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  • L’Afrique du Sud dit avoir été écarté du G7 à Evian par la France suite à des pressions américaines

    L’Afrique du Sud dit avoir été écarté du G7 à Evian par la France suite à des pressions américaines

    La présidence sud-africaine a annoncé jeudi 26 mars à l’Agence France-Presse (AFP) que le président Cyril Ramaphosa n’était plus invité par la France à participer au sommet du G7 qui doit se tenir en juin à Evian, en raison de pressions américaines.

    L’Afrique du Sud est prise pour cible par le président américain depuis son retour à la Maison Blanche, qui accuse Pretoria d’une prétendue persécution des fermiers blancs et lui reproche sa plainte pour des actes de génocide visant Israël dans sa guerre à Gaza, déposée devant la Cour internationale de justice.

    « Nous avons appris qu’en raison de pressions continues, la France a dû retirer son invitation à l’Afrique du Sud pour sa participation au G7 », a déclaré à l’Agence France-Presse le porte-parole de la présidence sud-africaine Vincent Magwenya. « On nous dit que les Américains ont menacé de boycotter le sommet du G7 si l’Afrique du Sud était invitée », a-t-il ajouté.

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    Donald Trump avait boycotté le sommet du G20 organisé à Johannesburg en novembre et a depuis exclu l’Afrique du Sud des travaux du groupe dont les Etats-Unis assurent cette année la présidence tournante.

    C’est le président Emmanuel Macron, qui lors du sommet du G20 en Afrique du Sud, avait personnellement invité Cyril Ramaphosa à participer au G7, rappelle Pretoria. Le G7 regroupe sept pays parmi les plus industrialisés de la planète. Les travaux du groupe sont régulièrement élargis à des pays invités, à l’instar cette année du Brésil, de l’Inde ou de la Corée du Sud.

    La décision de ne plus inviter le chef de l’Etat sud-africain « n’aura pas d’impact sur la solidité et le caractère étroit de notre relation bilatérale avec la France », a précisé le porte-parole. « Indépendamment de tous ces développements, l’Afrique du Sud reste résolue à entretenir un dialogue constructif avec les Etats-Unis. La relation diplomatique entre les Etats-Unis et l’Afrique du Sud existait avant l’administration Trump et survivra au mandat actuel de la Maison Blanche », a ajouté Vincent Magwenya.

    Le Monde avec AFP

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  • “Des mensonges”: la Russie dément avoir livré des drones à son allié iranien mais assure “poursuivre le dialogue” avec Téhéran

    “Des mensonges”: la Russie dément avoir livré des drones à son allié iranien mais assure “poursuivre le dialogue” avec Téhéran

    Le Financial Times a affirmé que la Russie soutenait l’Iran face aux États-Unis et à Israël en lui livrant des drones depuis début mars.

    Le Kremlin a qualifié jeudi de “mensonges” un article du Financial Times (FT) affirmant que la Russie serait sur le point d’achever l’envoi de drones à l’Iran, en pleine guerre au Moyen-Orient.

    “Il y a vraiment beaucoup de mensonges dans les médias. Et même les éditions les plus respectées n’ont pas honte de les publier”, a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, en répondant, lors de son point de presse quotidien, à une question de l’AFP sur l’article du FT. “Une chose est sûre: nous poursuivons notre dialogue avec les dirigeants iraniens”, a-t-il ajouté.

    D’après le Financial Times citant des rapports de services de rensignement occidentaux, des responsables iraniens et russes ont entamé des discussions sur la livraison de drones quelques jours après l’attaque israélienne et américaine contre Téhéran. Les livraisons auraient commencé début mars et devraient s’achever à la fin du mois.

    La Russie évoque seulement une aide humanitaire

    Alliée de longue date de l’Iran, la Russie dénonce les frappes menées sur le pays depuis fin février par Israël et les États-Unis et plaide pour un règlement “politique”. Moscou n’a pas annoncé officiellement d’aide concrète à l’Iran depuis le début de ce conflit, hormis l’envoi d’aide humanitaire.

