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  • Assassinat de Mehdi Kessaci: dix personnes interpellées dans le sud de la France

    Assassinat de Mehdi Kessaci: dix personnes interpellées dans le sud de la France

    Ces dix personnes ont été interpellées ce lundi 23 mars au matin. Elles ont été placées en garde à vue pour “assassinat en bande organisée” et “association de malfaiteurs”.

    Dix personnes ont été interpellées ce lundi 23 mars dans le cadre de l’assassinat de Mehdi Kessaci, le frère d’Amine Kessaci, à Marseille, a appris BFMTV d’une source proche de l’enquête, confirmant une information du Parisien.

    Toutes ces interpellations ont été menées ce lundi matin dans le département de l’Hérault et à Marseille. Il s’agit notamment de personnes qui ont assuré la logistique du commando. Elles sont toutes actuellement en garde à vue pour “assassinat en bande organisée” et “association de malfaiteurs”.

    Mehdi Kessaci, 20 ans, avait été tué par balle le jeudi 13 novembre en pleine rue dans la cité phocéenne, cinq ans après la mort barbare de son grand frère en 2020. Le drame avait suscité une onde de choc à Marseille, et la piste d’un “assassinat d’avertissement”, était celle privilégiée par le procureur de la République de Marseille, Nicolas Bessone.

    “On doit tenir pour eux”

    Quelques jours après le drame, le parquet de Paris et la juridiction nationale de la lutte contre la criminalité (Junalco) avaient annoncé se saisir de l’enquête ouverte après l’assassinat du frère du militant ant-narcotrafic Amine Kessaci.

    Que sait-on de l’assassinat du frère d’un militant anti-narcotrafic à Marseille?

    2:57

    Cette enquête est ouverte pour “meurtre en bande organisée avec préméditation”, “associations de malfaiteurs en vue de commettre un crime en bande organisée”, “destruction par moyens dangereux en bande organisée”, “vol en bande organisée” et “recel en bande organisée”.

    Amine Kessaci s’était longuement exprimé sur BFMTV/RMC après l’assassinat de son frère, et avait appelé la France à “se lever” pour “porter ce combat” qu’est la lutte contre le narcotrafic. “Je suis debout, je suis là, et rien que pour ça, pour Mehdi, pour toutes ces victimes… On doit tenir pour eux”, avait déclaré le jeune homme, placé sous protection policière.

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  • EN DIRECT, mort de Lionel Jospin : suivez les réactions à gauche et à droite après la disparition de l’ancien premier ministre

    EN DIRECT, mort de Lionel Jospin : suivez les réactions à gauche et à droite après la disparition de l’ancien premier ministre

    « J’assume pleinement la responsabilité de cet échec et j’en tire les conclusions en me retirant de la vie politique », annonçait Lionel Jospin le 21 avril 2002

    Dimanche 21 avril 2002. Lionel Jospin, livide, s’exprime devant une France tout aussi hébétée que lui. Tout juste éliminé dès le premier tour de l’élection présidentielle au profit de Jean-Marie Le Pen, il se retire de la vie politique et devient le visage de la désillusion de la gauche.

    Depuis des semaines, les sondages testent son futur duel avec le président de droite sortant Jacques Chirac. Le premier ministre socialiste parviendra-t-il à le déloger de l’Elysée ? Cette question n’est pas tranchée, mais sa présence au second tour est acquise aux yeux de tous.

    Quelques jours avant le 21 avril, Lionel Jospin est questionné par un journaliste de télévision qui lui demande, juste comme ça, d’imaginer « une minute » qu’il ne passe pas au deuxième tour : pour qui voterait-il alors ? Le socialiste est pris d’un grand éclat de rire. « J’ai une imagination normale, mais tempérée par la raison quand même », dit-il, « ça me paraît assez peu vraisemblable hein, donc on peut passer à la question suivante ».

    Les dernières enquêtes d’opinion rapportent certes une montée de Jean-Marie Le Pen, le patron du Front national. Des médias soulignent que l’outsider commence à rêver du second tour, fort de la « banalisation » de l’extrême droite. Mais la marche paraît très haute. Depuis 1969, la gauche participe toujours au second tour de l’élection présidentielle.

