Le Sacré-Cœur-de-Jésus est rentré au port de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) cette nuit et il ne ressortira pas. Le chalutier de 22 mètres de la famille Caloin, pêcheurs depuis trois générations, a bien réussi à ramener « un fond de merlan, de roussettes, d’encornets et quelques maquereaux », mais il revient à perte.
Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, le prix du gasoil marin a presque doublé. Les ventes ne compensent plus les coûts. Sous la lumière blanche de la petite cuisine du bord, le père et le fils, capitaine et second, accusent la fatigue. L’aîné, Laurent, 55 ans, soupire : « On brûle du gasoil pour rien. On ne repartira pas les prochains jours. »
La filière, très consommatrice de carburant, est lourdement touchée par la hausse du prix de ce dernier. Le gasoil pèse, en fonction de la taille d’un bateau et de sa technique de pêche, entre 25 % et 30 % des charges. En un mois, le litre est passé d’environ 66 centimes d’euro à 1,10 euro. Avec cette augmentation, il constitue désormais la moitié des coûts. « C’est sans précédent », affirme le directeur délégué du port de Boulogne-sur-Mer, Alain Caillier.
Laurent Caloin, patron pêcheur, sur son chalutier, le « Sacré-Cœur-de-Jésus », à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), le 25 mars 2026. AIMÉE THIRION POUR « LE MONDE »
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De gauche à droite, le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, Donald Trump, et le secrétaire à la défense, Pete Hegseth, à la Maison Blanche, à Washington, le 26 mars 2026. EVELYN HOCKSTEIN/REUTERS
Et s’il déclarait simplement victoire ? Alors que Donald Trump envisage une issue prochaine à la guerre en Iran, ses alliés au Proche-Orient s’interrogent : le président américain prendra-t-il le risque de bâcler sa sortie ? Israël et les monarchies du Golfe craignent une fin précipitée de cette guerre, sans véritable résolution. Depuis lundi 23 mars, le locataire de la Maison Blanche fait grand cas de contacts préliminaires établis avec Téhéran. En dépit des déclarations défiantes du régime, il assurait encore, jeudi, que « les négociateurs iraniens » le « supplient de conclure un accord ». Il se faisait aussi menaçant.
« Il vaudrait mieux qu’ils s’y mettent sérieusement et vite, avant qu’il ne soit trop tard, parce qu’alors il n’y aura PLUS DE RETOUR EN ARRIÈRE et ça ne sera pas joli à voir ! », prévenait-il sur son réseau, Truth Social. La Maison Blanche a transmis à Téhéran une liste de quinze exigences par l’intermédiaire du Pakistan. Jeudi, en fin de journée, Donald Trump se disait assez satisfait par ce dialogue fort vague pour reporter son ultimatum au 6 avril. Mais l’alternative demeure simple : la reddition ou l’escalade militaire.
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Le cercueil de Lionel Jospin fait son entrée lors de l’hommage national rendu à l’ancien premier ministre, à l’hôtel des Invalides, à Paris, le 26 mars 2026. JULIEN MUGUET POUR « LE MONDE »
C’est un peu comme si ressurgissait soudain toute une époque disparue. Les visages d’un gouvernement d’il y a presque trente ans, quand la « dream team » de la gauche plurielle grimpait encore quatre à quatre les escaliers de Matignon pour aller voir celui qu’elle appelait « Lionel ». Ils sont donc là, cheveux blanchis et silhouettes fanées, comme la drôle de photo sépia d’une époque révolue qui fût souvent leur heure de gloire : Laurent Fabius et Daniel Vaillant, Martine Aubry et Elisabeth Guigou, l’ancienne patronne des écologistes Dominique Voynet et l’ex-dirigeant communiste Robert Hue, et même ceux qui firent scandale, Dominique Strauss-Kahn et Jack Lang, à nouveau rassemblés, mais cette fois autour du cercueil de Lionel Jospin, posé au pied du splendide dôme des Invalides, à Paris, jeudi 26 mars. « Avec lui, c’est une part de nous-mêmes qui s’en va », souffle François Hollande.
