Category: Économie

Les dernières nouvelles économiques, la bourse, les entreprises et les finances décryptées par News 24.

  • Air France quitte Orly pour se recentrer sur Paris-Charles de Gaulle

    Air France quitte Orly pour se recentrer sur Paris-Charles de Gaulle

    Alors que la desserte vers Orly s’était nettement améliorée depuis l’arrivée du métro (ligne 14), Air France quitte ce samedi l’aéroport parisien pour se recentrer sur celui de Roissy Paris-Charles de Gaulle qui poursuivra les liaisons vers Nice, Toulouse et Marseille. Ce qui n’est pas encore le cas entre Paris et cet aéroport. Le dernier vol aux couleurs de la compagnie tricolore est un Nice-Paris qui atterrira à 21H55 à Orly, a indiqué Air France à l’AFP.

    Ce recentrage sur le hub de Paris-Charles de Gaulle avait été annoncé à l’automne 2023 pour toutes les opérations hors vols de et vers la Corse, qui est une Délégation de Service Public. Ces « navettes » entre Orly et ces grandes villes, avec des rotations toutes les heures, voire moins, se sont essoufflées depuis la pandémie de Covid-19, et surtout la décision controversée de l’État soutenue par Clément Beaune, ancien ministre des Transports, d’interdire les vols lorsqu’il existe une alternative ferroviaire en moins de 2h30.

    Air France a prévu de renforcer les liaisons entre Paris-Charles de Gaulle et Toulouse, Nice et Marseille avec respectivement 12, 12 et 10 rotations par jour. Le groupe Air France reste toutefois présent à Orly avec la compagnie Transavia qui devient son opérateur de référence au départ de Paris-Orly. La compagnie à bas coûts inaugurera dès le 29 mars 2026 des liaisons entre Paris-Orly et Toulouse, Nice et Marseille, proposées respectivement 8, 8 et 2 fois par jour.

    L’ensemble des vols vers les destinations Outre-mer – Pointe-à-Pitre, Fort-de-France, Saint-Denis de la Réunion et Cayenne – seront également assurés au départ de Paris-Charles de Gaulle. « Ce recentrage des opérations à Paris-Charles de Gaulle facilitera les correspondances internationales et renforcera la connectivité des régions et des territoires d’Outre-mer », indique la compagnie.

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  • Israël poursuit sa politique tous azimuts d’expulsions des Palestiniens de Jérusalem-Est

    Israël poursuit sa politique tous azimuts d’expulsions des Palestiniens de Jérusalem-Est

    Le ministère palestinien des Affaires étrangères a condamné dans la nuit de vendredi à samedi les récentes expulsions de familles à Jérusalem-Est, appelant la communauté internationale à « prendre des mesures fermes » pour empêcher le « déplacement forcé » des Palestiniens. Mercredi, un journaliste de l’AFP avait constaté les expulsions, par les autorités israéliennes, de plusieurs familles palestiniennes du quartier de Silwan, où ces opérations se multiplient et permettent à des Israéliens d’occuper les logements laissés vacants.

    Le ministère basé à Ramallah, en Cisjordanie, a condamné « l’escalade des mesures d’expulsion forcée prises » par Israël « à l’encontre du peuple palestinien à Jérusalem », évoquant le « déplacement de 15 familles de leurs foyers » à Silwan, situé sur une colline au sud de la Vieille ville de Jérusalem, selon un communiqué relayé par l’agence de presse palestinienne Wafa. Il a aussi dénoncé « la délivrance d’ordonnances de démolition » pour sept maisons à Qalandia, au nord de Jérusalem.

    D’après Wafa, le ministère a aussi appelé la communauté internationale « à prendre des mesures fermes et plus décisives pour empêcher la poursuite des déplacements forcés du peuple palestinien, notamment en activant les moyens de pression diplomatique ». Les ordres d’expulsion ayant visé des habitants de Silwan reposent sur une loi de 1970 autorisant les Juifs ayant perdu des biens avant la création d’Israël en 1948 à les récupérer.

    Les autorités s’appuient également sur des documents datant de l’époque ottomane, indiquant que des Juifs d’origine yéménite vivaient autrefois sur ces terres et les ont quittées lors des soulèvements palestiniens entre 1929 et 1936. Les autorités israéliennes ont expulsé de nombreuses familles palestiniennes de la zone ces dernières années. D’autres attendent l’exécution d’ordres d’expulsion déjà distribués. A Silwan, les implantations israéliennes remontent aux années 1980. Aujourd’hui, plusieurs centaines d’Israéliens y vivent au milieu de 50.000 Palestiniens.

