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  • Le système de santé en France souffre de la faiblesse des politiques de prévention

    Le système de santé en France souffre de la faiblesse des politiques de prévention

    Prévention : pas une semaine ne passe sans que le mot soit employé dans un message de santé, à l’occasion de telle ou telle journée consacrée à sensibiliser contre les cancers, l’obésité, les maladies cardio-vasculaires… Ces dates qui ponctuent le calendrier font écho à un principe reconnu comme essentiel en santé : « Mieux vaut prévenir que guérir. »

    Ce principe ancien est plus que jamais d’actualité : le virage démographique en cours, marqué par le vieillissement de la population, percute le système de santé. Celui-ci ne s’en sortira pas, ne serait-ce que financièrement, alors que les besoins en soins explosent, avec des malades chroniques toujours plus nombreux.

    La prévention « doit être la grande cause de la décennie », a défendu l’Assurance-maladie dans son rapport « Charges et produits » pour l’année 2026. Dans cette somme – remise chaque été au gouvernement avant les débats sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale –, la Caisse nationale d’assurance-maladie (CNAM) a fait de la prévention l’un des trois « piliers » – avec la « coordination des soins » et le « juste soin au juste coût », garantissant l’« avenir de notre modèle de santé ».

    Parce que prises tôt, la plupart des pathologies guérissent mieux. Mais aussi parce qu’elles coûtent alors moins cher. L’enjeu est majeur, sachant que la dépense moyenne par patient en affection de longue durée est estimée à 9 560 euros par an, selon les chiffres de l’Assurance-maladie, et que le nombre de ces malades pourrait passer de 14 à 18 millions, d’ici à 2035.

    Lire aussi l’entretien (2025) | Article réservé à nos abonnés « Le vieillissement de la population est ce qui risque de faire exploser notre système »

    « Rien ne sera possible sans une mobilisation massive en faveur de la prévention », écrit le directeur général de la CNAM, Thomas Fatôme, en introduction du rapport. Si le discours est volontariste, le budget l’est moins. Dans un système de santé historiquement construit autour des soins curatifs, la prévention fait figure de parent pauvre : la France lui a consacré, en 2022, 3,9 % des dépenses de santé, selon les critères de l’OCDE. Un investissement en recul après le « pic » des années Covid, à un niveau qualifié d’« intermédiaire inférieur » par la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES). Loin derrière celui qui a été consenti par le Royaume-Uni ou l’Allemagne (près de 8 %), mais plus qu’en Slovaquie (2,1 %) ou en Pologne (1,9 %), la moyenne des pays européens s’établissant à 5,5 %.

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  • Guerre au Moyen-Orient: Donald Trump affirme que les dirigeants iraniens veulent “absolument” un accord mais “ont peur de le dire”

    Guerre au Moyen-Orient: Donald Trump affirme que les dirigeants iraniens veulent “absolument” un accord mais “ont peur de le dire”

    Le président américain considère, ce jeudi 26 mars, que les Iraniens “négocient” mais “ont peur de le dire”. Plus tôt dans la semaine, Donald Trump avait déjà affirmé que Téhéran et Washington avaient entammé des discussions pour mettre fin au conflit, ce qu’avait infirmé le régime des mollahs.

    Donald Trump a assuré que Téhéran, malgré ses dénégations, participe bien à des pourparlers et veut un accord pour mettre fin à la guerre, tandis qu’Israël poursuit ce jeudi 26 mars ses frappes sur l’Iran.

    “Ils négocient, et ils veulent absolument conclure un accord, mais ils ont peur de le dire”, a affirmé le président américain mercredi soir devant un parterre de parlementaires républicains réunis mercredi soir à Washington.

    “Ils ont aussi peur qu’on les tue”, a-t-il lancé, au 27e jour d’un conflit qui embrase le Moyen-Orient et menace l’économie mondiale.

    Plus tôt dans la journée de mercredi, la Maison Blanche avait prévenu que Donald Trump était “prêt à déchaîner l’enfer” si Téhéran faisait “encore un mauvais calcul”.

    Aucune information n’est disponible sur le ou les dirigeants iraniens en charge des négociations évoquées par Washington. Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a maintenu que l’Iran n’a “pas l’intention de négocier” et compte “continuer à résister”.