    A moins d’une heure de l’annonce des résultats, les premières estimations donnent le Front national deuxième. A la télévision, des présentateurs fébriles conseillent aux téléspectateurs de se préparer à une « surprise ». A 20 heures, l’annonce des résultats sonne la France. Jacques Chirac affrontera Jean-Marie Le Pen.

    Il faut attendre 22 h 30 pour que le candidat malheureux prenne la parole. « Le résultat du premier tour de l’élection présidentielle, qui vient de tomber, est comme un coup de tonnerre », dit Lionel Jospin, estimant que l’extrême droite au second tour « est un signe très inquiétant pour la France et pour notre démocratie ». « Au-delà de la démagogie de la droite et de la dispersion de la gauche, qui ont rendu possible cette situation, j’assume pleinement la responsabilité de cet échec et j’en tire les conclusions en me retirant de la vie politique », annonce le candidat, visiblement ému.

    Son discours met fin à trente ans d’une carrière tournée toute entière vers le pouvoir. Mais le séisme du 21 avril le dépasse largement. L’extrême droite au second tour est désormais une réelle possibilité, une leçon formatrice pour le Front national, qui deviendra plus tard Rassemblement national.

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  • Guerre au Moyen-Orient : les tirs de l’Iran vers la base de Diego Garcia, preuve d’une menace «très relative» contre l’Europe

    Guerre au Moyen-Orient : les tirs de l’Iran vers la base de Diego Garcia, preuve d’une menace «très relative» contre l’Europe

    ENTRETIEN – En tentant de frapper la base américano-britannique, Téhéran a démontré qu’elle dispose a priori des capacités à frapper des cibles à 4000 kilomètres de son territoire. Le chercheur Étienne Marcuz décrypte la menace représentent ces tirs ratés pour le Vieux Continent.

    La République islamique a tenté, vendredi, de frapper sans succès la base américano-britannique de Diego Garcia, située en plein milieu de l’océan Indien, à 4000 kilomètres de son territoire, selon plusieurs sources officielles qui se sont exprimées auprès de l’AFP et du Wall Street Journal. Les deux missiles balistiques utilisés n’ont pas atteint leur cible.

    Si ces tirs démontrent que l’Iran dispose a priori des capacités à frapper des cibles aussi loin, cette menace reste «très relative» pour l’Europe, qui dispose à dessein de systèmes de défense, estime Étienne Marcuz, chercheur associé à la Fondation pour la Recherche Stratégique (FRS) et spécialiste des armements stratégiques.


    LE FIGARO. – En 2018, le Guide suprême Ali Khamenei, tué dans les frappes israéliennes le 28 février dernier, avait limité la portée des missiles iraniens à environ 2000 kilomètres. Si, selon des déclarations officielles, ce moratoire a été levé en octobre 2025, des doutes persistaient sur les capacités de la République…

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  • Face à la crise du petit commerce, la piste de l’encadrement des loyers

    Face à la crise du petit commerce, la piste de l’encadrement des loyers

    Après avoir examiné les comptes d’exploitation de ses huit magasins de chaussures dans les Hauts-de-France (Lille, Arras, Hazebrouck…) au début de l’année, Romain Flandrin a pris une décision difficile. En juin, il baissera définitivement le rideau de sa boutique de Nœux-les-Mines (Pas-de-Calais) que sa famille avait ouverte, il y a vingt-cinq ans, dans cette commune de plus de 10 000 habitants à côté de Béthune.

    « Le centre-ville n’attire plus. Les commerces de la rue principale ont fermé les uns après les autres. Les vêtements, la maroquinerie, l’agence de voyages… Et maintenant, le dernier chausseur disparaîtra », témoigne-t-il. Tout autour de son magasin de 150 mètres carrés, exploité sous la franchise Arbell Chaussures, « il reste surtout des établissements bancaires, et des petits commerces de nourriture ultrarapide à emporter ».

