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  • Antoine Griezmann rejoindra le club américain d’Orlando City en juillet

    Antoine Griezmann rejoindra le club américain d’Orlando City en juillet

    Le repos a été actif. Antoine Griezmann, 35 ans, a profité de la trêve internationale pour finaliser son transfert outre-Atlantique dans un club de la Major League Soccer (MLS) nord-américaine, Orlando City (Floride). L’attaquant français s’est engagé jusqu’en 2028, avec en option une année supplémentaire, a annoncé le club floridien sur ses réseaux sociaux, mardi 24 mars. L’ancien international français débutera dès le mois de juillet.

    En attendant de s’installer cet été aux Etats-Unis, où il séjourne régulièrement pour assister à des matchs de NBA, Antoine Griezmann aura une fin de saison bien chargée. Il disputera d’abord les quarts de finale de la Ligue des champions face au FC Barcelone – où il a officié deux saisons dans l’ombre de Lionel Messi –, les 8 et 14 avril. Puis la finale de la Copa del Rey (« coupe du roi »), le 18 avril, contre la Real Sociedad – le club qui l’a formé.

    Auteur de 14 buts et de 4 passes décisives cette saison, le gaucher reste important pour son club, même s’il n’a pas commencé tous les matchs. « Griezmann fait la différence, a estimé son entraîneur, l’Argentin Diego Simeone, en conférence de presse début mars. Quand il est bien, c’est un joueur très important, et j’espère qu’il continuera de nous régaler avec tout ce qu’il peut apporter. »

    Un club en reconstruction

    Meilleur buteur de l’histoire de l’Atlético de Madrid, avec 211 réalisations, Antoine Griezmann totalise près de 500 apparitions en dix saisons sous le maillot rouge et blanc. Avec les Colchoneros – les « matelassiers » –, il a remporté une Ligue Europa (2018), une Supercoupe d’Espagne (2014) et une Supercoupe d’Europe (2018). Mais un titre majeur lui a jusqu’ici échappé. En 2016, l’Atlético s’était incliné en finale de la Ligue des champions aux tirs au but face au rival et voisin du Real Madrid.

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    Orlando City, propriétés des frères Wilf – milliardaires de l’immobilier –, occupe actuellement la 13e place de la conférence Est, avec une victoire contre quatre défaites depuis que la saison a débuté en février. Le club est en phase de reconstruction, avec l’arrivée du coach argentin Martin Perelman qui doit diriger un effectif de jeunes joueurs (25 ans en moyenne). Au-delà de son efficacité offensive, l’expérience et le leadership de l’attaquant de 35 ans seront bienvenues.

    L’ancien vice-capitaine de l’équipe de France (137 sélections, 44 buts, 30 passes décisives), et champion du monde en 2018, a pris sa retraite internationale en septembre 2024. La franchise avait déjà accueilli en 2014 le brésilien Kaka, Ballon d’or 2007 et champion du monde (2002), et plus récemment l’international portugais Nani (2019-2021).

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    Son arrivée s’inscrit dans la lignée de celles de David Beckham, de Lionel Messi ou, plus récemment, de Thomas Müller et de Son Heung-min, dans le championnat américain : autant de recrutements par lesquels la MLS, fondée en 1993, tente de progresser sur la scène internationale.

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  • Pour la première fois Moscou a du vendre de l’or: alors que son offensive de printemps est un carnage, la Russie cherche des moyens pour financer sa guerre (et le regain du pétrole n’y suffit pas)

    Pour la première fois Moscou a du vendre de l’or: alors que son offensive de printemps est un carnage, la Russie cherche des moyens pour financer sa guerre (et le regain du pétrole n’y suffit pas)

    Plus de 6.000 soldats russes blessés ou tués en 4 jours. L’offensive russe de Printemps a bel et bien commencé. Des centaines d’attaques du 17 au 20 mars, avec un bilan humain lourd, et une défense ukrainienne qui semble tenir, malgré des assauts d’une rare intensité. Ce mardi l’Ukraine a connu l’une de pires attaques de drones russes en plein jour. Un conflit qui dure depuis plus de 4 ans, et dont l’effort de guerre a considérablement deterioré l’économie russe.

    Entre le 17 et le 20 mars, les forces russes ont lancé 619 attaques, selon l’Institute for the Study of War.

