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  • Le Cameroun présente Taïwan comme une “province de Chine”: le pays asiatique refuse de participer à la prochaine réunion de l’OMC à Yaoundé

    Le Cameroun présente Taïwan comme une “province de Chine”: le pays asiatique refuse de participer à la prochaine réunion de l’OMC à Yaoundé

    En récupérant la qualification chinoise de l’île aux velléités indépendantistes, Yaoundé a vexé le ministère des Affaires étrangères taïwanais, qui a annoncé se retirer de la prochaine réunion de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) organisée au Cameroun. Pékin dénonce des “manœuvres provocatrices”.

    Taïwan a annoncé mardi qu’il ne participerait pas, pour la première fois, à une importante réunion de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) au Cameroun, mécontent de la dénomination utilisée par Yaoundé pour désigner l’île dans les documents de visa. Cette conférence ministérielle, organe décisionnel suprême de l’OMC, se tiendra du 26 au 29 mars à Yaoundé.

    Le ministère taïwanais des Affaires étrangères a déclaré avoir formulé une “vive protestation” auprès du Cameroun pour avoir appelé l’île “Taïwan, province de Chine” dans les documents remis à la délégation taïwanaise avant son départ.

    Un document remis avec des fautes d’ortographes

    Le Cameroun a ensuite accordé aux membres de la délégation une “exemption de visa”, mais ce nouveau document ne mentionnait pas leur nationalité, comportait des fautes d’orthographe dans certains noms anglais et identifiait la quasi-totalité des membres comme étant des femmes, a indiqué le ministère taïwanais dans un communiqué. Il a jugé que cela montrait que le pays hôte “n’avait aucune intention sincère de résoudre le problème”.

    “Le ministère des Affaires étrangères réaffirme que notre pays a adhéré à l’OMC en tant que ‘territoire douanier distinct’ non subordonné à aucun autre membre, et que notre droit égal à participer ne doit pas être bafoué”, a-t-il ajouté.

    La Chine considère Taïwan comme l’une de ses provinces, qu’elle n’a pas encore réussi à unifier avec le reste de son territoire depuis la fin de la guerre civile chinoise en 1949. Elle s’oppose ainsi à tout ce qui paraîtrait conférer à Taïwan, reconnu diplomatiquement par seulement une dizaine de pays dans le monde, le statut d’Etat indépendant.

    Pékin refuse que Taipei participe à des organisations ou événements internationaux sous les dénominations “Taïwan” ou “République de Chine” (le nom officiel du gouvernement taïwanais) et bloque toute tentative en ce sens. Taïwan a adhéré à l’OMC en 2002 sous le nom de “Territoire douanier distinct de Taïwan, Penghu, Kinmen, Matsu (Taipei Chinois)”.

    Pour la Chine, Taiwan est en train de se “couvrir de honte”

    La Chine entretient des relations particulièrement conflictuelles avec les autorités insulaires depuis une dizaine d’années et l’arrivée au pouvoir sur l’île du Parti démocrate progressiste, une formation politique aux positions traditionnellement indépendantistes.

    “La tentative des autorités du Parti démocrate progressiste de manipuler la question de la participation (à cette réunion de l’OMC) à des fins politiques est absolument méprisable”, a réagi mardi Lin Jian, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

    “Leurs manœuvres provocatrices visant à obtenir l’indépendance sont vouées à l’échec et ne feront que les couvrir de honte”, a-t-il dit lors d’un point presse régulier. L’OMC, elle, a refusé de commenter.

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  • EN DIRECT, guerre au Moyen-Orient : des bombardements d’infrastructures énergétiques en Iran signalés par l’agence de presse du pays ; en France, un conseil de défense prévu ce mardi

    EN DIRECT, guerre au Moyen-Orient : des bombardements d’infrastructures énergétiques en Iran signalés par l’agence de presse du pays ; en France, un conseil de défense prévu ce mardi

    Bonjour,

    Avec les revirements de Trump, comment le marché du pétrole fluctue-t-il ? Quels sont les intérêts américains dans cette crise?

    Cédric

    L’annonce du président américain hier, disant qu’il prolongeait de cinq jours son ultimatum avant des frappes prévues sur les infrastructures électriques iraniennes, a fait immédiatement chuter les cours du pétrole. Le baril de brent est passé en une seule journée de 108 dollars à 93 dollars, avant de se stabiliser autour de 100 dollars. Ce matin, il est reparti à la hausse, reprenant 2,86 %, à 102,80 dollars.