    Mais plusieurs médias américains ont affirmé que Moscou aurait partagé des renseignements militaires à Téhéran pour mener ses frappes au Moyen-Orient. En réponse aux frappes massives des États-Unis et d’Israël, Téhéran a attaqué des bases américaines dans plusieurs pays du Golfe. Le Kremlin refuse de commenter ces affirmations.

    Depuis le début du conflit, l’Iran a de son côté a tiré plus de 3.000 de ces drones, notamment les fameux Shahed qu’il est capable de produire à bas coût. La Russie produit quant à elle des drones basés sur des modèles iraniens qu’elle utilisent en Ukraine.

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  • EN DIRECT, guerre en Ukraine : le Kremlin assure que des parlementaires russes sont en visite aux Etats-Unis pour contribuer à « raviver » les relations

    EN DIRECT, guerre en Ukraine : le Kremlin assure que des parlementaires russes sont en visite aux Etats-Unis pour contribuer à « raviver » les relations

    Londres autorise l’interception de navires de la flotte fantôme russe dans ses eaux territoriales

    L’armée britannique pourra désormais arraisonner et saisir des navires sous sanctions appartenant à la flotte fantôme russe s’ils pénètrent dans les eaux territoriales du Royaume-Uni.

    « Les forces armées britanniques et les forces de l’ordre pourront désormais intercepter les navires sanctionnés par le Royaume-Uni qui transitent par les eaux britanniques », y compris dans la Manche, rapporte un communiqué du bureau du premier ministre, Keir Starmer.

    Londres a sanctionné 544 navires soupçonnés d’appartenir à cette « flotte fantôme russe », composée principalement de pétroliers vieillissants, et qui permet à Moscou de contourner les sanctions occidentales depuis le début de la guerre en Ukraine en 2022.

    « Le Royaume-Uni va resserrer l’étau autour de la flotte, en fermant ses eaux, dont la Manche, aux navires sanctionnés. Les opérateurs seront contraints de se détourner vers des routes plus longues et coûteuses, ou courront le risque d’être arrêtés par les forces britanniques », est-il écrit. Chaque opération sera soumise à l’approbation du gouvernement.

    Cette décision survient alors que les Etats-Unis ont annoncé la levée temporaire de certaines restrictions sur le pétrole russe, pour atténuer la hausse des prix dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient. « Vladimir Poutine se frotte les mains (…) parce qu’il pense que la hausse des prix du pétrole va lui permettre de s’en mettre plein les poches », a déclaré Keir Starmer, cité dans le communiqué. « C’est pourquoi nous nous attaquons encore plus durement à sa flotte fantôme », a-t-il ajouté. Selon Londres, « 75 % du pétrole brut russe est transporté par cette flotte délabrée ».

    En janvier, Londres a apporté son soutien à Washington lors d’une opération américaine visant à saisir dans l’Atlantique Nord un pétrolier lié à la Russie, le Marinera, auparavant connu sous le nom de Bella 1. La France, la Belgique, la Finlande et d’autres pays européens ont également saisi récemment des navires soupçonnés de contourner les sanctions et appartenant, selon les autorités, à la flotte fantôme russe.

    « Après l’interception d’un navire, des poursuites pénales pourront être engagées contre les propriétaires, les exploitants et l’équipage pour violation de la législation britannique sur les sanctions », selon Downing Street.

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  • Véronique Sarselli officiellement élue présidente de la métropole de Lyon

    Véronique Sarselli officiellement élue présidente de la métropole de Lyon

    Disposant d’une large majorité à l’issue des élections métropolitaines, Véronique Sarselli (Coeur Lyonnais, DVD) a été élue présidente de la métropole lyonnaise ce jeudi 26 mars.

    La métropole lyonnaise bascule officiellement à droite. Tête de liste Coeur Lyonnais et membre de LR, Véronique Sarselli a recueilli 91 voix (sur 150) lors du scrutin organisé par le conseil métropolitain, ce jeudi 26 mars.