    Une réunion des chefs de la diplomatie du G7 à Paris

    Une proposition américaine pour faire taire les armes, qui, selon des médias américains et israéliens, contient quinze points, a été transmis à l’Iran par Islamabad, en bons termes avec les deux pays, selon deux hauts responsables pakistanais.

    “Parfois, des messages peuvent être transmis (…) mais ça ne peut en aucun cas être qualifié de dialogue ni de négociation”, a noté Abbas Araghchi à la télévision d’État. L’Iran veut “mettre la fin à la guerre à ses propres conditions”, a-t-il souligné.

    Les initiatives diplomatiques se sont multipliées ces derniers jours pour tenter de mettre un terme à une guerre devenue “hors de contrôle”, selon les termes du secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres.

    Sans toutefois d’ouverture diplomatique jusqu’ici, même si Pékin a dit jeudi voir “des signaux en faveur de négociations” émis à la fois par les États-Unis et l’Iran. Le conflit sera au menu jeudi d’une réunion en France des chefs de la diplomatie du G7, qui ne seront rejoints que vendredi par l’Américain Marco Rubio.

    “Ce qui m’inquiète le plus dans cette guerre, c’est qu’il n’y a pas eu de consultation, il n’y a pas de stratégie, il n’y a pas d’objectif clair et, le pire de mon point de vue, c’est qu’il n’y a pas de stratégie de sortie”, a lâché le ministre allemand de la Défense Boris Pistorius, en visite en Australie.

    Des installations détruites, les frappes se poursuivent

    Sur le terrain, les attaques se poursuivent dans un sens et dans l’autre. Tôt jeudi, l’armée israélienne a indiqué avoir achevé des “frappes à grande échelle” sur des infrastructures non spécifiées dans plusieurs zones d’Iran, dont Ispahan dans le centre du pays.

    Israël a également dit faire l’objet d’une nouvelle attaque de missiles iraniens. L’Arabie saoudite, le Koweït et Bahreïn, où les infrastructures énergétiques et les intérêts américains sont régulièrement ciblés, ont aussi dit faire face à de nouvelles attaques.

    L’armée américaine a assuré avoir endommagé ou détruit “plus des deux tiers” des installations de production de drones et de missiles ainsi que des chantiers navals iraniens, et “92%” de la flotte iranienne.

    La guerre au Moyen-Orient va-t-elle ralentir la croissance française?

    3:06

    Le quasi blocage par l’Iran du détroit d’Ormuz, par où transite en temps normal 20% du pétrole mondial, a provoqué une hausse d’environ 60% des cours du brut depuis le début de l’attaque israélo-américaine le 28 février.

    Jeudi, les cours du baril de pétrole, tant du Brent, référence mondiale, que du WTI, référence américaine, remontaient à nouveau après un léger repli la veille, alors que l’Iran a dit autoriser le passage de navires de pays “non-hostiles”.

    Dépendant quasiment entièrement de pétrole transitant par Ormuz, le Japon a annoncé jeudi devoir puiser pour la deuxième fois dans ses réserves stratégiques. Israël poursuit par ailleurs son intervention contre le Hezbollah pro-iranien au Liban, où ses frappes ont fait plus d’un million de déplacés depuis que ce pays a été entraîné dans la guerre.

    Jeudi, l’armée israélienne a annoncé qu’un de ses soldats avait été grièvement blessé mercredi par un tir de mortier tiré en direction de ses troupes au Liban.

    Dossier :

    Guerre en Iran et au Moyen-Orient

    • Guerre au Moyen-Orient: le Hezbollah refuse toute négociation “sous le feu” avec Israël

    • DIRECT. Guerre au Moyen-Orient: Israël annonce mener des “frappes à grande échelle” sur plusieurs zones d’Iran

    • Guerre au Moyen-Orient: l’Iran n’a “pas l’intention de négocier” mais de “continuer à résister”

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  • Thierry Breton : « Il faut inscrire dans la Constitution française une règle d’or limitant le déficit public à 1 % du PIB à l’horizon 2032 »

    Thierry Breton : « Il faut inscrire dans la Constitution française une règle d’or limitant le déficit public à 1 % du PIB à l’horizon 2032 »

    Depuis les années 2000, la France s’enfonce dans une dérive budgétaire longtemps masquée par des taux d’intérêt historiquement bas, des expédients fiscaux et des discours rassurants. Cette époque est révolue. Nous abordons la fin de la décennie avec un triple handicap : un déficit public massif, une dette proche de 120 % du PIB et une charge d’intérêts qui galope vers 100 milliards d’euros par an. Ne rien faire n’est plus une option. Continuer, c’est accepter le déclassement de la France.