    La tension était montée au cours du week-end : Donald Trump avait donné samedi quarante-huit heures à l’Iran avant de bombarder les installations énergétiques du pays. Ce qui avait entraîné, en retour, des menaces iraniennes sur les infrastructures de la région. Les cours du pétrole et du gaz étaient fortement à la hausse dans les premiers échanges en Asie dimanche, avant que la dynamique s’inverse après la publication de son message, lundi. C’est la deuxième fois en quelques semaines que le schéma se répète : le 9 mars, le président américain avait soudainement assuré que la guerre était « presque terminée », après avoir fait planer la menace d’un conflit long. Mêmes causes, mêmes effets : le prix du baril avait fait le yoyo, enregistrant les plus fortes variations jamais observées en une journée.

    Ces revirements incessants ne convainquent pas grand monde dans le secteur de l’énergie, qui fait face à l’une des plus grandes crises de son histoire avec la quasi-fermeture du détroit d’Ormuz. Patrons de multinationales et experts du secteur prédisent plutôt une aggravation de la situation dans les semaines à venir, comme le raconte notre correspondant à New York, Nicolas Chapuis, dans cet article :

    Le 12 mars, Donald Trump avait assuré sur son réseau, Truth social, qu’un prix élevé du baril profiterait aux Etats-Unis. Premier producteur de pétrole mondial, le pays est aujourd’hui quasi autosuffisant ; son industrie d’hydrocarbures bénéficie donc à plein de la situation dans le Golfe. Mais les Américains paient le prix fort à la pompe, sans compter l’effet plus général sur l’inflation. Sur cette question, nous vous conseillons la lecture de cet article :

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  • A cause de “l’usurpation d’un compte externe”, les données personnelles de 243.000 agents de l’Education nationale, essentiellement des enseignants, ont été piratées

    A cause de “l’usurpation d’un compte externe”, les données personnelles de 243.000 agents de l’Education nationale, essentiellement des enseignants, ont été piratées

    Les noms, prénoms, adresses postales, numéros de téléphone et périodes d’absence sans mention du motif figurent parmi les données volées. Selon le communiqué du ministère de l’Education nationale, l’accès frauduleux a été rendu possible par “l’usurpation d’un compte externe”.

    Il aura fallu attendre lundi 23 mars pour avoir l’information. Pourtant, le piratage date du 15 mars dernier. Les données personnelles, dont les adresses postales, d’environ 243.000 agents de l’Éducation nationale, essentiellement des enseignants, ont été piratées, selon un communiqué du ministère.

    Les données piratées sont les noms, prénoms, adresses postales, numéros de téléphone, et périodes d’absence sans mention du motif, d’enseignants de la France entière enregistrés dans la base “Compas”, logiciel de ressources humaines du ministère dédié à la gestion des stagiaires du premier et second degré. Les noms, prénoms, et lignes de téléphones fixes professionnelles des tuteurs de ces stagiaires figurent aussi dans les données piratées, a précisé le ministère auprès de l’AFP.

    Un échantillon mis en vente

    L’intrusion dans ce système de données date du 15 mars et a été détectée par le centre opérationnel de la sécurité des systèmes d’information du ministère le 19 mars en fin de journée. Selon le communiqué, l’accès frauduleux a été rendu possible par “l’usurpation d’un compte externe”.

    Depuis, l’accès à “Compas” a été suspendu et des “vérifications sont en cours sur l’ensemble des systèmes d’information du ministère afin de prévenir tout risque de propagation”, précise le ministère. Mais une partie des informations personnelles en question avait déjà fuité. Un échantillon des données piratées a même été mis en ligne sur des sites de revente de données par une entité qui se présente sous le pseudonyme “Hexdex”.

    Le ministère de l’Education nationale a saisi l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi), la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) et un dépôt de plainte à Paris est en cours.

    Ce n’est pas la première fois qu’une administration est victime d’une telle fuite de données. Samedi 21 mars, le Secrétariat général de l’Enseignement catholique (Sgec) a annoncé avoir été victime d’une attaque informatique ciblant l’application de gestion de ses établissements du premier degré, dévoilant les données administratives de 1,5 million de personnes. Selon le ministère, la base de données du Sgec piratée et celle de Compas sont deux bases distinctes.

