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  • Une fausse tentative d’assassinat contre Viktor Orban : cette proposition russe pour influencer l’élection hongroise

    Une fausse tentative d’assassinat contre Viktor Orban : cette proposition russe pour influencer l’élection hongroise

    Le vainqueur d’une élection a souvent connu un tournant pendant une campagne : un discours survolté, un débat dominé, un meeting électrique. Visiblement, les autorités russes l’ont compris mais ont du mal à trouver la juste mesure. Alors que le Premier ministre hongrois Viktor Orban, proche du Kremlin et de Vladimir Poutine, peine à convaincre à l’approche des législatives, les services de renseignement extérieur russes (SVR) ont proposé d’organiser la mise en scène d’une tentative d’assassinat contre le chef du gouvernement, afin de “modifier fondamentalement l’ensemble du paradigme de la campagne électorale”. Un plan surnommé “Gamechanger”, présenté dans un rapport interne du Département des mesures actives du SVR, chargé des opérations d’influence politique, examiné et authentifié par un service de renseignement européen, selon un article du Washington Post. Interrogé sur ce sujet, le porte-parole de Viktor Orban, Zoltan Kovacs, n’a pas répondu au quotidien américain.

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    Mettre en scène “un tel incident” permettrait de “déplacer la perception de la campagne du domaine rationnel des questions socio-économiques vers un domaine émotionnel, où les thèmes clés deviendront la sécurité de l’État, la stabilité et la défense du système politique”, expose le rapport en question.

    Si l’on ne sait pas dans quelle mesure cette proposition a été prise en compte par le gouvernement russe, qui n’a pas non plus réagi à ces révélations, elle montre à quel point les élections hongroises sont un enjeu majeur aux yeux des Russes. D’autant que l’actuel Premier ministre hongrois et son parti, le Fidesz, sont à la peine dans les sondages, derrière Peter Magyar, le candidat qui fait campagne sur des réformes anticorruption. La tentative d’assassinat contre Donald Trump, en juillet 2024, et les fameuses photos de lui avec l’oreille en sang, qui avaient permis au candidat Maga de relancer sa campagne, ont sûrement donné des idées aux renseignements russes.

    Discours officiel

    Les velléités d’ingérences russes en Hongrie sont tout sauf une surprise, tant le spectre de Vladimir Poutine survole la campagne. Alors que sa chute dans les sondages est surtout liée aux mauvais résultats économiques de sa politique, Viktor Orban tente de plus en plus de déplacer la campagne sur les prétendues menaces extérieures. Une stratégie poussée par une campagne sur les réseaux sociaux, soutenue par le Kremlin, qui présente le chef du gouvernement actuel comme le mieux placé pour protéger la souveraineté hongroise, selon des responsables européens de la sécurité, qui ont préféré rester anonymes. Autre exemple d’ingérence : selon l’un des responsables de la sécurité européenne, plusieurs journalistes hongrois pro-Orban tiennent régulièrement des réunions avec Tigran Garibian, un conseiller russe envoyé à l’ambassade russe à Budapest, durant lesquelles il leur partage le discours soutenu par le Kremlin.

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    Ces dernières années, la Hongrie est devenue l’un des plus importants soutiens de la Russie au sein de l’Union européenne. Alors que le pays bloque un nouveau prêt européen de 90 milliards d’euros pour l’Ukraine, le gouvernement hongrois accuse Volodymyr Zelensky et son gouvernement de bloquer les approvisionnements de pétrole russe vers la Hongrie via l’oléoduc Droujba, qui passe par le territoire ukrainien. En février dernier, la Hongrie a également menacé de bloquer le 20e paquet de sanctions contre la Russie, qui visait entre autres le secteur bancaire et l’industrie énergétique.

    Mais la Russie n’est pas le seul pays à voir un intérêt majeur au maintien de Viktor Orban à la tête du pays. Marco Rubio s’est rendu à Budapest le mois dernier pour soutenir son allié. “Votre succès est notre succès”, a notamment affirmé le secrétaire d’État américain, alors que J.D. Vance pourrait également se rendre en Hongrie. Ce week-end, à l’ouverture de la Conservative Political Action Conference (CPAC) à Budapest, une conférence qui réunit les dirigeants nationalistes chaque année, Donald Trump lui-même a adoubé Viktor Orban dans un message vidéo diffusé avant le discours du Premier ministre, lui exprimant son “soutien total et sans réserve”.