    Israël a occupé Jérusalem-Est en 1967 et l’a ensuite annexée, la considérant comme partie intégrante de la ville, une décision non reconnue par la communauté internationale. Les Palestiniens veulent faire de la partie orientale de la ville la capitale de l’État indépendant et souverain auquel ils aspirent. L’ONG israélienne Ir Amim, engagée dans la défense des droits des Palestiniens, a averti vendredi que « les expulsions forcées et les démolitions à Silwan », si elles ne sont pas stoppées, « entraîneront l’une des plus grandes vagues d’expulsions à Jérusalem-Est depuis 1967, touchant plus de 2.000 Palestiniens ».

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  • Avec la guerre au Moyen-Orient, Israël et les États-Unis ont provoqué un début de crise économique internationale

    Avec la guerre au Moyen-Orient, Israël et les États-Unis ont provoqué un début de crise économique internationale

    Wall Street a chuté vendredi, et le pétrole WTI dépassé 100 dollars
    La Bourse de New York a chuté vendredi, inquiète du prolongement de la guerre au Moyen-Orient et de ses effets sur l’inflation et la croissance économique, l’indice Dow Jones perdant 1,73% et l’indice élargi S&P 500 1,67%, tandis que le Nasdaq, à forte composition technologique, a cédé 2,15%. Les Bourses européennes ont fini la semaine dans le rouge.

    Le baril de pétrole Brent pour livraison en mai a pris 4,22%, à 112,57 dollars, dépassant 110 dollars pour la première fois depuis le décrochage de lundi, et le WTI américain 5,46%, à 99,64 dollars. Dans les échanges postérieurs au fixing du marché du pétrole (18H30 GMT), il a dépassé le seuil symbolique de 100 dollars.

    Le rendement des emprunts d’État américain à 10 ans s’est encore tendu, jusqu’à 4,48% contre 4,42% la veille en clôture, les investisseurs se méfiant du risque d’inflation et demandant des taux d’intérêt plus élevés pour prêter.

    Flambée de l’énergie: réunion des ministres européens mardi
    Les ministres de l’Énergie des pays de l’Union européenne se retrouveront mardi en visioconférence pour échanger sur « la sécurité de l’approvisionnement énergétique », a annoncé Chypre, qui occupe la présidence tournante de l’UE.

    La France annonce des aides carburants
    Le gouvernement français annonce des « aides ciblées » en avril pour les secteurs les plus touchés par la flambée des prix des carburants. Les petites entreprises du transport routier en difficulté et les pêcheurs pourront recevoir une aide de 20 centimes d’euros par litre de carburant, tandis que le gazole agricole sera exonéré de taxe sur la période. « On nous donne une petite bouffée d’air. Mais il ne faut pas se leurrer et croire que ce sera suffisant pour sortir la filière de l’enchaînement de crises qui la frappe », réagit auprès de l’AFP José Jouneau, président du comité ligérien des pêches.

    Retour au charbon
    La crise énergétique pourrait forcer l’Allemagne à garder des centrales à charbon actives plus longtemps si la guerre se prolonge et provoque des pénuries, selon le chancelier allemand Friedrich Merz. « Nous devons alimenter ce pays en électricité. Je ne suis pas prêt à mettre en péril le cœur de notre industrie simplement parce que nous avons opté pour des plans de sortie qui sont devenus irréalistes », déclare le chef de l’exécutif.

    Demi-tour dans le détroit d’Ormuz
    Les Gardiens de la Révolution iraniens annoncent avoir forcé trois porte-conteneurs à faire demi-tour dans le détroit d’Ormuz. Ils affirment que cette route stratégique est fermée aux navires venant ou à destination de ports liés à « l’ennemi ». L’industrie de l’énergie « sous-estime les bouleversements et les risques géopolitiques qui nous attendent », dit à l’AFP Mark Brownstein, vice-président d’une association environnementale, depuis le forum CERAWeek au Texas.

    Trafic aérien : moins d’annulations, mais des programmes allégés
    Le taux d’annulation des vols au Moyen-Orient a fortement décru depuis les premiers jours de la guerre, mais le nombre de trajets aériens prévus a lui aussi baissé en parallèle, selon une société spécialisée.