    Fin décembre dernier, le ministère de l’Intérieur puis celui des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative avaient été successivement victimes d’une exfiltration de données. Dans un communiqué concis, ce dernier indiquait que “3,5 millions de foyers” avaient été concernés par cette fuite.

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  • Fabrice Leggeri, ex-directeur de Frontex et eurodéputé RN, visé par une enquête pour complicité de crimes contre l’humanité

    Fabrice Leggeri, ex-directeur de Frontex et eurodéputé RN, visé par une enquête pour complicité de crimes contre l’humanité

    La Ligue des droits de l’homme (LDH) et l’association de défense des migrants Utopia 56 ont obtenu satisfaction après plus deux ans. Un juge d’instruction sera bientôt saisi pour enquêter sur l’eurodéputé RN Fabrice Leggeri, ancien directeur de Frontex, soupçonné de complicité de crimes contre l’humanité et de torture, a déclaré mardi 24 mars à l’Agence France-Presse (AFP) une source judiciaire.

    Frontex, agence de l’Union européenne chargée du contrôle des frontières, était dirigée par Fabrice Leggeri entre janvier 2015 et avril 2022. En 2024, il a été l’une des prises du Rassemblement national, en rejoignant le parti d’extrême droite comme numéro 3 de sa liste pour les élections européennes. A la tête de Frontex, il a régulièrement été accusé par les ONG de tolérer des refoulements illégaux de migrants, s’imposant comme un défenseur de l’imperméabilité des frontières européennes.

    La LDH l’accuse notamment d’avoir « encouragé » ses agents à faciliter les interceptions d’embarcations de migrants par les autorités libyennes et grecques, d’après sa plainte déposée en 2024 dont l’AFP avait eu connaissance. Elle lui reproche d’avoir « fait le choix d’une politique visant à faire obstacle, quel qu’en soit le prix – en vies humaines notamment – à l’entrée des personnes migrantes au sein de l’UE ».

    Après un parcours procédural de deux ans, sa plainte a abouti à l’ouverture d’investigations sur décision le 18 mars de la cour d’appel de Paris, selon la source judiciaire. La chambre de l’instruction a déclaré « y avoir lieu à informer sur les faits tels qu’ils résultent de la plainte avec constitution de partie civile de la LDH », a poursuivi cette source. « M. Leggeri n’était pas informé de ces développements et n’a donc pas de commentaire à faire à ce stade », a réagi auprès de l’AFP son entourage.

    Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Fabrice Leggeri, numéro trois du RN aux européennes, visé par une plainte pour complicité de crime contre l’humanité

    Un juge d’instruction saisi pour la première fois

    « Pour la première fois, un ou des juges d’instruction français vont examiner les conditions de la responsabilité pénale éventuelle de Fabrice Leggeri dans l’hécatombe qui a abouti à des milliers de morts en Méditerranée, enfants et femmes notamment », s’est de son côté félicité mardi l’avocat de la LDH, Emmanuel Daoud.

    Quelque 82 000 migrants sont morts ou portés disparus depuis 2014, principalement en Méditerranée (34 000), route migratoire la plus meurtrière au monde, selon l’Organisation internationale des migrations (OIM).

    Un nombre sous-estimé, d’après la Mission d’appui de l’ONU en Libye (Manul) et du Haut-Commissariat aux droits de l’Homme (HCDH), qui dans un récent rapport a pointé du doigt les « violations graves » subies par les personnes migrantes « détenues arbitrairement dans des centres de détention officiels et non officiels » en Libye.

    Les moyens maritimes de surveillance de Frontex ont progressivement été remplacés par des moyens aériens, pour détecter plus tôt les embarcations et faire intervenir les garde-côtes libyens plutôt que les garde-côtes italiens ou maltais, dénoncent les ONG.

    Lire aussi | Article réservé à nos abonnés En Grèce, l’action des gardes-côtes en question après le naufrage d’un bateau de migrants

    Le Monde avec AFP

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  • “Quelqu’un vient de s’enrichir considérablement”: de très suspectes transactions de 580 millions de dollars sur le pétrole ont été passées pile 15 minutes avant que Trump le fasse s’écrouler avec son message sur l’Iran

    “Quelqu’un vient de s’enrichir considérablement”: de très suspectes transactions de 580 millions de dollars sur le pétrole ont été passées pile 15 minutes avant que Trump le fasse s’écrouler avec son message sur l’Iran

    Des transactions massives et suspectes sur le pétrole, réalisées juste avant une annonce de Donald Trump sur de supposées négociations avec l’Iran, ont provoqué une forte volatilité des marchés et ravivé les soupçons de délit d’initié.

