Un drone s’écrase en Lituanie près de la frontière avec la Biélorussie
Les autorités lituaniennes ont annoncé enquêter sur le crash d’un drone sur leur territoire, près de la frontière avec la Biélorussie, allié de Moscou.
L’engin s’est écrasé lundi matin dans un lac du district de Varena, où les riverains ont entendu une forte explosion. « L’hypothèse la plus probable est qu’il provenait de ce pays », la Biélorussie, a déclaré aux journalistes Gintautas Ciunis, le porte-parole des forces armées du pays.
Des images publiées sur les réseaux sociaux et diffusées par la télévision publique LRT montrent une explosion précédée du bruit de moteur généralement associé aux drones.
L’armée a précisé avoir été alertée par un habitant et ne pas avoir détecté l’aéronef sur ses radars. Aucune victime n’a été signalée.
Deux drones de type Gerbera, l’un armé et l’autre non, sont entrés en Lituanie, tirés de la Biélorussie en juillet 2025 après avoir dévié de leur trajectoire lors d’attaques de Moscou contre l’Ukraine. Des incidents similaires sont survenus en Roumanie, en Pologne et en Moldavie.
La Lituanie a déployé depuis des unités de défense aérienne près de la capitale, Vilnius, mais elles ne couvraient pas la zone concernée, a précisé Gintautas Ciunis. La première ministre, Inga Ruginiene, a convoqué une réunion sécuritaire d’urgence mardi.
Une cliente achète « La Repubblica » à Rome, en octobre 2009. ALESSIA PIERDOMENICO/REUTERS
Le groupe de presse grec Antenna a annoncé, lundi 23 mars, avoir acquis le quotidien italien de gauche La Repubblica auprès du milliardaire John Elkann, propriétaire du groupe de presse Gedi via sa holding Exor.
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Antenna a acquis 100 % de Gedi, l’un des principaux éditeurs d’Italie, auprès d’Exor, qui possède La Repubblica mais aussi le site HuffPost Italia, National Geographic Italia et des stations de radio, a-t-il précisé dans un communiqué. Le montant de l’opération n’a pas été communiqué.
« L’acquisition de Gedi par Antenna renforcera une organisation indépendante de premier plan, basée en Italie, dans le domaine de l’information et du divertissement, disposant d’une large portée internationale et d’un attrait mondial », a déclaré le groupe grec, qui promet de garantir l’indépendance éditoriale et d’investir dans La Repubblica, fondé en 1976.
Une grève des journalistes en décembre
Le milliardaire John Elkann, héritier de la famille Agnelli et propriétaire de Gedi via sa holding Exor, avait dit, mi-décembre, être en « discussions avancées » pour vendre Gedi, et La Repubblica, à Antenna, groupe de presse fondé par l’armateur grec Minos Kyriakou, mort en 2017. Cette annonce de cession avait entraîné une grève chez les journalistes du quotidien italien.
Parmi les titres de Gedi, le quotidien turinois La Stampa n’intéressait cependant pas le repreneur grec. La maison mère du quotidien italien avait annoncé début mars avoir signé un contrat préliminaire de cession de La Stampa au groupe de médias SAE, laquelle devrait être finalisée d’ici au premier semestre 2026.
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Markwayne Mullin au Capitole de Washington, le 23 mars 2026. HEATHER DIEHL / AFP
Sa nomination à la place de l’ancienne ministre controversée Kristi Noem arrive au cœur d’une période délicate. Markwayne Mullin a été confirmé, lundi 23 mars, au poste de secrétaire à la sécurité intérieure du gouvernement Trump après un vote favorable du Sénat américain – 54 voix pour, 46 contre.
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L’actuel sénateur de l’Oklahoma, âgé de 48 ans, arrive à la tête d’un ministère qui se trouve depuis plus d’un mois en situation de paralysie budgétaire, l’opposition démocrate refusant d’approuver son financement sans que d’importantes réformes soient apportées à l’ICE, la police de l’immigration chapeautée par ce département de la sécurité intérieure (DHS).
