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  • Anthropic, cette start-up d’IA qui ose contredire Donald Trump

    Anthropic, cette start-up d’IA qui ose contredire Donald Trump

    Le torchon brûle entre le Pentagone et Anthropic, un des pionniers de l’intelligence artificielle (IA). Cette dernière est l’une des start-up auxquelles l’armée américaine a accordé, à l’été 2025, un contrat de 200 millions de dollars (168 millions d’euros) pour accéder à ses modèles, dont l’assistant Claude. Mais les deux parties sont en désaccord au sujet des limitations posées par Anthropic. La société ne souhaiterait pas voir ses outils utilisés pour surveiller des populations ou fabriquer des armes trop autonomes, ont rapporté le Wall Street Journal et Reuters, fin janvier.

    Cette dissension est le symbole de frictions plus larges entre l’administration Trump, et l’entreprise fondée par Dario Amodei, qui avait soutenu la candidate démocrate Kamala Harris lors de l’élection présidentielle de 2024. S’il se garde d’attaquer frontalement le président américain, le patron d’Anthropic affiche sa prudence sur l’IA et se montre distant vis-à-vis du camp Trump. Dans le but de se démarquer de ses concurrents comme Sam Altman, d’OpenAI, ou Elon Musk, de xAI, devenus des soutiens publics du locataire de la Maison Blanche.

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  • Victor D. Cha : “La Chine est beaucoup plus dépendante du commerce international qu’on ne le croit”

    Victor D. Cha : “La Chine est beaucoup plus dépendante du commerce international qu’on ne le croit”

    La guerre commerciale lancée par Donald Trump a monopolisé, ces derniers mois, l’attention du débat public, reléguant au second plan un autre acteur aux pratiques commerciales bien plus agressives : la Chine, comme le montrent Victor D. Cha, Ellen Kim et Andy Lim dans le passionnant China’s Weaponization of Trade, Resistance Through Collective Resilience (Columbia University Press, non traduit). Le trio de chercheurs s’est appuyé sur un ensemble de données inédites qui illustrent comment Pékin n’a eu de cesse d’instrumentaliser le commerce international à des fins politiques, entre 1997 et 2025.

    Et pourtant, “la Chine est beaucoup plus dépendante de ses partenaires commerciaux qu’on ne le croit”, assure Victor D. Cha. Ce professeur à l’université de Georgetown y voit une opportunité pour les pays attachés à l’ordre libéral international : mettre en place une stratégie de “résilience collective” afin de dissuader Pékin de recourir à de futurs comportements prédateurs. Entretien.

    L’Express : Dans votre livre, vous montrez comment la Chine utilise le commerce à des fins politiques. Vous qualifiez ces méthodes de “coercition économique”. Qu’entendez-vous par là ?

    Victor D. Cha : Pour la majorité des économistes, les échanges commerciaux entre pays sont perçus comme étant mutuellement bénéfiques. C’est un jeu à somme positive où tout le monde gagne, mais où chacun devient dépendant de l’autre. Ces cinquante dernières années, cette interdépendance était vue comme une manière positive d’organiser les relations entre les États. Mais sous l’impulsion de la Chine, nous sommes entrés dans une ère où les pays ont de plus en plus tendance à instrumentaliser le commerce à des fins politiques. Cette utilisation du commerce comme une arme se différencie du protectionnisme classique, qui consiste à imposer des droits de douane pour protéger des producteurs nationaux, et qui est une pratique ancienne encadrée par l’Organisation mondiale du commerce (OMC). La coercition économique relève d’une tout autre logique. Elle consiste, pour un pays, à utiliser des droits de douane, des barrières non tarifaires ou n’importe quel autre levier pour sanctionner un partenaire et infléchir ses choix politiques. L’objectif n’est pas de protéger son marché intérieur, mais de peser sur les décisions souveraines d’un autre État. Et la Chine a particulièrement recours à ce genre de pratique.

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  • « Tous ceux qui disaient plus jamais avec LFI nous ont suppliés de s’allier avec nous » : face au volte-face du PS, la jubilation de Mélenchon

    « Tous ceux qui disaient plus jamais avec LFI nous ont suppliés de s’allier avec nous » : face au volte-face du PS, la jubilation de Mélenchon

    Jean-Luc Mélenchon a passé une très bonne semaine. « Il s’est régalé », confie un de ses plus proches. De leur propre aveu, ses Insoumis ne s’attendaient pas à vivre une telle percée dans les grandes villes dimanche dernier, lors du premier tour des municipales. « Nos objectifs sont atteints et même dépassés », confirme le stratège Paul Vannier.