    Les marchés pétroliers ont été le théâtre d’un mouvement inhabituel lundi matin, suscitant interrogations et spéculations parmi les investisseurs. Des transactions massives ont été enregistrées peu avant le message de Donald Trump sur Truth Social assurant qu’il négociait avec l’Iran, créant à nouveau un trouble.

    Les traders ont en effet pris des positions d’une ampleur considérable sur le pétrole environ quinze minutes avant un message du président américain, assure le Financial Times. Au total, environ 6.200 contrats à terme Brent et WTI ont changé de mains entre 6h49 et 6h50, heure de New York. La valeur de ces échanges est estimée à 580 millions de dollars, selon les calculs du FT basés sur des données de Bloomberg.

    Cette activité a précédé de peu une publication de Donald Trump sur Truth Social à 7h04, dans laquelle il évoquait des “conversations productives” avec Téhéran. Cette annonce a immédiatement provoqué une chute du prix du brut et une forte volatilité sur plusieurs classes d’actifs, notamment les contrats à terme à Wall Street et les actions européennes.

    Le timing précis de ces transactions intrigue les observateurs.

    “Il est difficile de prouver la causalité… mais il faut se demander qui aurait été relativement agressif dans la vente de contrats à terme à ce moment-là, 15 minutes avant le poste de Trump”, a déclaré un stratège de marché chez un courtier américain.

    “Sans fondement et irresponsable”

    À ce stade, il reste impossible de déterminer si une ou plusieurs entités sont à l’origine de ces opérations.

    La Maison Blanche a fermement rejeté toute insinuation d’irrégularité. Le porte-parole Kush Desai a affirmé: “Le seul objectif du président Trump et des responsables de l’administration Trump est de faire ce qui est le mieux pour le peuple américain.”

    Il a ajouté: “La Maison Blanche ne tolère aucun fonctionnaire de l’administration qui profite illégalement de connaissances d’initiés, et toute implication selon laquelle les fonctionnaires sont engagés dans une telle activité sans preuve est un rapport sans fondement et irresponsable.”

    Plusieurs acteurs de marché estiment toutefois que cet épisode s’inscrit dans une tendance plus large. Certains fonds spéculatifs évoquent une multiplication récente de transactions importantes intervenant avant des annonces officielles. Un gestionnaire de portefeuille a notamment déclaré qu’un “niveau de frustration” grandissait parmi les investisseurs, ajoutant que “d’après [son] expérience des marchés au cours des 25 dernières années c’est vraiment anormal, quelqu’un vient de s’enrichir considérablement.”

    La situation s’est encore complexifiée lorsque le président du parlement iranien, Mohammad-Bagher Ghalibaf, a démenti toute négociation avec Washington.

    “Les fausses nouvelles sont utilisées pour manipuler les marchés financiers et pétroliers et échapper au bourbier dans lequel les États-Unis et Israël sont piégés.”

    Si certains analystes relativisent l’ampleur des volumes échangés, d’autres soulignent que la combinaison d’un marché largement positionné à la hausse et d’une annonce surprise a pu amplifier la violence des mouvements observés.

    L’année dernière, des doutes ont été plusieurs fois émis quant à des soupçons de manipulations de marchés et des délits d’initiés. Durant la séquence des droits de douane, des élus démocrates avaient même réclamé une enquête affirmant que ces “fluctuations constantes” peuvent offrir de “dangereuses opportunités de délits d’initiés”.

    Pour aller plus loin -> Droits de douane: Donald Trump a-t-il manipulé les marchés? Des élus démocrates réclament une enquête



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  • En Chine, un avocat condamné à cinq ans de prison pour « incitation à la subversion »

    En Chine, un avocat condamné à cinq ans de prison pour « incitation à la subversion »

    L’avocat chinois Xie Yang, qui a par le passé défendu des militants chrétiens ou prodémocratie, a été condamné à cinq ans de prison pour « incitation à la subversion », selon l’organisation américaine de protection des droits humains Human Rights Watch (HRW).

