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  • OPINION. « Municipales, l’échec des populistes », par Alain Cluzet, docteur en urbanisme

    OPINION. « Municipales, l’échec des populistes », par Alain Cluzet, docteur en urbanisme

    Aux dernières élections présidentielles, le vote populiste avait représenté 52% des votes exprimés si on comptabilise Le Pen, Zemmour et à l’opposé, Mélenchon. Mais aux municipales ces deux pôles sont très loin de ces scores, ayant d’ailleurs renoncé à se présenter dans la grande majorité des communes. Le RN n’a déposé que 650 listes (sur plus de 3000 communes de plus de 3500 habitants) et a obtenu un score médian de 21% alors même qu’il ne s’est présenté que dans les communes qui lui sont le plus favorables.

    Un résultat d’autant plus déceptif qu’il est crédité de 35% des voix dans tous les sondages nationaux. Zemmour pour sa part n’a présenté réellement de candidats qu’à Paris. LFI de son côté a déposé 247 listes en métropole pour un vote médian de 12% dans ces communes choisies, assez loin du dernier vote connu de LFI, les 21% de Mélenchon lors de la présidentielle de 2022. Au total, les uns revendiquent le gain de 62 communes, les autres le gain d’une petite dizaine. Dérisoire pour deux partis qui prétendent un jour diriger la France.  

    Les deux se réclament ouvertement du populisme, d’un discours à forte tonalité émotionnelle, un discours simple qui s’adresse personnellement à chaque individu, au vrai peuple par-dessus tout corps intermédiaire, toutes les élites supposées incompétentes et corrompues. Le populisme se traduit par une critique frontale du pouvoir en place et procède par affichage de boucs émissaires soumis à la vindicte, les émigrés d’un côté, les patrons de l’autre. Il s’accompagne le plus souvent d’une tentation illibérale partagée avec Trump, Bolsonaro, Orban, Maduro ou Poutine. 

    Ils ne s’intéressent pas réellement aux municipales aux enjeux trop éloignés de leur objectif de rupture systémique. Mais ils sont contraints de s’y présenter pour l’effet vitrine que cela représente et pour obtenir des postes au Sénat. Leurs résultats cette année illustrent ce décalage immense entre le pragmatisme, l’adaptation au contexte local et le souci du quotidien que requiert la gestion locale et les envolées politiques hors sol de la plupart des leaders populistes. Il a déjà été démontré que plus de 80% des projets des communes et intercommunalités sont communs aux diverses majorités et largement partagés par la population. Tout ce qu’exècrent les populistes. 

    Ils ne s’intéressent pas réellement aux municipales aux enjeux trop éloignés de leur objectif de rupture systémique

    Mais les municipales sont également un révélateur du poids des villes dans la formation ou le rejet d’un vote populiste. Si les populistes de LFI sont d’abord implantés dans les villes grandes et moyennes, c’est lié à leur discours à l’adresse des habitants des quartiers sensibles et de la jeunesse très urbaine. Malgré cela, ils n’ont conquis que deux des villes de plus de 100.000 habitants (Saint-Denis et Roubaix), avec un vote moyen de 15% dans cette catégorie de villes contre près de 30 % à la présidentielle (source IFOP). 

    Quant au RN la situation est vraiment caricaturale : une seule victoire dans ces villes (Nice) et un score moyen inférieur à 15% dans ces communes alors même qu’il réalise lors du même scrutin 28% dans les communes de moins de 5000 habitants, soit près du double. Et c’est une constante dans toutes les élections, y compris nationales. Ainsi aux législatives de 2024 il a obtenu plus de 36% dans les communes de moins de 2000 habitants mais moins de moitié dans les villes de plus de 200.000 habitants. Il est donc d’autres raisons à cette disparité que le vote honteux et la difficulté à trouver des candidats. D’autant que des situations identiques existent aux Etats-Unis où Trump ne contrôle aucune des 100 principales métropoles ou dans l’Italie de Meloni qui en 2024 a perdu les municipales le même jour où elle gagnait les élections nationales. Nous en suggérons quelques-unes : 

    Le RN se nourrit de la détresse des gens, plus marquée dans les banlieues, petites villes ou néorural que dans les grandes villes qui touchent les dividendes de la globalisation et peuvent les redistribuer en emplois et services. 