    Après Saint-Denis remporté dès le premier tour, Toulouse, Limoges, Roubaix, La Courneuve et quelques autres communes pourraient passer sous pavillon LFI ce dimanche soir. Inespéré pour ce mouvement que l’on croyait de plus en plus isolé sur l’échiquier politique à force de polémiques.

    « Nous avons entièrement retourné une situation dont on disait qu’elle serait une punition exemplaire pour nous ; il faut se réjouir et ne pas s’en priver », a demandé le chef de LFI aux siens, même si ce succès doit être largement nuancé au regard des faibles scores du mouvement dans les villes hors métropoles. « Le PS a eu la victoire électorale, LFI a eu la victoire politique », en conclut un responsable socialiste, alors que le parti à la rose a quant à lui décroché plus de 700 mairies dès le premier tour.

    Pour Jean-Luc Mélenchon, le succès n’est pas tant dans les résultats définitifs que dans les ralliements du reste de la gauche à ses listes qualifiées pour le second tour. Confirmation, selon lui, que son mouvement demeure « incontournable ». Qu’aussi « infréquentable » que le dépeignent ses adversaires, rien ne peut se faire sans lui. « Tous ceux qui disaient plus jamais au grand jamais avec La France insoumise nous ont suppliés par téléphone de pouvoir s’allier avec nous », savoure Paul Vannier.

    Une figure de gauche qui connaît l’Insoumis depuis plus de trente ans commente : « Jean-Luc Mélenchon se fout complètement de conquérir des villes. Ce qui lui importe, c’est d’avoir fait coucher la gauche non mélenchoniste. Il a réussi à casser la prise de distance, démontrant que le PS pouvait encore s’allier à lui. »

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  • EN DIRECT, guerre au Moyen-Orient : Donald Trump menace de détruire les centrales électriques iraniennes en cas de non-réouverture du détroit d’Ormuz dans les deux jours

    EN DIRECT, guerre au Moyen-Orient : Donald Trump menace de détruire les centrales électriques iraniennes en cas de non-réouverture du détroit d’Ormuz dans les deux jours

    Un ressortissant japonais libéré par l’Iran, Tokyo poursuit ses efforts pour la libération d’un second détenu

    L’Iran a libéré l’un des deux ressortissants japonais qu’il détenait, a annoncé Toshimitsu Motegi, le ministre des affaires étrangères japonais, dimanche. L’individu, dont l’identité n’a pas été rendue publique, a été relâché mercredi et est actuellement en route vers le Japon. Cette information a été communiquée par Toshimitsu Motegi lors d’une émission politique diffusée sur Fuji TV, sans davantage de précisions.

    D’après les médias japonais, cette personne avait été arrêtée en Iran au mois de juin. Selon l’agence Jiji Press, qui cite des sources diplomatiques anonymes, sa libération s’expliquerait par le fait que sa peine de prison était arrivée à son terme.

    M. Motegi a indiqué avoir exercé de « fortes pressions » sur son homologue iranien, Abbas Araghchi, afin d’obtenir la libération des détenus. Il a également confirmé qu’un second ressortissant japonais restait incarcéré, sans révéler son identité.

    Selon plusieurs informations de presse, les autorités iraniennes ont arrêté en janvier le responsable du bureau de Téhéran du groupe audiovisuel public japonais NHK, avant de l’incarcérer dans une prison réputée pour accueillir des prisonniers politiques. À l’époque, un porte-parole du gouvernement japonais avait confirmé la détention d’un citoyen le 20 janvier, sans fournir de détails supplémentaires.

    Interrogé dimanche, M. Motegi n’a pas précisé si la personne toujours détenue était cet employé de la NHK.

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  • En Iran, Israël fait le pari risqué d’une escalade énergétique

    En Iran, Israël fait le pari risqué d’une escalade énergétique

    DÉCRYPTAGE – En frappant South Pars, cœur énergétique iranien, Tsahal cherche à reprendre l’initiative face aux menaces sur le détroit d’Ormuz.

    En frappant Asaluyeh et le champ gazier de South Pars, Israël a franchi un seuil : la guerre cible désormais les infrastructures énergétiques vitales de l’Iran, entraînant des ripostes dévastatrices dans les pays du Golfe. Une escalade assumée, destinée à garder la main face à un régime plus résistant qu’anticipé – quitte à faire vaciller l’équilibre énergétique mondial. « On ne peut pas obtenir des résultats stratégiques sans en payer le prix », assume ainsi l’ancien chef d’état-major israélien et figure importante de la vie politique Benny Gantz.