    Agé de 54 ans, Xie Yang a été placé en détention en 2022. Il était depuis plusieurs années sous l’étroite surveillance des autorités, qui lui reprochent des propos jugés critiques contre le gouvernement et le Parti communiste au pouvoir.

    HRW rapporte que le tribunal populaire intermédiaire de Changsha (centre de la Chine) l’a condamné lundi 23 mars à cinq ans de prison pour « incitation à la subversion ». La justice a fondé son jugement sur plusieurs publications de l’avocat sur le réseau social chinois WeChat, selon un message posté sur le compte X de son ex-épouse, Chen Guiqiu, qui ne précise pas la teneur des propos incriminés.

    Lire aussi | Article réservé à nos abonnés En Chine, la décennie noire des avocats des droits humains

    Aucun avocat de la défense n’était présent lors de l’annonce du jugement, selon ce message, qui précise que Xie Yang compte faire appel. Etant donné le temps déjà passé en détention, l’avocat pourrait théoriquement être libéré en janvier 2027, selon HRW.

    « Sous l’influence de forces hostiles »

    D’après une copie de l’acte d’accusation datant de 2022 et consulté par l’Agence France-Presse, la justice reprochait à Xie Yang d’être « sous l’influence de forces hostiles à la Chine » et « d’avoir l’intention de renverser le système politique ».

    Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Un avocat chinois révèle des tortures subies en détention

    « Par ses comptes sur des réseaux sociaux nationaux et étrangers » et « à l’occasion d’interviews accordées à des médias étrangers », l’avocat a tenu « des propos attaquant et dénigrant le pouvoir de l’Etat, le système socialiste et la direction du Parti communiste chinois », selon le texte. Son procès s’était déroulé en octobre 2025 à huis clos, d’après HRW.

    « Cette affaire visait non seulement à persécuter un avocat des droits humains courageux comme M. Xie, mais aussi à intimider tous les avocats qui cherchent à protéger les droits des citoyens », a déclaré dans le communiqué Maya Wang, directrice adjointe de HRW pour l’Asie. « Le gouvernement chinois devrait immédiatement annuler cette condamnation » et libérer l’avocat « sans conditions », estime HRW.

    Xie Yang avait déjà purgé près de deux années de détention après avoir été arrêté en juillet 2015 lors d’une opération policière visant plusieurs centaines de militants des droits humains et leurs défenseurs. Cet événement, trois ans après l’arrivée au pouvoir du président Xi Jinping, avait compromis les espoirs de démocratisation du système.

    Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Pékin condamne l’avocat Xie Yang lors d’un procès surprise

    Le Monde avec AFP

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  • Dans le sillage de la guerre au Moyen-Orient, les Philippines veulent augmenter la part du charbon dans leur mix électrique, déjà à 60%

    Dans le sillage de la guerre au Moyen-Orient, les Philippines veulent augmenter la part du charbon dans leur mix électrique, déjà à 60%

    La ministre de l’Energie des Philippines a annoncé mardi vouloir augmenter la production des centrales à charbon afin de maintenir des prix de l’électricité abordables, face aux perturbations causées par la guerre au Moyen-Orient sur les livraisons et le prix du gaz.

    La ministre de l’Energie des Philippines a annoncé mardi vouloir augmenter la production des centrales à charbon afin de maintenir des prix de l’électricité abordables, face aux perturbations causées par la guerre au Moyen-Orient sur les livraisons et le prix du gaz.

    L’archipel de 116 millions d’habitants connaît des prix de l’énergie parmi les plus élevés d’Asie du Sud-Est et dépend déjà du charbon pour environ 60% de sa production d’électricité. Il va devoir “temporairement” s’appuyer encore davantage sur ce combustible fossile très polluant, a déclaré la ministre de l’Energie Sharon Garin, en raison de la flambée des prix du gaz naturel liquéfié (GNL).

    “Nous avons discuté avec les entreprises de production d’électricité et les centrales à charbon pour évaluer dans quelle mesure elles peuvent augmenter leur production”, a déclaré Sharon Garin, indiquant que cette mesure “temporaire” pourrait entrer en vigueur dès le 1er avril.

    “Si nous parvenons à mettre cela en oeuvre, nous pourrons au moins limiter les hausses des tarifs d’électricité liées au conflit au Moyen-Orient”, selon la ministre.