    En 2006, la dette publique avoisinait 64 % du PIB. La dette allemande 67 %. L’Allemagne, depuis, se rapproche de 60 %. La France des 120 %. Les circonstances n’expliquent pas tout, car elles ont été les mêmes des deux côtés du Rhin : crises financières et de la zone euro, pandémie de Covid-19, choc énergétique, guerre en Ukraine. La situation française tient au choix politique de ne jamais trancher dans le vif, de différer, de reporter à demain. Demain, c’est aujourd’hui.

    L’état des lieux est connu, documenté, incontestable. Le déficit public se gère principalement à coups de hausses d’impôts plutôt que par une maîtrise des dépenses (en 2025 encore, avec 23 milliards d’euros de prélèvements supplémentaires). La croissance est faible, la dépense publique progresse plus vite que l’activité. L’inévitable remontée des taux d’intérêt a éteint l’illusion que l’on pouvait indéfiniment financer nos dérives à coût nul. De gérable, la charge d’intérêts devient explosive. Implacable mécanique : plus la dette augmente, plus cette charge pèse, moins il reste de marges pour l’école, la santé, la sécurité, la justice, la transition écologique, la défense.

    Un pays qui consacre une part croissante de ses ressources à financer le passé n’est plus maître de son destin. Il s’appauvrit autant moralement que financièrement car il se condamne à gérer l’héritage et non à préparer l’avenir. Un pays qui ne maîtrise plus ses finances ne compte plus dans le concert des nations.

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  • C’est notamment parce qu’il est moins taxé à la base qu’il flambe plus: pourquoi le gazole s’est envolé de 30% en moins d’un mois (deux fois plus que l’essence)

    C’est notamment parce qu’il est moins taxé à la base qu’il flambe plus: pourquoi le gazole s’est envolé de 30% en moins d’un mois (deux fois plus que l’essence)

    Si tous les carburants voient leur prix augmenter depuis le début des tensions au Moyen-Orient, une fracture inédite se creuse: le gazole s’envole deux fois plus vite que le sans-plomb. Entre goulots d’étranglement techniques et “pièges” fiscaux, pourquoi ce “choc pétrolier” à deux vitesses?

    Choc pétrolier ou pas? Si le ministre de l’Economie et des Finances, Roland Lescure, a employé ce terme ce mardi 25 mars, avant de rétropédaler le lendemain, une chose est sûre, les prix s’envolent à la pompe depuis fin février et le début des tensions au Moyen-Orient.

    Une envolée à deux vitesses

    Alors que le gazole s’affichait en moyenne à 1,709 euro le lire le 27 février dernier, veille des premières frappes israélo-américaine en Iran, le carburant le plus consommé en France s’affichait à 2,212 euro ce mercredi, soit une explosion de plus de 50 centimes et près de 30% en moins d’un mois.

    De son côté, l’essence SP95-E10 limite un peu la casse avec une hausse de “seulement” 16%, passant de 1,713 euro à environ 1,989 euro le litre (+0,276 euro). Au milieu de ce séisme, le Superéthanol-E85 fait figure d’exception: il ne progresse que de quelques centimes (+5,6%), confirmant son statut de seul carburant à résister à la flambée des prix à la pompe.

    Pourquoi le gazole augmente-t-il autant?

    Deux explications principales à cette hausse plus importante du gazole. Tout d’abord, le raffinage: la France ne produit pas assez de diesel et doit importer massivement le produit fini. Or, les tensions maritimes actuelles font exploser les coûts d’acheminement.

    “L’essence suit la hausse logique du baril. Par contre, le gazole s’est enflammé parce qu’en Europe on est en sous-capacité de production alors qu’on est autosuffisant en sans-plomb”, expliquait récemment sur BFMTV, Francis Pousse, président de la branche stations-service chez Mobilians.