    Une intensification brutale des combats qui marque le début de l’offensive de printemps. Mais derrière cette montée en puissance, le coût est colossal: 6.090 morts et blessés en quatre jours, soit plus de 1.500 pertes par jour, selon le chef d’état-major ukrainien Oleksander Syrski.

    Pour avancer, Moscou a profité d’une météo dégradée (brouillard, faible visibilité) afin de réduire l’efficacité des drones ukrainiens. Une opportunité tactique… au prix d’assauts extrêmement meurtriers. Pour les stratèges ukrainiens, ce rythme est tout simplement insoutenable: la Russie peine déjà à recruter, et un tel niveau de pertes fragilise sa capacité à tenir dans la durée.

    L’Institute for the Study of War le dit clairement: Moscou peut encore grignoter du terrain, mais au prix d’une stratégie d’usure qui pourrait finir par se retourner contre elle.

    Le jackpot énergétique russe masque une économie en trompe l’oeil

    Sur le plan économique, la guerre au Moyen-Orient offre à Vladimir Poutine une bouffée d’oxygène: la hausse des prix du pétrole, combinée à un allègement temporaire des sanctions américaines, lui rapporte entre 150 et 200 millions de dollars supplémentaires par jour, soit plusieurs milliards sur le début de l’année 2026. Mais derrière ce coup de pouce financier, on observe une économie russe en trompe l’oeil. Poutine lui-même reconnaît que le PIB russe a reculé de 2,1% sur un an en janvier par rapport à l’année dernière, avec une inflation autour de 6% et un chômage artificiellement bas à 2,2% qui traduit une pénurie de main-d’œuvre liée à la guerre.

    Selon le média russe d’oppositon meduza, pour la première fois depuis 2015, la Russie a dû puiser dans ses réserves d’or.

    Les réserves d’or, exprimées en onces, sont en baisse pour le deuxième mois consécutif, rapporte l’agence TASS. Au 1er janvier 2026, elles s’élevaient à 74,8 millions d’onces troy. Le 1er février, elles avaient diminué de 300.000 onces troy et le 1er mars, de 200.000 onces troy supplémentaires.

    Et l’ironie est cruelle: la même crise au Moyen-Orient qui gonfle les recettes pétrolières fait pression sur les prix de l’or, réduisant la valeur de ce dernier matelas financier. Derrière l’image d’une économie qui résiste, le Kremlin gère en réalité une équation de plus en plus instable: des revenus en hausse… mais des coûts de guerre qui les dépassent.

    L’Ukraine face au risque de désengagement sécuritaire américain

    La question de la garantie sécuritaire américaine sur le front ukrainien est dans tous les esprits. Donald Trump concentrait déjà de plus en plus ses forces loin de l’Europe, en indo-pacifique. Et désormais, il se focalise sur le détroit d’Ormuz, où la situation ne se déroule pas comme prévu. Un conflit iranien qui coûte cher, qui mobilise des hommes et du matériel. Son ministre de la Défense, Pete Hegseth, réclame déjà une rallonge massive: 200 milliards de dollars supplémentaires. Le signal est clair : les priorités américaines sont en train de bouger.

    Et le calendrier électoral américain risque de décevoir encore plus les attentes en Ukraine. À l’approche des midterms, le soutien à Kiev devient un sujet de fracture.

    Déjà en février 2024, le sénateur républicain du Missouri Josh Hawley ne cachait pas sa colère contre les milliards dépensés en Ukraine:

    Les responsables s’adressent aux habitants du Kentucky, du Tennessee, de l’Alaska, du Nouveau-Mexique, de l’Arizona, de l’Utah, du Texas… Et ils leur disent : peu importe que vous ayez été empoisonnés. Nous n’avons pas un centime pour vous. En revanche, pour l’Ukraine, l’argent est illimité. Nous allons reconstruire les frontières de l’Ukraine… Mais pour vous, il n’y a rien.

    Ce discours gagne du terrain, et installe l’idée que la priorité américaine n’est plus en Europe. Cette idée est même devenue une doctrine.

    Le désengagement sécuritaire américain sur le continent est désormais assumé dans la revue stratégique de Défense publiée en janvier dernier par le Pentagone. Autrement dit: derrière l’Ukraine, c’est toute l’architecture de sécurité européenne qui est amené à se remodeler.