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  • Entreprises : ces pouvoirs méconnus que vos élus locaux peuvent activer

    Entreprises : ces pouvoirs méconnus que vos élus locaux peuvent activer

    Les informations à retenir

    L’essentiel du partage des compétences économiques

    • Le chef de file : La région détient la compétence exclusive pour définir le régime des aides directes (création, extension) avec le SRDEII.

    • Le levier local : Les Communes et EPCI conservent la compétence exclusive sur l’immobilier d’entreprise (terrains, locaux, subventions à l’investissement immobilier).

    • L’exception verte : Par dérogation, les maires peuvent désormais entrer au capital de sociétés (SA, SAS) produisant des énergies renouvelables sur leur territoire.

    Spontanément, l’électeur ne pense pas d’abord à la commune pour l’économie. Pourtant, selon un document de la direction générale des Collectivités locales (DGCL) — rattachée au ministère de l’Intérieur — actualisé en juillet 2025 sur la répartition des compétences, la commune, l’intercommunalité, le département, la région et l’État partagent les interventions économiques.

    Un cadre strict pour les aides économiques

    La région définit les orientations du schéma régional de développement économique, d’innovation et d’internationalisation (SRDEII). Elle présente et discute ensuite ce schéma en conférence territoriale de l’action publique (CTAP). La CTAP favorise l’exercice concerté des compétences entre les collectivités et les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI).

    La région élabore le projet de SRDEII en concertation avec les EPCI à fiscalité propre. Le ministère de l’Intérieur rappelle : « « Sur le territoire d’une métropole, le conseil régional et le conseil de la métropole élaborent et adoptent conjointement les orientations applicables. À défaut d’accord, la métropole adopte un document d’orientations stratégiques qui prend en compte le schéma régional. » » Des conventions entre la région et les intercommunalités peuvent aussi mettre en œuvre ce schéma.

    La région détient la compétence exclusive pour définir et octroyer les aides de droit commun pour créer ou étendre des activités économiques. Par dérogation, les départements peuvent participer au financement des comités de pêches maritimes, des élevages marins ou de la conchyliculture. Le Code général des collectivités territoriales (CGCT) précise qu’ils interviennent aussi « « en faveur d’activités de production, de commercialisation et de transformation de produits agricoles, de la forêt, de la pêche ou de l’aquaculture. » »

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  • “Priver un militaire de ces appareils aujourd’hui est inimaginable” : Strava, la faille des armées

    “Priver un militaire de ces appareils aujourd’hui est inimaginable” : Strava, la faille des armées

    Un footing à bonne allure. Ce 13 mars, un jeune officier de la marine nationale s’élance sur le pont du porte-avions Charles-de-Gaulle. Comme des millions d’utilisateurs, il enregistre sa performance via une montre connectée. Synchronisée avec l’application sportive Strava, son activité est accessible sur un profil public. En quelques clics, n’importe quel internaute peut suivre le tracé de sa course. Et, par la même occasion, localiser le navire et son escorte, au nord-ouest de Chypre, à une centaine de kilomètres des côtes turques.

    Six jours plus tard, un article du Monde révèle l’incident. Le jeune homme étant un amateur des petites foulées, son compte Strava permet de suivre autant ses courses que le déplacement du porte-avions. Un problème évident : si le déploiement du Charles-de-Gaulle a été annoncé par Emmanuel Macron le 3 mars, le signalement de sa position précise en ligne est dangereux, en pleine guerre au Proche-Orient.

    Ces incidents ne relèvent pas de simples dérives individuelles. Militaires en opération, gardes du corps de personnalités, agents de renseignements : ces dernières années, plusieurs professionnels pourtant rompus à la discrétion ont été trahis par l’usage de leurs téléphones ou d’objets connectés. Ils révèlent les limites d’une discipline numérique que les armées peinent à imposer totalement, en dépit des campagnes de sensibilisation. Car le smartphone est devenu indissociable du quotidien. Avec les tensions sur le recrutement, exiger une déconnexion prolongée devient irréaliste, y compris pour des fonctions sensibles. De l’avis de certains gradés, elle serait même contre-productive, alors que la guerre actuelle utilise de plus en plus les smartphones.