    “Je mesure pleinement l’honneur qui m’est fait”, a déclaré la nouvelle présidente de la métropole.

    Après avoir “salué les élus sortants”, Véronique Sarselli s’est dite “animée par la volonté d’améliorer durablement la vie de nos concitoyens”. Première femme élue à ce poste, elle a affirmé qu’elle serait “la présidente de tous les grands lyonnais et de toutes les communes de la métropole de Lyon”.

    Une cohabitation inédite entre ville et métropole

    Réélue maire de Sainte-Foy-lès-Lyon dès le premier tour des élections municipales, Véronique Sarselli était en binôme avec Jean-Michel Aulas: l’ancien président de l’OL visait la mairie de Lyon, tandis que l’édile candidatait à la tête de la métropole.

    Elle succède à l’écologiste Bruno Bernard, élu en 2020. Ce dernier a été réélu conseiller métropolitain mais Les Écologistes ont perdu la majorité qu’ils détenaient à la métropole, passant de 84 à 49 sièges.

    Depuis la création de la métropole de Lyon, en 2015, les majorités municipales et métropolitaines avaient toujours été similaires. Une période de cohabitation inédite s’ouvre donc entre la municipalité, où l’union de la gauche et des écologistes est restée majoritaire, et la métropole, désormais dominée par une alliance du centre et de la droite.

    “Maintenant, au travail!”, a martelé Véronique Sarselli, pour conclure son discours.

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  • Grâce à des recettes fiscales supplémentaires, la Corée du Sud dégaine un plan colossal de 17 milliards de dollars pour faire baisser les prix des carburants

    Grâce à des recettes fiscales supplémentaires, la Corée du Sud dégaine un plan colossal de 17 milliards de dollars pour faire baisser les prix des carburants

    Très dépendant du Moyen-Orient pour son approvisionnement, la Corée du sud avait déjà plafonné les prix des carburants dont les prix ont flambé.

    La Corée du Sud va débloquer 17 milliards de dollars supplémentaires le mois prochain et étendre ses réductions de taxes sur les carburants pour faire face aux conséquences de la guerre au Moyen-Orient, a annoncé ce jeudi le gouvernement.

    “Le gouvernement va présenter le mois prochain un budget supplémentaire de 25.000 milliards de wons – financé par des recettes fiscales excédentaires – en réponse au conflit au Moyen-Orient qui se prolonge”, a indiqué le gouvernement dans un communiqué.

    Selon le ministre du Budget, Park Hong-keun, le projet de loi vise à soutenir les petites et moyennes entreprises ainsi que les ménages les plus vulnérables, touchés par les conséquences de la guerre. Séoul dépend largement des importations d’hydrocarbures via le détroit d’Ormuz, voie maritime bloquée de facto par l’Iran depuis les premières attaques israélo-américaines sur le pays le 28 février.

    “Alléger le fardeau pesant sur les citoyensé

    Le blocage de ce passage fait flamber les coûts et a poussé Séoul à plafonner les prix des carburants pour la première fois en près de 30 ans. Avec son nouveau projet de loi, le gouvernement veut “alléger le fardeau pesant sur les citoyens en raison des prix élevés du pétrole et favoriser la mise en oeuvre fluide d’un plafonnement des prix du pétrole afin de stabiliser les prix intérieurs des carburants et réduire les coûts du carburant”, a déclaré Park Hong-keun.

    Han Byung-do, chef de file du parti au pouvoir à l’Assemblée nationale, a annoncé que le parti et le gouvernement allaient accélérer l’examen du projet de loi de finances, soulignant qu’il n’y avait “aucune raison de retarder” ce processus. Le président Lee Jae Myung avait auparavant exhorté le gouvernement à préparer une enveloppe supplémentaire pour stabiliser l’activité économique, soutenir les secteurs touchées et renforcer la résilience de la chaîne d’approvisionnement.