    « Trop de charges, trop peu de passage, mis bout à bout, ça ne tient plus », résume le trentenaire et quatrième génération à la tête de l’entreprise familiale de commerce indépendant fondée il y a cinquante ans. Ses huit boutiques ont perdu entre 10 et 20 % de leur chiffre d’affaires depuis la pandémie de Covid-19, avec la crise du pouvoir d’achat, les changements de consommation, l’essor de l’e-commerce (les Français ont dépensé près de 200 milliards d’euros sur Internet en 2025, selon la Fédération de l’e-commerce et de la vente à distance, contre environ 65 milliards dix ans plus tôt) et, désormais, la guerre au Moyen-Orient. Dans le même temps ses charges n’ont fait qu’augmenter. « Electricité, box Internet, cotisations en tout genre, énumère le commerçant. Quand j’ouvre mon magasin, je sais ce que la journée va me coûter, mais pas combien je vais gagner. »

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  • Mort de Lionel Jospin : son vrai legs inattendu à la politique française

    Mort de Lionel Jospin : son vrai legs inattendu à la politique française

    Lionel Jospin, mort ce dimanche 22 mars à 88 ans, fut un vrai homme de gauche, il venait même de plus loin encore, trotskiste dans sa jeunesse. Le si courant procès de droitisation ne lui fut point intenté. Mais l’un de ses legs majeurs lui vaut aujourd’hui encore d’être critiqué par son camp. Est-ce ainsi que l’on s’élève, au-dessus des siens et au nom des institutions ?

    A cette époque, il est Premier ministre, arrivé au pouvoir après une dissolution abracadabrantesque de Jacques Chirac. Lionel Jospin se croit en position de force à l’approche de l’élection présidentielle de 2002. Il a réussi, contre la volonté initiale du président et avec la complicité de Valéry Giscard d’Estaing, à imposer le quinquennat. Un référendum a validé le projet. Ce mandat présidentiel de cinq ans peut être contesté, de fait il modifie les équilibres.

    LIRE AUSSI : Mort de Lionel Jospin, son premier portrait dans L’Express : “Un homme tendre qui ne sait pas sourire sur commande”

    Mais là n’est pas le legs qu’il laisse au pays au risque de heurter son propre camp. Le 26 novembre 2000, à Grenoble, le chef du gouvernement intervient devant ses troupes socialistes, lors d’un congrès du parti. “Ce qu’il nous faut souhaiter, c’est que le printemps 2002, celui des grands rendez-vous démocratiques dans lesquels le peuple s’exprime et tranche, ne soit pas un printemps de la confusion et des choix de convenance, mais un printemps de la clarté. La portée de chaque élection dans notre vie nationale doit être respectée et le déroulement des deux doit pouvoir se faire de façon ordonnée et digne. C’est pourquoi le débat qui s’engage est légitime et doit conduire les uns et les autres, y compris nous-mêmes, à se déterminer le moment venu. Par cette attitude de vérité, nous contribuons, je l’espère, à la réhabilitation du politique.”

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  • Tout comprendre à la chute de l’or, qui vient d’atteindre son plus bas niveau de 2026

    Tout comprendre à la chute de l’or, qui vient d’atteindre son plus bas niveau de 2026

    Les faits. L’or atteint son plus bas niveau de 2026. Le cours du métal jaune reculait de 2,26 % à 4 405,96 dollars vers 12 h 30 à Paris, après avoir perdu plus de 8,46 % ce lundi 23 mars, selon l’AFP. Il prolonge ainsi ses pertes pour la neuvième séance consécutive et efface ses gains depuis le début de l’année.

    La chute de l’or a déjà été particulièrement marquée la semaine dernière, avec un plongeon de plus de 10 %, sa pire performance hebdomadaire depuis février 1983. Il a par ailleurs reculé de plus de 20 % par rapport à son record de 5 594,82 dollars l’once, atteint le 29 janvier.

    Pourquoi cette chute ? L’escalade du conflit au Moyen-Orient, avec la fermeture du détroit d’Ormuz maintenant le prix du pétrole à des niveaux élevés, a ravivé les craintes inflationnistes et renforcé les anticipations d’une hausse des taux d’intérêt à l’échelle mondiale.

    Les cours des métaux ont brusquement dévissé après les avertissements successifs sur l’inflation de la Fed mercredi, puis de la Banque d’Angleterre ou encore de la Banque centrale européenne jeudi, à l’occasion de leurs annonces de politique monétaire.

    « Alors que le conflit iranien entre dans sa quatrième semaine et que les prix du pétrole oscillent autour de 100 dollars, les anticipations sont passées de baisses de taux à des hausses potentielles, ce qui a terni l’attrait de l’or du point de vue du rendement », a déclaré Tim Waterer, analyste chez KCM Trade.