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  • Des Marines pour débloquer le détroit d’Ormuz ? L’analyse percutante du vice-amiral John W. Miller

    Des Marines pour débloquer le détroit d’Ormuz ? L’analyse percutante du vice-amiral John W. Miller

    Il connaît les moindres recoins du détroit d’Ormuz. Pour avoir dirigé la cinquième flotte de l’US Navy, basée à Bahreïn, et avoir été le commandant des forces navales du Commandement central des Etats-Unis (NAVCENT), le vice-amiral John W. “Fozzie” Miller est un témoin privilégié de la bataille stratégique qui se joue au cœur de cet espace maritime qui relie le golfe Persique et le golfe d’Oman. Alors que la guerre fait rage – seize navires du régime de Téhéran auraient encore été frappés dans un port du Golfe selon les médias iraniens -, Donald Trump a laissé planer le doute sur l’envoi de soldats américains sur le terrain. “Je n’envoie de troupes nulle part. [Et] si c’était le cas, je ne vous le dirais certainement pas”, a-t-il affirmé le 19 mars, dans le bureau Ovale, aux côtés de la Première ministre japonaise Sanae Takaichi. En parallèle, le Pentagone aurait largué le 17 mars des munitions à pénétration profonde de plus de deux tonnes sur des sites iraniens fortifiés le long du littoral, servant notamment à abriter des missiles de croisière antinavires, selon le Wall Street Journal. Pour tenter de désamorcer la crise dans le détroit d’Ormuz qui a paralysé le transport de 20 % du pétrole mondial et provoqué une flambée des prix de l’énergie, plusieurs pays occidentaux, dont la France, ont proposé le 19 mars leur aide pour sécuriser la zone.

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    Pour L’Express, le vice-amiral John W. “Fozzie” Miller décrypte les ressorts de ce conflit naval à très haute intensité et esquisse les pistes d’une sortie de crise. Selon lui, “la destruction des équipements, combinée à l’affaiblissement des structures de commandement” en cours va mécaniquement réduire les possibilités pour Téhéran de “maintenir une stratégie de pression sur le détroit”. Combien de temps cela peut-il prendre ? Les Américains vont-ils déployer des hommes sur les îles stratégiques dans la zone ? Ce haut gradé américain livre une évaluation très précise de la situation. Entretien.

    L’Express : La France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas et le Japon se disent “prêts à contribuer” à sécuriser le détroit d’Ormuz. Que peuvent-ils apporter que les Américains n’ont pas déjà ?

    Vice-amiral John W. Miller : Nos partenaires peuvent apporter une contribution significative. La France dispose d’une marine hautement professionnelle et dotée de capacités importantes, notamment grâce à son porte-avions et à ses navires de surface performants, capables de mener des missions d’escorte et de présence. La France et le Royaume-Uni, mais plus particulièrement la marine française, possèdent également des capacités de déminage qui pourraient s’avérer essentielles si la situation l’exigeait. Leur apport ne résiderait pas tant dans des capacités fondamentalement différentes de celles des Etats-Unis, mais dans le renforcement des moyens existants, grâce à des effectifs supplémentaires et à un nombre accru de navires.

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  • “Où sont les millions ?” : dans les grands groupes français, l’IA générative à l’épreuve du réel

    “Où sont les millions ?” : dans les grands groupes français, l’IA générative à l’épreuve du réel

    En 1987, Robert Solow, économiste américain lauréat du prix Nobel, formulait un constat devenu célèbre : “Vous pouvez voir l’ère informatique partout, sauf dans les statistiques de la productivité.” Quarante ans plus tard, en remplaçant “informatique” par “IA générative”, le paradoxe n’a pas pris une ride. En dépit du bruit médiatique autour de cette technologie depuis plus de trois ans et la sortie de ChatGPT, les résultats tangibles sur l’économie tardent à se concrétiser. Fin février, une gigantesque enquête du National Bureau of Economic Research, menée auprès de 6 000 dirigeants d’entreprises aux Etats-Unis, en Europe et en Australie, concluait que près de neuf entreprises sur dix n’observaient aucun impact perceptible de l’IA générative sur leur emploi ou leur productivité sur les trois dernières années. Le chiffre fait écho à celui du MIT, qui avait défrayé la chronique l’été dernier en affirmant que 95 % des projets associés en entreprise échouaient à délivrer un retour sur investissement.