    Le parti au pouvoir en Corée du Sud a annoncé la semaine dernière augmenter la capacité de production d’électricité à partir du charbon et l’utilisation de l’énergie nucléaire.

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  • EN DIRECT, guerre au Moyen-Orient : l’Iran et Israël continuent leurs attaques aériennes ; l’Irak va saisir l’ONU après un bombardement sur son territoire

    EN DIRECT, guerre au Moyen-Orient : l’Iran et Israël continuent leurs attaques aériennes ; l’Irak va saisir l’ONU après un bombardement sur son territoire

    La France accélère ses commandes de munitions face à la crise au Moyen-Orient

    La France va passer de nouvelles commandes de munitions, dans le cadre de l’actualisation de la loi de programmation militaire (LPM), dont l’examen au Parlement va être « accéléré » pour tenir compte de la guerre au Moyen-Orient, a annoncé mercredi le premier ministre, Sébastien Lecornu, lors d’un débat sans vote sur cette crise à la fois militaire et énergétique.

    Le texte, qui prévoit 36 milliards d’euros de dépenses supplémentaires aux 413 milliards déjà prévus pour la période 2024-2030, sera présenté en conseil des ministres le 8 avril puis examiné au Parlement à partir de mai.

    Face à l’intensification du conflit, l’exécutif insiste sur l’« urgence » de renforcer les stocks de munitions, fortement sollicités par les opérations militaires, notamment pour les Rafale déployés dans la région. Au total, 8,5 milliards d’euros supplémentaires de commandes de munitions sont prévus entre 2026 et 2030, en plus des crédits déjà votés, portant l’effort à un niveau inédit.

    Le gouvernement annonce également des mesures pour soutenir l’industrie de défense, dont la création d’une plateforme baptisée « France Munitions » et un plan de 300 millions d’euros pour les industries civiles et militaires. Ce projet fait globalement consensus au Parlement, dans un contexte marqué par la mort d’un militaire français, Arnaud Frion, en Irak et les inquiétudes liées à l’escalade régionale.

    En plus de guerres au Proche-Orient, la France et ses partenaires européens continuent de soutenir l’Ukraine face à l’invasion russe. Une « réunion des ministres sur l’économie de guerre » est prévue jeudi après-midi, selon un communiqué de Matignon mercredi. Le premier ministre a l’intention de « dresser un bilan clair des trois années d’économie de guerre engagées par la France », en soulignant des « progrès », mais « cet effort doit encore être amplifié » face à « l’évolution rapide de la situation internationale », avait alors expliqué Matignon en annonçant la réunion.

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  • Les Français craignent un retour de l’inflation à cause de la guerre au Moyen-Orient: la confiance des ménages “se replie légèrement” en mars

    Les Français craignent un retour de l’inflation à cause de la guerre au Moyen-Orient: la confiance des ménages “se replie légèrement” en mars

    La confiance des ménages a reculé de deux points pour atteindre 89, a annoncé l’Insee ce mercredi. Les Français craignent le retour de l’inflation, dans le sillage de la guerre au Moyen-Orient.

    La guerre au Moyen-Orient fait craindre une situation similaire à 2022 aux Français. La confiance des ménages s’est repliée “légèrement” en mars, selon le baromètre mensuel de l’Insee, qui avance “un contexte de vives tensions géopolitiques”.

    Dans le détail, l’indice pointe désormais à 89 et s’éloigne de sa moyenne de longue période (1987 à 2025) de 100. L’institution le justifie par le fait que la part des ménages estimant que les prix vont accélérer au cours des douze prochains mois augmente très fortement pour retrouver un niveau plus atteint depuis septembre 2022 et la guerre en Ukraine.

    Outre les prix à la pompe, toujours au-dessus de 2 euros le litre, l’enlisement du conflit commence à faire craindre une inflation globale. L’interruption de la production d’engrais dans la région, qui représente 30% des exportations du secteur, inquiète par exemple les agriculteurs à l’approche des semis de printemps.