Il n’y a bien qu’un absent étonnant, dans cet aréopage de ce qui fût autrefois le rassemblement de la gauche : Jean-Luc Mélenchon. Alors que l’Elysée comme les anciens collaborateurs de Lionel Jospin assurent que personne n’a été écarté de la cérémonie, le leader de La France insoumise a écrit rageusement sur son blog : « Cher Lionel, j’ai été triste d’apprendre qu’on te rendrait hommage aux Invalides et que je n’y étais pas invité. Quels que soient les désaccords que tu as eus avec moi, je ne crois pas que tu aurais apprécié cette brutalité sectaire. Tu seras donc accompagné des seuls fossoyeurs de ce que tu avais entrepris. » Jeudi matin, il conviendra avoir été convié par l’Elysée, mais trop tard.
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Des bouteilles des marques de Pernod Ricard dans un bar, à Gurugram, en Inde, le 26 novembre 2024. PRIYANSHU SINGH / REUTERS
L’opération, si elle aboutissait, serait significative dans un contexte morose pour les boissons alcoolisées à travers le monde. Le géant français des vins et spiritueux Pernod Ricard et l’américain Brown-Forman, propriétaire du célèbre whisky Jack Daniel’s, ont confirmé, jeudi 26 mars, être en discussion en vue d’une fusion.
« Sous réserve d’accord entre les parties et des approbations habituelles, ce partenariat s’apparenterait à une fusion entre égaux. (…) Ce partenariat donnerait naissance à un leader mondial des spiritueux d’envergure accrue », déclare Pernod Ricard, maison mère de l’emblématique pastis mais aussi de la vodka Absolut ou du whisky Jameson, dans son communiqué.
« Après les récentes rumeurs de marché, (…) nous confirmons être engagés dans des discussions avec Pernod Ricard », ajoute Brown-Forman dans un communiqué distinct, précisant explorer « régulièrement » des « opportunités stratégiques ».
« Les synergies opérationnelles seraient importantes, tirant profit des marques iconiques de Brown-Forman, notamment Jack Daniel’s, de la force du réseau de distribution de Pernod Ricard et de son exposition aux marchés à plus fort potentiel de croissance », précise l’entreprise française.
Un potentiel « puissant portefeuille de marques »
Les deux groupes évoquent un potentiel « puissant portefeuille de marques, bénéficiant d’une exposition géographique équilibrée, autour de deux familles emblématiques ».
Cette fusion surviendrait dans un contexte morose pour les boissons alcoolisées à travers le monde, avec une consommation en baisse particulièrement chez les jeunes et une multiplication des droits de douane, notamment aux Etats-Unis. Ces derniers ont particulièrement affecté Pernod Ricard.
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Les deux entreprises précisent qu’aucune autre communication ne sera faite « tant qu’un accord définitif n’aura pas été conclu ou qu’il n’aura pas été mis un terme aux discussions ».
Plus tôt dans la journée, l’agence Bloomberg avait affirmé que Pernod Ricard menait des « discussions préliminaires » et envisageait un potentiel accord avec Brown-Forman.
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Dans la foulée, l’action Pernod Ricard a perdu 5,73 %, jeudi, à la Bourse de Paris, dans un marché qui a clôturé en baisse de 0,98 %, tandis que l’action Brown-Forman a bondi de 9,58 % à Wall Street dans un marché en repli. Les deux géants sont respectivement valorisés plus de 15 milliards d’euros pour Pernod Ricard et environ 12 milliards de dollars (10,4 milliards d’euros) pour Brown-Forman.
Ventes en baisse
Au cours de son premier semestre 2025-2026 (achevé fin décembre 2025), le géant des vins et spiritueux français a vu son activité se replier encore et son bénéfice net décliner de 18 %, à 975 millions d’euros, pour 5,25 milliards de chiffre d’affaires (– 15 %), plombé par la morosité de ses ventes aux Etats-Unis et en Chine.
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Sur le marché américain, son premier, les ventes accusent un repli de 15 %. Alors que les alcools européens y sont soumis depuis août 2025 à 15 % de droits de douane imposés par l’administration Trump, le bilan pâtit en outre d’ajustements de stocks constitués en amont. Et Pernod Ricard estime que l’ensemble de son exercice 2025-2026 « sera une année de transition avec une amélioration des tendances en chiffre d’affaires organique, se matérialisant au deuxième semestre ».