    Ces derniers mois, L’Express a rencontré plusieurs “grands comptes”, ces sociétés de premier plan de l’Hexagone comme Air France, Total, Axa… Des fleurons du CAC40 dont une partie dispose de bureaux donnant sur la dalle venteuse du quartier d’affaires La Défense. Tous l’admettent : malgré de fortes ambitions et des investissements dépassant parfois les six chiffres, la réalité du terrain est autrement plus modeste. La première difficulté concerne la donnée. L’IA générative repose sur des modèles de langage (LLM), très habiles pour fouiller dans des masses importantes d’informations. Or, si celles-ci sont incomplètes ou éparpillées aux quatre coins de l’entreprise, le résultat sera médiocre. C’est précisément le quotidien de la plupart des grands groupes. Contrairement aux start-up, qui construisent leurs bases de données sur des architectures modernes, ces derniers traînent des décennies de systèmes qui communiquent difficilement, comme un logiciel de comptabilité âgé de 30 ans avec un outil de marketing dernier cri. Les professionnels ont du jargon pour ces problèmes. Les “silos” de données cloisonnées, et le “legacy”, désignant ces systèmes informatiques qui s’empilent depuis plusieurs dizaines d’années.

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    Au sein de la banque LCL, Didier Lellouche, responsable de l’intelligence artificielle, évoque ainsi son “cimetière des POC” : ces preuves de concept, courantes dans les entreprises, qui permettent de tester la technologie sur des cas d’usage. “Dès lors qu’on voulait intégrer un projet d’IA générative dans le système d’information, ça ne marchait plus. Trop compliqué, trop coûteux.” Les tarifs de l’inférence – le fonctionnement de l’IA, facturé par unité de texte appelé token – sont encore trop “opaques” en fonction de leurs besoins, font entendre des interrogés. A Bpifrance, Lionel Chaine, directeur des systèmes d’information de la banque d’investissement, fournit un ratio édifiant : sur 240 tests d’utilisation de l’IA générative, seuls 17 ont finalement été mis en production. “Tout le monde est en train d’apprendre, ajoute-t-il. Et cette fois, malheureusement, on ne peut pas acheter l’expérience des cabinets de conseil afin de nous guider.” Ghislain de Pierrefeu, consultant chez l’un d’eux, le français Wavestone qui a accompagné plusieurs de ces “grands comptes” dans leur transformation, abonde : “Il y a un vrai décalage entre le discours ambiant – l’idée que l’IA générative change le monde – et la réalité des gains. Tout le monde galère.” Un responsable d’une grande entreprise va plus loin : “L’IA générative est survendue.”

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  • En difficulté à Pau, François Bayrou espère décrocher un dernier mandat

    En difficulté à Pau, François Bayrou espère décrocher un dernier mandat

    « Nous aimons Pau » : c’est le nom que François Bayrou a choisi de donner à sa liste lors de ces municipales. Mais les Palois aiment-ils encore François Bayrou ? La réponse sera connue ce dimanche 22 mars au soir. Elle n’est pas évidente. L’ancien Premier ministre, en quête d’un troisième mandat, a récolté 33,8 % au soir du premier tour, soit 12 points de moins qu’en 2020.

    À l’époque, il avait été élu au second tour face au candidat du Parti socialiste avec 55,5 %. Cette fois, le patron du MoDem sera confronté à une triangulaire, de nouveau face à Jérôme Marbot qui a obtenu 26,3 % et à la tête de liste du Rassemblement national, Margaux Taillefer, qui a amassé 16,2 %.

    « Il n’est pas serein »

    Pour se sauver, François Bayrou a dramatisé cette semaine l’élection afin de mobiliser son camp. « Ce qui se joue dimanche est si important que vous seul pouvez nous protéger d’un risque immense qui menace notre ville. Ne croyez pas que j’exagère », a-t-il écrit dans sa profession de foi adressée à tous les Palois.

    L’ancien Premier ministre, si fier de la transformation de la capitale béarnaise qu’il a opérée (il la compare à celle de Bordeaux menée par Alain Juppé) a fusionné sa liste avec celle de Philippe Arraou. Celui qui fut un temps son adjoint avant de prendre ses distances avec lui avait obtenu au premier tour 6,1 %.