    Des milliers de tonnes de thé bloquées au Kenya
    Entre 6.000 et 8.000 tonnes de thé, d’une valeur d’environ 24 millions de dollars (21 millions d’euros), sont bloquées au port kényan de Mombasa par la guerre au Moyen-Orient, rapporte l’association est-africaine du commerce du thé (EATTA). La viande et l’horticulture kényanes subissent également l’impact du conflit, enregistrant des millions de dollars de pertes.

    La production d’une grande aciérie iranienne interrompue
    La production d’une grande aciérie en Iran a été interrompue à la suite des frappes américano-israéliennes, ont rapporté samedi des médias iraniens. Selon un communiqué de Khuzestan Steel Company, une société basée dans le sud-ouest de l’Iran, cité par le quotidien iranien Shargh, les « chaînes de production de l’usine ont été arrêtées » après que plusieurs unités et installations sidérurgiques ont été touchées vendredi lors de frappes.

    La Thaïlande dit avoir conclu un accord avec l’Iran pour le détroit d’Ormuz
    La Thaïlande a affirmé samedi avoir conclu un accord avec l’Iran pour permettre le passage de ses pétroliers dans le détroit stratégique d’Ormuz, quasiment paralysé depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. « Un accord a été conclu afin de permettre aux navires pétroliers thaïlandais de transiter en toute sécurité par le détroit d’Ormuz, contribuant ainsi à apaiser les inquiétudes concernant l’acheminement de carburant vers la Thaïlande », a déclaré le Premier ministre thaïlandais Anutin Charnvirakul lors d’une conférence de presse.

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  • Vers un nouveau moratoire interdisant les droits de douane sur l’e-commerce dématérialisé

    Vers un nouveau moratoire interdisant les droits de douane sur l’e-commerce dématérialisé

    Le moratoire de l’OMC interdisant les droits de douane sur l’e-commerce dématérialisé, qui doit expirer à la fin du mois, pourrait être reconduit pour deux ans. L’Inde a finalement levé son veto, ont indiqué samedi deux sources proches des discussions à la ministérielle de l’organisation à Yaoundé. Désormais, « tous les membres (de l’Organisation mondiale du commerce) soutiennent la reconduction », selon l’AFP alors que ces décisions sont prises par consensus. L’Inde, seul pays qui s’opposait à la reconduction du moratoire, a finalement validé deux ans de sursis, selon l’agence de presse.

    Reste à savoir si les États-Unis, qui réclament un moratoire permanent, vont se contenter de ce sursis de deux ans, alors que le représentant américain au Commerce, Jamieson Greer, a affirmé cette semaine à Yaoundé que les États-Unis n’étaient « pas intéressés pas une nouvelle prolongation temporaire du moratoire ». Il doit expirer le 31 mars, sauf accord entre les ministres à Yaoundé. Les membres de l’OMC appliquent généralement des droits de douane aux marchandises et aux services importés mais, en 1998, ils ont convenu de ne pas en imposer sur l’e-commerce dématérialisé.

    Un manque à gagner fiscal

    Il « concerne tout ce qui est dématérialisé. Cela va beaucoup plus loin que les livres et la musique numériques. Cela concerne aussi par exemple les mises à jour de sécurité, les cours en ligne, la télémédecine… », avait expliqué à l’AFP une responsable de la Chambre de commerce internationale, Valérie Picard. Ce « moratoire provisoire sur l’imposition des droits de douane sur les transmissions électroniques » est renouvelé lors des conférences ministérielles successives de l’OMC, qui se tiennent généralement tous les deux ans.

    Certains pays en développement se montrent hésitants face au moratoire car ils y voient un manque à gagner fiscal et font valoir que le rythme rapide de la transformation numérique ne fait qu’accroître l’ampleur du problème. Afin de limiter l’opposition au moratoire, les États-Unis de Donald Trump ont négocié ces derniers mois une clause à ce sujet dans les accords bilatéraux conclus ces derniers mois avec certains pays, notamment l’Indonésie.

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  • La salade de poulpe. La recette d’Anne Etorre

    La salade de poulpe. La recette d’Anne Etorre

    Il envahit les côtes atlantiques à cause du changement climatique et on le trouve sur tous les étals à des prix très accessibles.

