Author: admin

  • Hausse du prix du gazole : mobilisation des routiers à partir de samedi, malgré les annonces du gouvernement

    Hausse du prix du gazole : mobilisation des routiers à partir de samedi, malgré les annonces du gouvernement

    Vingt centimes par litre de rabais annoncés ne semblent pas suffire à calmer l’inquiétude et la colère des camionneurs face à la flambée du prix du gazole. L’Organisation des transporteurs routiers européens (OTRE), syndicat patronal représentant les PME et TPE françaises du secteur a décidé de maintenir la mobilisation prévue dans plusieurs régions à partir du samedi 28 mars, malgré les annonces du gouvernement, présentées vendredi, et visant à atténuer les conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient.

    « Aucune action ne sera levée », a expliqué Jean-Marc Rivera, délégué général de l’OTRE, vendredi soir sur BFM-TV, commentant les mesures présentées, à savoir un coup de pouce à hauteur de 50 millions d’euros pour les TPE et PME en difficulté économique, qui recevront donc l’équivalent de 20 centimes d’euros par litre de carburant. Dès samedi, des actions doivent avoir lieu en Auvergne-Rhônes-Alpes, à Lyon et Clermont-Ferrand. En Ile-de-France, une opération escargot est prévue lundi sur le périphérique parisien dès 9 heures. D’autres manifestations sont annoncées les jours suivants, dans les Pays de la Loire, en Nouvelle-Aquitaine, en Occitanie et enfin en PACA, où la Fédération nationale des transports routiers (FNTR), autre organisation professionnelle-clé, se joindra au mouvement de contestation.

    Il vous reste 75.24% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

    Source link

  • Au Népal, l’ancien premier ministre Sharma Oli arrêté pour la répression meurtrière des manifestations de septembre

    Au Népal, l’ancien premier ministre Sharma Oli arrêté pour la répression meurtrière des manifestations de septembre

    L’ancien premier ministre du Népal, Sharma Oli, a été arrêté, samedi 28 mars matin, avec son ancien ministre de l’intérieur, Ramesh Lekhak, pour leur implication supposée dans la répression meurtrière des manifestations de septembre 2025, qui les ont chassés du pouvoir. « La procédure se poursuivra conformément à la loi », a déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) un porte-parole de la police de Katmandou.

    Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Au Népal, le premier ministre démissionne après des manifestations de la jeunesse réprimées dans le sang

    Ces interpellations interviennent au lendemain de l’entrée en fonction comme premier ministre du centriste Balendra Shah, rappeur de 35 ans devenu maire de Katmandou. Son parti a raflé une majorité absolue aux élections législatives, les premières organisées depuis le soulèvement de septembre.

    Dans un rapport rendu public jeudi, une commission d’enquête avait recommandé des poursuites pénales contre M. Oli, son ministre de l’intérieur et le chef de la police.

    Plus de 2 400 blessés

    Au moins 77 personnes ont été tuées et plus de 2 400 blessées lors de deux jours d’émeutes les 8 et 9 septembre 2025, selon un bilan officiel. Le 8 septembre, des milliers de jeunes réunis sous la bannière de la Génération Z étaient descendus dans les rues de Katmandou et de villes du pays pour dénoncer le blocage des réseaux sociaux et la corruption des élites. Au moins 19 manifestants ont été tués par balles dans la capitale, et des dizaines d’autres blessés.

    Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Le Népal a sombré dans le chaos, submergé par la colère de la population

    Le 9 septembre, la foule en colère avait détruit, incendié ou pillé de nombreux bâtiments publics, dont le parlement. Le calme était revenu le soir avec le déploiement de l’armée. La commission d’enquête n’a pas « pu établir s’il y avait eu un ordre formel d’ouvrir le feu », mais elle a considéré « qu’aucun effort n’a été fait pour arrêter ou maîtriser les tirs ».

    Le communiste Sharma Oli, 74 ans, a nié à plusieurs reprises avoir ordonné à la police d’ouvrir le feu sur les manifestants. Lors de sa campagne infructueuse pour sa réélection, il avait blâmé, auprès de l’AFP, des « infiltrés » pour ces violences.

    « Cette arrestation est de la vengeance, je vais mener une bataille judiciaire, préparez-vous », a affirmé M. Oli à ses avocats, selon le site d’informations népalais Onlinekhabar.com samedi.

    Nouvelle génération de dirigeants

    L’arrivée au pouvoir de Balendra Shah, érigé en porte-parole de la contestation des jeunes, et de son Parti national indépendant (RSP), marque l’avènement d’une nouvelle génération de dirigeants. Lors de sa première réunion vendredi, le cabinet de M. Shah a décidé de suivre les recommandations de la commission d’enquête rendues la veille.