    « La forte liquidité de l’or semble lui nuire en cette période d’aversion au risque. Les baisses sur les marchés boursiers conduisent à la liquidation de positions sur l’or pour couvrir les appels de marge sur d’autres actifs », a-t-il ajouté.

    Si la hausse des prix tend généralement à renforcer l’attrait de l’or en tant que valeur refuge, les taux d’intérêt élevés freinent la demande pour cet actif qui n’offre aucun rendement.

    Quelles valeurs cela favorise-t-il ?  Ces perspectives favorisent les obligations et le dollar, valeurs refuges concurrentes. « En période de tensions, la liquidité disponible en dollars et en bons du Trésor américain est bien plus attrayante que toute couverture théorique contre l’inflation offerte par les métaux précieux », analyse Chris Beauchamp, d’IG.

    « Le dollar prospère dans ce type de configuration » où les taux d’emprunts montent et la liquidité se fait rare, car il devient « indispensable » pour les investisseurs afin de couvrir leurs pertes ailleurs, par exemple, selon Stephen Innes, de SPI AM.

    Quel impact sur la demande d’or ?  Par ailleurs, « le Moyen-Orient – Dubaï en particulier – est une région clé pour le commerce de l’or », et « le conflit à ses portes aura probablement un impact sur la demande locale d’or », rappelle Carsten Fritsch, analyste chez Commerzbank.

    Avec environ 270 tonnes en bijoux, barres et pièces achetées l’année dernière par des particuliers, le Moyen-Orient représentait un peu moins de 10 % de la demande privée d’or dans le monde, soit davantage que celle des États-Unis ou de l’Europe, d’après des calculs de l’AFP basés sur des chiffres du Conseil mondial de l’or.

    Quid des autres métaux ? Les autres métaux précieux sont également pénalisés. L’argent, qui a perdu plus de 14 % de sa valeur la semaine dernière, recule de plus de 8 % à 62,37 dollars l’once. Le platine cède 7,8 % à 1 765,5 dollars et le palladium 4 % à 1 346,48 dollars.

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  • Start-up : EU Inc, le 28e régime qui en cache vingt-sept ?

    Start-up : EU Inc, le 28e régime qui en cache vingt-sept ?

    Va-t-il mettre fin à l’hémorragie ? Depuis quelques années, l’Europe planche sur un “28e régime”. Un statut continental qui permettrait à ses entreprises d’attaquer le marché unique plus facilement. Primo, pour éviter que les meilleures pépites filent vers les Etats-Unis. Deuzio, afin qu’elles s’épargnent des millions d’euros de frais de conformité pour naviguer d’un des 27 pays vers les autres. Dégradant, une fois de plus, leur compétitivité face à leurs rivales américaines ou chinoises.

    Dopé par les alertes de Mario Draghi ou d’Enrico Letta, ce serpent de mer a enfin trouvé la surface : EU Inc est né la semaine dernière. Il obtient le nom de ses principaux promoteurs : un vaste mouvement rassemblant des start-ups comme Lovable, Stripe, Revolut, DeepL ou en France Blablacar, ainsi que leurs lobbys nationaux. Il récupère, aussi, une partie de leurs aspirations : création rapide (48 heures) pour une centaine d’euros maximum, en ligne, sans capital minimum, avec une procédure d’insolvabilité simplifiée ou encore des stock-options taxées uniquement à la vente.

    LIRE AUSSI : Un statut européen pour les entreprises : cette mini-révolution qui vient

    Mais pas toutes. Le mouvement à l’origine de EU Inc s’en est ému avant même l’opération de communication de la Commission européenne, en milieu de semaine dernière. La proposition “échoue à atteindre son objectif principal : créer une véritable norme unique à travers l’Europe qui garantisse une sécurité juridique à nos start-up”, commentait-il. Le maillon faible : l’inexistence d’une cour de justice permettant de traiter les litiges survenus avec une EU Inc. C’est le point fort de la société la plus connue au monde, celle du petit Etat du Delaware, aux Etats-Unis. EU Inc n’est toujours pas un vrai 28e régime. Il s’appuie encore sur 27 systèmes nationaux, 27 cultures juridiques et, dans la pratique, 27 versions possibles”, a critiqué jeudi Lucien Burm, président d’une association de start-up néerlandaises, sur le réseau social LinkedIn.