    Lorsqu’on s’affranchit de son aspect visqueux et des nombreuses ventouses de ses tentacules, le poulpe se prête à de multiples recettes chaudes ou froides comme cette salade presque printanière.

    – Un petit poulpe d’environ 1 kg
    – 80 g de pousses d’épinards
    – 200 g de pommes de terre primeur (c’est le début de la saison !)
    – 2 branches de céleri
    – 6 c. à s. d’infusion de Trombolotto (peut être remplacé par un mélange d’huile d’olive, de citron et d’herbes aromatiques de votre choix hachées).

    Autre technique éprouvée pour attendrir le poulpe et qui demande de l’huile de coude : le masser, tentacule par tentacule, de la base vers l’extrémité en le frottant vigoureusement avec du gros sel d’abord puis plus lentement ensuite. Bien le rincer avant de le cuire.

    👩‍🍳 L’ingrédient qui fait tout le boulot

    Le Trombolotto est un mélange réalisé à partir d’une variété de citron endémique de la région du Latium en Italie. L’agrume est broyé avec de l’huile d’olive et d’autres herbes locales. Ce mélange s’utilise avec du poisson, des coquillages, sur des pâtes. On le trouve sur le site des créateurs de ce condiment. trombolotto.biz

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  • Export : Chypre négocie activement un contrat de près de 200 blindés de KNDS avec la France

    Export : Chypre négocie activement un contrat de près de 200 blindés de KNDS avec la France

    Le dossier est chaud mais le contrat reste encore à finaliser. Chypre négocie très activement avec les groupes KNDS et Arquus une acquisition très significative de blindés (Griffon et Serval) ainsi que la rénovation d’une partie de sa flotte de VAB (Véhicule de l’avant blindé), selon des sources concordantes. Nicosie souhaite acheter plus de 150 véhicules blindés (environ 80 Griffon et une centaine de Serval) dans le cadre du programme européen SAFE (Security Action for Europe), un instrument de financement de 150 milliards d’euros de l’Union européenne (UE) destiné à faciliter les achats d’armements pour les pays européens à travers des prêts à des taux très attractifsCertains de ces véhicules pourront être équipés de missiles antichar Akeron MP (MBDA).

    La Direction générale pour l’armement (DGA) achètera ces véhicules au nom et pour le compte (ANPC) de Chypre. En quelques sorte un FMS américain (Foreign Military Sales) à la française. Face au modèle américain, le ministère des Armées a été contraint à la fin des années 2010 d’améliorer son soutien à l’exportation et de gommer cette lacune parmi ses outils pour des pays qui n’ont pas l’équivalent de la DGA. Une première opération a été effectuée en 2018 avec la Belgique (blindés de la gamme Scorpion). La France a ensuite concrétisé d’autres contrats par des marchés en vigueur au profit de l’Estonie, de Chypre, du Danemark et de la Slovénie pour des missiles sol-air courte portée Mistral 3 (MBDA) et des canons auto-tractés Caesar (KNDS).

    Outre l’acquisition de Griffon et de Serval, Chypre souhaite également rénover 80 VAB sur une flotte de près de 150 exemplaires environ que la garde nationale chypriote possède. Si Arquus pousse pour rénover plus de VAB livrés entre 1985 et 1988, KNDS tente quant à lui d’augmenter la cible des Griffon et des Serval. A Chypre, le fabricant du VAB a obtenu en mai 2025 un contrat de 12 véhicules Sherpa équipés de missiles Akeron MP. Le contrat avait été signé entre la DGA et le ministère de la Défense de Chypre lors du salon DEFEA à Athènes.

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  • OPINION. « La paix est une histoire de femmes : arrêtons de faire semblant de l’ignorer », par Sarah Zitouni, experte des mécanismes de pouvoir et de leadership en entreprise

    OPINION. « La paix est une histoire de femmes : arrêtons de faire semblant de l’ignorer », par Sarah Zitouni, experte des mécanismes de pouvoir et de leadership en entreprise

    Pendant que les États s’échangent des ultimatums, une donnée circule discrètement dans les chancelleries : les dirigeantes femmes produisent des paix statistiquement plus durables. Ce n’est pas une posture. C’est un signal stratégique que le monde continue d’ignorer à ses risques.