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  • “Un maître en l’art des virages”: pourquoi le nouveau revirement de Donald Trump sur la guerre en Iran n’est pas une surprise

    “Un maître en l’art des virages”: pourquoi le nouveau revirement de Donald Trump sur la guerre en Iran n’est pas une surprise

    Le président américain a affirmé lundi que son administration s’entretenait avec un “haut dirigeant” non identifié pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et suspendu pour cinq jours des frappes qui devaient viser des infrastructures clés de la République islamique. Un revirement dont les contours restent toutefois flous.

    Droits de douane, Groenland… Donald Trump a habitué les marchés et la communauté internationale à des revirements abrupts, dont sa volte-face sur l’Iran ce lundi 23 mars est encore un spectaculaire exemple.

    Le président américain a affirmé que son administration s’entretenait avec un “haut dirigeant” non identifié pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. Sur son réseau Truth Social, Donald Trump a d’abord annoncé retarder “de cinq jours” son ultimatum. Le président américain menaçait de lancer des frappes sur le réseau électrique de l’Iran si ce dernier refusait de débloquer le détroit d’Ormuz, voie stratégique pour l’approvisionnement mondial en hydrocarbures.

    Il a ensuite affirmé que Washington et Téhéran avaient trouvé des “points d’accord majeurs” lors de négociations menées avec un “haut dirigeant”, qu’il n’a pas nommé mais dont il a précisé qu’il n’était pas le nouveau guide suprême, Mojtaba Khamenei. Puis il a menacé de “continuer à bombarder allègrement” la République islamique si les négociations échouaient.

    L’Iran dément des négociations

    En plus de trois semaines de guerre au Moyen-Orient, ni les États-Unis, ni l’Iran n’avaient évoqué publiquement des négociations en cours. Les frappes envisagées sur les infrastructures faisaient planer une menace dangereuse d’escalade, alors que Donald Trump avait fixé à lundi son ultimatum exigeant de l’Iran qu’il rouvre le détroit d’Ormuz. À défaut, il menaçait “d’anéantir” le réseau électrique iranien, composé de plus de 90 centrales, dont certaines situées sur le Golfe.

    De son côté, Mohammad Bagher Ghalibaf, le président du Parlement iranien, présenté par le site d’informations Axios comme l’interlocuteur des États-Unis, a démenti avec force, alors que le conflit paralyse une partie du transport mondial des hydrocarbures. “Aucune négociation” n’a débuté, a-t-il déclaré sur X, dénonçant “de fausses informations (…) pour manipuler les marchés financiers et pétroliers et sortir du bourbier dans lequel les États-Unis et Israël sont enlisés”.

    Le ministère des Affaires étrangères a uniquement reconnu avoir reçu, via des “pays amis”, des “messages transmettant une demande américaine de négociations”.

    Des déclarations contradictoires

    Le président américain a donné une multitude de réponses contradictoires sur la guerre en Iran depuis le début du conflit, fin février. Sur la question des négociations par exemple, il a assuré le 1er mars à The Atlantic: “Ils veulent parler, et j’ai accepté de parler, donc je vais leur parler”. Puis, le 3 mars, sur Truth Social: “Leur défense aérienne, leur armée de l’air, leur marine et leur commandement sont anéantis. Ils veulent discuter. J’ai dit: ‘Trop tard !’”

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    Avant de déclarer, le 21 mars, qu’”il n’y a personne à qui parler. On n’a personne à qui parler. Et vous savez quoi? Ça nous convient très bien comme ça”. Et finalement, ce lundi, d’affirmer que des discussions ont eu lieu.

    Donald Trump “est passé maître en l’art des virages et des changements soudains. Il est donc difficile de dire s’il y a une stratégie ou si c’est de l’improvisation”, rappelle Garret Martin, professeur de relations internationales à l’American University, à l’AFP.

    Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que Donald Trump tente d’utiliser l’arme de l’ultimatum pour faire plier ses interlocuteurs. Concernant la guerre en Ukraine, Donald Trump avait, par exemple, l’été dernier fixé un ultimatum à Vladimir Poutine pour trouver un accord de cessez-le-feu, sous peine notamment de sanctions économiques. L’ultimatum de 50 jours, ensuite réduit à “10-12 jours”, n’avait pas produit d’effet.

    Les États-Unis “de moins en moins prévisibles”

    Sur la guerre en Iran, les médias américains avancent plusieurs explications à ce revirement: certains comme CNN, ont évoqué la possibilité que le Pakistan joue un rôle de médiateur dans ce dossier. “Le Pakistan est l’un des rares pays à entretenir des relations chaleureuses à la fois avec Téhéran et Washington” et “il représente les intérêts diplomatiques de Téhéran à Washington”, où l’Iran ne dispose pas d’ambassade, a noté Michael Kugelman, expert de l’Asie du sud à l’Atlantic Council, un centre de réflexion, auprès de l’AFP. Les informations non confirmées de discussions ont également poussé timidement à la hausse les Bourses européennes et à la baisse le prix du pétrole.