    Le spectre du flop de 2004

    Cet argument n’est pas à prendre à la légère : une meilleure harmonisation juridique a tendance à rassurer les capitaux-risqueurs, qui placent alors plus d’argent sur la table. Il s’agit d’une des limites du développement des start-up en Europe, notamment quand elles touchent aux innovations gourmandes en capital, comme l’intelligence artificielle, les semi-conducteurs et le matériel (hardware) de manière générale. D’ailleurs, au-delà du 28e régime réglementaire, les patrons de start-up régulièrement interrogés par L’Express rêvent d’un marché de capitaux unifié, ou d’une commande publique européenne plus dynamique. Le nerf de la guerre.

    LIRE AUSSI : Mario Draghi, l’homme que nous devrions écouter : dans la fabrique d’un “super pompier” européen

    EU Inc avance malgré tout dans le bon sens, et pourrait être peaufiné, la proposition étant transmise au Parlement pour une adoption définitive espérée en fin d’année. L’économiste espagnol Luis Garicano, professeur à la London School of Economics, plaide pour un meilleur ciblage des jeunes entreprises indépendantes, non cotées, à vocation transfrontalière. D’une part car EU Inc pourrait alors être plus ambitieux : “Création d’un vrai registre européen, de documents standardisés pour le capital-risque, des classes d’actions uniformes et un guichet unique pour la TVA…” liste-t-il dans sa newsletter Silicon Continent. Pourquoi pas plus encore. L’objectif : éviter l’effet coquille vide ou “boîte aux lettres” donnant lieu à de l’évasion fiscale ou du dumping social. Des craintes actuellement dénoncées par les syndicats de travailleurs, et qui est un casse-tête pour Bruxelles. “Un 28e régime ouvert à toutes les entreprises est la certitude que chaque Etat membre craindra la cannibalisation de son propre ordre juridique et social et s’efforcera de tuer les éléments importants du texte”, remarque Garicano. Le spectre du flop, à l’instar de la Société européenne (Societas Europaea), lancée en 2004, est l’autre scénario redouté. Car l’Europe, dans le contexte actuel, ne peut plus se le permettre.

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  • Bugs, pannes, données détruites : le grand flou pour s’assurer contre les erreurs de l’IA

    Bugs, pannes, données détruites : le grand flou pour s’assurer contre les erreurs de l’IA

    En décembre 2025, des ingénieurs d’Amazon confient à Kiro, leur assistant de code maison lancé quelques mois plus tôt, une mission banale de correction de bug mineur dans AWS Cost Explorer. Kiro dispose des mêmes droits d’accès qu’un développeur humain de niveau opérateur. Il prend une décision que nul humain n’aurait prise : supprimer l’environnement de production entier et le reconstruire à partir de zéro. Treize heures de panne s’ensuivent en Asie. La réponse officielle d’Amazon à la presse est sans ambiguïté : l’erreur provient d’un utilisateur du fait d’une mauvaise configuration des droits d’accès, ce n’est pas la faute de l’IA. Cette position reflète la doctrine que les fournisseurs d’agents autonomes inscrivent dans leurs contrats.

    Le cas Amazon n’est pas isolé. Jason Lemkin, fondateur de la conférence SaaStr, a documenté comment son assistant de code Replit a supprimé sa base de données de production en juillet 2025, malgré des instructions explicites de ne pas y toucher. L’agent a ensuite reconnu une erreur de jugement catastrophique. La profusion de ces incidents dessine un schéma appelé à se reproduire. Un agent doté de permissions larges et d’un objectif mal cadré produit des dégâts que personne n’avait autorisés.

    La question du “Qui paie ?” est tranchée contractuellement avant même que le dommage survienne, et elle l’est systématiquement en défaveur de l’entreprise qui a déployé l’outil. Les conditions d’utilisation d’OpenAI plafonnent la responsabilité du fournisseur au montant payé au cours des douze mois précédant l’incident ou à 100 dollars pour un usage individuel. Anthropic pousse cette logique encore plus loin : le client s’engage à l’indemniser pour toute réclamation liée à ses services, sans plafond sur cette obligation. Une étude récente de la Stanford Law School portant sur les contrats des principaux fournisseurs d’IA établit que 88 % d’entre eux minorent leur propre responsabilité, contre 81 % pour les fournisseurs de logiciels. La patate chaude descend en cascade du fournisseur de modèle fondamental jusqu’à l’utilisateur final.