    Le RN se nourrit de la détresse des gens, plus marquée dans les banlieues, petites villes ou néorural que dans les grandes villes

    L’isolement vécu dans les sociétés modernes hyper individualistes est plus facile à dépasser dans les grandes villes car elles comptent de nombreux espaces publics partagés et des politiques socio-culturelles qui permettent de se croiser autrement qu’en allant au travail et de se confronter à l’altérité. Car la peur des autres qui nourrit ce vote est d’abord la peur de l’inconnu. 

    Enfin, les villes et pas seulement les villes patrimoniales nous offrent des références culturelles communes, parfois juxtaposées, parfois confrontées mais jamais absentes, du moins jusqu’à l’uniformisation fonctionnaliste des villes de l’après-guerre. À une époque où les identités sont floutées et liquides, les grandes villes redeviennent des repères, tant d’une culture dominante que de celles des autres, de la diversité. Les villes permettent ainsi de se construire. 

    Les grandes villes sont donc un rempart contre le populisme. Mais il pourrait fonctionner plus efficacement en confiant aux métropoles la responsabilité d’une appartenance et d’un développement plus partagés avec leurs banlieues proches et lointaines. 

    auteur de « Les villes face au populisme », L’Aube 2026

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  • “On sent que t’es dans la douleur” : Camille Combal (Danse avec les stars) inquiet pour Marcus, blessé après sa prestation – Télé-Loisirs

    “On sent que t’es dans la douleur” : Camille Combal (Danse avec les stars) inquiet pour Marcus, blessé après sa prestation – Télé-Loisirs

    Ce vendredi 27 mars 2026, TF1 a diffusé un prime anniversaire pour les 15 ans de Danse avec les stars. L’occasion de revoir des anciens candidats, mais aussi de découvrir de belles surprises. À la fin de sa prestation, Marcus s’est blessé. Télé-Loisirs vous en dit plus.

    C’est une soirée explosive que les téléspectateurs de TF1 ont pu découvrir ce soir avec un prime spécial 15 ans de Danse avec les stars. À cette occasion, d’anciens candidats ont fait leur retour sur le mythique parquet, notamment Loïc Nottet qui avait remporté la saison 6 en 2015 avec sa partenaire Denitsa Ikonomova. Lors du prime de ce vendredi 27 mars 2026, l’émotion était au rendez-vous, notamment au vu des retrouvailles d’Amel Bent avec Christophe Licata.

    Parmi les candidats de cette 15ème saison, Marcus a fait le show avec sa partenaire Marie Denigot sur le titre Baby One More Time de Britney Spears. Mais à la fin de sa prestation, le jeune homme ne s’est pas senti bien et l’a manifesté par une grimace.

    Camille Combal a rapidement pris de ses nouvelles. “Oula, Qu’est-ce qui t’arrives Marcus, t’as mal du dos ? On sent que tu es dans la douleur”, lui a-t-il demandé. Ce à quoi il a répondu : “Je me suis fait mal bêtement tout à l’heure… Depuis le début de l’aventure, j’ai mal au pied, et là c’est le dos”. Malgré la douleur, il n’a pas souhaité abandonner.

    Danse avec les stars : Des personnalités déjà éliminées, on fait le point

    Cette 15e saison anniversaire de Danse avec les stars a été lancée le 23 janvier dernier sur TF1. Les téléspectateurs ont pu découvrir 12 nouvelles personnalités prêtes à tout pour aller le plus loin possible dans la compétition. Mais après deux soirées consécutives sans élimination, le nom du premier candidat éliminé a été annoncé le 13 février dernier. Et c’est Philippe Lellouche qui a fait ses adieux au parquet.