    Des prévisions de croissance revues à la baisse

    La confiance des ménages, toujours loin de sa moyenne historique, était pourtant repartie à la hausse ces derniers mois. Ils n’avaient par exemple jamais autant pensé à épargner à l’arrivée de 2026, signe qu’ils avaient confiance en l’avenir et la situation économique globale.

    Mais le conflit et ses répercussions, que Roland Lescure regrette d’avoir appelé “choc pétrolier”, ont inversé la tendance, avec la crainte d’un retour à l’inflation de 2022. Surtout que les prévisions de croissance de la Banque de France ont été révisées depuis le début du conflit. Elle a notamment baissé d’un point l’objectif de croissance (à 0,9%) dans son meilleur scénario, alors qu’elle imagine une croissance presque à l’arrêt (0,3%) et un baril à 145 dollars si le conflit s’éternisait.

    Dossier :

    Guerre en Iran et au Moyen-Orient

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    • Guerre au Moyen-Orient: Donald Trump affirme que les dirigeants iraniens veulent “absolument” un accord mais “ont peur de le dire”

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  • Sébastien Lecornu veut accélérer les commandes de munitions de la France face à la guerre au Moyen-Orient

    Sébastien Lecornu veut accélérer les commandes de munitions de la France face à la guerre au Moyen-Orient

    Sébastien Lecornu a annoncé mercredi 25 mars de nouvelles commandes de munitions, dans le cadre de l’actualisation de la loi de programmation militaire (LPM), dont l’examen au Parlement va être « accéléré » pour tenir compte de la guerre au Moyen-Orient.

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    Le gouvernement doit présenter au printemps un projet d’actualisation de la LPM ajoutant 36 milliards d’euros aux 413 milliards déjà prévus sur la période 2024-2030. Mais son examen va être accéléré compte tenu du conflit déclenché le 28 février par des frappes israélo-américaines sur l’Iran, qui a depuis répliqué et visé des pays du Golfe alliés de la France, venue à leur aide.

    La LPM mise à jour sera présentée en conseil des ministres le 8 avril, puis inscrite la semaine du 4 mai à l’Assemblée nationale et du 1er juin au Sénat, a précisé le premier ministre devant l’Assemblée nationale, lors d’un débat sans vote sur cette crise à la fois militaire et énergétique.

    M. Lecornu a souligné l’« urgence » de produire des munitions, alors que la situation est particulièrement critique pour la France, aujourd’hui l’un des pays européens les plus impliqués dans ce conflit, avec le Royaume-Uni, en raison d’accords de défense avec plusieurs Etats au Moyen-Orient, dont certains contiennent des clauses dites d’« assistance » au contenu classifié.

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    « L’urgence, ce sont évidemment les munitions. Nous prévoyons d’investir 8,5 milliards d’euros supplémentaires de commandes entre 2026 et 2030, qui s’ajoutent aux 16 milliards de la LPM votée en 2023 », a promis M. Lecornu. « C’est indispensable » et « colossal », a-t-il insisté. M. Lecornu avait déjà souligné en décembre « l’urgence à reconstituer [les] stocks » et proposé « un passage à l’échelle de la production en masse de drones ».

    Le premier ministre doit réunir jeudi plusieurs ministres à Matignon pour faire le point sur cette « économie de guerre » et la capacité des industriels à répondre à ces commandes.

    Nouvelle usine de production de drones

    Avec ces nouvelles commandes, la France aura consacré aux munitions « un effort financier quatre fois plus important que la précédente » LPM, a insisté mercredi le chef du gouvernement, qui inaugurera prochainement dans l’Essonne une nouvelle usine de production de drones.

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    Il a aussi annoncé la création d’une plateforme « France Munitions », qui sera « un grossiste de munitions » financé à la fois par l’Etat et par des investisseurs privés, ainsi qu’un plan de soutien à l’industrie « duale » [civile et militaire] de 300 millions d’euros.