L’audition de Markwayne Mullin devant une commission du Sénat s’est tenue la semaine dernière, peu après le renvoi de Kristi Noem, fragilisée notamment par les opérations anti-immigration très critiquées des derniers mois à Minneapolis, dans le nord des Etats-Unis, au cours desquelles deux citoyens américains, Renee Good et Alex Pretti, ont été tués par des agents fédéraux.
Lors de son audition, il a pris ses distances avec ses propres déclarations concernant Alex Pretti, qu’il avait qualifié d’« individu dérangé ». « Je n’aurais pas dû dire ça, et en tant que ministre, je ne le ferais pas », a-t-il reconnu. « J’ai parlé trop vite. J’ai réagi à chaud sans connaître les faits », a-t-il ajouté.
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Le DHS ne doit « plus faire la une tous les jours »
Au sujet de l’ICE, décriée pour les méthodes brutales qu’elle a adoptées pour mener l’offensive anti-immigration revendiquée par Donald Trump, le sénateur républicain a évoqué sa vision selon laquelle il aimerait voir cette agence « devenir le moyen » utilisé pour expulser des migrants plutôt qu’être en « première ligne » à les arrêter à travers le pays. Markwayne Mullin, qui a décrit le président américain comme un « ami », s’est fixé pour objectif que « d’ici six mois, [le DHS] ne fasse plus la une tous les jours ».
Le premier défi de M. Mullin sera de rétablir le financement régulier du département, bloqué depuis la mi-février, les démocrates exigeant un encadrement plus strict. Ils souhaitent que les agents d’immigration de l’ICE s’identifient et ne portent pas de masque ; qu’ils s’abstiennent de mener des opérations de contrôle aux abords des écoles, des églises, des hôpitaux et autres lieux sensibles ; qu’ils portent des caméras corporelles ; et qu’ils obtiennent l’autorisation d’un juge pour tout mandat de perquisition avant d’entrer dans un domicile ou un espace privé.
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Le blocage du financement du DHS depuis la mi-février entraîne de longues files d’attente dans les aéroports américains, les fonctionnaires de la TSA (l’Agence de sécurité dans les transports, Transportation Security Administration en anglais), refusant de travailler sans être payés. Donald Trump a refusé la dernière proposition et les négociations sont au point mort.
Le président républicain a érigé la lutte contre l’immigration clandestine en priorité absolue, évoquant une « invasion » des Etats-Unis par des « criminels venus de l’étranger » et communiquant abondamment sur les expulsions d’immigrés. Mais son programme d’expulsions massives a été contrecarré ou freiné par de multiples décisions de justice, y compris de la Cour suprême, majoritairement conservatrice, au motif que les personnes visées devaient pouvoir faire valoir leurs droits.
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L’avion d’Air Canada opéré par la compagnie Jazz Aviation, au lendemain de la collision avec un véhicule des pompiers à l’aéroport de LaGuardia, à New York, le 23 mars 2026. SETH WENIG/AP
Après une collision mortelle sur une piste d’atterrissage, dimanche 22 mars au soir, l’aéroport de LaGuardia, à New York, a rouvert comme prévu lundi à 14 heures (19 heures à Paris). Un véhicule de pompiers avait percuté un avion à l’atterrissage, causant la mort des deux pilotes et faisant plusieurs blessés.
« LaGuardia est désormais ouvert ; prévoyez des retards et/ou des annulations », a fait savoir, sur X, l’aéroport, pour lequel il s’agit du premier accident mortel depuis 1992.
Vers 23 h 40 dimanche (4 h 40 du matin à Paris), un CRJ-900 de la compagnie Jazz Aviation opérant pour le compte d’Air Canada a été percuté par un véhicule de secours et de lutte contre les incendies qui se dirigeait vers un autre incident.
Des images de vidéosurveillance montrant le crash ont été diffusées par des médias américains.
Selon un enregistrement audio des contrôleurs aériens diffusé sur le site LiveATC.com, le véhicule a d’abord été autorisé à traverser la piste, puis ne s’est pas arrêté à temps alors qu’un contrôleur lui répétait « stop » à une dizaine de reprises.