    “On importe de l’ordre de 30 à 40% de gazole raffiné, en partie d’Inde et dans une moindre mesure du détroit d’Ormuz. Par contre des pays comme la Chine s’approvisionnait essentiellement via les pays du Golfe et donc ce détroit d’Ormuz sauf que ce robinet aujourd’hui est tari et on se retrouve donc avec une demande internationale importante qui fait monter les cours du produit fini, le gazole, à Rotterdam”, ajoutait-il.

    Deuxième raison, le “piège” fiscal. L’essence est protégée par une fiscalité plus lourde mais fixe (l’accise, ex-TICPE), qui agit comme un amortisseur de prix. Le gazole, moins taxé à la base, subit de plein fouet chaque hausse du baril: il encaisse le choc sans ce filtre, là où l’essence parvient en quelques sortes à le diluer.

    Cette situation fragilise aussi les gérants de stations. Avec une marge fixe d’environ 1 à 2 centimes par litre, l’explosion des prix des carburants totem n’augmente pas leurs revenus mais fait fondre leur trésorerie et la fréquentation de leurs établissements.

    Un choc plus brutal qu’en 2022?

    La rapidité de cette hausse renvoie aux crises énergétiques précédentes. En 2008, lors du record historique du baril à 147 dollars, contre environ 115 dollars aujourd’hui, la hausse à la pompe avait été progressive.

    Plus récemment, lors de l’invasion de l’Ukraine en mars 2022, le gazole avait bondi d’environ 40 centimes en deux semaines. Et par la suite, comme actuellement, le prix du diesel avait déjà détrôné l’essence pendant plus d’un an, à l’époque plutôt en raison de la dépendance de l’Europe au raffineries de gazole russes.

    Mais la poussée actuelle (+50 centimes en 26 jours) est encore plus impressionnante. On assiste à un phénomène de “rattrapage” spéculatif ultra-rapide que même le choc de 1979 n’avait pas connu avec une telle intensité journalière.

    Plafond Totalénergies vs grande distribution: où faire son plein?
    Face à cette envolée, deux stratégies s’opposent pour les automobilistes. Chez Totalénergies, le bouclier est à géométrie variable: si l’essence reste plafonnée à 1,99 euro le litre, le groupe a dû relever son plafond pour le gazole à 2,09 euros face à la flambée des cours. Seuls les abonnés à l’offre “Avantage Carburant” (clients gaz/électricité) conservent un blocage général à 1,99 euro.
    De l’autre côté, les enseignes de la grande distribution (Leclerc, Carrefour, Système U) tentent de jouer la carte du “prix coûtant”. Si elles parviennent encore à maintenir le sans-plomb sous la barre des 2 euros, le gazole y dépasse désormais souvent les 2,10 euros. Contrairement à Total, ces stations ne garantissent aucun plafond: elles répercutent la hausse au jour le jour, faisant de l’enseigne pétrolière un refuge paradoxalement plus stable pour les gros rouleurs en période de pic extrême.

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  • Volodymyr Zelensky : « La pression sur la Russie est insuffisante. Pas seulement de la part des Etats-Unis, mais aussi de l’Europe »

    Volodymyr Zelensky : « La pression sur la Russie est insuffisante. Pas seulement de la part des Etats-Unis, mais aussi de l’Europe »

    Le chef de l’Etat ukrainien, Volodymyr Zelensky, a accordé un entretien au Monde, mardi 24 mars, au siège de la présidence sous haute sécurité, à Kiev. La rencontre s’est tenue alors que la Russie menait une campagne de frappes d’ampleur avec des centaines de drones Shahed. Dans ce contexte, le président, vêtu de noir, le visage marqué par les quatre années de guerre et le regard intense, est resté d’une concentration constante, ne laissant paraître que rarement une expression de détente.

    Lire aussi | EN DIRECT, guerre en Ukraine : le point sur la situation

    L’entretien s’est tenu alors que l’Ukraine se trouve à un moment particulièrement délicat, un mois après le déclenchement d’une nouvelle guerre au Moyen-Orient susceptible de détourner l’attention de ses partenaires et alors que les négociations de paix sont dans l’impasse.