    D’autres personnalités ont dû partir, notamment la star internationale Ian Ziering de Beverly Hills, qui faisait équipe avec Denitsa Ikonomova. Depuis son élimination, la danseuse est toujours en contact avec lui. “On s’écrit presque toujours tous les jours”, a-t-elle confié au Parisien. Et d’ajouter : “On a une complicité incroyable”.

    À vos agendas ! La finale de DALS aura lieu le…

    La date de la finale a déjà été révélée. Ainsi, le nom du vainqueur sera connu le 17 avril prochain. Il ou elle succédera à Lénie, la gagnante de la saison dernière avec son partenaire Jordan Mouillerac. Ex-candidate de la Star Academy qu’elle n’avait pas remportée, la jeune femme a fait son retour sur le prime anniversaire des 15 ans de Danse avec les stars ce vendredi 27 mars 2026.

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  • Donald Trump perd la confiance de Wall Street sur fond de guerre en Iran

    Donald Trump perd la confiance de Wall Street sur fond de guerre en Iran

    Cette fois-ci, cela ressemble un peu à de la panique. Vendredi 27 mars, Wall Street a terminé la séance en forte baisse (1,67 % pour l’indice des grandes entreprises S&P 500 et 2,15 % pour le Nasdaq riche en technologies) sur une quintuple inquiétude : la poursuite de la guerre en Iran et la fermeture du détroit d’Ormuz, qui provoque l’envolée du prix du pétrole au Texas (100 dollars, environ 86 euros) ; les risques d’inflation, qui pourraient conduire la banque centrale américaine (Fed) non pas à baisser, mais à remonter ses taux d’intérêt ; la capacité de géants de la tech à financer la révolution de l’intelligence artificielle (IA) et l’incapacité des grands fonds privés à rembourser leurs bailleurs de fonds.

    Résultat, les investisseurs perdent patience avec la guerre provoquée par Donald Trump : le Nasdaq est en recul de 12,8 % par rapport à son plus haut, le S&P 500, qui connaît sa cinquième semaine consécutive de baisse, a perdu 9,5 %, tandis que l’indice Dow Jones est en retrait de 10,6 %. Au-delà de 10 %, les opérateurs parlent de correction : ce chiffre a de l’importance car les traders le prennent en compte dans leurs opérations, se couvrant en général davantage, ce qui accentue les pertes.

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  • EN DIRECT, guerre en Iran : nouvelles frappes israéliennes sur Téhéran ; un mort en Israël après des tirs de missiles depuis l’Iran

    EN DIRECT, guerre en Iran : nouvelles frappes israéliennes sur Téhéran ; un mort en Israël après des tirs de missiles depuis l’Iran

    Davantage de vols sont assurés au Moyen-Orient par rapport aux premiers jours de la guerre, mais moins de vols sont désormais programmés

    Le taux d’annulation des vols au Moyen-Orient a fortement décru depuis les premiers jours de la guerre, mais le nombre de trajets aériens prévus a baissé en parallèle, selon les données d’une société spécialisée, Cirium, publiées jeudi.

    Près de quatre semaines après l’attaque israélo-américaine contre l’Iran et les représailles de la République islamique contre les monarchies du Golfe, qui ont forcé ces dernières à fermer tout ou partie de leurs espaces aériens, 13 % des vols programmés vendredi ont été annulés au départ de la région, a précisé Cirium dans un communiqué.

    Ce taux d’annulation, qui avait dépassé 65 % aux premiers jours du conflit, a oscillé entre 17 % et 19 % depuis mardi, selon la même source. En revanche, les compagnies aériennes de la région ont dans le même temps réduit leurs programmes de vols. Alors qu’entre 3 500 et 3 800 décollages étaient prévus lors de la première semaine de la guerre, ils n’étaient plus que 2 500 en moyenne cette semaine.