Lors d’une conférence de presse lundi après-midi, le ministre des transports américain, Sean Duffy, a tenu à préciser que LaGuardia disposait d’un nombre de contrôleurs aériens satisfaisant.
Le président américain, Donald Trump, a qualifié l’accident de « terrible », déclarant à des journalistes : « Ils ont commis une erreur. C’est un métier dangereux. » Le premier ministre canadien, Mark Carney, a parlé, sur X, d’une collision « profondément attristante ».
Le pilote et le copilote étaient « deux jeunes hommes au début de leur carrière, donc c’est une tragédie absolue de déplorer leur perte », a aussi réagi le patron du régulateur aérien américain (FAA), Bryan Bedford, en conférence de presse. Air Canada s’est dit « profondément attristé par la perte de deux employés ». Pour Jazz Aviation, il s’agit d’une « journée incroyablement difficile ».
La plupart des blessés ont quitté l’hôpital
Au total, 43 personnes ont été hospitalisées mais « la plupart sont sorties depuis », a ajouté, devant les médias, Kathryn Garcia, directrice générale de l’Autorité portuaire qui gère l’aéroport. L’un des occupants du camion devait sortir de l’hôpital dans l’après-midi et le second passera la nuit en observation, selon elle.
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Des images de l’Agence France-Presse montrent l’avion sur la piste d’atterrissage, le cockpit et la partie avant gravement endommagés. Le véhicule de secours, dont l’arrière est très abîmé, repose renversé sur une pelouse derrière l’appareil.
Un passager, Jack Cabot, a raconté que l’avion, qui avait à son bord 72 passagers et 4 membres d’équipage, avait « immédiatement heurté quelque chose » après l’atterrissage. « Tout le monde était recroquevillé, tout le monde criait, nous n’avions aucune consigne parce que le cockpit avait été détruit », a-t-il déclaré à des médias américains. « Alors quelqu’un a dit : “Allons vers l’issue de secours, ouvrons la porte et sautons tous dehors”, et c’est exactement ce que nous avons fait. »
L’agence américaine de sécurité des transports a immédiatement déployé une équipe pour enquêter. Elle est responsable des investigations, menées conjointement avec la FAA. Air Canada, Jazz Aviation et le Bureau de la sécurité des transports du Canada collaborent à cette enquête sur place.
L’aéroport connaissait déjà des perturbations en raison des mauvaises conditions météorologiques, avait-il annoncé, dimanche, sur X.
Les passagers devaient également patienter plus longtemps pour passer les contrôles de sécurité à cause du manque de personnel de l’Agence de sécurité dans les transports, qui ne sont pas payés en raison d’une paralysie budgétaire partielle.
Un second incident est, par ailleurs, survenu, lundi matin, dans un autre aéroport new-yorkais, celui de Newark Liberty, dans le New Jersey. Les vols ont été brièvement interrompus après l’évacuation d’une tour de contrôle « en raison d’une odeur de brûlé provenant d’un ascenseur », a annoncé la FAA, dans un communiqué.
Un groupe armé irakien pro-iranien a tiré des roquettes sur une ancienne base américaine en Syrie
Une faction armée irakienne pro-iranienne a procédé, lundi soir, à des tirs de roquettes contre une base située dans le nord-est de la Syrie et récemment abandonnée par des forces américaines de la coalition internationale antidjihadiste, selon un responsable de sécurité irakien et une ONG syrienne.
Depuis la zone frontalière de Rabia, dans le nord de l’Irak, « une faction irakienne a tiré sept roquettes (…) en direction d’une base dans la région d’Hassaké », dans le nord-est syrien, a précisé le responsable irakien. Une plateforme de lance-roquettes a été retrouvée abandonnée dans le secteur de Rabia, a-t-il ajouté.
L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), qui dispose d’un vaste réseau de sources en Syrie, a lui rapporté une attaque en soirée contre la base de Kharab Al-Jir, dans la zone de Rmeilane, près d’Hassaké.