    Vous vous êtes inquiétés, ces dernières semaines, des conséquences pour l’Ukraine de la guerre déclenchée par les Etats-Unis et Israël contre l’Iran. Quelles sont-elles ?

    Nous devons tous nous mobiliser, quand je dis nous, c’est toute l’Europe et pas seulement l’Ukraine, parce que la guerre au Moyen-Orient détourne l’attention, c’est absolument évident. Et en détournant l’attention, elle nous fait passer au second plan des priorités, d’autant plus que c’est une guerre à laquelle participent les Etats-Unis, qui, pendant longtemps, ont été le principal donateur de l’Ukraine, puis son principal fournisseur d’armes, grâce à l’aide financière des Européens.

    Alors, naturellement, tout ce qui est utilisé au Moyen-Orient pendant cette guerre, ainsi que tout ce qui est utilisé par les alliés de Washington – par les dirigeants et les pays de la région pour se protéger des frappes du régime iranien –, tout cela fait partie d’un paquet d’armes que possèdent les Etats-Unis. Ils donnent ou vendent ces armes, mais les capacités de production américaines, elles, sont restées au même niveau. Ainsi, lorsque nous parlons de priorités – la protection de notre ciel, de nos infrastructures critiques et, avant tout, de notre population civile (car la défense aérienne sert d’abord à protéger les civils, même si elle est évidemment utilisée au front), nous ne savons pas aujourd’hui ce qu’il en sera à l’avenir.

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  • La domestication des chiens daterait de près de 16 000 ans et serait beaucoup plus ancienne qu’imaginé

    La domestication des chiens daterait de près de 16 000 ans et serait beaucoup plus ancienne qu’imaginé

    Depuis quand le chien est-il le plus vieil ami de l’homme ? Cette question reste pour les scientifiques un mystère mais de nouvelles études établissent la présence de l’animal en Europe il y a près de 16 000 ans, soit 5 000 ans plus tôt que ce que les précédentes recherches évaluaient.

    « L’origine des chiens – probable mélange de deux types de loups gris – reste un mystère intéressant », pour le généticien suédois Pontus Skoglund, de l’Institut Francis-Crick de Londres, qui a participé à une vaste étude génomique sur les premiers chiens en Europe.

    Retracer avec précision les origines de la domestication des loups gris par l’homme s’avère impossible en se basant uniquement sur les restes archéologiques des canidés. Car les squelettes de loups et de chiens sont difficilement distinguables les uns des autres. Deux études publiées cette semaine dans Nature tentent de lever un peu le voile sur ce mystère, en ayant recours à l’analyse des ADN de ces restes.

    Des interrogations sur le rôle des chiens

    Dans une première étude, l’équipe menée par William Marsh, du Muséum d’histoire naturelle de Londres, en compagnie de vingt et un autres instituts de recherche, a découvert la plus ancienne trace d’ADN canin au monde. « Ce chien vivait il y a 15 800 ans, à Pinarbasi, en Turquie actuelle, dans l’Anatolie centrale. Son ADN provient d’un bout de son crâne. Il ressemblait probablement à un petit loup. C’était un chiot de quelques mois probablement, de sexe féminin », décrit Laurent Frantz, de l’université Ludwig-Maximilian de Munich.

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    Jusqu’à présent, la plus ancienne trace d’un chien remontait à 10 900 ans. Les découvertes induisent donc une domestication bien plus ancienne qu’imaginé auparavant. « On ne sait pas exactement quel était le rôle de ces chiens. Chasser, servir d’alarme… On peut aussi supposer qu’un lien s’était tissé entre les gens et leurs chiens, notamment avec les enfants. Même s’ils n’étaient pas considérés comme des animaux de compagnie au sens où on l’entendrait aujourd’hui, il existait sans doute un lien très fort. A Pinarbasi, les chiots sont ainsi enterrés au-dessus de sépultures humaines », note Laurent Frantz.

    Les chercheurs ont établi la présence de chiens génétiquement similaires au Royaume-Uni, en Allemagne, en Italie, en Suisse et en Turquie durant le paléolithique supérieur, il y a entre 15 800 et 14 200 ans.

