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  • Guerre au Moyen-Orient : fragilisée mais aussi radicalisée, la République islamique d’Iran joue sa survie à tout prix

    Guerre au Moyen-Orient : fragilisée mais aussi radicalisée, la République islamique d’Iran joue sa survie à tout prix

    DÉCRYPTAGE – Face à l’ultimatum de Donald Trump, le régime iranien menace de déstabiliser la région et d’exporter le conflit au-delà de son théâtre d’opérations initial.

    Le ton est donné. Si Washington met sa menace à exécution, l’Iran fermera totalement le détroit d’Ormuz et « toutes les infrastructures énergétiques, de technologie de l’information et de dessalinisation de l’eau appartenant aux États-Unis et à ses alliés dans la région seront visées », a prévenu ce dimanche Téhéran. Ce qui, il y a encore quelques mois, aurait pu s’apparenter à une guerre psychologique relève désormais d’un avertissement à prendre au sérieux. Affaibli mais toujours debout, le régime iranien bombe le torse et se montre prêt à embraser la région, au risque de faire payer à ses 90 millions d’habitants le coût d’une fuite en avant dévastatrice. « La République islamique se comporte de moins en moins comme un État conventionnel sous pression, et de plus en plus comme ce que la culture populaire qualifierait de “Matrix” ou d’“Entité” : un système capable d’absorber les dommages, de redistribuer ses fonctions et de continuer à fonctionner même lorsque ses nœuds visibles sont…

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  • 🔴EN DIRECT. Elections municipales : suivez les résultats du second tour

    🔴EN DIRECT. Elections municipales : suivez les résultats du second tour

    Les électeurs de plus de 1 500 communes de France étaient appelés aux urnes ce dimanche 22 mars pour un second tour des élections municipales très incertain dans la plupart des grandes villes, de Paris à Marseille en passant par Lyon, Nantes, Lille et Strasbourg.

    Dans la capitale, la candidate LR Rachida Dati entend profiter de la fusion avec la liste centriste de Pierre-Yves Bournazel et du retrait de celle de Sarah Knafo (Reconquête!) pour espérer l’emporter face à son adversaire PS Emmanuel Grégoire.

    Au niveau national, à 17 heures, le taux de participation était de 48,10 %, en hausse par rapport au précédent scrutin de 2020 (34,67 %) bouleversé par la pandémie de Covide-19, mais en deçà de 2014 (52,36 %).

    18h00

    Participation, nombre de candidats, salaire : en France, le rôle à part du maire

    Par rapport à nos voisins européens, les élections municipales françaises illustrent l’importance des édiles dans la vie politique. Ecoutez l’épisode de notre podcast >>>

    17h30

    Un taux de participation de 48,10 % à 17h

    La participation s’élevait à 48,10 % à 17 heures, a annoncé le ministère de l’Intérieur, soit un taux presque identique à celui du premier tour. En 2020, pendant la pandémie de Covid-19, la participation n’était que de 34,67 % à l même, tandis qu’elle s’était élevée à 52,36 % en 2014.

    LIRE AUSSI : Triangulaires, quadrangulaires… Le second tour des municipales est-il plus éclaté qu’en 2020 ?

    Selon l’institut Elabe, le taux de participation à 20 heures devrait être de 57 %.

    17h00

    Emmanuel Macron, Nicolas Sarkozy, François Hollande : revenir à l’Elysée, la mission impossible des ex-présidents

    Hier Nicolas Sarkozy, aujourd’hui François Hollande, demain Emmanuel Macron ? L’Histoire a établi des règles dont le respect est de rigueur pour avoir une chance, minime, de revenir à l’Elysée.

    >>> Lire notre analyse.

    16h45

    Suivez la soirée électorale avec L’Express

    Bonjour à tous, bienvenue sur notre live politique. L’Express se mobilise ce soir pour vous faire vivre le second tour des élections municipales en France. 