    Depuis le début des hostilités, Gulf Air, la compagnie nationale de Bahreïn, et Kuwait Airways (Koweït) ont été les plus touchées, ayant dû annuler plus de 97 % de leurs vols. Parmi les grands transporteurs du Golfe, Qatar Airways a renoncé à 87 % de son programme, Etihad (Abou Dhabi) à 63 % et Emirates (Dubaï) à 40 %, toujours selon Cirium, experte des données du transport aérien.

    Les plateformes du Golfe ont bâti leur modèle économique sur les passagers en correspondance par long-courriers, bénéficiant de leur position au carrefour des liaisons vers et depuis les Amériques, l’Europe, l’Asie et l’Océanie. Avant la guerre, Dubaï était le deuxième aéroport mondial en nombre de passagers, tandis que Doha rivalisait en fréquentation avec Hongkong et Francfort.

    Sans visibilité sur un retour à la normale, certaines compagnies ont mis des avions à l’abri, comme Qatar Airways. L’aéroport de Teruel, dans l’est de l’Espagne, a révélé lundi avoir accueilli une vingtaine d’aéronefs issus du Moyen-Orient.

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  • Finances publiques : pourquoi Lecornu maintient la pression, malgré un déficit meilleur que prévu

    Finances publiques : pourquoi Lecornu maintient la pression, malgré un déficit meilleur que prévu

    Finalement, le chiffre est meilleur qu’attendu. Le déficit public s’est établi à 5,1 % du PIB (152,5 milliards d’euros) en 2025, selon une première estimation des comptes nationaux dévoilée par l’Insee vendredi 27 mars. La loi de finances pour 2025 prévoyait, à l’origine, un déficit à 5,4 % du PIB, soit 0,3 point de PIB supplémentaire.

    Malgré cette nouvelle positive, aucun membre du gouvernement — le ministre de l’Economie Roland Lescure, le ministre de l’Action et des comptes publics David Amiel, le ministre du Travail et des Solidarités Jean-Pierre Farandou, la ministre de la Santé Stéphanie Rist — n’affichait le moindre sourire au sortir d’une réunion pilotée par le Premier ministre Sébastien Lecornu depuis Bercy vendredi matin.

    « Quand on est encore à 5,1 % de déficit, il n’y a aucune raison de se satisfaire ou de s’autocongratuler », a lâché devant la presse le locataire de Matignon, la mine grave. Alors que l’exécutif a fait de la cible de 5 % de déficit un totem pour cette année, Sébastien Lecornu a précisé sur X qu’il espérait « passer sous les 5 % en 2026 ». « Il faut continuer à réduire la dépense publique », a martelé le nouveau ministre du Budget, David Amiel, qui a pris la relève d’Amélie de Montchalin officiellement installée à la Cour des comptes depuis le 13 mars.

    La dette continue de grimper

    Si le gouvernement maintient la pression, c’est d’abord parce qu’en dépit d’un déficit un peu moins mauvais que prévu, la dette publique continue de progresser. Elle affiche 3 460,5 milliards d’euros en 2025. « Exprimée en pourcentage du PIB, la dette publique augmente à 115,6 % après 112,6 % fin 2024 et 109,5 % fin 2023 », précise l’Insee. Et ce ratio n’est pas stabilisé. Pour contenir la dette,  il faudrait revenir à un déficit de 3 % — soit pour atteindre une telle cible une centaine de milliards d’euros d’économies d’ici la fin de la décennie, selon Anthony Morlet-Lavidalie, économiste chez Rexecode.