« La base abrite un aérodrome qui était utilisé par des forces américaines avant leur retrait plus tôt ce mois-ci », a précisé l’Observatoire dans un communiqué succinct, expliquant ne pas être en mesure de se prononcer sur des dégâts potentiels. Depuis la mi-mars cette base a été reprise par l’armée syrienne.
Depuis le début de l’offensive israélo-américaine contre l’Iran, le 28 février, l’Irak a été aspiré dans un conflit qu’il voulait éviter à tout prix. Des groupes irakiens pro-iraniens revendiquent quotidiennement des attaques contre des militaires américains ou des sites pétroliers, tandis que ces factions sont visées par des frappes imputées aux Etats-Unis ou à Israël.
Le nouveau maire d’Eyguières, dans le département des Bouches-du-Rhône, a demandé en mariage sa compagne peu de temps après la publication des résultats du second tour de l’élection ce dimanche 22 mars. Un moment particulier partagé avec les habitants de la commune et devant les enfants du couple.
C’est une date dont ils se souviendront longtemps. Fraîchement élu ce dimanche 22 mars, le maire DVD d’Eyguières (Bouches-du-Rhône) Frédéric Durand, a demandé la main de sa compagne le soir même de sa victoire, rapportent nos confrères de France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur ce lundi.
“On s’est rencontré il y a 20 ans. Nous avons eu deux enfants. La première est une très grande prématurée. Nous avons passé des moments difficiles à sa naissance, sans trouver de bons moments pour se marier”, relate l’édile auprès de la chaîne.
Une demande plutôt originale et en public peu de temps après la publication des résultats et dans un contexte particulier. Bien qu’ils se connaissent depuis deux décennies, Frédéric Durand et sa compagne ne souhaitaient pas s’unir devant l’ancien maire de la commune, en place depuis 2008.
“Tu n’oublies pas ta promesse”
Ils s’étaient alors promis de sauter le pas si Frédéric Durand remportait le scrutin à l’issue du second tour des municipales ce dimanche. Et la victoire est sans appel: arrivé en tête avec 43,57% des suffrages exprimés devant Audrey Touron (DVC) (31,76%) et le maire sortant Henri Pons (DVD) (24,67%), Frédéric Durant est devenu le nouvel édile d’Eyguières.
“Hier soir, elle (sa compagne, NDLR) est venue m’embrasser, me dire félicitations, et elle m’a dit: ‘tu n’oublies pas ta promesse’”, confie Frédéric Durand à BFM Marseille Provence, précisant avoir “tout prévu” en glissant dans sa poche, avant la soirée électorale, une bague de fiançailles.
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Tout juste élu – et fiancé – il souhaite désormais que ce soit Nicolas Isnard, maire LR de Salon-de-Provence, qui l’unisse prochainement à la mère de ses enfants.
Dossier :
Cap sur les municipales – BFM Marseille Provence
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CARTES. Les résultats des élections municipales à Marseille, arrondissement par arrondissement
CARTE. La progression du Rassemblement national entre 2020 et 2026 aux élections municipales
Raffinerie de Lavéra, à Martigues (Bouches-du-Rhône), le 20 mars 2026. MANON CRUZ / REUTERS
Pas d’aide directe à la pompe mais des mesures de soutien indirectes : pour répondre à la flambée des prix des carburants, le gouvernement Lecornu a annoncé, lundi 23 mars, plusieurs dispositifs visant à soulager la trésorerie des entreprises de transports et de pêche ainsi que des exploitations agricoles.
Il a par ailleurs demandé aux raffineurs d’évaluer, « dans les meilleurs délais », la capacité de leurs sites en France « à augmenter rapidement et temporairement la production en produits raffinés », peut-on lire dans un courrier consulté par l’Agence France-Presse. L’objectif est d’« alléger la tension sur les marchés des produits raffinés en Europe et [de] réduire les tensions sur les marchés européens si cette situation venait à perdurer dans le temps », selon ce courrier.