Pour défendre sa marge, le groupe applique un programme de réduction d’économies de 1 milliard d’euros sur trois ans, dans la logistique, les achats, la fabrication et l’organisation (ressources humaines notamment y compris via des cessions).
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Sur les neuf mois de son exercice décalé 2025-2026 (à fin janvier), le géant américain Brown-Forman a, lui, enregistré des ventes en baisse de 2 %, à 3 milliards de dollars, son PDG, Lawson Whiting, évoquant « un environnement difficile » qui devrait persister en 2026 avec des ventes annuelles également attendues en baisse, selon le site de l’entreprise. Brown-Forman avait acquis, en 2023, le célèbre rhum Diplomatico pour 725 millions de dollars.
Des manifestants défilent à San Francisco (Californie) pour réclamer une pause dans le développement de l’intelligence artificielle, le 21 mars 2026. MANUEL ORBEGOZO / REUTERS
La justice américaine a suspendu, jeudi 26 mars, les sanctions prononcées par l’administration Trump contre la société californienne Anthropic, spécialiste de l’intelligence artificielle (IA).
La juge fédérale de Californie Rita Lin a fait droit à la demande d’Anthropic, créateur du chatbot Claude, de geler, via une procédure d’urgence, la directive présidentielle du 27 février qui ordonnait à toutes les agences fédérales de cesser immédiatement d’utiliser les technologies de l’entreprise.
La décision, consultée par l’Agence France-Presse, suspend aussi la directive du secrétaire à la défense, Pete Hegseth, qui avait désigné Anthropic comme un « risque pour la chaîne d’approvisionnement » du Pentagone, une étiquette jusqu’alors réservée à des entreprises ou des agences étrangères de pays rivaux des Etats-Unis.
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Les deux décisions de l’administration Trump, qui avaient suscité une large vague de soutien du secteur de la tech envers Anthropic, sont suspendues sept jours pour permettre au gouvernement de faire à son tour appel via une procédure d’urgence, avant l’examen de l’affaire au fond à plus long terme. La juge précise toutefois que le Pentagone reste libre de cesser d’utiliser Claude et de migrer vers d’autres fournisseurs d’IA.
Bras de fer
« Si cette procédure judiciaire était nécessaire pour protéger Anthropic, nos clients et nos partenaires, notre priorité reste de travailler de manière productive avec le gouvernement pour que tous les Américains bénéficient d’une IA sûre et fiable », a déclaré un porte-parole d’Anthropic.
La rupture entre le Pentagone et Anthropic avait été actée au terme d’un bras de fer qui avait conduit l’entreprise de San Francisco à publiquement refuser que Claude soit utilisé pour la surveillance de masse des citoyens américains ou pour faire fonctionner des armes autonomes. Au milieu du scandale, OpenAI, le grand rival d’Anthropic, avait annoncé avoir signé un contrat avec le Pentagone, assurant avoir obtenu des garanties sur ces deux points.
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Comme elle l’avait laissé entendre à l’audience mardi à San Francisco, la juge a estimé que ces sanctions « semblent conçues pour punir Anthropic » et constituaient probablement des représailles inconstitutionnelles, justifiant leur suspension en urgence.
Des soutiens pour Anthropic
Le 27 février, Donald Trump avait qualifié la société d’« entreprise radicale de gauche woke » sur son réseau Truth Social, tandis que Pete Hegseth dénonçait sur X sa « rhétorique sanctimonieuse » et son « idéologie de la Silicon Valley ». La juge estime que les documents internes du Pentagone montrent qu’Anthropic a été désignée comme « risque » en raison de son « attitude hostile dans la presse ». Dans sa décision, la magistrate juge par ailleurs que cette désignation, prévue par le Congrès américain pour parer à des actes de sabotage clandestins chez les fournisseurs étrangers de l’armée, a probablement été prise hors du processus légal.