    Ce choix, validé en coulisses par Washington selon plusieurs sources concordantes, porte un message central : ni Israël ni les États-Unis n’entendent céder au chantage iranien sur le détroit d’Ormuz, bloqué par Téhéran. Ils comptent au contraire imposer leur propre tempo et conserver l’initiative de l’escalade. Mais, déjà, les représailles iraniennes sur le plus important site gazier du Qatar (et du monde) indiquent que Téhéran…

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  • « Avec Donald Trump, l’image des multinationales du numérique s’est réaméricanisée »

    « Avec Donald Trump, l’image des multinationales du numérique s’est réaméricanisée »

    Comment être proche des Etats-Unis sans s’éloigner du reste du monde en général, et de l’Europe en particulier ? C’est un des dilemmes des géants américains de la tech. La vive montée des tensions géopolitiques transatlantiques fait évoluer la perception de ces entreprises mondiales. Et risque de mettre sous pression leurs relations locales, notamment avec les pays de l’Union européenne. Sous Donald Trump, l’image des multinationales du numérique s’est réaméricanisée.

    Pendant plusieurs années, les Big Tech ont plutôt cherché à se présenter comme des entreprises globales. Les dirigeants de Meta rappelaient par exemple régulièrement que plus de 80 % des utilisateurs de Facebook étaient en dehors des Etats-Unis. Aujourd’hui, ce pays n’est toujours « que » son deuxième pays en nombre d’utilisateurs, avec 197 millions, derrière l’Inde avec 384 millions, selon le cabinet d’analyses Kepios. Viennent ensuite l’Indonésie, le Brésil et le Mexique. Ses cadres dépeignaient le leader des réseaux sociaux comme un groupe mondial plutôt que comme une entreprise américaine, relevait un article du Guardian en 2018, au moment des polémiques autour de l’utilisation des données personnelles dans l’affaire Cambridge Analytica.

    Dans le même esprit, Mark Zuckerberg avait, en 2020, créé un « conseil de surveillance » international chargé de rendre des avis sur les cas sensibles de modération de contenus, avec une structure inspirée d’institutions multilatérales (seulement cinq des 20 premiers experts membres étaient américains). Le fondateur de Facebook avait aussi choisi de faire porter son projet de monnaie numérique Libra par un consortium international installé à Genève, en Suisse – il ne verra pas le jour.

    Menaces de Donald Trump

    Plus largement, après s’être vus reprocher, dans leurs premières années, de pénétrer des marchés à distance sans implantation locale sérieuse, les géants du numérique, de Meta à Google en passant par Apple, Microsoft ou Amazon, ont renforcé leur présence et cherché à montrer qu’ils investissaient dans les « écosystèmes » des pays, notamment en Europe, avec des sièges, des data centers, parfois des laboratoires de recherche… C’était une façon de répondre à la pression croissante des autorités de régulation inquiètes de leur pouvoir de disruption économique et de refléter l’importance des marchés hors des Etats-Unis. En 2025, ces derniers n’ont représenté que 39 % du chiffre d’affaires de Meta, contre 23 % pour l’Europe, 27 % pour l’Asie et 11 % pour le « reste du monde ».

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  • Emily Shuckburgh : “Nous voulons faire du Royaume-Uni une superpuissance en énergie propre”

    Emily Shuckburgh : “Nous voulons faire du Royaume-Uni une superpuissance en énergie propre”

    Emily Shuckburgh est une climatologue de renommée mondiale. L’une de ces scientifiques qui avertissent inlassablement, depuis des décennies, des dangers d’une planète qui se réchauffe. Après avoir passé dix ans au British Antarctic Survey, où elle s’est consacrée à la recherche sur les océans polaires, et co-écrit The Ladybird Book on Climate Change avec le Roi Charles III et l’ornithologue Tony Juniper, elle dirige depuis 2019 Cambridge Zero, la grande initiative de l’université éponyme en matière de changement climatique.

    En octobre dernier, Emily Shuckburgh a été nommée conseillère scientifique en chef au sein du ministère de la Sécurité énergétique britannique. Une mission d’importance, alors que tous les pays cherchent la solution pour diminuer leur vulnérabilité face aux chocs géopolitiques – la guerre au Moyen-Orient étant le dernier en date. De passage à Paris, elle a reçu L’Express et réaffirmé l’ambition du Royaume-Uni “de devenir une superpuissance en énergie propre”. Elle a aussi souligné les grandes opportunités de coopération entre Londres et Paris : “En quelques centaines de kilomètres, nous voyons émerger un véritable écosystème d’innovations dans les technologies climatiques.”

    L’Express : Comment les tensions actuelles au Moyen-Orient redéfinissent-elles les priorités en matière de sécurité énergétique ?