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  • Edouard Philippe : après sa victoire au Havre, son plan pour 2027

    Edouard Philippe : après sa victoire au Havre, son plan pour 2027

    Alcool et migraine : la dernière fois, Edouard Philippe eut une gueule de bois telle que la face du monde faillit en être changée. La face de la France, en tout cas. Le 28 juin 2020, il fête sa réélection au Havre sans modération et jusqu’au petit matin. On n’est pas sérieux quand on est Premier ministre. Le lundi matin, il apparaît les traits tendus, la mine pâle, dans les jardins de l’Elysée, où il écoute Emmanuel Macron s’exprimer devant la convention citoyenne pour le climat. Son air brumeux alimente les spéculations : le président lui aurait-il indiqué la voie de la sortie de Matignon ? Non, ce sera seulement le cas quelques jours plus tard.

    22 mars 2026, six ans ont passé, Edouard Philippe peut encore avoir des maux de tête. Le voici vainqueur, un peu moins de 48 % en triangulaire au second tour, et le poids de l’histoire vient de s’abattre sur lui. On est sérieux quand on est candidat à l’élection présidentielle. Et pas n’importe quelle élection présidentielle : l’ombre d’un face-à-face entre Jordan Bardella et Jean-Luc Mélenchon plane, qui effraie des millions d’électeurs. “Plus les rives du canyon sont élevées, plus la pression sera forte au centre”, confiait-il en janvier, avant d’ajouter en souriant : “La pression, je ne la subis pas, je la bois” (décidément !).

    Edouard Philippe largement réélu au Havre.

    © / Mathias Penguilly / L’Express

    Certains attendaient sa mise en bière politique, ils devront patienter. “On le disait mort, finalement il est vivant, se réjouit un fidèle. Ces municipales ferment une parenthèse de six ans. C’est un petit miracle politique : éloigné des Français et des responsabilités pendant toute cette période, il s’est maintenu. Le score du Havre va être un trésor pour la suite.” Edouard Philippe n’a pas seulement remporté son élection, il a gagné son objectif : arriver lancé à la présidentielle. “Très souvent, les hommes politiques eux-mêmes sous-estiment ce que ça signifie de se remettre en campagne”, remarquait-il en remettant le pied dans l’arène.

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    Au cours des dernières semaines, et malgré sa discrétion nationale, il a voulu, au-delà de la Normandie, envoyer deux messages : il est homme de parole, la cohérence est son dada. Puisque son parti, Horizons, s’est engagé à soutenir Christian Estrosi à Nice, il l’a fait jusqu’au bout, même quand Bruno Retailleau a voulu envoyer promener non pas les Anglais, mais le candidat officiellement poussé par LR, Christian Estrosi, tant il était en perdition. Puisque Horizons s’était engagé à soutenir le LR Jean-Philippe Vetter à Strasbourg, le parti s’est désolidarisé du candidat local Pierre Jakubowicz qui a rallié Catherine Trautmann – alors que l’ancienne ministre rocardienne aurait eu toute sa place dans l’arc allant de “la droite conservatrice à la gauche sociale-démocrate” que l’ancien Premier ministre appelle de ses vœux.

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    Edouard Philippe a même enregistré jeudi une vidéo pour soutenir à Paris Rachida Dati – ce qui a estomaqué jusqu’à ses intimes, vu l’absolue détestation que le premier ressent pour la seconde (et réciproquement). Mais voilà : au moment où François Fillon puis David Lisnard s’affichent avec Eric Ciotti, au moment où Nicolas Sarkozy déjeune avec Jordan Bardella – “la poutre travaille”, copyright -, être le candidat de la droite et du centre suppose quelques efforts… En novembre dernier, il avait revu en tête-à-tête Laurent Wauquiez, ce qui ne lui était pas arrivé depuis 2008.

    Enfin les difficultés commencent. La formule qui vient de la gauche (le député de la SFIO, Alexandre Bracke-Desrousseaux, en 1936) ne connaît pas de frontière. Maintenant commence une nouvelle phase. “On va entrer en primaire implicite”, prévient un proche. “Il a un magistère évident sur le pôle qui est le sien, veut croire un ami. Il a pris son risque, les autres ne l’ont pas fait. La pression (toujours elle) sera forte pour ceux qui voudront tenter un coup ou prendre date.”