Pour « renforcer » la capacité « à produire en France », le gouvernement a notamment « demandé et permis à la raffinerie de Gravenchon d’augmenter rapidement ses capacités », a fait savoir sur X le premier ministre, Sébastien Lecornu, en référence au site situé près du Havre, acheté récemment par l’énergéticien canadien North Atlantic. Il souligne que « la crise au Moyen-Orient et les tensions autour du détroit d’Ormuz font monter les prix de l’énergie partout dans le monde », affectant « des secteurs essentiels », tels que la pêche, le transport ou encore l’agriculture, grands consommateurs de carburants.
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Les marges de manœuvre des pétroliers établis en France semblent toutefois très limitées. « Avec l’outil technique que l’on a actuellement, (…) on peut aller au maximum jusqu’à 10 % d’augmentation de la capacité », a expliqué North Atlantic à l’AFP. Cette augmentation pourrait aller « jusqu’à 12 000 tonnes » de kérosène supplémentaires par mois et « jusqu’à 15 000 tonnes » de gazole supplémentaires par mois, « si toutes les conditions sont réunies », précise North Atlantic, à propos de ces ressources pour lesquelles la France est la plus dépendante des importations.
TotalEnergies déjà au maximum de ses capacités
Le pays importe notamment 50 % du gazole qu’il consomme. Une consommation qui s’est élevée en 2025 à 27 millions de tonnes, selon les derniers chiffres de l’Union française des industries pétrolières (UFIP).
Du côté de TotalEnergies, principal raffineur sur le sol français, cette demande n’entraînera « pas une augmentation de production », leur appareil de production étant « déjà au maximum » de sa capacité, a précisé un expert du secteur à l’AFP.
L’exécutif, astreint par ailleurs par la discipline budgétaire, n’envisage pas à ce stade de baisser les taxes sur les carburants. Il a en revanche annoncé des mesures d’aide à la trésorerie pour les secteurs de la pêche, de l’agriculture et des transports, touchés de plein fouet par la flambée des prix des carburants consécutive à la guerre.
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Les ministères concernés ont ainsi détaillé, dans des communiqués distincts, des mesures similaires : report de cotisations sociales et « étalement des échéances fiscales » pour les entreprises qui le demandent, ainsi que des prêts par BPIfrance, la banque publique d’investissement.
Les pêcheurs dénoncent des « mesurettes »
Côté pêcheurs, l’Association nationale des organisations de producteurs (ANOP) et l’Union des armateurs à la pêche de France (UAPF) ont immédiatement dénoncé « des mesurettes » et réclamé des actes « à la hauteur de la situation », dans un communiqué commun.
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« Malgré des engagements répétés, aucune mesure concrète n’est mise sur la table. Dans ces conditions, partir en mer revient à travailler à perte : nos navires vont s’arrêter », s’est alarmé de son côté le Comité national des pêches maritimes et des élevages marins (CNPMEM).
La Fédération nationale des transports routiers (FNTR) demandait par ailleurs à l’Etat qu’il publie un indice de référence du gazole tous les quinze jours au lieu de tous les mois, afin de refléter plus vite l’évolution des prix des carburants dans leurs propres factures. Un changement qui sera adopté « temporairement », a annoncé lundi le gouvernement, invitant par ailleurs les chargeurs « à réduire leurs délais de paiement pour soutenir davantage les transporteurs ».
Le ministère de l’agriculture a en outre dit rechercher « un accord de place avec les banques et les distributeurs, notamment pour étudier le soutien aux productions agricoles et appeler à la souplesse et à la flexibilité » dans le traitement des dossiers d’entreprises en difficulté.
La rapporteuse spéciale des Nations unies sur les territoires palestiniens occupés, Francesca Albanese, présente son dernier rapport devant les délégués du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, à Genève, le 23 mars 2026. FABRICE COFFRINI / AFP
La majorité de la communauté internationale a accordé à Israël « un permis de torturer les Palestiniens », a accusé lundi à Genève (Suisse) la rapporteuse spéciale de l’ONU sur la situation des droits humains dans les territoires palestiniens occupés, Francesca Albanese.
La vie dans les territoires palestiniens occupés est « un perpétuel cycle de souffrances physiques et mentales » et « la torture est de facto devenue une politique d’Etat » en Israël, a ajouté Mme Albanese.