    La LPM actualisée prévoit également un « nouveau régime “d’état d’alerte de sécurité nationale” », pour une application exceptionnelle du code de la défense. En cas de menace grave, il permettra de déroger aux normes ou de faciliter le déploiement des forces armées sur le territoire, a détaillé Matignon.

    L’actualisation de la LPM fait relativement consensus chez les députés, qui ont tous rendu hommage au major Arnaud Frion, mort en Irak dans une attaque de drone perpétrée par une milice pro-iranienne, et demandé davantage d’aide pour le Liban.

    Sébastien Lecornu a estimé que les déclarations de l’Iran sur la possibilité que des navires « non hostiles » puissent passer par le détroit d’Ormuz, où transite en temps normal un cinquième du pétrole mondial, étaient « peut-être un signe d’un changement de phase dans cette crise ». En attendant, « nous devons tout faire pour que cette crise de circulation ne devienne pas une crise de production », a-t-il ajouté.

    Astreint à la discipline budgétaire, le gouvernement n’envisage pas à ce stade de baisser les taxes sur les carburants et préfère pallier les difficultés de trésorerie des secteurs touchés. Des propositions sont toutefois à l’étude pour les professionnels « grands rouleurs ».

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    Le Monde avec AFP

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  • Face à la crainte de pénurie de gazole, le gouvernement autorise temporairement la vente de carburant “non conforme” aux normes habituelles

    Face à la crainte de pénurie de gazole, le gouvernement autorise temporairement la vente de carburant “non conforme” aux normes habituelles

    Face à des tensions d’approvisionnement liées à la guerre en Iran et au blocage du détroit d’Ormuz, le gouvernement autorise temporairement la vente d’un gazole moins résistant au froid. Une mesure d’urgence qui vise à éviter les pénuries, mais qui intervient dans un contexte de flambée des prix à la pompe et fait peser de nouveaux risques sur les automobilistes en cas de températures négatives.

    Face à des tensions d’approvisionnement inédites liées à la guerre en Iran et au blocage du détroit d’Ormuz, le gouvernement a pris une mesure exceptionnelle. Une décision publiée au Journal officiel du 26 mars 2026 autorise, à titre temporaire, la commercialisation d’un gazole “non conforme aux spécifications” ne respectant pas totalement les normes habituelles.

    Une dérogation technique qui concerne essentiellment la résistance du carburant au froid.

    Le point central de cette décision concerne la température limite de filtrabilité (TLF), un critère essentiel du gazole.

    Cette norme détermine la température à laquelle le carburant commence à se solidifier partiellement. En dessous d’un certain seuil, des cristaux de paraffine apparaissent naturellement dans le gazole, pouvant obstruer les filtres et empêcher le moteur de fonctionner.

    En temps normal, le gazole distribué en hiver doit rester utilisable jusqu’à -15°C et avec la dérogation ce seuil est relevé à 0 °C.

    Autrement dit, le carburant autorisé temporairement devient inadapté dès que les températures passent sous zéro.

    Des risques limités mais bien réels

    Cette modification n’est pas anodine. En cas de températures négatives, les automobilistes s’exposent à plusieurs problèmes: difficultés, voire impossibilité de démarrag, moteur qui cale en circulatio, et filtre à carburant bouché

    Les zones montagneuses et les épisodes de froid tardif sont particulièrement concernés. Conscient de ces risques, le gouvernement impose aux distributeurs d’informer clairement les clients. Ces derniers devront également assumer l’entière responsabilité en cas de dysfonctionnement lié à ce carburant, précise le décret.

    Des normes globalement maintenues

    Si la résistance au froid est assouplie, les autres exigences techniques du gazole restent inchangées.

    Le carburant doit toujours respecter: un indice de cétane suffisant, garantissant une bonne combustion, une faible teneur en soufre, pour limiter la pollution et protéger les moteurs et des critères stricts de propreté et d’absence d’eau, essentiels pour éviter la corrosion.

    En résumé, seul le comportement du gazole face au froid est dégradé, les autres performances restant conformes aux standards habituels.