    Tout en espérant “maximiser” l’utilisation du charbon local, les Philippines se réservent également la possibilité d’augmenter leurs achats de charbon auprès de l’Indonésie, leur principal fournisseur, a-t-elle précisé. L’Indonésie a assuré aux Philippines qu’elle n’imposerait aucune limite aux commandes de charbon. Les Philippines, régulièrement touchées par des coupures d’électricité, dépendent fortement des importations de combustible pour faire fonctionner leurs centrales électriques.

    La Chine aussi accélère

    En Asie, la Chine, également très dépendante des importations de pétrole, augmente elle aussi depuis quelques années ses capacités de production d’électricité à partir de charbon. Elle a mis en service, selon Les Echos, un record de 21 GW de nouvelles capacités au premier semestre 2025, soit le niveau le plus élevé depuis 2016. Et elle porte d’autres projets.

    Pourtant, la part du charbon a bien reculé depuis 10 ans dans le mix électrique chinois, passant des trois quart à environ la moitié de sa production annuelle en 2025 (l’autre moitié s’appuie sur les énergies renouvelables – hydroélectricité, solaire, éolien – et le nucléaire).

    Pour aller plus loin -> Une première en Chine, les renouvelables dépassent le charbon dans la capacité de production d’électricité

    Dossier :

    Guerre en Iran et au Moyen-Orient

    • DIRECT. Guerre en Iran et au Moyen-Orient: Emmanuel Macron convoque un conseil de défense et de sécurité nationale ce mardi à 17h30

    • “Les entreprises ukrainiennes peinent à s’adapter”: Kiev pourrait manquer de diesel dès avril ; les prix ont déjà bondi de 25%

    • Guerre au Moyen-Orient: la ministre Catherine Vautrin assure que la France est “dans une logique totalement défensive”

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  • On en compte en moyenne 500 nouvelles chaque année depuis 4 ans: malgré le coup de frein sur la RSE, les entreprises à mission continuent d’infuser le tissu économique français

    On en compte en moyenne 500 nouvelles chaque année depuis 4 ans: malgré le coup de frein sur la RSE, les entreprises à mission continuent d’infuser le tissu économique français

    On comptait l’an passé 2.596 sociétés se définissant comme “entreprise à mission” contre plus de 1.600 en 2023. Ce statut, né avec la loi Pacte de 2019, s’applique à une entreprise qui souhaite œuvrer pour le bien commun en mettant au cœur de son modèle la résolution des défis sociaux et environnementaux.

    Illustration du changement de perception du rôle des entreprises dans la société actuelle à la suite des récentes crises, les sociétés à mission poursuivent leur montée en puissance dans le tissu économique français. En jeu, les questions sociales, environnementales, les modes de production et de distribution qui se veulent plus responsables.

    Ce statut, né avec la loi Pacte de 2019, s’applique à une entreprise qui souhaite œuvrer pour le bien commun en mettant au cœur de son modèle la résolution des défis sociaux et environnementaux. Pour devenir une société à mission, une entreprise doit se doter d’une raison d’être (définissant la finalité de l’entreprise, son utilité pour la société civile) qui lui est propre, d’objectifs sociaux et environnementaux vérifiables et vérifiés, d’une gouvernance dédiée au suivi exclusif de l’exécution de la mission et qui la fait vivre dans le temps. Ces trois éléments doivent être inscrits dans les statuts et une entreprise peut perdre cette qualité si elle ne respecte pas ses engagements légaux. C’est un projet collectif, catalyseur de transformation qui se démarque de la simple RSE (responsabilité sociétale des entreprises) limitée à des bonnes pratiques internes.

    Raison d’être, engagements vérifiables et vérifiés

    Depuis 2019, Back Market, Doctolib, Danone, La belle-iloise, Harmonie Mutuelle, MAIF, Enedis, EM Lyon, La Poste… sont devenues des entreprises à mission.

    Alors qu’elles étaient 88 en 2020 et 1.961 en 2024, on en comptait l’an passé 2.596, selon le neuvième baromètre de l’Observatoire des sociétés à mission réalisé par la Communauté des entreprises à mission (dont 2.411 “actives”), soit 1,1 million de salariés concernés. Parmi les arrivées, on peut citer La Vie Claire, OpinionWay ou encore IDEX. Le rapport met en avant “une croissance moyenne d’environ 500 nouvelles sociétés à mission par an depuis 4 ans” mais surtout un ancrage plus diversifié en termes de secteurs d’activité avec (en proportion de salariés) la production d’énergie (21%), les transports (19%), la santé et le social (16%), l’immobilier (13%)…

    “En 2025, beaucoup ont parlé de recul. Recul de l’ambition environnementale. Recul des priorités sociales. Recul des politiques publiques. Ce que montre ce baromètre, c’est que loin de se replier, le modèle des sociétés à mission continue de se diffuser”, peut-on lire. “La dynamique d’adoption se poursuit au même rythme que les années précédentes et concerne toujours une grande diversité d’entreprises”.