« Israël a concrètement reçu un permis de torturer les Palestiniens, car la plupart de vos gouvernements, vos ministres, l’ont autorisé », a-t-elle soutenu lors de la présentation de son dernier rapport devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU.
Dans son rapport, l’experte estime qu’Israël torture systématiquement les Palestiniens à une échelle « qui suggère une vengeance collective et une visée destructrice ».
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« Mon rapport montre également que la torture s’étend bien au-delà des murs des prisons, dans ce qui ne peut être décrit que comme un environnement de torture imposé par Israël sur l’ensemble du territoire palestinien occupé », a-t-elle affirmé devant la Conseil des droits de l’homme.
« Les témoignages que moi-même et beaucoup d’autres recueillons ne sont pas seulement des récits tragiques de souffrance : ils constituent la preuve de crimes atroces visant l’ensemble du peuple palestinien, sur l’ensemble du territoire occupé », a-t-elle encore affirmé.
« Mépris du droit international »
Pour Mme Albanese, la réponse de la communauté internationale à ces actes constituera un test pour sa responsabilité juridique et morale. « Le mépris du droit international ne s’arrêtera pas en Palestine. Il se manifeste déjà du Liban à l’Iran, dans les pays du Golfe et au Venezuela. Si rien n’est fait, il s’étendra bien au-delà », a-t-elle alerté.
Mme Albanese fait l’objet de vives critiques, d’accusations d’antisémitisme et de demandes de démission de la part d’Israël et de certains de ses alliés, en raison de ses critiques et de ses accusations régulières de « génocide » d’Israël envers les Palestiniens.
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« Francesca Albanese n’est pas une défenseure des droits de l’homme ; c’est une agente du chaos (…) et tout document qu’elle produit n’est rien d’autre qu’un pamphlet militant à connotation politique », a réagi la mission israélienne à Genève dans un communiqué publié lundi.
Mme Albanese « propage des discours extrémistes dangereux visant à saper l’existence même de l’Etat d’Israël », a ajouté la représentation.
Bien que nommés par le Conseil des droits de l’homme des Nations unies, les rapporteurs spéciaux sont des experts indépendants et ne s’expriment pas au nom de l’ONU.
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Une coalition de syndicats de professionnels de santé libéraux, a appelé ce lundi 23 mars à la “mise à l’écart immédiate des dirigeants actuels” d’Asalée, une association qui emploie 2.000 infirmières en France et aujourd’hui en cessation de paiement.
Les professionnels de santé montent au créneau. Dans un communiqué diffusé ce lundi 23 mars, la coalition de syndicats “Libéraux de santé” a appelé à la “mise à l’écart immédiate des dirigeants actuels” d’Asalée, une association qui emploie 2.000 infirmières en France et aujourd’hui en cessation de paiement.
Dans un communiqué, la coalition souhaite que “tout soutien à une reprise du financement de l’association Asalée” par l’Assurance maladie “soit conditionné à une transparence totale sur l’utilisation des fonds publics”, et à “la mise à l’écart immédiate des dirigeants actuels dont le refus de réforme a conduit le dispositif à la cessation de paiement”.
La coalition des Libéraux de santé regroupe des syndicats de soignants libéraux parmi les plus importants de leur secteur d’activité: CDF (dentistes), la CSMF (médecins), la FFMKR (kinés), la FNI (infirmiers), la FNO (orthophonistes), la FNP (podologues), la FSPF (pharmaciens), le SDA (audioprothésistes), le SDBIO (médecins biologistes) et le SNAO (orthoptistes).
Les salariés demandent une mise en redressement judiciaire
Asalée est en cessation de paiement depuis le début du mois de mars. L’Assurance maladie, son financeur quasi-unique, a cessé de verser les fonds (à hauteur de 100 millions d’euros par an), reprochant à la gouvernance de l’association de ne pas mettre en oeuvre les recommandations émises par un rapport de l’Igas (Inspection générale des affaires sociales) très sévère sur sa gestion.
L’association, présidée par le docteur Margot Bayart, ancienne vice-présidente du syndicat de généraliste MG France, estime de son côté avoir “répondu à toutes les demandes de l’Igas”.
