VU D’AILLEURS – Le musée Guggenheim souhaite exposer l’œuvre qui commémore le massacre de la ville basque. Mais le Reina Sofía s’y oppose.
Guernica est une icône : l’œuvre qui, plus que toute autre, illustre l’horreur et l’absurdité de la guerre. Mais le tableau de Pablo Picasso – 3,49 mètres sur 7,76 mètres, sur toile de lin et de jute, chef-d’œuvre du Reina Sofía à Madrid – est également très politique. Il se retrouve aujourd’hui au cœur d’une controverse : le gouvernement basque réclame le prêt de la toile pour neuf mois, afin de l’exposer au Guggenheim de Bilbao d’octobre 2026 à juin 2027. Une « réparation symbolique » à l’occasion du 90e anniversaire du premier gouvernement basque et du bombardement de Guernica, Gernika en basque.
Madrid refuse catégoriquement. Le Reina Sofía n’a jamais consenti de prêt, même lorsque le MoMA de New York en avait fait la demande en 2000. « La grande icône de notre musée doit rester, sans exception, en dehors de la politique de prêts de l’institution », précise un rapport du musée cité par El País. « D’un point de vue technique, il serait totalement inopportun d’accéder…

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