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  • Danse avec les stars 2026 : Découvrez le classement des candidats à l’issue du huitième prime – Télé-Loisirs

    Danse avec les stars 2026 : Découvrez le classement des candidats à l’issue du huitième prime – Télé-Loisirs

    Au terme du prime d’anniversaire des 15 ans de Danse avec les stars diffusé ce vendredi 27 mars sur TF1, un nouveau classement a été généré grâce aux notes attribuées par les juges du programme. Découvrez où en sont les candidats toujours présents dans la compétition.

    Ce vendredi 27 mars, le classement de la quinzième saison de Danse avec les stars a été chamboulé à l’issue de la huitième soirée grâce aux notes attribuées par les quatre juges. Samuel Bambi et Ana Riera ont occupé la première place suivis de Juju Fitcats et Jordan Mouillerac avec 35 points et Emma et Dorian Rollin avec 30 points ex aequo avec Marcus et Marie Denigot.

    Julien Lieb et Elsa Bois n’ont malheureusement pas quitté la zone rouge de la soirée avec leurs 24 points qui les condamnent au bas du classement. Et coup de théâtre : faute de suffisamment de soutien de la part du public, Emma, pourtant parmi les favorites, l’a affronté en face-à-face.

    Classement du 8e prime
    ©Capture d’écran / TF1

    Danse avec les stars 2026 : un prime exceptionnel ce vendredi 27 mars

    Le 8e prime de Danse avec les stars était marqué par la présence de quatre anciens couples emblématiques pour conclure la semaine d’anniversaire des 15 ans de l’émission. Ainsi, Amel Bent a retrouvé Christophe Licata. Les finalistes de la saison 3 ont dansé une rumba contemporaine sur le titre Pourquoi tu restes de la chanteuse.

    Gagnants de la septième édition, Denitsa Ikonomova et Loïc Nottet en ont mis plein les yeux avec un contemporain sur la chanson Mr/Mme du Belge. Florent Manaudou a réactivé tous ses réflexes aux côtés d’Elsa Bois sur leur salsa “sexy” Dirty Dancing. Ils sont allés en finale de la compétition il y a moins d’un an. Alizée et Grégoire Lyonnet l’ont, eux, remportée en 2013. Le couple a fait son retour ce soir.

    Le chorégraphe, qui a épousé et eu un enfant avec l’interprète de Moi, Lolita, a quitté la troupe de danseurs professionnels du programme en 2016. Alizée et Grégoire Lyonnet sont aujourd’hui tous les deux à la tête d’un studio artistique à Ajaccio. Ils ont dansé un freestyle qui a ému certains aux larmes sur une reprisé du titre One de U2.

    Danse avec les stars 2026 : Laure Manaudou, éliminée quelques jours après avoir dévoilé sa blessure à la cheville

    Laure Manaudou avait dû quitter la compétition de danse vendredi 20 mars après avoir été désignée par le public pour participer à l’épreuve du face-à-face contre Maghla et Emma. L’ex-championne de natation étant blessé à la cheville depuis déjà deux semaines à ce moment-là, elle savait que son sort était scellé contre ces deux candidates d’ordinaire, souvent en haut du classement.

    Après sa défaite, Laure Manaudou avait adressé un très beau message en direct à son partenaire Christian Millette. Ce dernier a reconnu lors d’une interview qu’il nous a accordée que cela aurait pu être “dangereux” si la nageuse avait continué de forcer sur son entorse qui “lui irradiait au genou”.

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  • Le Canada investit dans l’Arctique, devenu stratégique

    Le Canada investit dans l’Arctique, devenu stratégique

    A Cambridge Bay, hameau isolé de 1 900 âmes posé sur la côte sud de l’île Victoria, au Nunavut, un calme trompeur règne quelques jours après le départ, le 19 mars, d’une soixantaine de soldats canadiens engagés ces dernières semaines dans des exercices militaires : l’intérêt grandissant du Canada et du monde pour cette région historiquement délaissée divise les habitants.