    Le 12 avril, Edouard Philippe sera le premier responsable politique – et cela l’amuse – à s’exprimer dans l’Adidas Arena dans le XVIIIe arrondissement de Paris (comme l’a indiqué Le Parisien). Surprendre : ce n’est pas exactement le genre de la maison, c’est pourtant l’un des défis qui l’attend. Il espère ensuite imaginer une nouvelle forme de rencontres avec les Français, pour évaluer ses idées et développer le sillon dont il veut faire sa marque de fabrique : être le maire candidat, celui qui prend le pouls du pays au plus près de sa vérité, dans un souci de proximité plus que de com’ – “la nuit de la République” à la Attal, très peu pour lui. Plusieurs formats ont été soumis à son arbitrage. Ses conseillers vont aussi commencer à tester auprès de certains écosystèmes, ONG environnementales, monde du numérique, milieu de l’énergie, les idées du futur candidat.

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    “Si par extraordinaire – je ne suis pas le favori, ce n’est pas moi le favori -, si par extraordinaire, en 2027 j’étais élu président de la République…”, disait-il mercredi 18 mars pendant le débat de l’entre-deux tours sur France 3 Normandie. Il a promis du “massif” sur le fond, il a donc placé la barre haut, suscité une attente qu’il s’agit de ne pas décevoir. Un temps, il s’est interrogé : fallait-il sortir du bois avant l’été ? Il ne veut surtout pas se tromper de rythme, la question du timing l’a toujours obsédé. Traîner n’est plus une option, accélérer ne peut pas être une fuite en avant. “Il court un marathon depuis 2020, constate un ami. Quand tu accélères, tu ne dois pas te planter. La cloche n’a pas sonné.” La cloche, non, le coup de sifflet qui donne le coup d’envoi, oui.

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  • Projet « Terafab » : Elon Musk va fabriquer ses propres puces pour IA

    Projet « Terafab » : Elon Musk va fabriquer ses propres puces pour IA

    Elon Musk a annoncé samedi un projet visant à fabriquer des puces pour l’intelligence artificielle, la robotique et les centres de données dans l’espace, dernier projet en date lancé par l’homme le plus riche du monde.

    Le « Terafab », une installation de fabrication située près d’Austin, au Texas, aura pour objectif de produire un térawatt de puissance de calcul par an, a déclaré Elon Musk. Un térawatt équivaut à mille milliards de watts. Cela représente légèrement moins que la capacité totale de production d’électricité des États-Unis, selon un groupe industriel.

    Le milliardaire américain a indiqué que le projet serait mené conjointement par son entreprise de véhicules électriques Tesla et sa société spatiale SpaceX. Il n’a pas révélé le montant de l’investissement initial. Des précédents rapports des médias américains l’estiment entre 20 et 25 milliards de dollars.

    Elon Musk, qui n’a pas d’expérience préalable dans le secteur des semi-conducteurs, a déclaré que Terafab était nécessaire car la demande en puissance de calcul de Tesla et SpaceX devrait largement dépasser celle des fournisseurs mondiaux de puces.

    « Nous sommes très reconnaissants envers notre chaîne d’approvisionnement actuelle, notamment Samsung, TSMC, Micron et d’autres… mais il existe un rythme maximal auquel ils sont prêts à se développer », a-t-il déclaré.

    « Ce rythme est bien inférieur à ce que nous souhaiterions… et nous avons besoin de ces puces, donc nous allons construire Terafab », a poursuivi l’entrepreneur.

    À terme, le projet vise à produire des puces capables de soutenir entre 100 et 200 gigawatts de puissance de calcul sur Terre, et un térawatt dans l’espace.

    Elon Musk n’a pas donné de calendrier pour la production de Terafab, et il a déjà, par le passé, promis des résultats ambitieux pour d’autres projets dans des délais serrés. Il a ajouté que Terafab contribuerait à faire de l’humanité une « civilisation galactique », capable d’exploiter les ressources d’autres planètes et étoiles.