    83% d’entre elles sont des PME, 12% des ETI et 5% des grandes entreprises. D’ailleurs, 15% des grands groupes ont au moins une entité à mission (maison-mère ou filiale).

    Des entreprises plus résistantes et attractives?

    Il semble également que ces entreprises soient plus résistantes que les autres. Ainsi, d’après les données de l’INSEE, 31% des entreprises créées en 2018 n’existaient plus en 2023. Mais concernant les entreprises créées en 2018 et qui sont devenues société à mission, cette proportion n’est que de 5%. Pourtant, ces entreprises doivent parfois faire des renoncements compte tenu de ce statut. En 2024, “55% ont été amenées à faire des renoncements” sur “certains produits ou services” ou pour travailler avec “certains clients ou fournisseurs”.

    Dans leurs recrutements, elles sont également plus attractives et retiennent mieux leurs ressources même dans des secteurs difficiles. “Le statut d’entreprise à mission montre que nous avons une vision, que nous prenons soin de nos équipes et que nous nous engageons sur des objectifs précis et vérifiés. Cela contribue à attirer des talents, mais surtout à les faire grandir et rester”, souligne Vincent Le Roux, directeur général du restaurant Paul Bocuse.

    Même si l’impact réel de ce statut sur le plan environnemental et économique est encore difficile à mesurer, l’idée séduit. Un projet de société à mission européenne a été lancé par divers acteurs académiques et économiques. Ce qui nous intéresse, c’est de voir à quel point les modèles alternatifs d’entreprise, en particulier la société à mission, peuvent avoir un potentiel de transformation”, explique à Carenews, Stéphane Vernac, professeur à l’université de Picardie et chercheur associé aux Mines de Paris.

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  • En Italie, le référendum perdu de Giorgia Meloni ouvre un nouveau chapitre de sa législature

    En Italie, le référendum perdu de Giorgia Meloni ouvre un nouveau chapitre de sa législature

    Giorgia Meloni faisait face à un défi politique capital. Les Italiens lui ont infligé un revers cuisant. Lundi 23 mars, les opposants à la réforme de la magistrature voulue par le gouvernement de cette dirigeante de droite radicale venue de la famille néofasciste ont remporté une nette victoire à l’issue d’un référendum constitutionnel décisif pour la suite de la législature, marquée jusqu’ici par son exceptionnelle stabilité. Le « non » a rassemblé 53,7 % des voix dans le contexte d’une participation exceptionnelle de près de 60 %, supérieure de neuf points à celle qui a prévalu lors du dernier scrutin similaire, organisé en 2020.

    La stratégie de stigmatisation à outrance des magistrats, suivie par la majorité pour promouvoir la réforme, présentée notamment comme devant mettre fin à l’emprise des « juges rouges » sur la vie démocratique, n’a pas permis de remporter la victoire. En face, le camp du « non » a voulu prendre la défense d’une culture républicaine jugée menacée par la pratique illibérale du pouvoir de Giorgia Meloni.

    Le contexte international, lourd de menaces, était aussi défavorable à la cheffe du gouvernement, remettant en question le positionnement d’une présidente du conseil qui avait, contre une opinion hostile, jusque dans son propre parti, fait le choix initial de l’alignement sur l’administration Trump. Enfin, à quelques jours du scrutin, les révélations de presse sur les connexions mafieuses, personnelles comme commerciales, entretenues avec des représentants de la mafia calabraise par le sous-secrétaire d’Etat à la justice, Andrea Delmastro Delle Vedove, n’ont pas joué en faveur du camp du « oui ».

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  • Quota de boeuf australien importé multiplié par 10, utilisation d’appellations géographiques autorisée: après le Mercosur, l’UE signe un vaste accord commercial avec l’Australie

    Quota de boeuf australien importé multiplié par 10, utilisation d’appellations géographiques autorisée: après le Mercosur, l’UE signe un vaste accord commercial avec l’Australie

    En déplacement à Canberra, la présidente de la Commission européenne a signé mardi un accord commercial avec l’Australie qui devra être validé par le Conseil européen avant d’entrer en vigueur.