    « Personne n’est au-dessus de la loi… Ce n’est pas une vengeance contre qui que ce soit, juste le début de la justice », a réagi sur Instagram le nouveau ministre de l’intérieur, Sudan Gurung, figure majeure des manifestations.

    Quatre fois premier ministre depuis 2015, Sharma Oli a connu une carrière politique de presque six décennies. Il est devenu la cible principale des manifestations de septembre, les plus meurtrières depuis la fin de la guerre civile au Népal en 2006.

    Dans sa lettre de démission le 9 septembre 2025, il avait affirmé espérer que son départ aiderait « à avancer vers une solution politique et la résolution des problèmes ».

    Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Au Népal, « Balen », ancien rappeur, emporte une victoire historique aux législatives

    Le Monde avec AFP

    Source link

  • OPINION. « FCAS : pas de puissance sans architecture »

    OPINION. « FCAS : pas de puissance sans architecture »

    Par Véronique Chabourine, analyste stratégique

    Régulièrement au cœur des tensions industrielles et politiques ces dernières semaines, le programme de système de combat aérien du futur (FCAS) illustre les difficultés persistantes de la coopération européenne en matière de défense. Faute d’accord entre la France et l’Allemagne, une décision pourtant attendue a été récemment reportée à la mi-avril, prolongeant l’incertitude autour de ce projet stratégique. Lancé en 2017 par la France, l’Allemagne et l’Espagne, le FCAS, destiné à remplacer à l’horizon 2040 les Rafale et Eurofighter, se heurte à des désaccords entre Dassault Aviation et Airbus, mais aussi à des divergences plus larges entre États partenaires. À première vue, il pourrait ne s’agir que d’un différend classique sur la répartition des responsabilités. En réalité, le FCAS met en lumière un décalage entre les ambitions européennes et leur capacité à se traduire en programmes de défense cohérent.

    Le FCAS s’inscrit dans une dynamique plus large : celle d’une Union européenne qui cherche, dans le contexte géopolitique actuel, non pas à supprimer mais à rééquilibrer ses dépendances stratégiques et à renforcer son autonomie en matière de défense. Les États membres ont engagé une hausse significative de leurs budgets de défense, que l’Union européenne cherche à accompagner et à coordonner à travers le plan ReArm Europe, désormais décliné dans l’initiative Readiness 2030. Cette initiative témoigne d’une prise de conscience croissante des enjeux industriels et capacitaires. Mais elle demeure fondée sur une logique d’incitation et de coordination, là où la construction d’une puissance de défense suppose des mécanismes d’arbitrage, de standardisation et de structuration industrielle aujourd’hui encore absents. Cette ambition se heurte à une limite structurelle : la défense ne relève pas historiquement des compétences intégrées de l’UE et reste largement dominée par des logiques nationales. Or, construire une capacité de  puissance ne consiste pas seulement à augmenter les budgets. Cela suppose de définir en amont une véritable architecture de puissance, articulant gouvernance politique, coordination industrielle et standards de production. C’est précisément cette architecture qui fait aujourd’hui défaut. Le blocage du FCAS n’est pas tant un désaccord conjoncturel qu’une conséquence de l’absence d’un cadre structurant organisant en amont les conditions de la coopération. Faute d’un cadre politique clair définissant les responsabilités, les chaînes de valeur et les standards de production, les divergences industrielles ne font que refléter des arbitrages stratégiques non résolus. Cette fragmentation est objectivée par les données. Selon le rapport 2024 du Coordinated Annual Review on Defence (CARD), moins de 10 % des investissements de défense en Europe sont réalisés dans un cadre coopératif, tandis que l’UE exploite plus de 150 systèmes d’armement majeurs, contre moins de 30 aux États-Unis. Dans ce contexte, les initiatives de montée en puissance budgétaire, notamment dans le cadre de Readiness 2030 risquent de produire des effets limités si elles ne s’accompagnent pas d’une transformation des modes de production. Les orientations récentes de l’OTAN, notamment à travers le Defence Production Action Plan, confirment ce diagnostic : la capacité à produire et à livrer des capacités militaires repose désormais moins sur le niveau d’investissement que sur la capacité à mutualiser la demande, à standardiser les équipements et à coordonner l’effort de production.

    Dassault et Airbus disposent des capacités nécessaires pour structurer des segments industriels critiques, mais cette contribution ne peut devenir un levier de puissance — notamment dans la consolidation de chokepoints européens — qu’à condition d’être organisée en amont dans une architecture politique et industrielle cohérente.

