Category: Économie

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  • Municipales à Strasbourg : des fusions à haut risque au second tour

    Municipales à Strasbourg : des fusions à haut risque au second tour

    À Strasbourg, l’entre-deux-tours provoquera-t-il la fuite d’électeurs écologistes et socialistes, rebutés par les stratégies de fusion de leurs candidats ? En intégrant l’Insoumis Florian Kobryn à sa liste, la maire sortante écologiste Jeanne Barseghian a permis à la gauche de rester dans la course après un premier tour décevant. En accueillant le centriste Pierre Jakubowicz sur sa liste, la socialiste Catherine Trautmann, en tête dans les sondages depuis plusieurs semaines, a élargi son socle électoral vers le centre. Mais chacune, en scellant son accord, a pris le risque de perdre une partie de son électorat d’origine.

    Le premier tour, dimanche dernier, a établi une hiérarchie fragile : Catherine Trautmann, soutenue par le Parti socialiste, est arrivée en tête avec 25,9 % des suffrages devant Jean-Philippe Vetter (LR) avec 24,2 % et Jeanne Barseghian avec 19,7 %. Florian Kobryn (LFI) pouvait se maintenir avec 12 % des voix.

    Pour Jeanne Barseghian, cet accord avec LFI s’est imposé comme une nécessité. Certains y ont vu sa « seule voie de survie » dans le contexte d’une triangulaire. Sur le papier, l’union de la gauche lui redonne de l’élan. Mais dans les faits, l’opération reste fragile : il s’agit de récupérer les voix Insoumises, tout en évitant de perdre des électeurs écologistes ou sociaux-démocrates rétifs à LFI. Jeanne Barseghian assume cette alliance fondée, dit-elle, sur de « nombreuses convergences » programmatiques.

    Un « arc républicain » autour de Trautmann face au jeu des alliances

    Mardi, Pierre Jakubowicz (Horizons), éliminé, a proposé d’apporter ses 5,1 % à Catherine Trautmann. En intégrant le candidat centriste, Catherine Trautmann se présente ce dimanche comme le point de ralliement d’un « arc républicain » hostile à l’alliance Barseghian-Kobryn. En 2024, les deux opposants municipaux avaient déjà formé une coalition iconoclaste face à un projet d’extension du tramway défendu contre l’avis des riverains par Jeanne Barseghian.

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  • « Tous ceux qui disaient plus jamais avec LFI nous ont suppliés de s’allier avec nous » : face au volte-face du PS, la jubilation de Mélenchon

    « Tous ceux qui disaient plus jamais avec LFI nous ont suppliés de s’allier avec nous » : face au volte-face du PS, la jubilation de Mélenchon

    Jean-Luc Mélenchon a passé une très bonne semaine. « Il s’est régalé », confie un de ses plus proches. De leur propre aveu, ses Insoumis ne s’attendaient pas à vivre une telle percée dans les grandes villes dimanche dernier, lors du premier tour des municipales. « Nos objectifs sont atteints et même dépassés », confirme le stratège Paul Vannier.

    Après Saint-Denis remporté dès le premier tour, Toulouse, Limoges, Roubaix, La Courneuve et quelques autres communes pourraient passer sous pavillon LFI ce dimanche soir. Inespéré pour ce mouvement que l’on croyait de plus en plus isolé sur l’échiquier politique à force de polémiques.

    « Nous avons entièrement retourné une situation dont on disait qu’elle serait une punition exemplaire pour nous ; il faut se réjouir et ne pas s’en priver », a demandé le chef de LFI aux siens, même si ce succès doit être largement nuancé au regard des faibles scores du mouvement dans les villes hors métropoles. « Le PS a eu la victoire électorale, LFI a eu la victoire politique », en conclut un responsable socialiste, alors que le parti à la rose a quant à lui décroché plus de 700 mairies dès le premier tour.

    Pour Jean-Luc Mélenchon, le succès n’est pas tant dans les résultats définitifs que dans les ralliements du reste de la gauche à ses listes qualifiées pour le second tour. Confirmation, selon lui, que son mouvement demeure « incontournable ». Qu’aussi « infréquentable » que le dépeignent ses adversaires, rien ne peut se faire sans lui. « Tous ceux qui disaient plus jamais au grand jamais avec La France insoumise nous ont suppliés par téléphone de pouvoir s’allier avec nous », savoure Paul Vannier.

