. L’Union européenne enquête sur les subventions des constructeurs chinois. Un relèvement des droits de douane est envisagé pour protéger l’industrie européenne.

    Ces barrières tarifaires pourraient freiner l’offensive de BYD en Europe. Le groupe doit envisager des usines sur le sol européen pour s’adapter. Cela augmenterait ses coûts de production. L’enjeu de 2026 sera de protéger les marges malgré l’expansion mondiale.

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  • OPINION. « Crises géopolitiques : le vrai risque pour les investisseurs n’est pas celui que l’on croit », par Kévin Lajus, CEO de Zeus Invest

    OPINION. « Crises géopolitiques : le vrai risque pour les investisseurs n’est pas celui que l’on croit », par Kévin Lajus, CEO de Zeus Invest

    À chaque crise géopolitique, le même réflexe s’impose : protéger, arbitrer, attendre. Guerres, tensions énergétiques, instabilité politique : l’actualité impose son tempo et installe un climat d’urgence. Les marchés corrigent, les analyses se multiplient, les scénarios se contredisent. 

    Dans ce contexte, l’investisseur est tenté d’agir vite. Trop vite. Car l’histoire financière est formelle : ce ne sont pas les crises qui détruisent le plus de valeur patrimoniale. Ce sont les décisions prises sous leur effet. 

    L’illusion du choc 

    Les marchés n’ont jamais évolué en terrain stable. Chocs pétroliers, crises monétaires, conflits internationaux : l’instabilité est une constante, pas une exception. Et pourtant, sur le long terme, une autre constante s’impose : la création de valeur. 

    Les cycles se transforment, les équilibres se déplacent, certains secteurs reculent quand d’autres émergent. Mais les marchés s’ajustent, souvent plus rapidement que ne le perçoivent les investisseurs. 

    Penser qu’une crise remet en cause cette dynamique relève souvent d’une lecture de court terme. 

    Le piège émotionnel 

    Ce qui fragilise un patrimoine n’est pas la volatilité en elle-même mais la manière dont elle est vécue. Dans les phases de tension, les mêmes comportements se répètent : vendre après une baisse, suspendre toute décision, se réfugier dans des actifs perçus comme sûrs. Ces arbitrages ont une caractéristique commune : ils interviennent au moment où la visibilité est la plus faible. 

    Ils enferment l’investisseur dans un paradoxe bien connu : sécuriser au pire moment, et revenir trop tard. En gestion de patrimoine, le coût de l’émotion est rarement immédiat : il est presque toujours durable.

    Trois erreurs structurantes 

    La première consiste à sortir des marchés pour “attendre”. Or, les phases de rebond s’amorcent précisément lorsque l’incertitude reste élevée. Les manquer altère significativement la performance à long terme. 

    La deuxième est de concentrer son patrimoine sur quelques actifs supposés protecteurs. Or, la diversification d’un portefeuille est clé pour optimiser la croissance du capital à travers les cycles. 

    La troisième est de confondre information et décision. L’actualité est continue, mouvante et souvent anxiogène. Une stratégie patrimoniale, elle, s’inscrit dans le temps long. La piloter au rythme des événements revient à la rendre incohérente. 

    Investir à contretemps… ou à contre-courant 

    Les investisseurs expérimentés ne cherchent pas à anticiper chaque crise. Ils s’attachent à maintenir une trajectoire. Vision long terme, discipline d’allocation, ajustements progressifs : ces principes simples permettent de traverser les phases de turbulence sans remettre en cause l’essentiel. 

    L’histoire offre des repères. En 1973, en pleine crise pétrolière, Warren Buffett investit dans le Washington Post, dans un environnement marqué par l’incertitude. Ce choix, à rebours du climat ambiant, deviendra l’un de ses investissements les plus marquants. 

    La volatilité ne se subit pas uniquement : elle peut aussi se lire comme une opportunité. 

    Repenser la gestion patrimoniale 

    Dans un monde durablement instable, la gestion de patrimoine change de nature. Elle ne consiste plus à sélectionner des produits mais à construire des architectures capables de résister aux cycles. Elle mobilise une lecture macroéconomique, une diversification internationale, une gestion du risque maîtrisée. 