    La guerre n’est pas une fatalité. C’est le produit d’un modèle de gouvernance millénaire : des cercles fermés, des ego surexposés, une culture institutionnelle qui confond domination et légitimité. Un modèle conçu par des hommes, pour des hommes et qui produit, avec une régularité troublante, les mêmes erreurs à grande échelle.

    Les accords de paix incluant des femmes négociatrices ont 35 % de chances supplémentaires de tenir au moins 15 ans. Ce chiffre, documenté par Inclusive Security et l’ONU Femmes, n’est pas un hasard statistique : il est le fruit d’un changement de paradigme. Là où la négociation classique se cristallise souvent sur le seul partage du pouvoir militaire, les femmes élargissent le périmètre des discussions à la santé, l’éducation, la justice locale et la réintégration civile. En intégrant ces piliers de la résilience sociale, elles ne signent pas seulement un cessez-le-feu précaire ; elles bâtissent les fondations d’une stabilité réelle et durable, indispensable à la survie des nations.

    Voici donc la différence entre une paix pérenne et un cessez-le-feu qui prépare la prochaine guerre. Et il se confirme même en entreprise : le FMI rapporte que les équipes dirigeantes mixtes sont structurellement moins exposées au biais de surconfiance, ce biais cognitif qui pousse un chef d’État comme un PDG à sous-estimer le coût de son offensive.

    La fermeté n’a aucun besoin de brutalité pour créer les conditions du respect.

    Sarah Zitouni, experte des mécanismes de pouvoir et de leadership en entreprise

    Angela Merkel a résisté douze ans aux pressions de Moscou sans jamais brandir une menace qu’elle n’avait pas l’intention d’exécuter. Sa dissuasion reposait sur une cohérence rare : elle disait ce qu’elle faisait. Tsai Ing-wen a subi l’encerclement militaire chinois sans jamais tomber dans le piège de l’escalade, et sorti Taïwan renforcé diplomatiquement. Ellen Johnson Sirleaf, première femme présidente d’Afrique, en est l’incarnation ultime. Après 14 ans de guerre civile au Liberia, elle a réussi là où tous les “seigneurs de la guerre” avaient échoué : stabilisation politique, relance économique et réduction massive des violences internes.

    Son succès était collectif : il a été soutenu et porté par le mouvement Women of Liberia Mass Action for Peace. Ces femmes ont forcé les chefs de factions à s’asseoir à la table des négociations. Elles ont prouvé que la paix n’est pas un vœu pieux et naïf, mais une exigence pragmatique portée par celles qui refusent de voir leurs enfants sacrifiés.

    « Dissuasion classique en panne »

    Ce que ces femmes partagent, ce n’est pas une douceur naturelle. C’est la capacité à produire des transformations majeures sans empiler les traumatismes qui en compromettent la durabilité.

    On nous oppose le faux dilemme : faiblesse ou brutalité. C’est une caricature intellectuelle. La fermeté n’a aucun besoin de brutalité pour créer les conditions du respect. La brutalité, elle, est l’aveu d’une faillite diplomatique et ce sont toujours les peuples qui en paient le prix.

    Selon le Stockholm International Peace Research Institute, un euro consacré à la prévention des conflits économise en moyenne dix euros de gestion post-crise.

    La dissuasion classique est en panne. Le feu nucléaire n’a pas arrêté l’invasion de l’Ukraine. La supériorité militaire américaine n’a pas stabilisé le Moyen-Orient. Ces échecs ont un dénominateur commun : des systèmes de décision à très faible diversité, très verticaux, imperméables aux signaux d’alerte que d’autres auraient intégrés.

    Reprendre le chemin de la diplomatie et d’un leadership coopératif et collaboratif n’est pas idéaliste. C’est l’arbitrage de plus fort rendement qu’un pays puisse choisir. Selon le Stockholm International Peace Research Institute, un euro consacré à la prévention des conflits économise en moyenne dix euros de gestion post-crise.

    Le monde n’a pas besoin de plus de généraux, ni de chefs d’États au discours martiaux. Il a besoin de diplomates et de stratèges qui comprennent que la sécurité réelle ne se mesure pas au nombre de têtes nucléaires, mais à la solidité des alliances et la coopération et compréhension entre les peuples.

    La paix n’est pas l’absence de conflit. Elle est une manière supérieure de les régler. Les femmes qui dirigent le prouvent, et l’ont prouvé de multiples fois, chiffres à l’appui. Ignorer cette réalité n’est plus une option politique, c’est une faute stratégique qui mène tout droit vers une escalade intolérable.