    En Europe, les jaillissements intempestifs du président américain finissent par agacer. Le chef d’état-major français, le général Fabien Mandon, a déploré ce mardi que les États-Unis sont “de moins en moins prévisibles” et qu’ils n’ont pas prévenu leurs alliés avant d’entrer en conflit.

    Le président allemand Frank-Walter Steinmeier a pour sa part jugé “perdue” la confiance entre les États-Unis et ses alliés occidentaux, stigmatisant un conflit “évitable” et “inutile”.

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  • Au procès de Tariq Ramadan pour viols, dix-huit ans de réclusion requis contre l’islamologue

    Au procès de Tariq Ramadan pour viols, dix-huit ans de réclusion requis contre l’islamologue

    Une peine de dix-huit ans de réclusion criminelle a été requise, mardi 24 mars, au procès pour viols de l’islamologue suisse Tariq Ramadan, jugé par défaut et à huis clos par la cour criminelle départementale de Paris pour des viols sur trois femmes. L’avocat général a aussi demandé un mandat d’arrêt à l’encontre de l’accusé qui ne s’est pas présenté à la justice française depuis l’ouverture de son procès, ainsi qu’une interdiction définitive du territoire français une fois sa peine purgée. Le verdict sera rendu mercredi.

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    « L’accusation au début du procès avait insulté Tariq Ramadan de lâche », a réagi auprès de l’Agence France-Presse (AFP) un de ses avocats, Me Ouadie Elhamamouchi. « Alors que ce dernier sollicitait un report de quelques semaines car hospitalisé et qu’il vient tout juste d’être à nouveau hospitalisé, voilà que des réquisitions iniques et totalement déconnectées, encouragées certainement par l’absence de défense de Tariq Ramadan, viennent d’être prononcées », a-t-il ajouté, y voyant un « acharnement » contre son client.

    Pour David-Olivier Kaminski, avocat d’une des parties civiles, l’avocat général a, au contraire, « durant plus de trois heures (…), démontré l’immense culpabilité de Tariq Ramadan ».

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    L’islamologue, déjà condamné par la justice helvète pour viol, est jugé à Paris depuis le 2 mars pour des viols qui auraient été commis sur trois autres femmes entre 2009 et 2016, ce qu’il conteste : un viol aggravé, avec violences et sur personne vulnérable, commis sur « Christelle » (prénom d’emprunt) à Lyon en octobre 2009 ; un viol qui aurait eu lieu en 2012 à Paris sur Henda Ayari, une ex-salafiste devenue militante laïque qui avait déclenché l’affaire en portant plainte en octobre 2017 ; et un autre sur une troisième femme, remontant à 2016.

    Expertise médicale

    Mais à l’ouverture du procès, il ne s’est pas présenté à l’audience. Ses avocats avaient alors expliqué qu’il avait été hospitalisé deux jours auparavant à Genève, en raison selon eux d’une « poussée » de sclérose en plaques. La présidente de la cour criminelle, Corinne Goetzmann, avait dès lors ordonné une expertise médicale sur pièces à deux neurologues désignés pour évaluer son état de santé, afin de décider d’un renvoi ou non du procès à une date ultérieure.

    Dans ce rapport, lu à l’audience par la magistrate le 6 mars, les experts ont conclu à la « stabilité de la sclérose en plaques » dont souffre l’islamologue depuis plusieurs années, « sans signe de poussée récente », et ont estimé qu’il pouvait donc comparaître devant la cour criminelle. La présidente a alors rejeté la demande de renvoi du procès et a décidé que l’accusé de 63 ans serait jugé par défaut et à huis clos, comme le demandait une partie civile. Elle a, par ailleurs, fait savoir qu’un mandat d’arrêt « à exécution et diffusion immédiate » était délivré à son encontre. Ses quatre avocats ont quitté la salle d’audience, estimant qu’ils ne pouvaient défendre leur client dans cette « parodie de justice ».