    Surtout, elle impose une forme de pédagogie : aider à distinguer ce qui relève du bruit et ce qui relève de la stratégie. Le rôle du conseil n’est pas de prédire l’imprévisible ; il est d’organiser la résilience. 

    Prendre du recul avant d’agir 

    Avant toute décision, quelques questions simples permettent de réintroduire de la rationalité : Mon horizon d’investissement a-t-il réellement évolué ? Cette décision répond-elle à une stratégie ou à une inquiétude immédiate ? Mon allocation est-elle toujours cohérente ? Suis-je en train de réagir à une baisse ou d’anticiper une tendance durable ? Cette décision aura-t-elle encore du sens dans cinq ans ? 

    Les crises géopolitiques continueront de rythmer les marchés. Elles sont, par nature, imprévisibles. Mais elles ne constituent pas, en elles-mêmes, le principal risque pour un patrimoine. Le véritable enjeu réside ailleurs : dans la capacité à ne pas transformer une incertitude temporaire en décision durable. En matière d’investissement, le danger n’est pas la crise. C’est la réaction qu’elle provoque.

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  • À Lyon, la nouvelle présidente de la Métropole confirme la rupture avec les Écologistes

    À Lyon, la nouvelle présidente de la Métropole confirme la rupture avec les Écologistes

    Le doute n’était pas vraiment de rigueur ce 26 mars dans l’hémicycle métropolitain lyonnais au moment d’élire la nouvelle direction de la Métropole de Lyon. À l’heure des candidatures pour prendre la présidence de la collectivité aux compétences élargies (58 communes et 1,4 million d’habitants), seules deux élues se sont proposées : Véronique Sarselli, candidate de la droite et tête de liste du parti Grand Cœur Lyonnais aulassien et Fatiha Didaoui, candidate du parti Faire Mieux pour la Métropole de Lyon, La France Insoumise (LFI). 

    La droite ayant réussi à ravir 10 des 14 circonscriptions les 15 et 22 mars dernier, obtenant ainsi 92 sièges, le scrutin a été sans appel, confirmant le soutien à Véronique Sarselli qui a obtenu 91 voix, 3 pour son opposante et une pour Bruno Bernard, son prédécesseur à la tête du Grand Lyon et figure du parti EELV. 

    D’adjointe à la vie sociale à présidente du Grand Lyon 

    Née en Haute-Corse, diplômée d’économie à l’université d’Aix-Marseille, Véronique Sarselli intègre d’abord le monde de l’entreprise avant de rejoindre celui de l’enseignement en tant que professeur d’économie à l’IAE (Université Lyon 3) dès 1993. Une carrière qu’elle embrasse en parallèle de son engagement politique, qui débute quinze ans plus tard avec, en 2008, un premier mandat de maire adjointe à la vie sociale à Sainte-Foy-Lès-Lyon. Six ans plus tard, elle s’assoit dans le fauteuil de maire, un mandat renouvelé le 15 mars dernier auquel s’ajoute désormais celui de conseillère et présidente de la Métropole de Lyon.

    Candidate peu connue du grand public, elle fait campagne aux côtés de l’homme d’affaires Jean-Michel Aulas, devenant même la tête de liste de son parti pour le Grand Lyon. Celle qui se décrit comme « pragmatique » a néanmoins réussi à renverser l’exécutif en place. Fraîchement élue, la nouvelle présidente aura désormais la lourde tâche de réussir à concilier des élus et représentants des « Grands Lyonnais » aux visions très différentes sur des dossiers parfois sensibles. Ce, même si elle détient la majorité absolue avec 92 sièges sur 150. Pour l’aider dans cette tâche, elle sera épaulée dans sa mission de 25 vice-présidents, dont le 1er n’est autre que Jean-Michel Aulas, qui briguait l’Hôtel de ville remporté par le maire sortant Grégory Doucet.

    Audit, arrêt du projet TEOL: les premiers chantiers à lancer

    Dès son discours d’investiture, la nouvelle présidente a souhaité donner le ton de son mandat, s’appuyant parfois sur celui de ses prédécesseurs pour exprimer son opposition et le changement qu’elle entend opérer. 