    L’Australie et l’Union européenne (UE) ont signé mardi à Canberra un vaste accord de libre-échange, conclu au terme d’années de négociations pour stimuler le commerce bilatéral, malgré les protestations d’agriculteurs européens.

    Le texte a été signé lors de la première visite de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen dans le pays depuis son entrée en fonction, alors que les deux partenaires font face à des incertitudes renforcées par la guerre au Moyen-Orient. L’Australie et l’UE sont également convenus de renforcer leur coopération en matière de défense et d’améliorer l’accès européen aux minéraux critiques australiens.

    Bruxelles comme Canberra cherchent à diversifier les débouchés de leurs exportations, pour faire face aux pressions des États-Unis et de la Chine. L’UE est aujourd’hui le troisième partenaire commercial bilatéral de l’Australie et sa deuxième source d’investissements étrangers. “L’UE et l’Australie sont peut-être géographiquement très éloignées, mais nous ne pourrions être plus proches dans notre vision du monde”, a déclaré Ursula von der Leyen.

    “C’est un moment important pour notre nation, nous sécurisons un accord avec la deuxième économie du monde”, a souligné le Premier ministre australien Anthony Albanese. Les entreprises européennes ont exporté 37 milliards d’euros de marchandises vers l’Australie l’année dernière, et 31 milliards d’euros de services en 2024.

    Compromis

    Les principaux points de discorde, à savoir l’utilisation par l’Australie d’appellations géographiques européennes et l’accès du boeuf australien au marché européen ont été surmontés, permettant un accord après huit ans de négociations. Ce compromis permettra aux viticulteurs australiens d’utiliser le terme “prosecco” sur le marché intérieur, mais ils devront cesser de l’utiliser pour les exportations après 10 ans.

    L’Australie pourra également continuer d’utiliser certaines appellations géographiques, comme “feta” et “gruyère”, lorsque les producteurs utilisent ces noms depuis au moins cinq ans. De leur côté, les constructeurs automobiles européens bénéficieront du relèvement du seuil de la taxe australienne sur les voitures de luxe pour les véhicules électriques, qui permettra aux trois quarts des véhicules électriques d’en être exonérés.

    L’UE s’attend ainsi à augmenter ses exportations vers l’Australie d’un tiers au cours de la prochaine décennie, avec une hausse de 50% dans les secteurs des produits laitiers et de l’automobile.

    Quota de boeuf importé multiplié par 10

    Le quota de boeuf australien autorisé à entrer dans l’UE sera multiplié par plus de dix au cours de la prochaine décennie, même s’il reste en deçà du niveau demandé par les agriculteurs australiens.

    Le nouveau quota, fixé à 30.600 tonnes de viande bovine australienne, comprendra 55% de viande d’animaux nourris à l’herbe exemptée de droits de douane, et 45% bénéficiant de droits de douane réduits à 7,5%. Seulement un tiers du quota sera appliqué pendant les cinq premières années, avant sa pleine entrée en vigueur. L’UE autorisera aussi l’entrée de 25.000 tonnes de viande ovine et caprine australienne issue d’animaux nourris à l’herbe, avec une mise en place progressive sur sept ans. L’accord entrera en vigueur après l’approbation du Conseil européen.

    Bruxelles espère éviter une nouvelle levée de boucliers des agriculteurs, déjà en colère contre l’accord commercial signé mi-janvier avec les pays latino-américains du Mercosur. Pour le boeuf, la viande ovine et le sucre, “accorder des concessions disproportionnées risque de nuire aux agriculteurs européens, de fausser les marchés et d’affaiblir l’engagement de longue date de l’UE en faveur de normes de production élevées”, a mis en garde le Copa-Cogeca, qui rassemble les principaux syndicats agricoles européens, avant la signature de l’accord.

    Les responsables européens et australiens doivent également aborder la guerre au Moyen-Orient, qui pourrait provoquer la pire crise énergétique depuis des décennies, a averti lundi le chef de l’Agence internationale de l’énergie Fatih Birol. Ursula von der Leyen a appelé mardi à cesser immédiatement les hostilités dans la région, décrivant une situation “critique” pour l’approvisionnement énergétique dans le monde.

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