D’anciens haut gradés – parmi lesquels un ex-patron de la CIA – des acteurs de l’industrie de la tech, dont Microsoft et, à titre privé, des employés d’OpenAI et Google, ainsi que des militants de la liberté d’expression, avaient déposé des mémoires en soutien au recours d’Anthropic à San Francisco.
Un autre recours d’Anthropic suit son cours devant une juridiction fédérale de Washington.
En l’état, les modèles d’IA d’Anthropic sont les seuls autorisés dans le cadre du traitement d’informations classifiées par le Pentagone et ils ont vraisemblablement été utilisés dans les frappes contre l’Iran ou l’enlèvement du président du Venezuela. Le contrat entre le Pentagone et OpenAI n’est, lui, pas encore opérationnel.
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Kylian Mbappé et Bremer, lors du match amical France-France (2-1), à Foxborough (Massachusetts), le 26 mars 2026. Tous deux ont marqué durant la rencontre. MICHAEL OWENS/GETTY IMAGES/AFP
Le sélectionneur, Didier Deschamps, pouvait afficher un grand sourire au coup de sifflet final. L’équipe de France de football masculine a remporté une victoire prestigieuse face au Brésil (2-1), jeudi 26 mars, en match amical, à l’issue d’une prestation globalement convaincante.
Dominants dans l’entrejeu et portés par une attaque riche en talents, les Bleus ont obtenu un succès à Foxborough, dans les environs de Boston (Massachusetts), qui leur permet de lancer parfaitement leur tournée américaine, visant à préparer la Coupe du monde 2026. De bon augure à moins de trois mois du coup d’envoi du Mondial, que les Etats-Unis coorganisent avec le Canada et le Mexique, du 11 juin au 19 juillet.
« On est dans une bonne dynamique. Je pense qu’on avance », s’est réjoui le capitaine, Kylian Mbappé, à l’issue de la rencontre, au micro de TF1.La performance du joueur du Real Madrid, buteur d’une balle piquée sur une passe décisive d’Ousmane Dembélé (1-0, 32e), est l’une des grandes satisfactions de la soirée. Avec ce 56e but en 95 sélections, l’attaquant de 27 ans n’est plus qu’à une réalisation du record d’Olivier Giroud. De retour de blessure, le numéro dix a montré que son souci au genou gauche était bien de l’histoire ancienne. « Il a beaucoup d’envie et de feu dans les jambes. Il a toujours cette qualité pour faire la différence », a salué Didier Deschamps, en conférence de presse.
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Les supporteurs italiens durant le match Italie-Irlande du Nord, à Bergame (Italie), le 26 mars 2026. STEFANO RELLANDINI / AFP
Personne n’a dit que ce serait facile et l’Italie a effectivement souffert pour passer le premier obstacle vers un retour à la Coupe du monde de football. Non qualifiée pour les éditions 2018 en Russie et 2022 au Qatar, la Squadra Azzurra a battu l’Irlande du Nord (2-0), jeudi 26 mars, à Bergame, dans le nord du pays, en demi-finale des barrages européens.
Pour voir l’Amérique cet été et disputer son premier mondial depuis 2014, l’Italie doit s’imposer, mardi, en Bosnie, vainqueur du Pays de Galles à Cardiff dans l’autre demi-finale (1-1 a.p., 4 t.a.b. à 2).
Il a fallu presque une heure aux joueurs italiens pour rassurer leurs « tifosi » et prendre le dessus sur une courageuse mais limitée sélection nord-irlandaise, 67ᵉ au classement mondial. Le sélectionneur, Gennaro Gattuso, champion du monde 2006 en tant que joueur, a vu son équipe prendre un départ idéal avec une belle occasion de Federico Dimarco dès la 7ᵉ minute, gaspillée ensuite par Sandro Tonali, maladroit au moment de négocier le ballon repoussé par le gardien nord-irlandais, Pierce Charles.
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La Nazionale a ensuite commencé à trembler sur l’un des rares contres nord-irlandais (20e) et à douter, d’autant que ses attaquants, comme Matteo Retegui, manquaient de précision (45 + 1). De retour des vestiaires, ce même Retegui, de retour à Bergame, son club jusqu’à l’été dernier, a raté une occasion en or (52e), sur une mauvaise relance nord-irlandaise dans l’axe. L’attaquant d’origine argentine s’est présenté seul devant le gardien, mais a poussé trop son ballon et a buté sur Charles.