    En Suisse, après avoir été acquitté en première instance, il a été condamné en appel en septembre 2024 à trois ans de prison dont un an ferme pour le viol d’une femme dans la nuit du 28 au 29 octobre 2008 dans un hôtel à Genève. Il a annoncé saisir la Cour européenne des droits de l’homme et a par ailleurs déposé une demande en révision du procès, en cours de traitement selon la justice genevoise.

    Sollicitées à plusieurs reprises par l’AFP, les autorités judiciaires suisses ont refusé jusqu’à présent de faire tout commentaire sur le sort de M. Ramadan.

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    Le Monde avec AFP

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  • Guerre au Moyen-Orient: le chef d’état-major des Armées estime que les actions des États-Unis ont “un impact sur la sécurité” de la France

    Guerre au Moyen-Orient: le chef d’état-major des Armées estime que les actions des États-Unis ont “un impact sur la sécurité” de la France

    Le chef d’état-major des Armées, Fabien Mandon, met en garde contre les conséquences des décisions américaines au Moyen-Orient, mardi 24 mars, lors du Forum de défense et de stratégie de Paris. Il estime que les actions des États-Unis ont “un impact sur la sécurité” de la France.

    Une guerre lancée sans concertation. Les récents choix militaires des États-Unis au Moyen-Orient ne sont pas sans conséquences pour l’Europe. En ouverture du Forum de défense et de stratégie de Paris, mardi 24 mars, le chef d’état-major des Armées Fabien Mandon a pointé des répercussions sur la sécurité de la France et regretté un allié “de moins en moins prévisible”.

    “Les actions des États-Unis ont un impact sur notre sécurité, ça a un impact sur nos intérêts”, a-t-il déclaré, en référence aux bombardements israélo-américains lancés le 28 février dernier sur l’Iran.

    Un allié de moins en moins prévisible

    Le haut gradé, qui rappelle que les États-Unis restent “un allié”, pointe néanmoins un manque de concertation croissant de Washington avec ses partenaires européens.

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    “Ils viennent de décider d’intervenir au Proche et au Moyen-Orient sans nous prévenir (…). On a agi immédiatement, surpris par un allié américain, qui reste un allié, mais qui est de moins en moins prévisible et qui ne prend pas la peine de nous prévenir quand il décide d’engager des opérations militaires”, a-t-il déclaré.

    “La relation reste très forte, mais malheureusement, après un désengagement de l’Afghanistan dans lequel il n’y a eu aucune concertation, ils viennent de décider d’intervenir […] sans nous prévenir”, a-t-il ajouté.

    Au lancement de la guerre en Iran, la France a alors été contrainte d’agir dans la précipitation, pour “protéger les citoyens en transit dans la région”, selon le haut gradé.

    “L’Europe n’est plus leur priorité”

    Le chef d’état-major des Armées a aussi rappelé les crises multiples, qui redéfinissent les engagements des Américains: “Ils nous l’ont dit […] ils auront du mal à aider l’Ukraine comme ils l’ont fait au début de la guerre, parce que la guerre leur coûte cher au proche et au Moyen-Orient.”
    Plus largement, “une fois qu’ils ont posé toutes leurs capacités sur le globe, l’Europe n’est plus leur priorité”, a-t-il avancé. Les États-Unis privilégieraient désormais leur propre continent ainsi que l’Asie, dans un contexte international de plus en plus instable.

    L’émancipation des pays de l’UE

    Fabien Mandon a aussi dressé le constat d’un basculement stratégique. “On est dans un moment de réveil, on le sent”, a-t-il assuré, évoquant une multiplication des “réunions entre Européens à l’OTAN”.

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    Dans ce contexte, il appelle à repenser les équilibres: “L’équation qu’on doit résoudre ensemble, c’est comment, nous Européens, on se désensibilise à des dépendances trop fortes vis-à-vis des États-Unis.” Il a toutefois précisé qu’il ne s’agit pas d’une rupture: “Ce n’est pas du tout contre les Américains.”

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  • Municipales 2026 : Tulle, fief de François Hollande, tombe entre les mains de la droite

    Municipales 2026 : Tulle, fief de François Hollande, tombe entre les mains de la droite

    Vingt-cinq ans de socialisme s’achèvent à Tulle. Dimanche soir, l’ex-maire Parti socialiste (PS) Bernard Combes (divers gauche) n’a pas réussi à conserver son fauteuil. Avec 39,82 % des suffrages, il est arrivé en deuxième position, derrière le candidat divers droite Laurent Melin (54,25 %). Une défaite symbolique dans ce fief de la gauche tenu par François Hollande entre 2001 et 2008. L’ancien président de la République avait ensuite démissionné en application de la loi sur le non-cumul des mandats, laissant sa place à Bernard Combes, qui est resté dix-huit années à la tête de la préfecture de Corrèze.