    LIRE AUSSI : Municipales : quand fragmentation rime avec polarisation, par Eric Chol

    A partir de 20 heures, vous pourrez découvrir les principaux résultats, ainsi que nos interviews et analyses de la soirée électorale. Sur les réseaux sociaux, nous vous proposerons aussi des vidéos avec nos journalistes pour tout comprendre.

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  • EN DIRECT. Second tour des élections municipales : participation de 48,10 % à 17 heures

    EN DIRECT. Second tour des élections municipales : participation de 48,10 % à 17 heures

    Les informations à retenir

    • Environ 17,1 million d’électeurs sont appelés à voter dimanche au second tour des municipales, où le suspense est de mise dans la quasi-totalité des grandes villes françaises

    • Le premier tour avait été marqué par la poussée de La France insoumise et du Rassemblement national à un an de la présidentielle.

    • Le taux de participation était de 48,10% à 17 heures en France métropolitaine, contre 48,90 % par rapport au premier tour à la même heure, selon le ministère de l’Intérieur

    ⏱️ 17h36. À Nice, les électeurs se sont plus déplacés qu’au premier tour
    La participation est en hausse de deux points à Nice, à 48% contre 46% à la même heure au premier tour. Pour rappel, le résultat du premier tour avait fait l’effet d’un séisme, portant le candidat UDR/RN Eric Ciotti en tête, à 43,43% loin devant son adversaire, Christian Estrosi, étiqueté Horizons, crédité de 30,92% des voix. 

    ⏱️ 17h30. 45,09% de participation à Lyon
    Dans le Rhône, où Lyon est le théâtre d’un duel très serré, 45,09% des électeurs avaient validé leur bulletin à 17 heures.

    🔎 À l’approche du second tour des municipales, la tension monte d’un cran à Nantes. L’accord entre la maire sortante Johanna Rolland et le candidat LFI William Aucant a été pointé du doigt par le candidat de la droite Foulques Chombart de Lauwe qui parle de « l’alliance de la honte ».
    👉 Lire l’analyse de notre journaliste Florence Falvy

    ⏱️ 17h18. À Toulon, la participation est finalement stable
    À Toulon, ville convoitée par le RN, la participation est de 51,07 à 17 heures, un chiffre proche du premier tour à la même heure, alors qu’elle avait progressé de 5 points à midi par rapport au premier tour. 

    ⏱️ 17h12. Une participation en baisse à Paris
    À Paris, la participation est de 40,9% à 17 heures, moins de 3 points par rapport au premier tour. 

    ⏱️ 17h10. Le Val-de-Marne, la Seine-Saint-Denis et l’Eure-et-Loire ont le moins voté
    Du côté des mauvais élèves, le Val-de-Marne, la Seine-Saint-Denis et l’Eure-et-Loire sont les départements qui ont le moins voté.

    ⏱️ 17h05. Participation en hausse à Marseille
    À Marseille, la participation est supérieure de 3 points par rapport au premier tour. Une hausse qui peut s’expliquer par l’effet OM, alors que le club marseillais joue à 17h15 contre Lille ce qui pourrait avoir motivé les supporters à se déplacer plus tôt dans leur bureau de vote. 

    🔮 17h03. Selon les projections d’Elabe, la participation devrait s’élever à 57% à 20 heures.

    ⏱️ 17h00. Taux de participation de 48,10% à 17 heures
    Le taux de participation au second tour des élections municipales était de 48,10% dimanche à 17 heures en France métropolitaine, contre 48,90 % par rapport au premier tour le 15 mars à la même heure, selon le ministère de l’Intérieur. Au second tour des élections municipales de 2020, qui s’était déroulé en période de Covid, le taux de participation à 17 heures s’était établi à 38,77 %, un chiffre exceptionnellement bas en raison de la crise du Covid. 

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  • L’AS Monaco enchaîne face à l’Olympique lyonnais et se rapproche du podium de la Ligue 1

    L’AS Monaco enchaîne face à l’Olympique lyonnais et se rapproche du podium de la Ligue 1

    Meilleure équipe de Ligue 1 depuis un mois, l’AS Monaco (ASM) poursuit sa remontée au classement du championnat de France de football. Le club de la Principauté a enchaîné une sixième victoire consécutive, dimanche 22 mars, en s’imposant sur la pelouse d’un Olympique lyonnais (OL) en déroute (2-1), dont la trajectoire est l’exacte opposée de son adversaire du jour.