    Parmi les premiers dossiers sur lesquels la nouvelle élue entend se pencher figure notamment le lancement d’un audit financier sur la situation financière de la collectivité « nécessaire au moment d’une alternance ». Mais également la mise en place d’une police métropolitaine des transports pour assurer la sécurité des voyageurs. Toujours dans les mobilités, Véronique Sarselli, entend également arrêter le plus tôt possible un projet d’ampleur qui a lui aussi donné lieu à de nombreux débats, celui du tramway express de l’ouest lyonnais (TEOL). 

    «Nous sommes partis dans cette campagne en étant très clair. Nous arrêterons le projet TEOL qui ne correspond à notre vision long terme de ce territoire et nous réactivons le métro E. Je rappelle que ce renoncement correspond à ce qui est sorti des urnes et notamment dans l’ouest lyonnais», insiste Véronique Sarselli. 

    Nous arrêterons le projet TEOL qui ne correspond à notre vision long terme de ce territoire et nous réactivons le métro E

    Véronique Sarselli

    Le projet tunnel XXL, symbole de la campagne aulassienne, sera lui aussi rapidement mis à l’ordre du jour de son agenda, pour de premières études. De même que l’encadrement des loyers, en place dans une partie de la ville.

    Mais la première décision officiellement prise est intervenue ce 27 mars avec la suspension du lancement des premiers travaux du projet Rive Droite prévus à partir du 30 mars. Dans le communiqué de presse envoyé, l’élue explique «vouloir engager au préalable un dialogue avec le maire de Lyon, Grégory Doucet, afin d’examiner les modalités et les implications de ce projet». 

    Une ouverture au dialogue surveillée 

    Maire avec qui une cohabitation vient donc de s’installer, le parti Grand Coeur Lyonnais réunissant un socle commun élargi de la droite allant des LR à Renaissance en passant par l’UDI et Horizons tandis que Grégory Doucet, EELV a fait campagne avec l’Union de la Gauche (PS, Place publique, PC au premier tour). 

    «Je travaillerai avec toutes les communes et tous les maires. Je saurai être constructive dans la coopération lorsque celle-ci sera nécessaire et que nous aurons à trouver un consensus et je serai aussi claire dans les intérêts de la métropole de Lyon», a indiqué la présidente. Qui assure ne pas vouloir «entrer dans une logique de confrontation institutionnelle» et déjà être en train de caler un rendez-vous avec le locataire de l’Hôtel de ville. 

    Je travaillerai avec toutes les communes et tous les maires.

    Une prise de position à laquelle Cédric Van Styvendael, maire PS de Villeurbanne réélu, entend être attentif. «Nous aurons largement le temps de vérifier l’adéquation entre les mots que vous avez prononcés et la manière dont nous travaillerons ensemble dans les mois à venir. Comptez sur notre sincérité et notre loyauté sur les mots que je viens de prononcer ce matin» , s’est exprimé l’élu qui s’est dit ouvert au dialogue. 

    Un enjeu d’autant plus fort aujourd’hui que la campagne, jugée « difficile » par plusieurs élus, a été émaillée à plusieurs reprises par des dérives et de nombreuses fake news.

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  • « L’échec est l’annonce d’un futur succès » : cinq grands patrons racontent leur vie, leur œuvre aux lycéens franciliens

    « L’échec est l’annonce d’un futur succès » : cinq grands patrons racontent leur vie, leur œuvre aux lycéens franciliens

    Drôle d’endroit pour une rencontre. Pour la troisième année consécutive, l’Association des grandes entreprises françaises (Afep) avait convié, ce vendredi matin, cinq grands patrons à échanger avec trois cents lycéens franciliens sélectionnés par les services du ministère de l’Éducation nationale.

    « Ce qui fait la réussite de nos entreprises, c’est la diversité de leurs compétences, la débrouillardise de l’ingénieur, le bagout du commerçant, l’empathie de l’aide à domicile, l’adaptabilité du chef de rayon ou encore le leadership naturel du PDG », a introduit Patricia Barbizet, la présidente de l’Afep, dans l’hémicycle du Conseil économique, social et environnemental (Cese) au palais d’Iéna à Paris.