    Dix-huit ans, c’était peut-être trop pour les habitants de Tulle. Mais les signes de la défaite semblent aussi se dessiner dans l’alliance entre les partis de gauche. A l’issue du premier tour – qui donnait déjà la droite de Laurent Melin en tête avec 37,94 % des suffrages –, la liste de Bernard Combes a fusionné avec celle de Nicolas Marlin (Parti communiste français, PCF), arrivé en troisième position avec 17 % des voix. Une décision qui a suscité des polémiques au sein de la gauche dues à la présence de membres de La France insoumise (LFI) au sein de la liste communiste et écologiste.

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  • “Un grand boum”, une hôtesse de l’air qui a miraculeusement survécu… Des passagers témoignent après la collision mortelle à l’aéroport LaGuardia de New York

    “Un grand boum”, une hôtesse de l’air qui a miraculeusement survécu… Des passagers témoignent après la collision mortelle à l’aéroport LaGuardia de New York

    Lundi 23 mars, un avion et un véhicule de secours sont entré en collision à l’aéroport LaGuardia, à New York, faisant deux morts et plusieurs blessés. Certains passagers ont partagé leurs témoignages auprès de médias américains, québécois et français. Ils racontent un accident qui s’est produit “très vite”.

    Après le choc, ils parlent. Plusieurs passagers du vol Air Canada qui est entré en collision avec un véhicule anti-incendie lundi 23 mars ont témoigné dans les médias américains, québécois et français. L’accident a fait deux morts, le pilote et le copilote de l’avion, et treize hospitalisations, parmi lesquelles onze passagers du vol et deux passagers du véhicule.

    Auprès de la chaîne québécoise TVA Nouvelle, Sarah Lépine partage l’histoire miraculeuse d’une des personnes hospitalisées: sa mère, Solange Tremblay. Celle-ci était l’hôtesse de l’air en chef du vol reliant Montréal à New York. “Au moment de l’impact, son siège a été expulsé à plus d’une centaine de mètres de l’avion. Quand ils l’ont retrouvée, elle était toujours attachée à son siège”, explique la jeune femme en interview. Le siège de sa mère était situé derrière ceux des deux pilotes, précise le média.

    L’agente de bord a été hospitalisée pour de multiples fractures à une jambe, ce qui “va nécessiter une chirurgie”, explique sa fille, qui précise qu’en-dehors de cela, “tout semble correct”. “C’est un miracle”, estime la jeune femme, qui pense que sa mère “avait un ange gardien qui regardait droit sur elle.”

    “Tout est devenu noir”

    Clément Lelièvre, passager à bord de l’avion impliqué dans l’accident, explique à Radio Canada avoir vu Solange Tremblay avant l’impact: “Tout a collapsé devant nous. (…) Je me souviens que je regardais devant, je la voyais assise, et j’ai vu qu’à un moment donné, tout est devenu noir, tout s’est détruit à partir de la business class… C’est arrivé très très vite.” Lui, était placé au “niveau des ailes, à côté des issues de secours”.

    Le passager français se souvient que le pilote a freiné très tôt après l’atterrissage de l’appareil: “c’est là où tous les passagers, dont moi, avons heurté les sièges devant”. Pour sa part, il explique que sa tête a heurté le siège devant lui, tout comme son genou. Il estime que la réaction rapide des pilotes “nous a peut-être un peu sauvés”.

    Un choc qui a projeté les passagers vers l’avant, puis un vers l’arrière

    Après ce premier freinage, les passagers ont ressenti le choc de l’impact, précise Joe Capio, un Américain à bord du vol, auprès de CBS News. “Il y a eu deux impacts: celui du freinage, qui nous a projeté vers l’avant, et celui de l’avion qui rentre dans le véhicule, qui nous a brutalement renvoyé vers l’arrière” et qui a fait “un grand boum”, explique l’Américain.

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    Après ces deux chocs, “c’était étrangement silencieux pour une seconde ou deux, le temps que tout le monde comprenne ce qu’il s’était passé”, explique-t-il. Après cela, Joe Capio a ouvert une des portes de secours pendant que d’autres passagers faisaient de même ailleurs, “puis j’ai sauté de l’avion sur une des ailes (…) et les pompiers les officiers de l’autorité portuaire (Port Authority Police) sont arrivés et nous ont fait descendre”.