    Lire aussi | Lyon et Lille quittent la Ligue Europa, Strasbourg poursuit sa route en Ligue Conférence

    Au classement, l’ASM (5ᵉ) revient donc à un point des Rhodaniens (4ᵉ), en attendant le résultat de Lille (6ᵉ) face à l’Olympique de Marseille (3ᵉ). Au soir du dimanche 15 février, début de la série noire de l’OL – huit matchs sans victoire, toutes compétitions confondues –, les Monégasques possédaient ainsi quatorze points de retard sur les Lyonnais. Un gouffre, comblé grâce à une confiance retrouvée, que les joueurs de Sébastien Pocognoli ont de nouveau affichée sur la pelouse du Groupama Stadium.

    C’est pourtant la formation entraînée par Paulo Fonseca qui avait pris l’avantage, à la fin d’une première période animée, grâce à la réalisation du meilleur buteur lyonnais, Pavel Sulc, sur un service d’Endrick (42ᵉ). La maîtrise rhodanienne, dans ce premier acte, fut inversement proportionnelle à celle du deuxième, au cours duquel l’ASM s’en est remis à Maghnes Akliouche pour renverser la rencontre.

    Maghnes Akliouche dans une forme internationale

    L’international tricolore (5 sélections), sélectionné par Didier Deschamps pour disputer les deux matchs amicaux de l’équipe de France la semaine prochaine, a d’abord remis les deux équipes à égalité d’un superbe enchaînement (62ᵉ), avant d’obtenir un penalty transformé par Folarin Balogun (72ᵉ). L’ailier s’est même mué en défenseur, en fin de match, en intervenant face à une tentative d’Afonso Moreira.

    Lire aussi | Liste Deschamps : les enseignements de l’ultime sélection de Didier Deschamps avant la Coupe du monde 2026

    De nouveau battus et décevants, les Lyonnais ont quitté la pelouse sous les sifflets de leur public, qui a assisté à une rencontre très tendue. L’adjoint lyonnais, Jorge Maciel, et l’entraîneur monégasque, Sébastien Pocognoli, ont ainsi été exclus par l’arbitre de la rencontre. Tout comme Nicolas Tagliafico, le défenseur latéral de l’OL, coupable d’un tacle très dangereux sur Lamine Camara.

    Le champion du monde argentin incarne les travers du moment de son club : très loin de son meilleur niveau, il avait déjà reçu un carton rouge, jeudi, lors de l’élimination de l’OL en huitième de finale retour de la Ligue Europa, contre le Celta Vigo (0-2). Pour l’heure, Lyon occupe encore la 4ᵉ place – qualificative pour les tours préliminaires de la Ligue des champions – malgré ce nouveau revers. Mais celle-ci ne tient plus qu’à un fil, car ses poursuivants, à l’instar de Monaco, reviennent très fort.

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  • En Hongrie, Viktor Orbán internationalise les enjeux des élections législatives

    En Hongrie, Viktor Orbán internationalise les enjeux des élections législatives

    DÉCRYPTAGE – Après une grande conférence ultraconservatrice samedi, le leader magyar rassemble les principaux nationalistes en Europe, lundi à Budapest.

    C’est un petit pays d’Europe centrale d’à peine dix millions d’habitants, sans ressources énergétiques ni intérêt géostratégique, mais dont le monde occidental scrute déjà les élections qui approchent, le 12 avril. Car la Hongrie est le laboratoire « illibéral » qui inspire et c’est ainsi que le Premier ministre Viktor Orbán l’a présenté samedi matin, lors de la Conservative Political Action Conference (CPAC), devant un parterre de représentants de divers courants nationaux-conservateurs dans le monde : le président argentin Javier Milei, le Premier ministre géorgien Irakli Kobakhidzé, le leader serbe de Bosnie-Herzégovine Milorad Dodik et nombre d’Européens tels que l’Allemande Alice Weidel (AfD) et l’Autrichien Herbert Kickl (FPÖ).

