Une synagogue incendiée à Liège, en Belgique, le 9 mars. Un autre lieu de culte juif, lui aussi en feu, à Rotterdam, aux Pays-Bas, le 13 mars. Une explosion devant la Bank of New York, à Amsterdam, le 16 mars. Quatre ambulances d’une association humanitaire juive détruites, à Londres, le 23 mars. Et puis cet attentat à la bombe déjoué, devant la Bank of America, à Paris, ce samedi 28 mars. Cinq dates, cinq lieux, pour une même revendication, celle du mystérieux groupe djihadiste Harakat Ashab al-Yamin al-Islamia, souvent appelé Ashab al-Yamin ou Hayi. Un groupe créé il y a quelques semaines, proche des intérêts iraniens… ou plutôt une façade des services secrets de Téhéran, directement à la manœuvre, estiment les experts.
En France, cinq personnes ont été placées en garde à vue. Les deux suspects arrêtés à proximité de la banque ont reconnu avoir agi contre la promesse de “quelques centaines d’euros”. Ils ont été recrutés via le réseau social Snapchat. “Dans ce type de conflit, il est probable que plusieurs services iraniens commettent de telles actions par le biais de groupes interposés… Il existe de sérieux soupçons, mais il appartient à l’enquête de le déterminer”, a déclaré Laurent Nunez, le ministre de l’Intérieur, selon Reuters.
Le principal indice de l’implication de l’Iran est à chercher du côté du relais de ces actions. A chaque fois, l’attentat a été très rapidement revendiqué par l’organisation Harakat Ashab al-Yamin al-Islamia, littéralement “le Mouvement islamique des compagnons du juste”, un groupe djihadiste inconnu. Dans le cas de l’incendie de l’attentat de Rotterdam, cette revendication intervient moins de 20 minutes après les faits, indique une enquête en sources ouvertes de l’International Centre for Counter-Terrorist (ICCT).
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