    Une figure de gauche qui connaît l’Insoumis depuis plus de trente ans commente : « Jean-Luc Mélenchon se fout complètement de conquérir des villes. Ce qui lui importe, c’est d’avoir fait coucher la gauche non mélenchoniste. Il a réussi à casser la prise de distance, démontrant que le PS pouvait encore s’allier à lui. »

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  • La gauche face à ses choix, le RN à l’épreuve des grandes villes : l’heure des comptes

    La gauche face à ses choix, le RN à l’épreuve des grandes villes : l’heure des comptes

    Par le passé, l’expérience a souvent montré que les élections locales ne structuraient pas le scrutin présidentiel qui suivait juste après. En 2001, la gauche remporta Paris et Marseille, puis l’année suivante, elle ne fut pas qualifiée pour le second tour de la compétition élyséenne. En 2021, la Macronie et le Rassemblement national connurent des déboires très humiliants aux régionales, et en 2022, Emmanuel Macron et Marine Le Pen furent les finalistes de la présidentielle.

    Malgré tout, ce dimanche, personne ne pourra s’empêcher de tirer des conclusions des résultats du second tour des élections municipales en vue du match de l’an prochain qui, dès ce soir, occupera les esprits dans tous les états-majors. Seront-elles aisées à dessiner ? Sur le papier, le résultat de ce second tour municipal paraît très incertain dans une soixantaine de villes de plus de 30.000 habitants – un chiffre considérable.

    Dans l’entre-deux-tours de ces municipales, c’est la question des alliances à gauche qui aura dominé le débat. Ce soir, c’est donc d’abord ce qu’elles auront concrètement produit qui sera observé. En la matière, le test de Toulouse sera le plus scruté. Le candidat LFI François Piquemal, derrière qui le PS s’est rangé, battra-t-il le maire centriste sortant, Jean-Luc Moudenc ? Le mélenchoniste parviendra-t-il à faire le plein des voix à gauche (les listes Insoumise et socialiste ont totalisé 52,5 % au premier tour) ou subira-t-il une déperdition du côté des électeurs sociaux-démocrates, qui n’auront pas envie d’une candidature si radicale ? La prise de la troisième ville de France par le parti de Jean-Luc Mélenchon, qui devrait aussi remporter ce soir Roubaix, serait un séisme national.

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  • Crise de l’énergie : supportable pour la France, coûteuse pour les Français

    Crise de l’énergie : supportable pour la France, coûteuse pour les Français

    Ennemis historiques de la croissance économique, les chocs énergétiques sont de retour. Les deux plus graves récessions de l’après-Seconde Guerre mondiale ont été provoquées par la flambée des cours du pétrole, qui ont quadruplé en 1973 puis triplé en 1979. Et on oublie trop souvent que la récession de 2009, avant d’être déclenchée par la déflagration financière des subprimes, avait aussi été précédée d’une poussée de fièvre sur le brut.

    Jamais, pourtant, l’économie française n’a été aussi bien armée face aux chocs pétroliers qu’aujourd’hui. La chasse au gaspi et les progrès technologiques ont rendu nos chauffages et nos véhicules beaucoup moins gourmands en hydrocarbures : dans les années 1960, une voiture à essence consommait entre 10 et 15 litres aux 100 kilomètres, deux fois plus qu’en 2026. Nous avons diversifié nos sources d’énergie : en 1965, le pétrole représentait les deux tiers de l’énergie consommée en France, le charbon presque tout le reste ; désormais, le pétrole ne pèse plus que 30 % du total, mais le nucléaire 40 %, le gaz plus de 10 %, les renouvelables presque 20 %.

    Il y a eu encore la montée en puissance des services (dorénavant les deux tiers de l’économie), moins gourmands en pétrole que l’industrie. En fin de compte, dans 1 euro de PIB en France, il y a de 3 à 4 fois moins de pétrole aujourd’hui qu’en 1972, et la tendance est la même au niveau mondial. Y compris en Chine.

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  • Avec la guerre au Moyen-Orient, la soutenabilité de la dette française en question

    Avec la guerre au Moyen-Orient, la soutenabilité de la dette française en question

    Pour le gouvernement, la crise au Moyen-Orient survient à un moment de fragilité des finances publiques. Déjà incertaine, la trajectoire budgétaire construite en loi de finances, qui prévoit un déficit public de 5 % du PIB en 2026, paraît encore plus indécise depuis le 28 février. « Ce choc externe devrait réduire notre croissance, donc nos recettes fiscales, et augmenter un peu les dépenses s’il y a une montée du chômage », prévient Sylvain Bersinger, économiste et fondateur du cabinet Bersingéco. Signe que la cible sera difficile à atteindre, le département des études économiques et sectorielles de la Société générale anticipe un déficit de 5,2 % cette année.