    La Hongrie est « le bastion le plus solide des forces nationalistes-conservatrices au sein de l’UE », a déclaré Viktor Orbán, concurrencé comme jamais par le parti de centre-droit Tisza, à trois semaines des législatives. « Les enjeux sont plus…

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  • Les maires français sous-payés ? Voici combien gagnent leurs homologues en Europe

    Les maires français sous-payés ? Voici combien gagnent leurs homologues en Europe

    Depuis 2020, 2 189 maires ont démissionné avant la fin de leur mandat, d’après l’Observatoire de la démocratie de proximité, dont 41,7 % élus dans des communes de moins de 500 habitants. C’est un record : jamais une mandature n’avait connu autant d’abandons de la part des édiles français. Tensions politiques locales, épuisement physique et moral, désillusion par rapport à la fonction… Les raisons de ces départs sont nombreuses.

    Une chose est sûre : face à la complication du métier d’élu, leur rémunération ne suffit pas à les retenir. La moitié des maires français sont élus dans une commune de moins de 500 habitants, ce qui signifie qu’ils perçoivent une indemnité maximale d’environ 1 200 euros par mois, soit deux tiers du Smic mensuel brut. Bien souvent, ces plafonds sont en deçà de ceux en vigueur chez nos voisins européens. A l’occasion des élections municipales, faisons un tour d’Europe de la rémunération des maires.

    L’indemnisation des maires de petites communes françaises est plus faible que le Smic.

    © / Manon Guibon / L’Express

    En Espagne, des maires payés en fonction de leur temps de travail

    Le barème fixé par la loi espagnole prévoit une rémunération différente en fonction de la taille de la commune et de l’investissement du maire. Dans les plus petites municipalités, on considère que les édiles ne travaillent qu’à temps partiel et touchent une indemnité maximale d’environ 30 000 euros par an. Cette rémunération grimpe par paliers : les maires de Bilbao et de Madrid touchent ainsi plus de 110 000 euros par an, soit environ 20 000 euros annuels de plus que… le Premier ministre espagnol.

    En Italie, une revalorisation pour contrer la crise des vocations

    A la fin des années 2010, de nombreuses communes de la Botte peinaient à trouver des candidats aux municipales. De plus, ces dernières années, les missions des élus locaux italiens se sont fortement accrues et, dans les plus petites municipalités, le maire était rémunéré bien en dessous du salaire minimum. Une réforme amorcée en 2021 a permis d’augmenter ces niveaux de rémunération d’environ 50 %. Aujourd’hui, un maire italien touche entre 2 000 (pour les plus petites communes) et 14 000 euros par mois (pour les grandes métropoles).

    LIRE AUSSI : Comment nos voisins élisent leur maire : tour d’Europe des petites bizarreries électorales

    Aux Pays-Bas, des maires non-élus et grassement payés

    Les maires néerlandais ne sont pas élus par leurs concitoyens mais nommés par l’administration centrale sur proposition du conseil municipal. Concrètement, une offre est diffusée par la Couronne à destination des candidats potentiels, avec un salaire établi, en général très élevé : de 6 500 à 12 200 euros par mois en fonction de la taille de la commune. Les édiles locaux disposent aussi d’une enveloppe de 412 euros mensuels pour les frais, d’une prime de 8 % pour les vacances et d’une prime de 9,8 % en fin d’année. Un vrai trésor !

    En Pologne, des bourgmestres égaux, peu importe la taille de la ville

    La grille de salaires des maires polonais est particulièrement resserrée : l’indemnité maximale oscille entre 11 100 et 11 650 zlotys par mois (entre 2600 et 2730 euros), peu importe la taille de la commune. A cette indemnité, il est possible d’ajouter une enveloppe supplémentaire de 3 400 à 3 760 zlotys (de 800 à 880 euros) pour compenser les frais des édiles. Le maire de Varsovie dispose d’un statut particulier et d’une rémunération à peine supérieure à ces plafonds.