    Une mesure d’urgence face à une crise internationale

    La décision gouvernementale intervient dans un contexte de forte tension sur les prix des carburants, que certains n’hésitent pas à qualifier de “choc pétrolier”. Si le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a employé ce terme avant de nuancer ses propos, la flambée est bien réelle.

    Le gazole, carburant le plus consommé en France, est passé de 1,709 euro le litre fin février à 2,212 euros fin mars, soit une hausse de près de 30% en moins d’un mois. L’essence SP95-E10 augmente plus modérément (+16%), tandis que le superéthanol E85 reste relativement stable, confirmant une évolution des prix à deux vitesses selon les carburants.

    Cette explosion s’explique notamment par la dépendance européenne au diesel importé, dans un contexte de perturbations maritimes majeures, mais aussi par des mécanismes fiscaux défavorables au gazole.

    Selon Francis Pousse, l’Europe importe jusqu’à 40% de son gazole raffiné, notamment via des routes aujourd’hui fragilisées. Cette situation entraîne une hausse rapide des prix du produit fini sur les marchés internationaux, notamment à Rotterdam.

    Pour aller plus loin -> C’est notamment parce qu’il est moins taxé à la base qu’il flambe plus: pourquoi le gazole s’est envolé de 30% en moins d’un mois (deux fois plus que l’essence)

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  • Le système de santé en France souffre de la faiblesse des politiques de prévention

    Le système de santé en France souffre de la faiblesse des politiques de prévention

    Prévention : pas une semaine ne passe sans que le mot soit employé dans un message de santé, à l’occasion de telle ou telle journée consacrée à sensibiliser contre les cancers, l’obésité, les maladies cardio-vasculaires… Ces dates qui ponctuent le calendrier font écho à un principe reconnu comme essentiel en santé : « Mieux vaut prévenir que guérir. »

    Ce principe ancien est plus que jamais d’actualité : le virage démographique en cours, marqué par le vieillissement de la population, percute le système de santé. Celui-ci ne s’en sortira pas, ne serait-ce que financièrement, alors que les besoins en soins explosent, avec des malades chroniques toujours plus nombreux.

    La prévention « doit être la grande cause de la décennie », a défendu l’Assurance-maladie dans son rapport « Charges et produits » pour l’année 2026. Dans cette somme – remise chaque été au gouvernement avant les débats sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale –, la Caisse nationale d’assurance-maladie (CNAM) a fait de la prévention l’un des trois « piliers » – avec la « coordination des soins » et le « juste soin au juste coût », garantissant l’« avenir de notre modèle de santé ».

    Parce que prises tôt, la plupart des pathologies guérissent mieux. Mais aussi parce qu’elles coûtent alors moins cher. L’enjeu est majeur, sachant que la dépense moyenne par patient en affection de longue durée est estimée à 9 560 euros par an, selon les chiffres de l’Assurance-maladie, et que le nombre de ces malades pourrait passer de 14 à 18 millions, d’ici à 2035.

    Lire aussi l’entretien (2025) | Article réservé à nos abonnés « Le vieillissement de la population est ce qui risque de faire exploser notre système »

    « Rien ne sera possible sans une mobilisation massive en faveur de la prévention », écrit le directeur général de la CNAM, Thomas Fatôme, en introduction du rapport. Si le discours est volontariste, le budget l’est moins. Dans un système de santé historiquement construit autour des soins curatifs, la prévention fait figure de parent pauvre : la France lui a consacré, en 2022, 3,9 % des dépenses de santé, selon les critères de l’OCDE. Un investissement en recul après le « pic » des années Covid, à un niveau qualifié d’« intermédiaire inférieur » par la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES). Loin derrière celui qui a été consenti par le Royaume-Uni ou l’Allemagne (près de 8 %), mais plus qu’en Slovaquie (2,1 %) ou en Pologne (1,9 %), la moyenne des pays européens s’établissant à 5,5 %.

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