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    Au fil de l’évacuation, le nez de l’avion s’est redressé, continue le passager: “le poids de l’avion a commencé à se transférer vers l’arrière de l’appareil, puisque les moteurs et les bagages s’y trouvaient, et il n’y avait plus rien à l’avant.” Comme de nombreux autres victimes de l’accident, il partage au média sa reconnaissance pour les deux pilotes: “ce sont des héros… Je ne peux pas imaginer ce qu’il se serait passé si nous allions à pleine vitesse”.

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  • Au Mali, un journaliste condamné à deux ans de prison pour un article critiquant la junte au Niger

    Au Mali, un journaliste condamné à deux ans de prison pour un article critiquant la junte au Niger

    Un journaliste malien a été condamné, lundi 24 mars, à deux ans de prison ferme par un tribunal de Bamako pour avoir publié un article critiquant le chef de la junte au pouvoir au Niger, voisin, dans un contexte de rétrécissement des libertés dans ce pays dirigé d’une main de fer par des militaires.

    Youssouf Sissoko, chef de la publication du journal malien L’Alternance, a publié un article le 2 février reprochant au chef de la junte du Niger, Abdourahamane Tiani, d’avoir accusé la France, la Côte d’Ivoire et le Bénin d’être impliqués dans une attaque contre l’aéroport de Niamey à la fin de janvier, revendiquée par le groupe Etat islamique.

    L’article, signé par un autre journaliste, accusait M. Tiani de mensonge et de faire du Niger, où une junte a pris le pouvoir en 2023 et s’est rapprochée de la Russie, un « laboratoire pour une expérimentation politique toxique ». M. Sissoko a été arrêté le 5 février et placé en détention pour « diffusion de fausses informations, atteinte à la réputation de l’Etat et insulte à l’égard d’un chef d’Etat étranger », avait fait savoir l’Association de la presse privée.

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    Liberté de la presse

    Lundi, le tribunal du pôle national de lutte contre la cybercriminalité a condamné le journaliste à deux ans de prison ferme et au paiement d’un million de francs CFA (1 500 euros) de dommages et intérêts. « Le verdict n’est pas du tout en faveur de l’apaisement. Nous allons faire appel », a déclaré à l’Agence France-Presse Boubacar Yalkoué, président de l’Association des éditeurs de presse privée du Mali.

    Le Mali, le Niger et le Burkina Faso, qui sont dirigés par des juntes issues de coups d’Etat commis entre 2020 et 2023, ont formé l’Alliance des Etats du Sahel (AES). Ancienne puissance coloniale, la France entretient des relations glaciales avec les régimes militaires de l’AES, les trois pays ayant fait partir les troupes françaises de leur sol. Ces juntes sahéliennes ciblent régulièrement la France de leurs invectives.

    Le Mali occupe la 119e place sur 180 pays et territoires au classement 2025 de la liberté de la presse de Reporters sans frontières.

    Lire aussi | Article réservé à nos abonnés L’Algérie s’efforce de restaurer son influence perdue au Sahel

    Le Monde avec AFP

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  • “Environ 250 personnes devront partir de manière contrainte”: le repreneur du verrier Arc annonce plus d’un tiers de licenciements secs sur les 700 suppressions de postes prévues

    “Environ 250 personnes devront partir de manière contrainte”: le repreneur du verrier Arc annonce plus d’un tiers de licenciements secs sur les 700 suppressions de postes prévues

    Le repreneur de l’entreprise, Timothée Durand, assure que ce redimensionnement du site d’Arc est nécessaire pour que l’entreprise redevienne “profitable très rapidement”.

    Il y aura environ 250 licenciements secs chez le verrier Arc, sur 700 suppressions de postes, a annoncé ce mardi son repreneur Timothée Durand lors d’un déplacement du ministre délégué à l’Industrie Sébastien Martin dans sa principale usine à Arques (Pas-de-Calais). “Environ 250 personnes devront partir de manière contrainte”, a déclaré Timothée Durand, dont le projet de reprise a été validé vendredi par le tribunal de commerce Tourcoing (Nord) et qui deviendra en avril le nouveau propriétaire et PDG du groupe.

    “C’est malheureux, et j’ai une vraie pensée pour ces personnes aujourd’hui”, a ajouté Timothée Durand lors d’un bref point presse aux côtés du ministre.