    Découverte sur le brassage des chiens

    Dans une autre publication, l’équipe menée par le biologiste Anders Bergström a comparé les génomes tirés de 216 squelettes de canidés dont au moins 181 provenaient de sites prénéolithiques en Europe (Suisse, Belgique, Allemagne, Arménie, Turquie, Suède, Pays-Bas, Danemark et Ecosse). Ils ont ainsi pu montrer que l’ascendance des chiens des premiers agriculteurs du Néolithique (– 6 000 ans en Europe) remontait fidèlement aux chiens des populations de chasseurs-cueilleurs, il y a plus de 14 000 ans.

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    Ce fait apporte un éclairage nouveau quant aux bouleversements apportés par la révolution agricole du néolithique. Alors que chez les humains elle s’est accompagnée d’une migration à grande échelle de l’Asie du Sud-Ouest vers l’Europe et donc d’un brassage majeur de leurs génomes, ce ne fut pas le cas chez les chiens. « C’est la grande surprise que nous avons eue, témoigne Anders Bergström. Nous ne voyons pas ce brassage pour les chiens. »

    La différenciation entre chiens d’Europe et chiens d’Asie a donc eu lieu avant et hors du Vieux Continent, plus probablement en Asie.

    Le Monde avec AFP

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  • La Caisse des dépôts se prépare à financer les futurs réacteurs nucléaires EPR d’EDF dès 2027

    La Caisse des dépôts se prépare à financer les futurs réacteurs nucléaires EPR d’EDF dès 2027

    Deux semaines après avoir été officiellement mobilisée pour contribuer au financement du « chantier du siècle » que constitue, selon l’expression d’Emmanuel Macron, la construction à venir de six réacteurs de type EPR dans les centrales de Penly (Seine-Maritime), de Gravelines (Nord) et du Bugey (Ain), la Caisse des dépôts et consignations (CDC) se prépare à entrer dans le vif du sujet.

    A l’occasion de la publication des résultats annuels du groupe financier public, mercredi 25 mars, son directeur général, Olivier Sichel, a précisé le calendrier prévisionnel de cette opération hors normes, qui vise à mobiliser le fonds d’épargne de la Caisse des dépôts, gestionnaire de 59,5 % de l’épargne du Livret A, du Livret de développement durable et solidaire et du Livret d’épargne populaire, au service de l’électricité nucléaire, soit 406,5 milliards d’euros fin 2025.

    « Le fonds d’épargne se prête très bien au financement du nucléaire, assure M. Sichel. Il s’agit de financements longs, dans un secteur stratégique, à émissions de gaz à effet de serre limitées pour produire de l’électricité. » Des caractéristiques qui collent aux priorités de la Caisse, investisseur de long terme voire de très long terme, au service de l’intérêt général et entre autres de la transition écologique.

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  • Kylian Mbappé dément avoir été ausculté au mauvais genou par le Real Madrid : « Cette information n’est pas vraie »

    Kylian Mbappé dément avoir été ausculté au mauvais genou par le Real Madrid : « Cette information n’est pas vraie »

    Il a voulu couper court aux rumeurs le concernant. Kylian Mbappé a démenti, mercredi 25 mars, avoir été examiné par l’équipe médicale du Real Madrid sur le mauvais genou, comme l’affirment plusieurs médias français et espagnols. « L’information qui dit qu’on avait ausculté le mauvais genou n’est pas vraie », a affirmé le capitaine des Bleus, en conférence de presse, à la veille du match amical entre la France et le Brésil au Gillette Stadium de Foxborough (Massachussets), près de Boston.

    Le numéro 10 des Tricolores a récemment repris la compétition avec son club, après environ un mois d’arrêt en raison d’une entorse du genou gauche survenue fin décembre 2025. L’attaquant de 27 ans avait continué à jouer et ne s’était arrêté que fin février, pour se soigner, afin de ne pas compromettre la fin de saison avec son club. Et, surtout, de ne pas prendre le risque d’aggraver cette blessure, à près de trois mois du coup d’envoi du Mondial.

    La durée d’indisponibilité du Bondynois – qui avait effectué un passage par Paris début mars avec des soigneurs de son club pour avoir un autre avis sur son souci au genou – n’était alors pas claire, tout comme la gravité de ce problème physique.