    Comme chaque année, plusieurs centaines de membres des forces armées canadiennes participent à l’opération « Nanook » – « ours polaire », en inuktitut, la principale langue parlée par les Inuits du Canada –, une série d’exercices qui se poursuit jusqu’au 15 avril et vise à montrer leur aptitude à protéger l’Arctique canadien, une région grande comme sept fois la France, où vivent seulement 150 000 habitants.

    « On ne peut pas dire que nous accueillions avec enthousiasme la militarisation du Haut-Arctique. En même temps, nous sommes canadiens, et notre gouvernement doit protéger le territoire », estime James Eetoolook, 79 ans, président de la Kitikmeot Inuit Association (KIA), qui représente les Inuits de la région de Kitikmeot, à Cambridge Bay. Dans cette communauté, que seule une voie glacée permet, l’hiver, de relier à certaines localités voisines, et où l’approvisionnement dépend de la mer et des airs, les questions de souveraineté deviennent centrales, assure le septuagénaire.

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  • Une mère et sa fille, empoisonneuses en série, condamnées à quinze et vingt ans de prison

    Une mère et sa fille, empoisonneuses en série, condamnées à quinze et vingt ans de prison

    Carole D. et Amélie D., mère et fille, ont été condamnées, vendredi 27 mars, à respectivement quinze et vingt ans de prison par la cour d’assises de Vendée, pour avoir empoisonné à plusieurs reprises le compagnon de la jeune femme, Enrique B, partie civile au procès. Amélie D., la fille, a également été reconnue coupable de tentative de meurtre pour avoir saboté les freins de sa voiture.

    Le procès avait commencé mercredi 25 mars. Vendredi dans la matinée, l’avocate générale avait requis vingt ans de prison pour les deux accusées, âgées de 62 et 37 ans, évoquant un « projet criminel digne d’un scénario de film » et leur « volonté de tuer ».

    Le premier empoisonnement remonte à 2021. Amélie D. a reconnu avoir servi à son compagnon une tasse de café dans laquelle elle avait dilué 30 cachets d’alprazolam, un anxiolytique. Carole D., la mère, a avoué avoir broyé les comprimés. Enrique B., 42 ans, n’a plus de souvenir de sa journée.

    Vient ensuite l’aconit, une plante toxique, saupoudré sur un plat de chili con carne. Enrique B. se rappelle avoir eu des « fourmis dans la bouche » et des frissons dès les premières bouchées. Il « croit mourir » ce jour-là. Il y aura aussi le ricin, glissé dans un paquet de tabac et dans un sachet d’olives, qu’Enrique B. n’a finalement pas consommé.

    Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Une mère et sa fille empoisonneuses en série : en Vendée, l’histoire d’une « fâcheuse idée » née de « Breaking Bad »

    Inspirée de « Breaking Bad »

    Amélie D., qui comme sa mère a reconnu les faits, était en larmes à l’énoncé du verdict. Aux enquêteurs, la jeune femme a expliqué s’être inspirée de plusieurs séries télévisées : l’aconit, elle l’a vu dans un épisode de You ; le ricin, dans une scène de Breaking Bad.

    Carole D. a affirmé avoir agi pour aider sa fille, pour que celle-ci soit « tranquille ». Lors du procès, les deux accusées ont qualifié leur relation de « fusionnelle ».

    En couple depuis la fin des années 2010 jusqu’au début de l’enquête, en 2023, Amélie D. et Enrique B. disent tous les deux avoir subi des violences conjugales. Peintre en carrosserie, Amélie D. travaillait, dit-elle, dans un « milieu d’hommes » provoquant une « jalousie excessive » chez son compagnon, a-t-elle dit, mercredi. Elle-même se décrit comme « jalouse » et « possessive ».

    Selon la victime, Amélie D. avait l’intention de « récupérer » leur maison achetée près de La Roche-sur-Yon. « Ça a pu apparaître dans mon esprit, mais ce n’était pas le motif principal », a-t-elle affirmé aux enquêteurs. La cour d’assises a aussi prononcé à son encontre un suivi sociojudiciaire de cinq ans.