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  • Vencorex : la mobilisation de la dernière chance

    Vencorex : la mobilisation de la dernière chance

    « Pour Vencorex, l’histoire n’est pas finie, l’histoire continue », a lancé Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, ce jeudi 26 mars, à l’issue d’une journée forte de rebondissements, marquée par la visite du ministre de l’Industrie, Sébastien Martin en Isère, à l’occasion notamment des Assises du Made In France, organisée par le syndicat.

    Le projet Exalia, de reprise partielle du chimiste isérois Vencorex, était dans tous les esprits, au lendemain du couperet lâché par le tribunal des affaires économiques de Lyon, retoquant les porteurs de ce projet, au profit, entre autres, d’un ferrailleur.

    « Cela a représenté un énorme coup de massue sur la tête », résume Christophe Ferrari, président de la Métropole de Grenoble et maire de Pont-de-Claix, très impliqué dans le dossier depuis le début.

    « On ne peut pas se satisfaire de cette décision »

    Passé l’abattement de la veille, les porteurs du projet Exalia ont fait savoir tout au long de la journée qu’ils ne baisseront pas les bras : « Ils ne lâcheront rien ». Ainsi, l’industriel grenoblois, président du CIC Orio, Olivier Six, et Séverine Dejoux, ancienne de Vencorex et représentante CGT, ont notamment pu rencontrer le ministre Sébastien Martin pour évoquer les recours potentiels et les autres pistes pour faire naître coûte que coûte le projet.

    « On ne peut pas se satisfaire de cette décision », appuie ainsi Séverine Dejoux, soutenue par de nombreux élus locaux ayant également fait le déplacement, à l’image du sénateur Guillaume Gontard ou des députées Marie-Noëlle Battistel, Sandrine Nosbé et Elisa Martin.

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  • OPINION. « FCAS : pas de puissance sans architecture »

    OPINION. « FCAS : pas de puissance sans architecture »

    Par Véronique Chabourine, analyste stratégique

    Régulièrement au cœur des tensions industrielles et politiques ces dernières semaines, le programme de système de combat aérien du futur (FCAS) illustre les difficultés persistantes de la coopération européenne en matière de défense. Faute d’accord entre la France et l’Allemagne, une décision pourtant attendue a été récemment reportée à la mi-avril, prolongeant l’incertitude autour de ce projet stratégique. Lancé en 2017 par la France, l’Allemagne et l’Espagne, le FCAS, destiné à remplacer à l’horizon 2040 les Rafale et Eurofighter, se heurte à des désaccords entre Dassault Aviation et Airbus, mais aussi à des divergences plus larges entre États partenaires. À première vue, il pourrait ne s’agir que d’un différend classique sur la répartition des responsabilités. En réalité, le FCAS met en lumière un décalage entre les ambitions européennes et leur capacité à se traduire en programmes de défense cohérent.

    Le FCAS s’inscrit dans une dynamique plus large : celle d’une Union européenne qui cherche, dans le contexte géopolitique actuel, non pas à supprimer mais à rééquilibrer ses dépendances stratégiques et à renforcer son autonomie en matière de défense. Les États membres ont engagé une hausse significative de leurs budgets de défense, que l’Union européenne cherche à accompagner et à coordonner à travers le plan ReArm Europe, désormais décliné dans l’initiative Readiness 2030. Cette initiative témoigne d’une prise de conscience croissante des enjeux industriels et capacitaires. Mais elle demeure fondée sur une logique d’incitation et de coordination, là où la construction d’une puissance de défense suppose des mécanismes d’arbitrage, de standardisation et de structuration industrielle aujourd’hui encore absents. Cette ambition se heurte à une limite structurelle : la défense ne relève pas historiquement des compétences intégrées de l’UE et reste largement dominée par des logiques nationales. Or, construire une capacité de  puissance ne consiste pas seulement à augmenter les budgets. Cela suppose de définir en amont une véritable architecture de puissance, articulant gouvernance politique, coordination industrielle et standards de production. C’est précisément cette architecture qui fait aujourd’hui défaut. Le blocage du FCAS n’est pas tant un désaccord conjoncturel qu’une conséquence de l’absence d’un cadre structurant organisant en amont les conditions de la coopération. Faute d’un cadre politique clair définissant les responsabilités, les chaînes de valeur et les standards de production, les divergences industrielles ne font que refléter des arbitrages stratégiques non résolus. Cette fragmentation est objectivée par les données. Selon le rapport 2024 du Coordinated Annual Review on Defence (CARD), moins de 10 % des investissements de défense en Europe sont réalisés dans un cadre coopératif, tandis que l’UE exploite plus de 150 systèmes d’armement majeurs, contre moins de 30 aux États-Unis. Dans ce contexte, les initiatives de montée en puissance budgétaire, notamment dans le cadre de Readiness 2030 risquent de produire des effets limités si elles ne s’accompagnent pas d’une transformation des modes de production. Les orientations récentes de l’OTAN, notamment à travers le Defence Production Action Plan, confirment ce diagnostic : la capacité à produire et à livrer des capacités militaires repose désormais moins sur le niveau d’investissement que sur la capacité à mutualiser la demande, à standardiser les équipements et à coordonner l’effort de production.