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  • Au procès de la mort d’Olivio Gomes, le policier mis en cause évoque « l’urgence situationnelle »

    Au procès de la mort d’Olivio Gomes, le policier mis en cause évoque « l’urgence situationnelle »

    Tir réflexe, effet tunnel, action de tir unique… Cette quatrième journée de procès, consacrée à l’interrogatoire de Gilles G., a été l’occasion pour le policier de distiller un lexique bien structuré. Objectif : démontrer à la cour d’assises de Versailles la légitimité, et donc la légalité des tirs qui ont tué Olivio Gomes, le 17 octobre 2020, un résultat qu’il ne souhaitait pas.

    Droit dans son costume sombre, les mains cimentées dans le dos, le gardien de la paix a mis ses pas dans ceux de ses deux collègues de la brigade anticriminalité de nuit de Paris, auditionnés la veille, qui n’ont reconnu aucune faute. Dans la nuit du 16 au 17 octobre, les trois fonctionnaires patrouillaient ensemble, sur le périphérique. Ils avaient discrètement suivi la Clio d’Olivio Gomes, après que celle-ci les aurait dépassés alors qu’ils étaient eux-mêmes à la vitesse maximale autorisée.

    Trente kilomètres et vingt minutes loin, après avoir quitté leur zone de compétence en tardant à en informer leur salle de commandement, les fonctionnaires se garent tout contre la Clio, qui vient de s’arrêter au pied de l’immeuble où vit Olivio Gomes, à Poissy (Yvelines). Celui-ci venait de commettre un « refus d’obtempérer simple » : sur l’A13, malgré les injonctions, il n’a pas emprunté les sorties indiquées et est rentré chez lui, en respectant les limitations de vitesse.

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  • Guerre au Moyen-Orient: Donald Trump menace de “déchaîner l’enfer” si l’Iran fait “le mauvais calcul”

    Guerre au Moyen-Orient: Donald Trump menace de “déchaîner l’enfer” si l’Iran fait “le mauvais calcul”

    Les États-Unis ont fait passer à l’Iran un plan en 15 points pour tenter de mettre fin au conflit ce mercredi. De son côté, Téhéran a refusé, selon un média d’État, le plan de l’administration américaine.

    La Maison Blanche a menacé ce mercredi 25 mars de “déchaîner l’enfer” si l’Iran faisait “le mauvais calcul” dans la guerre qui l’oppose aux États-Unis et à Israël.

    “Si l’Iran refuse d’accepter la réalité actuelle, s’ils ne comprennent pas qu’ils ont été vaincus militairement et qu’ils continueront de l’être, le président Trump s’assurera qu’ils soient frappés de manière plus dure qu’ils ne l’ont jamais été”, a déclaré la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, lors d’un point presse.

    “Le président Trump ne bluffe pas et il est prêt à déchaîner l’enfer. L’Iran ne devrait pas faire un mauvais calcul à nouveau”, a-t-elle ajouté.

    Téhéran refuse le plan de l’administration américaine

    Les États-Unis ont fait passer à l’Iran un plan en 15 points pour tenter de mettre fin au conflit, rapportent plusieurs médias. Ce projet, dont aucun détail n’a été divulgué de source fiable, contient les premières propositions officielles concrètes de Washington depuis les attaques israélo-américaines sur l’Iran le 28 février.

    Selon trois sources non identifiées citées par Channel 12, les États-Unis proposent notamment un cessez-le-feu d’un mois, le temps que les autorités iraniennes étudient leurs demandes.

    De son côté, Téhéran a refusé, selon un média d’État, le plan de l’administration américaine. L’annonce de Press TV, chaîne en anglais destinée à un public étranger, a été reprise par les autres médias iraniens quelques heures après l’annonce par la marine iranienne qu’elle avait visé le porte-avions américain Abraham Lincoln, déployé dans le Golfe.

    Les initiatives diplomatiques se sont multipliées ces derniers jours pour sortir d’une guerre que les marchés n’arrivent plus à décrypter, qui inquiète les chancelleries et met le feu au Moyen-Orient.

    Dossier :

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