    Au-delà de cette crise conjoncturelle, la France présente les finances publiques les plus dégradées de la zone euro. Une fois de plus, la Cour des comptes a tiré la sonnette d’alarme dans son rapport paru mi-février : en 2025, le déficit s’est accru de 161 milliards, portant la dette publique à 3 465 milliards d’euros, soit 116,3 % du PIB, a-t-elle rappelé. Plus grave, le ratio dette/PIB – qui permet de mesurer le poids de la dette par rapport à la richesse produite – n’est pas stabilisé et va continuer à progresser dans les prochaines années.

    Réaliser 100 milliards d’euros d’économies

    Dans ce contexte se pose à nouveau la question de la soutenabilité de la dette tricolore. C’est-à-dire de la capacité de l’État à la rembourser et à payer les charges d’intérêts. Des intérêts qui devraient atteindre 73,6 milliards d’euros en 2026, selon la Rue Cambon, et plus de 100 milliards d’euros à l’horizon 2029. « À court terme, il n’y a pas de problème de soutenabilité de la dette française, rassure Anthony Morlet-Lavidalie, économiste chez Rexecode. Notamment parce qu’en cas de crise majeure la Banque centrale européenne interviendrait sur les marchés. »

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  • Dati-Grégoire : un match serré jusqu’au dernier bulletin

    Dati-Grégoire : un match serré jusqu’au dernier bulletin

    Il n’est pas encore minuit. Vendredi, quelques heures avant le début de la période de réserve électorale à laquelle ils devront s’astreindre, Emmanuel Grégoire et les siens déambulent dans le très à gauche 20e arrondissement de Paris, après avoir tenu un dernier meeting au parc de Belleville. « On a besoin de vous tous ! » lance le candidat socialiste devant la terrasse bien remplie d’un bar. Quelques-uns applaudissent, d’autres fulminent. « On voulait l’unité ! On va faire barrage, mais ça soûle », s’agace une cliente. Dans les rues, ses militants interpellent les passants : « Votez Grégoire pour contrer la droite. Faites passer le mot. Il ne faudra pas regretter lundi. »

    Ce soir-là, c’est sur une péniche amarrée en face du musée d’Orsay, L’Escale Bleue, que Rachida Dati a tenu un peu plus tôt son dernier rendez-vous de campagne. Un pot y a été organisé avec tous ses colistiers. La candidate LR a délaissé le discours qu’on lui a préparé pour rapporter quelques anecdotes et remercier tous ceux qui l’ont accompagnée. « Chez nous, Les Républicains, on est recomposés, divisés ; on s’aime, on ne s’aime plus. Au MoDem, c’est plus simple : il n’y a qu’une seule ligne », rigole-telle, alors que le parti de François Bayrou a fait le choix de la soutenir dès son entrée en lice. À deux jours du scrutin, l’ambiance est bonne. Et si la prise de l’Hôtel de Ville était possible ? Chacun veut y croire. Jamais depuis un quart de siècle et la victoire de Bertrand Delanoë la compétition n’a paru si ouverte.

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  • Football : à Lens, la fièvre Sang et Or n’en finit plus

    Football : à Lens, la fièvre Sang et Or n’en finit plus

    Il n’est pas toujours raisonnable de compter sur les autres. Prenez Matthieu Udol, qui a fêté son 30e anniversaire vendredi. Il n’avait pas reçu l’appel tant espéré de Didier Deschamps en équipe de France, la veille. Alors le piston gauche s’est gâté tout seul : un but acrobatique pour parachever la victoire contre Angers (5-1) et une guirlande de compliments. Le premier but en championnat pour la révélation tardive venue de Metz, plus habituée à régaler (7 passes décisives).

    Tous les buts de cette 19e victoire de la saison en Ligue 1 ont été marqués par des recrues de l’été. Une prouesse pour ce club qui a travaillé sous le signe de l’austérité. Le directeur sportif Jean-Louis Leca a sacrément réussi ses deux premiers marchés : 100 millions d’euros encaissés pour 43 dépensés. Quelques trouvailles à la clé, tel le milieu de terrain malien Mamadou Sangaré, sorti du même moule que le brillant Seydou Keita. Le dirigeant corse ne ferait pas tache à la suite de l’architecte du PSG, Luis Campos, au palmarès du meilleur directeur sportif de l’année. Il a d’ailleurs fini la soirée en avalant quelques bulles. De soda. Le champagne attendra au moins quelques semaines de plus.