    À peine son discours terminé que Sébastien Bazin, PDG d’Accor, Catherine McGregor, directrice générale d’Engie, Marie-Christine Coisne-Roquette, présidente de Sonepar, Frédérique Le Grévès, présidente de STMicroelectronics France et Benoît Derigny, président de Manpower France, sont montés sur scène. Chacun a présenté son entreprise puis s’est prêté au jeu des questions-réponses.

    Avoir envie d’apprendre toute sa vie

    D’emblée, un élève de seconde interpelle les chefs d’entreprises sur leur parcours étudiant. « Chez nous, vous pouvez rentrer avec un bac pro et nous allons vous former pendant toute votre vie professionnelle », a répondu, la première, Frédérique Le Grévès, patronne de STMicroelectronics France, leader des puces.

    « Il faut avoir envie d’apprendre toute sa vie. Ce sont des attitudes, des postures, le goût du risque, le goût du travail, se confronter tous les jours à des difficultés, gagner, dépasser, se surpasser », a renchéri sa voisine de droite, Marie-Christine Coisne-Roquette, dirigeante de Sonepar, autoproclamée numéro 1 mondial non coté de l’achat et de distribution de matériel électrique.

    À une autre lycéenne qui l’interroge sur les crises, Sébastien Bazin, le PDG d’Accor, répond par une autre question : « Est-ce que j’aurais pu empêcher cette crise ? Si vous n’y pouvez rien, vous devez l’accepter et laisser glisser ; si vous y pouvez quelque chose, vous aurez appris de ne pas faire deux fois la même erreur ».

    « Le mot de vocation est assez stressant » (DG d’Engie)

    Un garçon du lycée Newton de Clichy ne veut justement pas se tromper et demande « comment trouver sa vocation dans un monde où les métiers changent très très vite ». « Pas de stress à avoir sur ce que vous voulez faire. Pour ma part, à votre âge, je n’en savais strictement rien. L’essentiel est d’être curieux et d’être ouvert à tout ce qui tourne autour de vous : rencontrez les adultes, allez voir des tutos sur Internet », a répondu Benoît Derigny, le patron de Manpower France.

    « Le mot de « vocation » est assez stressant. Quand je suis sortie d’école d’ingénieur à 23 ans, je savais ce que je ne voulais pas faire grâce à un stage. Toute expérience est bonne à prendre. Vous verrez, un travail, c’est beaucoup plus qu’un métier et une compétence, c’est des collègues, une cantine, une culture d’entreprise… » a enchaîné Catherine McGregor, directrice générale d’Engie.

    Et vient l’inévitable question sur les échecs. Un jour, la patronne de Sonepar a défendu en conseil d’administration un sujet auquel elle croyait, mais une parole autour de la table a réussi à disqualifier sa proposition. « Le projet a échoué car je ne les avais pas appelés avant. Maintenant, je les prépare en amont », a témoigné Marie-Christine Coisne-Roquette. « L’échec est l’annonce d’un futur succès », a appuyé Benoît Derigny de Manpower.

    « Nous avons tout pour réussir » selon le PDG d’Accor

    Reste encore à faire venir les jeunes en entreprise et surtout à les garder. Dès les stages de troisième, STMicroelectronics donne des kits pour toucher les puces et développer des robots tout comme l’entreprise anime des ateliers sur l’intelligence artificielle ou sur les CV, a illustré Frédérique Le Grévès.

    Et si Sonepar n’est pas la première société « à laquelle vous pensiez, nous pouvons vous proposer de la technologie, du commercial, de la logistique et du conseil », a prêché, pour sa paroisse, la présidente Marie-Christine Coisne-Roquette.

    Serait-il donc plus simple d’entreprendre ? s’exclament encore les lycéens.« Nous avons tout pour réussir : des talents, des financements, de l’innovation, de l’architecture et de la gastronomie », réplique, du tac au tac, Sébastien Bazin d’Accor. « En France, il faudrait davantage d’optimisme », abonde Catherine McGregor d’Engie.

    « C’est toujours très enthousiasmant », a confié, à l’issue du tour de table, la présidente de l’Afep à La Tribune. « Nos lycéens avaient très bien préparé. Ils ont toujours des questions diverses et intelligentes. Les réponses apportées par les patrons ont été précises et enthousiastes », a conclu Patricia Barbizet.

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