« Mon équipe a été très courageuse »
Trois minutes plus tard, Moise Kean a tenté sa chance de loin, un tir détourné difficilement en corner par Charles. Sentant que son équipe pouvait concrétiser sa domination, Gattuso – qui a remplacé en juin 2025 Luciano Spalletti après la déroute contre la Norvège (0-3) en ouverture des éliminatoires – a alors exhorté le public à encourager son équipe.
Et la libération est venue de Sandro Tonali. Après un centre de Matteo Politano repoussé par la défense adverse, le milieu de Newcastle a repris de volée le ballon et fait exploser le stade, le banc et toute l’Italie (1-0, 56e). Moise Kean a ensuite assuré la victoire à la 80e minute au terme d’un festival à droite de la surface nord-irlandaise, conclu par une frappe décroisée du gauche et un poteau rentrant (2-0).
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« On a du mal en première période contre une équipe très physique, on était très nerveux, mais on a su profiter de nos occasions et, après le premier but, on a mieux réussi à s’exprimer », a estimé Tonali. « Ça n’a pas été un match facile, on s’y attendait, mais mon équipe a été très courageuse et on tient cette finale, c’est ça le plus important. Cela sera difficile, mais on y pensera demain, à ce match » contre la Bosnie,a souligné Gattuso, au micro de la chaîne de télévision Rai Uno.
L’Italie n’espère à présent qu’une chose : se débarrasser des fantômes suédois et nord-macédoniens qui l’avaient privée de la plus belle compétition de football lors des deux précédents barrages.
Le Kosovo vise l’exploit contre la Turquie
Parmi les autres matchs européens de la soirée, le Kosovo est allé battre la Slovaquie 4-3 à Bratislava pour s’offrir une finale de barrage face à la Turquie, qui a écarté de la Roumanie grâce à un but de Ferdi Kadioglu (1-0). Menés 2-1 à la mi-temps, les Kosovars ont renversé le match au retour des vestiaires, grâce à une tête de Fisnik Asllani (2-2, 47e), puis un coup franc direct de Florent Muslija (3-2, 60e), avant que Kreshnik Hajrizi ne mette fin aux espoirs slovaques d’une frappe surpuissante (4-2, 72e). La réaction de David Strelec (4-3, 90 + 4) n’a pas changé l’issue de la rencontre. Le Kosovo jouera sa première qualification pour un Mondial à domicile face à la Turquie qui tentera, elle, de retrouver une compétition qu’elle manque depuis l’édition 2002 terminée à la troisième place.
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La Suède et la Pologne, vainqueurs respectivement de l’Ukraine (3-1) et de l’Albanie (2-1) se sont également offert une finale de barrage qu’elles disputeront mardi à Stockholm. Dans un match délocalisé à Valence (Espagne) en raison de la guerre en Ukraine, la Suède, portée par un triplé de son attaquant vedette Viktor Gyökeres, n’a laissé aucune chance aux Ukrainiens. L’avant-centre des Gunners a lancé la rencontre dès la sixième minute, fait le break peu après la reprise (51e), avant de tuer tout suspense sur penalty (73e). Matviy Ponomarenko a sauvé l’honneur en toute fin de match, mais la cause était entendue (90e).
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Dans l’autre demi-finale de la voie B, la Pologne, mal embarquée à domicile à Varsovie sur un but d’Arber Hoxha pour l’Albanie peu avant la mi-temps (0-1, 42e), a tout renversé au retour des vestiaires : d’abord grâce à un but de son capitaine Robert Lewandowski (1-1, 63e), puis par Piotr Zielinski qui a mis fin aux illusions albanaises (2-1, 73e).
Le dernier ticket de la zone Europe se disputera en République tchèque, victorieuse de l’Irlande aux tirs au but (2-2 ; 4 t.a.b à 3), qui recevra le Danemark, facile vainqueur (4-0) de la Macédoine du Nord.