    Le salaire de base des maires français est plus bas qu'ailleurs en Europe.

    Le salaire de base des maires français est plus bas qu’ailleurs en Europe.

    © / Mathias Penguilly / L’Express

    En Allemagne, un système complexe et inégalitaire, à cause du fédéralisme

    Dans les pays germaniques, le barème de rémunération des maires est une prérogative des Länder, l’équivalent des régions. Il existe une grande disparité d’un Land à l’autre, mais environ 8 000 des 11 000 maires allemands ne perçoivent aucun salaire pour leur mission. Ils doivent alors se satisfaire d’une enveloppe pour frais de mandat souvent dérisoire : dans le Brandebourg, elle oscille entre 320 euros par mois pour les communes de moins de 500 habitants, à 2 120 euros pour celles qui en comptent plus de 10 000.

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  • « Si cela dépasse 6 mois »… La mise en garde du PDG de TotalEnergies sur la guerre au Moyen-Orient

    « Si cela dépasse 6 mois »… La mise en garde du PDG de TotalEnergies sur la guerre au Moyen-Orient

    Même le grand gagnant de la hausse des prix du pétrole est inquiet de la guerre au Moyen-Orient. Dimanche, le PDG de TotalEnergies a affirmé qu’un conflit prolongé au Moyen-Orient sera très négatif pour toute l’économie mondiale.

    Avec le blocage du détroit d’Ormuz, corridor maritime crucial où transitent habituellement 20 % du pétrole et gaz mondiaux, « ce sont 10 millions de barils de pétrole par jour qui ne peuvent pas sortir du Golfe arabo-persique », a-t-il dit, interrogé dans une interview en marge du China Development Forum.

    « Si ce conflit dure trois ou quatre mois, nous pouvons l’absorber », a tempéré Patrick Pouyanné en rappelant que les économies mondiales peuvent puiser dans leurs stocks pétroliers pour « amortir ce choc ».

    « Donc encore une fois, j’espère que nous trouverons rapidement des solutions pour cette guerre », a souligné le patron alors que la guerre au Moyen-Orient a provoqué, dans plusieurs États du Golfe, la mise à l’arrêt de l’équivalent de 15 % de la production mondiale de gaz et de pétrole du groupe français.

    Sauf qu’à présent, rien ne permet de penser que les choses vont s’apaiser.  Au 23e jour de la guerre au Moyen-Orient, les infrastructures clés de la région sont au coeur du conflit, Washington et Téhéran menaçant de viser des cibles vitales, et l’inquiétude grandit après des frappes près de sites nucléaires en Israël et en Iran.

    À la suite d’un ultimatum samedi soir de Donald Trump menaçant de détruire les centrales électriques iraniennes si Téhéran ne rouvrait pas sous 48 heures le stratégique détroit d’Ormuz, l’Iran a fait monter les enchères. L’armée iranienne a répliqué dimanche en annonçant qu’elle viserait les infrastructures énergétiques et les usines de dessalement d’eau dans la région si le président américain mettait à exécution ses menaces.

    Le puissant président du Parlement iranien Mohammad Bagher Ghalibaf a averti que de telles attaques auraient pour conséquence de faire augmenter les prix du pétrole « de manière durable », alors que les cours des hydrocarbures, source de préoccupation mondiale, flambent avec le blocage par l’Iran du détroit d’Ormuz. L’Iran a aussi assuré dimanche qu’il fermerait entièrement le détroit d’Ormuz si Washington mettait en œuvre sa menace de viser des centrales électriques iraniennes.

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  • Bruxelles commémore, avec toute la Belgique, les attentats djihadistes de mars 2016

    Bruxelles commémore, avec toute la Belgique, les attentats djihadistes de mars 2016

    La Belgique a commémoré, dimanche 22 mars, les attentats djihadistes de mars 2016 à Bruxelles. Le traumatisme est encore palpable dans le pays, dont les autorités assurent avoir tiré les enseignements de ces événements en renforçant le renseignement et la lutte antiterroriste.