    Le reste des suppressions de postes se fera via des départs volontaires. Au total, les effectifs à Arques passeront de 3.500 à 2.700 salariés. Ce redimensionnement du site est nécessaire pour que l’entreprise redevienne “profitable très rapidement”, a de nouveau justifié Timothée Durand. Après cette phase de “stabilisation”, la deuxième étape de son plan passera par “beaucoup d’innovation pour monter en gamme progressivement et être plus compétitifs sur les marchés que nous visons”, a-t-il souligné.

    Une offre “courageuse et audacieuse”

    Sébastien Martin s’est félicité mardi que ce “fleuron industriel” ait trouvé un repreneur, qui plus est issu d’une famille de dirigeants emblématiques de ce groupe bicentenaire, prochainement rebaptisé “Verrerie Arc 1825”. Il a qualifié l’offre de Timothée Durand de “courageuse et audacieuse”. L’État est “aux côtés de tous les salariés” d’Arc non repris, a assuré le ministre, citant “une mission spéciale” mise en place par France Travail et un dispositif de “rebond industriel” pour aider les entreprises locales à accélérer leur développement, afin de créer des emplois.

    “Il y a déjà un peu plus de 110 emplois liés à des investissements industriels” qui ont été identifiés au niveau du bassin d’emploi local, a souligné Sébastien Martin.

    Arc, un des principaux producteurs mondiaux de verres pour les arts de la table, a été fragilisé par la flambée des coûts de l’énergie et de l’inflation, mais aussi l’intensification de la concurrence asiatique. Interrogé lundi, Frédéric Specque, délégué CGT chez Arc, estime cependant que tout n’a pas été fait pour maximiser le nombre de départs volontaires. Dans certaines catégories professionnelles dans l’usine, les demandes de départs volontaires excèdent le nombre de suppressions de postes prévues: “ça veut dire qu’on va faire rester des gens qui veulent partir” et à l’inverse, “on va faire partir des gens qui auraient voulu rester”, a déploré le syndicaliste.

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  • EN DIRECT, municipales 2026 : le maire socialiste de Saint-Ouen, Karim Bouamrane, réclame la démission d’Olivier Faure ; Gabriel Attal veut étudier « les conditions d’un rassemblement » pour la présidentielle

    EN DIRECT, municipales 2026 : le maire socialiste de Saint-Ouen, Karim Bouamrane, réclame la démission d’Olivier Faure ; Gabriel Attal veut étudier « les conditions d’un rassemblement » pour la présidentielle

    « Il y aura une candidature de la gauche réformiste à la présidentielle de 2027 », assure François Hollande

    François Hollande a assuré lundi soir qu’il y « aura[it] une candidature de la gauche réformiste » à l’élection présidentielle de 2027, au lendemain d’élections municipales marquées par la question des alliances entre le Parti socialiste (PS) et La France insoumise (LFI).

    « Il ne faut pas perdre son temps dans je ne sais quelle alliance, dans je ne sais quelle primaire », a déclaré au 20 heures de France 2 l’ancien président, critiquant ouvertement la stratégie du premier secrétaire du PS, Olivier Faure, favorable à une primaire de la gauche non mélenchoniste. Ce dernier avait par ailleurs dit « comprendre » les choix des candidats socialistes ayant décidé de s’allier avec LFI entre le premier et le second tour des municipales.

    M. Hollande a rappelé qu’il avait, lui, plaidé pour qu’il n’y ait pas d’alliance avec le parti de Jean-Luc Mélenchon lors de ces scrutins, « surtout quand La France insoumise était en tête ». « Il n’était pas concevable que des socialistes se mettent derrière La France insoumise à Toulouse et à Limoges », deux villes où les listes d’union ont enregistré des défaites, a-t-il estimé.

    Pour la présidentielle, « il faut qu’il y ait une candidature socialiste, sociale-démocrate, comme on voudra, c’est-à-dire avec le Parti socialiste, avec Place publique, avec la Convention [le mouvement de l’ancien premier ministre Bernard Cazeneuve], avec la société civile », a martelé François Hollande. « Tous ceux qui veulent qu’il y ait cette offre-là doivent présenter un candidat à l’élection présidentielle », a-t-il ajouté.

    Interrogé sur son intention d’être ou non lui-même ce candidat, M. Hollande a une fois de plus éludé, estimant que si cela devait être « une autre personne, ce sera[it] pour gagner l’élection présidentielle ».

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