    Lire aussi | Article réservé à nos abonnés L’anesthésiste Frédéric Péchier condamné à la réclusion criminelle à perpétuité : « On ne fera pas revenir nos morts, mais, au moins, il y a un semblant de réparation »

    Le Monde avec AFP

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  • Municipales: le maire sortant de Six-Fours-les-Plages dépose un recours après une défaite à 21 voix

    Municipales: le maire sortant de Six-Fours-les-Plages dépose un recours après une défaite à 21 voix

    Déchu de son poste à 21 voix d’écart avec son adversaire Frédéric Boccaletti (RN), Jean-Sébastien Vialatte (LR) a annoncé ce vendredi le dépot d’un recours en raison des résulats très serrés du second tour des éléctions municipales.

    Le maire sortant (LR) Jean-Sébastien Vialatte a déposé ce vendredi un recours à la suite des résultats du second tour des élections municipales de Six-Fours-les-Plages, a appris BFM Toulon Var, confirmant des informations de ICI.

    Le 22 mars dernier, le candidat du Rassemblement national Frédéric Boccaletti a été élu avec 50,06% des voix, contre 49,94% pour son adversaire, Jean-Sébastien Vialatte. Une victoire de justesse à seulement 21 voix.

    Face à ce résultat serré, le maire sortant a annoncé le dépôt d’un recours lors du conseil municipal qui officialisait la prise de poste de Frédéric Boccaletti.

    Un recours conseillé

    Jean-Sébastien Vialatte était le maire de Six-Fours-les-Plages depuis 1995. Sa défaite dans les urnes a donc été une surprise, mais l’ancien édile avait gardé la tête froide. “Je remercie les 50 % de Six-Fournais qui ont voté pour moi. Et je suis très fier du travail accompli”, avait-il déclaré, relayé par Var-Matin.

    Il avait d’ailleurs expliqué que plus d’un des membres de son équipe l’a incité à déposer un recours. “Beaucoup de mes colistiers me poussent à le faire, mais à partir du moment où la moitié des électeurs ne sont pas contents, je ne suis personnellement pas sûr”, avait-il déclaré. Il a finalement décidé de suivre cette voie.

    De son côté, Frédéric Boccaletti, qui s’était présenté au poste de maire à quatre reprises, a officiellement pris ses fonctions ce vendredi.

    Dossier :

    Cap sur les municipales – BFM Toulon Var

    • Municipales 2026: François Ruffin estime qu’il y a “deux boulets” à gauche, Jean-Luc Mélenchon et François Hollande

    • CARTE. La progression du Rassemblement national entre 2020 et 2026 aux élections municipales

    • CARTE. Les résultats au second tour des élections municipales dans les principales villes de France

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  • BYD, le géant automobile chinois, vacille sous le poids de sa guerre des prix

    BYD, le géant automobile chinois, vacille sous le poids de sa guerre des prix

    Les informations à retenir

    Le leader mondial peut-il sacrifier durablement sa rentabilité pour ses parts de marché ?

    • Alerte sur les marges : Le bénéfice net tombe à 4,08 milliards d’euros malgré un volume de ventes historique.

    • Saturation chinoise : Des remises massives allant jusqu’à 34% n’ont pas suffi à maintenir la croissance du chiffre d’affaires, limitée à 3,5%.

    • Pivot européen : Les ventes dans l’Union européenne ont bondi de 272,1% en septembre 2025, portant la part de marché de BYD à 1,8%, à égalité avec Tesla.

    Les résultats, publiés ce vendredi 27 mars 2026 à la Bourse de Hong Kong, marquent une rupture pour BYD. Le groupe automobile chinois affiche un bénéfice net de 32,6 milliards de yuans (4,08 milliards d’euros) pour l’exercice 2025. Ce montant recule de 19% par rapport aux 40,3 milliards de yuans de 2024. Le chiffre d’affaires plafonne à 804 milliards de yuans (101 milliards d’euros), en progression de 3,5% sur un an.