    Emily Shuckburgh : Elles ne font que renforcer le besoin de considérer notre sécurité énergétique comme une composante essentielle de notre agenda politique. L’importance de la transition vers le Net Zero en est confortée, avec la recherche d’une énergie produite localement grâce aux renouvelables et, dans une certaine mesure, au nucléaire.

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  • La gauche face à ses choix, le RN à l’épreuve des grandes villes : l’heure des comptes

    La gauche face à ses choix, le RN à l’épreuve des grandes villes : l’heure des comptes

    Par le passé, l’expérience a souvent montré que les élections locales ne structuraient pas le scrutin présidentiel qui suivait juste après. En 2001, la gauche remporta Paris et Marseille, puis l’année suivante, elle ne fut pas qualifiée pour le second tour de la compétition élyséenne. En 2021, la Macronie et le Rassemblement national connurent des déboires très humiliants aux régionales, et en 2022, Emmanuel Macron et Marine Le Pen furent les finalistes de la présidentielle.

    Malgré tout, ce dimanche, personne ne pourra s’empêcher de tirer des conclusions des résultats du second tour des élections municipales en vue du match de l’an prochain qui, dès ce soir, occupera les esprits dans tous les états-majors. Seront-elles aisées à dessiner ? Sur le papier, le résultat de ce second tour municipal paraît très incertain dans une soixantaine de villes de plus de 30.000 habitants – un chiffre considérable.

    Dans l’entre-deux-tours de ces municipales, c’est la question des alliances à gauche qui aura dominé le débat. Ce soir, c’est donc d’abord ce qu’elles auront concrètement produit qui sera observé. En la matière, le test de Toulouse sera le plus scruté. Le candidat LFI François Piquemal, derrière qui le PS s’est rangé, battra-t-il le maire centriste sortant, Jean-Luc Moudenc ? Le mélenchoniste parviendra-t-il à faire le plein des voix à gauche (les listes Insoumise et socialiste ont totalisé 52,5 % au premier tour) ou subira-t-il une déperdition du côté des électeurs sociaux-démocrates, qui n’auront pas envie d’une candidature si radicale ? La prise de la troisième ville de France par le parti de Jean-Luc Mélenchon, qui devrait aussi remporter ce soir Roubaix, serait un séisme national.

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  • Elections municipales : les enjeux du second tour

    Elections municipales : les enjeux du second tour

    Dans tout le pays, 1 590 circonscriptions sont concernées par un second tour dimanche 22 mars, à savoir 1 526 communes que le ministère de l’intérieur appelle « de droit commun », dix-sept communes de Polynésie française (dont une de moins de 1 000 habitants), huit sections électorales en Polynésie française, 29 secteurs ou arrondissements à Paris, à Lyon et à Marseille et dix circonscriptions de la Métropole de Lyon. La France compte aujourd’hui 34 875 communes.

    Dans les 1 526 communes et les seize communes de plus de 1 000 habitants de Polynésie française, il y aura, selon le ministère de l’intérieur, 548 duels, 807 triangulaires, 169 quadrangulaires et dix-huit quinquangulaires.

    Dans les 1 590 circonscriptions se présentent 4 404 listes rassemblant 129 293 candidats. Si chaque scrutin porte ses propres enjeux locaux, plusieurs points d’attention sont à noter à l’échelle nationale.

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  • Pourquoi les pays du flanc et de l’Otan ne veulent pas se brouiller avec Washington

    Pourquoi les pays du flanc et de l’Otan ne veulent pas se brouiller avec Washington

    DÉCRYPTAGE – Polonais, Baltes ou Finlandais tentent de montrer leur bonne volonté à l’Amérique sans s’engager dans un conflit moyen-oriental imprévisible.

    Les pays baltiques et nordiques, qui se trouvent sur la première ligne de défense de l’Otan et ont été les plus allants dans l’aide à l’Ukraine face à Moscou, ont semblé ces derniers jours discrètement préoccupés par la fin de non-recevoir adressée par les grands pays de l’UE à Donald Trump. « Ce n’est pas la guerre de l’Europe », ont ainsi déclaré sèchement plusieurs pays au président américain, appelant à la désescalade, alors que ce dernier jugeait qu’ils devaient s’engager pour aider à la libre navigation dans le détroit d’Ormuz, la dépendance européenne du pétrole du golfe étant très importante.

    Baltes et nordiques tentent de se démarquer subtilement de cette position même s’ils n’en pensent pas moins, essayant de ménager l’oncle d’Amérique, pour éviter qu’il ne claque la porte de l’Alliance, un Donald Trump furieux et amer ayant agité cette menace à plusieurs reprises ces derniers jours. Une perspective proprement terrifiante pour certains d’entre eux. Ainsi a-t-on vu la Lituanie…

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