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  • Brigitte Macron à Washington, pas de Croisette pour Léa Salamé… Nos informations confidentielles de la semaine

    Brigitte Macron à Washington, pas de Croisette pour Léa Salamé… Nos informations confidentielles de la semaine

    Brigitte Macron, de Washington à Bordeaux

    Semaine bien remplie pour Brigitte Macron. La première dame se rend à la Maison-Blanche à l’invitation de Melania Trump, pour participer au sommet inaugural de la coalition Fostering the Future Together (Construisons l’avenir ensemble). Cette coalition est une initiative portée par l’épouse de Donald Trump. Mercredi, elle réunit plusieurs dizaines de conjoints de chefs d’État ou de gouvernement engagés pour soutenir et améliorer le bien-être des enfants à l’ère numérique. Brigitte Macron fera partie des personnalités invitées à prendre la parole au cours de cette réunion à Washington.

    À son retour des États-Unis, l’épouse d’Emmanuel Macron inaugurera également à Bordeaux son 7e campus Live (l’Institut des vocations pour l’emploi). Depuis l’ouverture du premier campus en 2019 à Clichy-sous-Bois, plus de 2.600 personnes de plus de 25 ans, sans emploi ni formation, ont été accompagnées. 80 % des personnes passées par Live ont trouvé un emploi ou une formation. Brigitte Macron préside l’institut et anime dans chaque campus des cours de littérature et culture générale. Les autres campus, outre Clichy-sous-Bois : Valence, Roubaix, Marseille, Reims et Le Havre.

    Les cibles du RN

    L’œil déjà rivé sur le calendrier parlementaire, Marine Le Pen a repéré les débats qui permettront au RN d’imposer ses marqueurs politiques : la Nouvelle-Calédonie, l’impact de la guerre en Iran sur le coût de l’énergie et, surtout, un vote disputé sur le projet de loi dit de simplification, auquel a été adjointe, contre l’avis du gouvernement, la suppression des zones à faible émission. « Sans nos voix, ce texte ne passe pas, et on sera gourmands, prévient un proche de la leader nationaliste. Sur ce sujet, on peut être jusqu’au-boutiste. »

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  • Guerre au Moyen-Orient : l’Iran annonce des dégâts sur ses infrastructures d’eau et d’énergie

    Guerre au Moyen-Orient : l’Iran annonce des dégâts sur ses infrastructures d’eau et d’énergie

    Les infrastructures iraniennes en matière d’eau et d’énergie ont subi d’importants dégâts à la suite des frappes américano-israéliennes, a affirmé dimanche le ministre de l’Énergie à Téhéran.

    « Les infrastructures vitales du pays en matière d’eau et d’électricité ont subi de lourds dommages à la suite d’attaques terroristes et cybernétiques menées par les États-Unis et le régime sioniste », a déclaré Abbas Aliabadi, cité par l’agence de presse Isna.

    Samedi soir, le président américain Donald Trump a menacé de frapper les centrales électriques iraniennes si Téhéran ne rouvrait pas le détroit stratégique d’Ormuz dans un délai de 48 heures. En réponse aux déclarations de Donald Trump, l’Iran a menacé de viser des infrastructures énergétiques et des installations de dessalement dans l’ensemble de la région.

    Pour rappel, Israël et les États-Unis ont lancé une offensive d’envergure contre l’Iran le 28 février, tuant le guide suprême de la République islamique et déclenchant une guerre qui s’est depuis étendue à l’ensemble du Moyen-Orient.

    Le trafic dans ce détroit vital, par lequel transite 20 % du pétrole mondial, est quasiment à l’arrêt depuis le début de la guerre. Les forces iraniennes ont attaqué plusieurs navires, affirmant qu’ils n’avaient pas respecté les « avertissements » les dissuadant d’emprunter cette voie maritime.

    Ces derniers jours, Téhéran a toutefois autorisé le passage de certains bateaux en provenance de pays qu’il considère comme amis, tout en avertissant qu’il bloquerait ceux issus de pays qu’il accuse d’avoir pris part à « l’agression » contre lui.

    L’OMS s’inquiète de l’évolution du conflit
    La guerre au Moyen-Orient est entrée dans une « phase périlleuse » avec des frappes près de sites nucléaires en Iran et en Israël, a averti dimanche l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
    « Les attaques visant des sites nucléaires constituent une menace croissante pour la santé publique et la sécurité environnementale », a affirmé sur la plateforme X le directeur de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, qui a appelé « urgemment toutes les parties à faire preuve de la plus grande retenue militaire et à éviter toute action susceptible de déclencher des incidents nucléaires ».

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