Donald Trump avait d’abord donné samedi dernier 48 heures à l’Iran pour rouvrir le détroit d’Ormuz, faute de quoi les centrales électriques du pays seraient visées.
Donald Trump a annoncé ce jeudi 26 mars repousser jusqu’au 6 avril son ultimatum avant d’éventuelles frappes américaines contre les centrales électriques en Iran, assurant que les discussions avec Téhéran se passaient “très bien.” Il n’a toutefois pas précisé quelles conditions devaient être remplies d’ici là.
“À la demande du gouvernement iranien”, a fait savoir le président américain a sur son réseau Truth Social, “je suspends pour dix jours la destruction de centrales électriques jusqu’au lundi 6 avril à 20 heures, heure de Washington.”
Samedi, le dirigeant républicain avait d’abord donné 48 heures à l’Iran pour rouvrir le détroit d’Ormuz, faute de quoi les centrales électriques du pays seraient visées.
“Les discussions se poursuivent”
Puis il avait fait état lundi à la surprise générale de négociations “très bonnes et fructueuses” avec Téhéran, et annoncé un nouveau délai, de cinq jours cette fois, avant de potentielles frappes contre les infrastructures énergétiques de l’Iran.
Ultimatum, négociations secrètes, menaces de bombardements: Donald Trump peut-il vraiment rouvrir le détroit d’Ormuz?
17:22
Il n’avait plus mentionné cette fois le détroit, point de passage névralgique pour le commerce mondial de pétrole.
“Les discussions se poursuivent et, contrairement à ce que disent les médias menteurs (…), elles se passent très bien”, a-t-il ajouté mercredi.
Difficile de cerner les intentions du président américain, qui fait des déclarations laissant parfois présager une escalade militaire, parfois entrevois une issue diplomatique.
Donald Trump a répété jeudi que l’Iran le “suppliait” de conclure un accord, parce que l’armée américaine lui avait “botté le cul”.
“J’ai lu un article disant que je voulais désespérément faire un accord”, a-t-il raconté, avant d’ajouter: “Je suis tout sauf désespéré. Je m’en fiche”.
Son émissaire spécial, Steve Witkoff, a lui assuré qu’il existait des “signaux forts” sur la “possibilité” d’un accord avec les Iraniens, confirmant que Washington avait soumis à Téhéran un plan de cessation des hostilités en 15 points, par l’intermédiaire du Pakistan.
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“Les familles, des travailleurs non-essentiels et ceux qui ne souhaitaient pas rester dans la région”: Totalenergies a évacué 1.300 personnes depuis le début de la guerre au Moyen-Orient
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Israël affirme avoir « élargi » son opération terrestre dans le sud du Liban et a frappé plus de 200 cibles du Hezbollah
L’armée israélienne a « élargi l’opération terrestre d’un cran afin d’étendre la zone de sécurité » dans le sud du Liban « pour frapper et repousser l’ennemi, et éloigner la menace afin d’assurer une meilleure protection des habitants du nord » d’Israël, a affirmé le commandant du commandement nord israélien, le général Rafi Milo, lors d’une évaluation de la situation dans le sud du Liban, selon un message publié par l’armée sur Telegram.
« Nous constatons des résultats significatifs, tant dans les frappes aériennes que lors des engagements de nos combattants dans le sud du Liban, face à l’ennemi en combat rapproché », assure le général israélien. « Jusqu’à présent, nous avons éliminé plus de 750 terroristes, détruit des infrastructures à travers tout le Liban et nous poursuivons nos frappes profondes sur les centres névralgiques de l’organisation », a-t-il encore affirmé, ajoutant que l’armée « exerce une pression sur le Hezbollah » et « le repousse vers le nord et détruit ses capacités ».
Une image extraite d’une vidéo diffusée par l’armée israélienne le 26 mars 2026, montre ce que l’armée israélienne présente comme une frappe sur un bâtiment où des militants du Hezbollah étaient positionnés, dans une zone située au sud du Liban. ARMÉE ISRAÉLIENNE VIA REUTERS
Par ailleurs, l’armée israélienne a annoncé, dans un autre message sur Telegram, avoir « effectué plus de 200 frappes, éliminé plusieurs cellules terroristes et détruit des dizaines d’infrastructures terroristes, notamment des dépôts d’armement et des bâtiments utilisés par l’organisation terroriste Hezbollah » dans le sud du Liban. « Les forces de la 226e brigade, sous le commandement de la 146e division, mènent des raids ciblés » dans le sud du Liban « dans le cadre de l’effort de défense avancée », a-t-elle ajouté.