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  • “Le baiser des insoumis s’est transformé en baiser du diable” : les municipales vues de l’étranger

    “Le baiser des insoumis s’est transformé en baiser du diable” : les municipales vues de l’étranger

    Au lendemain des élections municipales, les médias étrangers ont chacun leur vainqueur. Portés par la victoire parisienne, mais aussi celles à Lyon et Marseille, les socialistes sont mis à l’honneur par la BBC. “Les socialistes français se maintiennent au pouvoir dans les grandes villes, un coup de pouce électoral pour la gauche traditionnelle”, titre le média britannique. À l’inverse, pour le quotidien belge Le Soir, “c’est la droite qui s’en sort le moins mal”, malgré son “échec cuisant dans la capitale”.

    Mais c’est Le Temps qui dépeint le mieux la situation, titrant sur “une France écartelée”. “Si cet éclatement des résultats permet à chacun de voir midi à sa porte, il peut aussi suggérer une analyse supplémentaire : la population française, agitée par des débats de plus en plus clivants, semble de plus en plus se couper en quatre parts (si ce n’est plus) irréconciliables et bien définies”, analyse le quotidien suisse ce lundi matin, qui souhaite même “bonne chance” au successeur d’Emmanuel Macron en 2027 “pour gouverner un attelage si divergent”.

    Les ardeurs du RN et de LFI “refroidies”

    Dans ces élections municipales, la presse internationale a surtout porté ses yeux sur la capitale. “Dans un paysage politique très fragmenté, il y a une règle qui semble inébranlable en France : le Parti socialiste tient les rênes de la Mairie de Paris”, pour les Espagnols d’ABC quand, pour la BBC, Rachida Dati “s’est avérée être une candidate qui divise, et son procès imminent pour corruption aura influencé certains électeurs contre elle”.

    LIRE AUSSI : Municipales à Paris : plus qu’une défaite politique, la déroute personnelle de Rachida Dati

    Mais la BBC estime surtout que cette victoire met en exergue “l’échec des alliances entre la gauche traditionnelle et LFI” alors que les listes d’union gauche/LFI ont été défaites à Clermont-Ferrand et à Brest. “Le baiser des insoumis s’est aussi transformé en baiser du diable pour les Verts à Strasbourg”, note Le Soir, alors que la maire sortante écologiste, Jeanne Barseghian, a perdu son mandat malgré son accord avec La France insoumise. Seule exception : la ville de Lyon est considérée comme “un cas à part, parce que le challenger de droite, l’homme d’affaires Jean-Michel Aulas, a mené une mauvaise campagne”. Seule, LFI remporte “des victoires de premier ordre” selon Die Welt, avec le succès de Saint-Denis et de Roubaix. Insuffisant pour le journal allemand qui estime que “dans un discours peu enthousiaste, Manuel Bompard, chef du parti LFI, a tenté d’embellir les résultats”.

    Dans son numéro dominical, The Times n’hésite pas à mettre en parallèle les résultats de La France insoumise avec ceux du Rassemblement national. “Dans l’ensemble, les résultats ont été mitigés pour le Rassemblement national d’extrême droite et le parti de gauche radicale La France insoumise, estime le journal britannique. Les deux ont enregistré quelques avancées, mais n’ont pas réussi à réaliser de percées décisives à l’échelle nationale.” Même son de cloche dans les colonnes du Soir : “Alors que l’extrême droite et la France insoumise avaient bombé le torse la semaine dernière, elles ont vu leurs ardeurs refroidies”.

    “Répétition générale”

    D’une manière générale, le Rassemblement national ne sort pas vainqueur de ces élections pour la presse étrangère. “Mitigés” pour le New York Times, ses résultats sont “en demi-teinte” pour ABC qui pointe que, malgré la victoire d’Éric Ciotti à Nice, “le Rassemblement national a essuyé plusieurs défaites cuisantes, notamment sur son terrain, dans le sud-est de la France”. Pour El Pais, les défaites de Laure Lavalette à Toulon et Julien Sanchez à Nîmes “sont un coup porté à l’extrême droite dans sa manœuvre pour obtenir des mairies de la côte méditerranéenne”.