    Dassault et Airbus disposent des capacités nécessaires pour structurer des segments industriels critiques, mais cette contribution ne peut devenir un levier de puissance — notamment dans la consolidation de chokepoints européens — qu’à condition d’être organisée en amont dans une architecture politique et industrielle cohérente.

    Le FCAS met en lumière une limite structurante : la défense européenne ne peut franchir un cap sans un accord politique préalable clairement assumé. Il ne s’agit pas de déléguer la défense des États à l’Union européenne, mais d’identifier un nombre limité de capacités critiques, de définir des priorités industrielles communes et d’organiser, pour ces segments, une feuille de route en matière de production et d’allocation des responsabilités.

    • European Commission, ReArm Europe / Readiness 2030 Initiative, 2024–2025.
    •  European Commission, European Defence Industrial Strategy (EDIS), 2024.
    •  European Defence Agency, Coordinated Annual Review on Defence (CARD) 2024 Report, 2024.
    •  European Commission / European Defence Agency, Joint Communication on Defence Investment Gaps, 2022.
    •  European Commission, Joint Communication on Defence Investment Gaps, 2022
    •  NATO, Defence Production Action Plan, adopted at the Vilnius Summit, 2023.

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  • Pierre Ippolito, le nouveau monsieur Économie d’Eric Ciotti

    Pierre Ippolito, le nouveau monsieur Économie d’Eric Ciotti

    On ne peut pas dire qu’il soit tombé dans la politique depuis tout petit. Il s’en est même tenu très longtemps éloigné. Son univers, c’est bien davantage le monde économique, qu’il connaît par cœur, par atavisme d’abord – son père et son oncle ont été juges au tribunal de commerce et il dirige l’ETI familiale, le Groupe Ippolito – et parce qu’il a été de 2022 à 2025 le président de l’Union pour les entreprises 06, qui rassemble dans les Alpes-Maritimes Medef et CPME. A l’époque de son mandat de président du syndicat patronal, Pierre Ippolito avait clairement revendiqué son indépendance vis-à-vis du monde politique, estimant qu’il était de son rôle de rester neutre et centré sur les besoins des TPE et PME du territoire. Une façon, sans ambages, de délimiter les contours de chacun…  

    C’est dire si son ralliement à Eric Ciotti en plein milieu de la campagne des Municipales a sonné comme un coup de tonnerre, aussi surprenant que soudain, et qu’il a constitué, clairement, un tournant de celle-ci.

    Élu ce 27 mars quatrième adjoint en charge des entreprises, du commerce, du développement économique et de l’enseignement supérieur, Pierre Ippolito, qui est très écouté des patrons, va donc désormais pouvoir apporter sa vision, son expertise et surtout son expérience. Pendant la campagne, il avait réussi à réunir plus de 130 dirigeants pour une réunion en présence d’Eric Ciotti centrée sur les desiderata, manques et besoins des chefs d’entreprises, pour identifier avec eux les solutions qui conviennent. Il en était ressorti un certain nombre de mesures souhaitées dont la création d’un guichet unique, d’un groupe de travail dédié à la simplification administrative, mais aussi la mise en place d’un environnement fiscal plus attractif. Demandée – et on sait qu’elle est d’ores et déjà obtenue – la baisse de 19,2% de la taxe foncière – du même montant que la hausse décidée par Christian Estrosi en 2023 – sera même le tout premier geste du maire de Nice, dès le mois d’avril a-t-il promis.

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