    « Notre pays n’oubliera jamais », a déclaré le roi Philippe devant des centaines de personnes rassemblées autour du monument dédié aux victimes, dans le quartier européen de la capitale belge. Cet hommage national a démarré dès le matin par des témoignages bouleversants à l’aéroport de Bruxelles-Zaventem, puis dans la station de métro Maelbeek, les deux cibles de ces attentats suicides.

    Revendiqués par l’organisation Etat islamique (EI), ces attentats avaient fait 32 morts et plus de 300 blessés le 22 mars 2016, quatre jours après l’arrestation de Salah Abdeslam dans la capitale belge.

    Lire aussi : Article réservé à nos abonnés Attentats de Bruxelles : Mohamed Abrini condamné à trente ans de réclusion, Salah Abdeslam échappe à une nouvelle peine de prison à vie

    La même cellule djihadiste, sous l’autorité de cadres de l’EI, avait déjà attaqué Paris et sa proche banlieue le 13 novembre 2015 (130 morts). L’interpellation d’Abdeslam a précipité les projets de nouvelles attaques.

    « Nous n’avons pas cédé »

    Dimanche matin, les commémorations ont débuté aux heures où les trois assaillants avaient déclenché leurs explosifs : deux dans un hall de l’aéroport et un autre dans un métro également bondé.

    « Face à la terreur » de ces attentats – les plus meurtriers de l’histoire du pays – « nous n’avons pas cédé à la peur. Nous n’avons pas cédé à la division », a mis en avant le roi des Belges.

    Le roi Philippe et le premier ministre belge Bart De Wever lors de la cérémonie commémorative organisée à Bruxelles, le 22 mars 2026.

    Au lendemain des attaques de 2016, le gouvernement belge tangue : deux ministres proposent leur démission quand la Turquie accuse un policier belge en poste à Istanbul d’avoir négligé une information essentielle en sa possession.

    Ibrahim El Bakraoui, un Bruxellois à l’époque déjà condamné pour banditisme en Belgique, avait été arrêté à l’été 2015 à Gaziantep, à la frontière syrienne. L’information n’est pas remontée à temps à Bruxelles, et El Bakraoui n’a pu être intercepté à sa descente d’avion après son expulsion par Ankara. Le 22 mars 2016, il était l’un des deux assaillants de l’aéroport.

    Reconnaissance des séquelles

    « Les responsables de notre sécurité ont le devoir de tirer les leçons du passé. Je prends cette responsabilité très au sérieux », a affirmé le premier ministre Bart De Wever, nationaliste flamand, sur les réseaux sociaux, avant de prendre part aux cérémonies.

    En Belgique, la menace terroriste est maintenue au niveau 3 sur 4, jugée « grave », depuis un attentat perpétré en octobre 2023 à Bruxelles. Un Tunisien radicalisé avait alors tué deux supporteurs de football suédois, avant d’être abattu le lendemain par la police.

    Lire aussi, en 2023 Article réservé à nos abonnés L’attentat de Bruxelles révèle à nouveau les carences de la justice belge

    Aujourd’hui justice, police et services de renseignement assurent avoir nettement amélioré le partage d’informations. Les effectifs de la sûreté de l’Etat (renseignement civil) sont passés en dix ans de 600 à 950 agents.

    Autre thème sensible : dix ans après les attentats, certaines victimes se plaignent de n’avoir pu encore faire reconnaître leurs séquelles, physiques ou psychiques, ce qui limite de fait leur droit à des indemnisations. Outre les 32 morts directes, quatre autres personnes sont décédées depuis les attaques, traumatisées par les événements. Katarina Viktorsson, dont la mère avait été tuée à l’aéroport, s’est suicidée il y a quelques semaines et a été reconnue dimanche 36e victime de ces attentats de 2016.