    LIRE AUSSI : Municipales : pourquoi il faut se méfier des leçons trop rapides pour la présidentielle

    Mais le grand absent est le camp macroniste. “Les victoires au Havre et à Bordeaux ont été deux des rares nouvelles positives pour les macronistes”, souligne ABC, qui pointe la faible implantation locale de la majorité depuis 2017. “Même l’ancien ministre François Bayrou a perdu à Pau, près du Pays basque”, remarque le média espagnol. Pour Le Temps, le journaliste Paul Ackermann a des mots forts : “On notera d’ailleurs qu’une famille politique n’existe plus dans ce paysage : celle du président actuel, le Macronisme.” Seul Édouard Philippe sort son épingle du jeu et apparaît comme un candidat sérieux pour 2027.

    À un an de la présidentielle, les municipales apparaissent comme une “répétition générale”, comme le titre le quotidien italien La Repubblica. Si ces élections ne permettent pas “de tirer des conclusions directes sur le vainqueur de l’élection présidentielle d’avril 2027” pour Die Welt, elles donnent des indications sur les alliances possibles, selon le journal allemand. Au Royaume-Uni, la BBC pointe la victoire des “partis traditionnels” sur les candidats “des extrêmes” mais s’inquiète : “que se passe-t-il si – dans un second tour présidentiel – il y a deux candidats des extrêmes ?”.

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  • Gabriel Attal, la positive attitude malgré les miettes aux municipales

    Gabriel Attal, la positive attitude malgré les miettes aux municipales

    Gabriel Attal, “la femme sans âge”. N’y voyez rien de personnel, c’est une image. L’une des plus célèbres illusions d’optique où se confondent, sur la même esquisse, une élégante jeune femme et une vieille dame rabougrie. Tout dépend, alors, de ce que vous voulez y voir… Après le second tour de ces élections municipales, à quoi ressemble le bilan du parti présidentiel ? À la princesse, ou à la sorcière ? Gabriel Attal voit ce qu’il veut voir. À la tribune, tout sourire, il se félicite d’avoir renforcé l’implantation territoriale de son parti en ayant “doublé son nombre d’élus locaux partout en France”. Et, pour la première fois de sa (courte) histoire, Renaissance est même parvenu à conquérir deux villes de plus de 100 000 habitants : Bordeaux et Annecy, grâce aux listes menées par les anciens ministres Thomas Cazenave et Antoine Armand.

    De fait, Renaissance, lors de ces élections municipales, partait de presque rien. Il y a six ans, une mauvaise préparation et un manque criant de savoir-faire politique avaient engendré une piteuse campagne pour le camp d’Emmanuel Macron. “Contrairement à d’autres majorités par le passé, nous n’avons pas pu bénéficier d’une dynamique grâce au cumul des mandats. Et en 2020, nos députés, qui étaient les plus connus sur le terrain, ne voulaient pas y aller”, analyse Franck Riester, secrétaire général délégué aux élections, élu maire de Coulommiers au premier tour la semaine dernière.

    LIRE AUSSI : Edouard Philippe : après sa victoire au Havre, son plan pour 2027

    Éviter que Renaissance rime avec déconfiture et Attal avec défaite. L’ex de Matignon, qui a pris les rênes du mouvement en décembre 2024, a fait le choix de placer, dans la plupart des grandes villes, des colistiers en position éligible chez des candidats d’autres partis plus implantés, plutôt que de parier sur des têtes de liste estampillées Renaissance. Il faut dire que l’étiquette, pour ne pas dire le criard “tampon macroniste” – qui ne s’est jamais effrité, au grand dam de Gabriel Attal – n’était pas gage de bons résultats. La popularité du président de la République n’a pas aidé les candidats Renaissance à convaincre dans cette campagne où le national s’est largement introduit dans les débats. “Demandez donc aux candidats comment ils l’ont vécu, ça ne met pas beaucoup de vent dans les voiles”, glisse en petit comité le secrétaire général du parti. Toujours est-il qu’après neuf années au pouvoir, le bilan du parti présidentiel reste famélique. Symbolique d’un décennat qui a démarré bien tôt son crépuscule.

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