Enfin, l’armée israélienne a affirmé avoir « éliminé, à Hajir [au Liban], Hassan Mohammad Bashir, un commandant supérieur du dispositif antichar du Hezbollah », dans un troisième message publié sur le réseau social. Le commandant « avait coordonné des centaines de plans terroristes contre les forces israéliennes et les civils israéliens » et « commandait également plusieurs cellules terroristes qui avaient mené des tirs antichars continus vers le nord » d’Israël, a-t-elle accusé.
« Au cours des derniers mois, il avait commencé à s’intégrer au dispositif antichar dans le nord du [fleuve] Litani et œuvrait depuis à la formation de nombreux terroristes », a-t-elle encore affirmé.
La nouvelle présidente de la Métropole de Lyon (Rhône) a promis, ce jeudi 26 mars, de “coopérer” avec le maire de Lyon Grégory Doucet à l’avenir. “Pour dialoguer, on doit être deux”, a toutefois précisé Véronique Sarselli.
Véronique Sarselli (LR), élue ce jeudi 26 mars première femme présidente de la puissante Métropole de Lyon, a assuré dans son discours d’investiture ne pas vouloir une “confrontation institutionnelle” avec le maire écologiste de Lyon Grégory Doucet.
Son allié Jean-Michel Aulas, qui a échoué à conquérir la Ville, a lui aussi promis ne pas être “dans un esprit de revanche” et s’est engagé à jouer le rôle “de pilier” du groupe majoritaire à la Métropole.
Unies sous la bannière “Grand coeur lyonnais” et menées par Véronique Sarselli, les listes de la droite et du centre-droit ont remporté dimanche une nette victoire, avec 92 élus sur 150 conseillers métropolitains.
Lors de leur premier conseil, ce jeudi, elle a sans surprise été portée à la tête de cette collectivité qui englobe 58 communes et 1,4 million d’habitants, doté d’un budget de quatre milliards d’euros. C’est la première fois depuis la création de la Métropole de Lyon en 2015 que son président n’a pas la même étiquette politique que le maire de Lyon.
“Pour dialoguer, on doit être deux”
“Avec la Ville de Lyon, comme avec toutes les communes, ma volonté n’est pas d’entrer dans une logique de confrontation institutionnelle”, a assuré Véronique Sarselli dans son discours d’investiture, en présence de Grégory Doucet qui l’a applaudie poliment.
“Lorsqu’il faudra coopérer, je le ferai de manière constructive, lorsqu’il faudra défendre les intérêts de la Métropole, je le ferai avec clarté”, a ajouté celle qui a aussi été réélue maire de Sainte-Foy-lès-Lyon, poste qu’elle va devoir abandonner en raison de la loi sur le non cumul des mandats.
“Pour dialoguer, on doit être deux”, a-t-elle toutefois ajouté: Lyon, du fait de sa “centralité” doit prendre en compte les “multiples capillarités avec les villes alentours”.
Pendant la campagne, Véronique Sarselli a pourfendu les politiques de mobilités des écologistes, accusés d’avoir compliqué l’accès au centre de Lyon pour les automobilistes venant des banlieues.
Ce jeudi, elle a promis d’agir sur “les principaux points de blocage”. Mais “il ne s’agira évidemment pas de tout défaire” ce qu’a réalisé le président écologiste sortant Bruno Bernard, et ses équipes, a-t-elle dit.
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De même, l’ancien patron de l’OL a promis ne pas être “dans un esprit de revanche, mais d’équité territoriale”. Il s’est positionné comme la figure de rassembleur d’un groupe alliant des élus LR, Modem, UDI ou encore Renaissance, divisés dans le passé. “La Métropole ne peut avancer que si nous avançons unis”, leur a-t-il lancé, appelant à mettre de côté les “égos et ambitions personnelles”.