    Le Monde avec AFP

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  • “Devant elle, je faisais attention…” : comment les opinions politiques de vos collègues affectent votre performance

    “Devant elle, je faisais attention…” : comment les opinions politiques de vos collègues affectent votre performance

    “Quand j’avais des clients au téléphone, je faisais attention à ce que je disais devant elle.” Christelle, jeune avocate associée dans un cabinet de la région lyonnaise, se souvient avoir eu du mal à gérer, au quotidien, les convictions politiques très à gauche d’une collaboratrice, qui s’invitaient régulièrement dans les conversations et votait pour le parti de Jean-Luc Mélenchon. Avec la montée des extrêmes, confie-t-elle, certaines proximités deviennent plus difficiles : “Travailler avec quelqu’un qui vote La France insoumise ou le Rassemblement national me pose de plus en plus problème”, lâche cette électrice de droite. Et une fois la journée terminée ? “En dehors du cabinet, je préfère les gens de gauche en général !”.

    Ce témoignage pourrait presque prêter à sourire s’il ne révélait pas un phénomène bien réel : l’effet de la polarisation politique sur les environnements de travail. Une étude récente menée par HEC auprès de salariés du privé montre d’ailleurs que ces clivages tiennent moins aux différences sociales qu’à la qualité du lien entre collègues. Mais ces tensions ont-elles un effet mesurable sur la performance ? C’est ce qu’ont cherché à établir deux chercheurs américains dans une étude publiée en octobre dans la revue Management Science.

    LIRE AUSSI : Paul Ingram : “Pourquoi ceux qui mélangent travail et amitié sont plus performants”

    Balazs Kovacs, professeur de comportement organisationnel à la Yale School of Management, et Tim Sels, chercheur à Berkeley, ont mesuré comment les différences politiques influencent la performance individuelle, en adoptant une méthode pour le moins originale : analyser les données du circuit professionnel de golf PGA Tour entre 1997 et 2022. La raison ? En répartissant les joueurs en groupes de deux ou trois de manière aléatoire, ce tournoi permet d’établir plus solidement un lien de causalité entre différences politiques et performance. “S’il n’y a pas de randomisation, les individus se sélectionnent eux-mêmes : ils choisissent de travailler avec des personnes qui leur ressemblent, et dans ce cas, on a beaucoup moins de prise sur la causalité”, explique Balazs Kovacs à L’Express.

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  • Spatial : la Russie reprend l’envoi de fusées depuis le Kazakhstan

    Spatial : la Russie reprend l’envoi de fusées depuis le Kazakhstan

    La Russie a lancé dimanche un vaisseau cargo depuis un pas de tir du cosmodrome de Baïkonour (Kazakhstan) ayant été endommagé en novembre et qui constitue le seul site russe pour envoyer des équipages vers la Station spatiale internationale (ISS).

    L’agence spatiale russe Roscosmos a diffusé en direct le lancement de ce cargo de type Progress, le MS-33, envoyé dans l’espace à l’aide d’une fusée Soyouz. Il est prévu que ce vaisseau, qui contient notamment du carburant, de l’eau potable et de l’oxygène, atteigne mardi le segment russe de l’ISS.

    Situé dans les steppes du Kazakhstan, immense pays d’Asie centrale, le cosmodrome Baïkonour est loué par la Russie jusqu’en 2050.

    Le premier lancement depuis novembre

    Il s’agit du premier lancement depuis le pas de tir N° 31, endommagé le 27 novembre lors du décollage vers l’ISS d’une fusée Soyouz emportant un équipage russo-américain. Les dégâts, jugés importants, avaient nécessité plusieurs mois de réparations. Ces installations sont les seules à permettre à la Russie de faire décoller des vols habités.

    Pionnier historique de la conquête spatiale du temps de l’URSS, Moscou a subi depuis la dislocation de l’Union soviétique de nombreux déboires dans ce domaine. Le secteur spatial russe souffre depuis des années d’un sous-financement chronique, de scandales de corruption et d’échecs tels que la perte de la sonde lunaire Luna-25 en août 2023.

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