    Avec douze points d’avance (mais un match de plus) sur le quatrième, Lyon, une qualification directe pour la Ligue des champions est en bonne voie. Miraculeuse ? Oui, si l’on se souvient du ton alarmiste du propriétaire Joseph Oughourlian en conférence de presse avant le début du championnat. Pas tant que ça pour les associations de supporters, à qui il avait tenu un discours plus mesuré lors d’une réunion en petit comité. « On sait comment vit le club », rassure Jey, secrétaire des Magic Lens, qui a vu un autre signe positif dans l’achat à la ville du stade Bollaert-Delelis, entériné en décembre. Une étape clé dans une saison « plus que belle ».

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  • Guerre au Moyen-Orient : les dangers d’une opération terrestre américaine

    Guerre au Moyen-Orient : les dangers d’une opération terrestre américaine

    Donald Trump a-t-il écouté les militaires ? Difficile à savoir, tant le président est accoutumé à annoncer tout et son contraire. Jeudi 19 mars, alors qu’il recevait la Première ministre japonaise Sanae Takaichi, Trump disait exclure d’envoyer des troupes au sol, tout en précisant que s’il le faisait il ne le dirait pas.

    Le même jour, on apprenait que 2 500 marines du 31e Corps expéditionnaire étaient partis d’Okinawa, au Japon, et se trouvaient en route pour le golfe Persique. Puis qu’un autre corps, le 11e, avec également environ 2 500 hommes, avait quitté San Diego, en Californie, pour renforcer le premier. Dans les deux groupes amphibies qu’ils accompagnent, on trouve au moins un porte-aéronefs léger capable d’embarquer des avions F-35 et des chalands de débarquement. Pas d’annonce officielle de déploiements de troupes au sol, donc, mais un tel dispositif le laisse supposer.

    D’autant que, selon le média en ligne Axios, une prise de contrôle de l’île de Kharg, à 24 kilomètres de la côte iranienne, où 90 % des exportations de brut sont traitées, était envisagée par le commandement américain, afin d’obliger les Iraniens à négocier.

    Vu la position de cette île, au nord du détroit d’Ormuz, une telle opération n’est envisageable qu’une fois les défenses iraniennes affaiblies : « Ça ne pourrait pas se faire avant un mois », expliquait une source proche de la Maison-Blanche à Axios. Autre option : un débarquement côtier, pour neutraliser les emplacements d’où partent les tirs sur les navires, missiles et drones.

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  • Détroit d’Ormuz, envoi de troupes au sol… Le grand flou stratégique américain au Moyen-Orient

    Détroit d’Ormuz, envoi de troupes au sol… Le grand flou stratégique américain au Moyen-Orient

    Qui croire ? Donald Trump, quand il disait ce 20 mars au soir envisager de « réduire graduellement » les opérations militaires des États-Unis au Moyen-Orient puisque leurs objectifs en Iran étaient sur le point d’être atteints ? Ou le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, qui, ce 21 mars, affirmait que l’intensité des frappes allait « considérablement augmenter » dans les jours prochains et qu’elles s’arrêteraient quand « tous les objectifs de la guerre » auront été remplis ?

    Depuis le début de cette opération contre le régime des mollahs, entrée ce 21 mars dans sa quatrième semaine, la contradiction et la confusion sont les seules constantes auxquelles on puisse s’accrocher.

    Brouillard non dissipé

    La journée du samedi 21 mars n’a pas permis de dissiper le brouillard. Dans un message qui se voulait rassurant, le chef du commandement militaire américain a affirmé que la capacité de Téhéran à menacer la circulation dans le détroit d’Ormuz, par où transite 20 % du pétrole mondial et que la main iranienne étrangle encore fermement, avait été réduite ces dernières heures.

    L’amiral Brad Cooper a ainsi expliqué que des bombardements avaient « détruit » une installation qui abritait notamment des missiles de croisière mais « également anéanti des sites de renseignement et des relais de radar de missiles qui servaient à surveiller les mouvements des navires ». Dans la foulée, une vingtaine de pays, dont la France, les Émirats arabes unis ou le Canada, ont affirmé se tenir « prêts à contribuer aux efforts » nécessaires à la réouverture du détroit d’Ormuz. De quoi espérer un début de règlement du conflit ?

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