    Cette stagnation contraste avec l’exercice précédent. BYD avait alors dépassé Tesla avec 777 milliards de yuans de revenus. Le groupe reste le premier vendeur mondial de véhicules électriques avec 2,26 millions d’unités livrées en 2025. Toutefois, la rentabilité par unité s’effondre. Le champion de Shenzhen paie sa stratégie de volume au détriment de la valeur.

    Le marché chinois piégé par la surcapacité

    L’industrie chinoise du véhicule électrique connaît une crise de croissance interne. BYD, leader incontesté en Chine, a précipité cette situation par une guerre des prix frontale. Le constructeur a multiplié les promotions agressives sur vingt modèles phares pour soutenir sa production. Cette tactique a forcé la concurrence à s’aligner. Cela a créé un climat de « rivalité nuisible » selon la principale association chinoise des constructeurs automobiles en mai 2025.

    Cette agressivité tarifaire intervient alors que la confiance des ménages chinois s’érode. La normalisation des aides publiques à l’achat a également pesé sur la demande. En privilégiant les parts de marché, BYD a affaibli son intégration verticale. La maîtrise des batteries réduit les coûts, mais ne compense plus les baisses de prix radicales.

    L’intégration verticale face au défi de la rentabilité

    BYD repose sur un modèle industriel unique. Le groupe produit ses composants stratégiques pour dicter ses tarifs. Cependant, le retournement de 2025 montre les limites de ce bouclier. La croissance des ventes se maintient. Pourtant, les coûts fixes de l’outil industriel pèsent sur un chiffre d’affaires qui stagne.

    Le dilemme opérationnel est désormais critique. Pour protéger sa profitabilité, BYD devrait réduire la voilure et stabiliser ses prix. Pourtant, le groupe sature le marché pour évincer ses concurrents fragiles. Cette stratégie de la terre brûlée menace la santé financière à long terme. Le constructeur doit trouver des relais de croissance plus rentables à l’exportation.

    L’international comme soupape de sécurité

    L’Europe devient le nouvel eldorado de BYD pour restaurer ses marges. En février 2026, BYD a atteint 1,8% de part de marché dans l’Union européenne. Le constructeur dépasse ainsi Tesla pour le deuxième mois consécutif sur ce territoire.

    Sur ce marché, les prix de vente élevés offrent un bol d’air au compte de résultat. L’appétence européenne pour l’électrification porte cette dynamique. Les véhicules électriques à batterie représentent désormais 18,8% des immatriculations dans l’UE. BYD devient une alternative crédible aux constructeurs historiques et à Tesla.

    L’expansion agressive sur les marchés émergents

    BYD déploie ses pions en Asie du Sud-Est et au Moyen-Orient. Le groupe cible les flottes professionnelles pour garantir des volumes stables. En Indonésie et en Thaïlande, le constructeur développe les infrastructures de recharge avec des partenaires locaux. Il crée ainsi un écosystème captif pour ses modèles.

    Cette présence permet d’écouler la surproduction des usines chinoises. BYD se positionne comme un fournisseur de technologies de transition énergétique pour les autorités locales. Cette diversification géographique limite la dépendance au marché chinois, malgré des investissements logistiques massifs à court terme.

    Le défi des barrières protectionnistes occidentales

    L’ascension de BYD à l’international déclenche des réactions politiques majeures. L’Union européenne enquête sur les subventions des constructeurs chinois. Un relèvement des droits de douane est envisagé pour protéger l’industrie européenne.

    Ces barrières tarifaires pourraient freiner l’offensive de BYD en Europe. Le groupe doit envisager des usines sur le sol européen pour s’adapter. Cela augmenterait ses coûts de production. L’enjeu de 2026 sera de protéger les marges malgré l’expansion mondiale.

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