Les syndicats de salariés CFDT et Unsa, inquiets pour le paiement des salaires des infirmières – ils ne sont plus versés depuis février -, s’étaient prononcés, ce même mois, pour la mise en redressement judiciaire.
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Vendredi, l’Unsa a de nouveau critiqué l’attitude de la gouvernance de l’association. Ses positions “ne font que fragiliser l’association et donc contribuent à laisser les salariés dans une situation de précarité sociale et économique inacceptable”, a-t-elle estimé dans un communiqué.
Dans son communiqué, la coalition Libéraux de santé met également en garde les communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS), organisations locales de professionnels de santé soutenues par les pouvoirs publics, contre les “prêts et financements de secours” que des responsables d’Asalée tenteraient d’obtenir auprès d’elles.
Les fonds des CPTS “ne peuvent en aucun cas être employés pour combler les déficits d’une structure à la gestion défaillante”, estime-t-elle.
Selon Asalée, une audience est prévue le 27 mars devant le tribunal judiciaire de Paris pour examiner la situation de l’association.
Face à la hausse des prix du carburant, le gouvernement a annoncé lundi des “mesures immédiates pour soulager la trésorerie” des entreprises de pêche, sans toutefois décider à ce stade de remise directe à la pompe.
Pas suffisant. Face à la hausse des prix des carburants depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, le gouvernement a annoncé ce lundi 23 mars des “mesures immédiates pour soulager la trésorerie” des entreprise de pêche, sans décider à ce stade de remise directe à la pompe… Ce que les pêcheurs jugent insuffisant.
L’Association nationale des organisations de producteurs (Anop) et l’Union des armateurs à la pêche de France (UAPF) ont immédiatement dénoncé “des mesurettes” et réclamé des actes “à la hauteur de la situation”, dans un communiqué commun.
Le gouvernement a annoncé plusieurs “dispositifs de soutien à la trésorerie”: un “échelonnement des cotisations sociales” avec “un délai de paiement sans frais ni majoration sera accordé aux entreprises de pêche qui en feront la demande”, un “étalement des échéances fiscales” et des “prêts de trésorerie garantis par Bpifrance”, selon un communiqué du ministère de la Mer et de la Pêche.
Le prix du gazole marin a bondi d’environ 60% depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, passant de 0,61 à 0,97 euro par litre du 26 février au 23 mars, selon l’observatoire du carburant de la Coopération maritime.
Le carburant avoisine “50% de leur chiffre d’affaires”
La ministre de la Mer et de la Pêche Catherine Chabaud avait promis des mesures pour les pêcheurs, soulignant qu’avec les récentes hausses de prix, le poste carburant pour les pêcheurs avoisinait les “50% de leur chiffre d’affaires”.
Concernant une éventuelle “réduction à la pompe”, réclamée par les professionnels, le ministère indique que “des discussions sont en cours avec les metteurs en marché pour activer les incitations fiscales mobilisées en 2024 permettant une remise à la pompe”.
Par ailleurs, le gouvernement souligne qu’un “dialogue” est engagé “avec les banques”, appelées “à la souplesse et à la flexibilité dans le traitement des dossiers individuels d’entreprises” en difficulté.
Du côté des pêcheurs, l’Anop et l’UAPF ont fait part de leur “consternation” face à des mesures qui “se limitent à des délais de paiement”.
Carburants : le gouvernement doit-il aider les entreprises ? – 23/03
17:04
Ces organisations “dénoncent des annonces indigentes au regard de la gravité de la situation” et en comparaison “des dispositifs prévus en Italie et en Espagne, où des aides exceptionnelles de 0,25 euro et 0,20 euro par litre ont été accordées”.
“À défaut de mesures immédiates et adaptées, une partie de la flotte sera contrainte de rester à quai dans les prochains jours”, soulignent-elles, demandant notamment “une aide carburant”, “une intervention immédiate auprès de la Commission européenne (…)pour mobiliser les mécanismes de soutien de crise” et “la levée du plafond” d’aide par entreprise.
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