    Le FCAS met en lumière une limite structurante : la défense européenne ne peut franchir un cap sans un accord politique préalable clairement assumé. Il ne s’agit pas de déléguer la défense des États à l’Union européenne, mais d’identifier un nombre limité de capacités critiques, de définir des priorités industrielles communes et d’organiser, pour ces segments, une feuille de route en matière de production et d’allocation des responsabilités.

    • European Commission, ReArm Europe / Readiness 2030 Initiative, 2024–2025.
    •  European Commission, European Defence Industrial Strategy (EDIS), 2024.
    •  European Defence Agency, Coordinated Annual Review on Defence (CARD) 2024 Report, 2024.
    •  European Commission / European Defence Agency, Joint Communication on Defence Investment Gaps, 2022.
    •  European Commission, Joint Communication on Defence Investment Gaps, 2022
    •  NATO, Defence Production Action Plan, adopted at the Vilnius Summit, 2023.

    Source link

  • “On est heureux aujourd’hui” : Elsa Bois se livre sur “l’impact” que Florent Manaudou a dans sa vie depuis la fin de Danse avec les stars – Télé-Loisirs

    “On est heureux aujourd’hui” : Elsa Bois se livre sur “l’impact” que Florent Manaudou a dans sa vie depuis la fin de Danse avec les stars – Télé-Loisirs

    Ce vendredi 27 mars, Danse avec les stars fêtait son 15e anniversaire avec des visages emblématiques de la franchise française. Florent Manaudou a pu faire son retour sur le parquet moins d’un an après son élimination face à Lénie et Jordan Mouillerac, les grands gagnants. Le nageur a eu le bonheur de réaliser une salsa sur I’ve Had the Time of My Life au bras de sa partenaire Elsa Bois.

    “Vous étiez un peu restés en contact ?”, lance d’entrée de jeu l’animateur Camille Combal au duo qui essuie des rumeurs de couple depuis des mois. “Un petit peu ! On s’est entraînés quoi”, a répondu avec un malin sourire Florent Manaudou alors que le jury et les autres candidats étaient hilares.

    Florent Manaudou et Elsa Bois se confient sur leur relation depuis la fin de Danse avec les stars

    Interrogé par une journaliste de l’émission pendant la semaine de répétitions, le sportif de 35 ans a fait part de son admiration pour Elsa Bois qui lui a “apporté énormément de légèreté” et l’a “aidé à être un petit peu plus patient et doux” avec lui-même.

    En ce qui la concerne, la chorégraphe de 25 ans admet que l’année dernière a été sa “plus belle saison” en quatre ans : “J’ai vécu les plus belles émotions que j’ai jamais vécues dans ma vie”. Elle se réjouit également d’avoir rencontré Florent Manaudou grâce au programme. Et entre eux, “ça s’est fait naturellement, c’était facile”, remarque Elsa Bois.

    Elsa Bois fait une très belle déclaration à Florent Manaudou

    Le champion de natation constate que “c’est agréable quand c’est comme ça” et affirme haut et fort : “On est heureux aujourd’hui, oui”. Elsa Bois en profite pour lui faire une forte déclaration : “Je suis hyper heureuse de l’impact que tu as dans ma vie encore aujourd’hui et pour les années à venir”.

    Florent Manaudou finit par la “remercier” pour sa “douceur”, sa “patience”. Il confie en la regardant puis fixant la caméra : “Danse avec les stars a changé ma vie à tout jamais, et c’est vrai, on se sait”.

    Danse avec les stars 2026 : tous les thèmes qui ont été donnés aux candidats depuis le début de la compétition

    Chaque semaine, l’émission parvient à se réinventer. Les candidats ont pu livrer une partie de leur histoire avec la thématique Personal story. Puis ils ont été challengés par Malika Benjelloun avec Le prime des défis. Quelques jours plus tard, des danseurs mystères ont surpris aussi bien les célébrités que les chorégraphes professionnels.

    Pour le vendredi 13 mars, la production s’est jouée de la superstition en proposant une soirée frissons aux téléspectateurs. Pour l’occasion, certains couples étaient déguisés, comme Juju Fitcats et Jordan Mouillerac, qui ont repris l’esthétisme de la Santa Muerte, ainsi qu’Emma et Dorian Rollin, qui se sont inspirés du conte d’Alice aux pays des merveilles.

    Vendredi dernier, La bataille des juges a fait rage sur le plateau de Camille Combal. Les binômes ont eu le privilège de se faire coacher toute la semaine passée par un des quatre juges, puis de partager le parquet du studio 128 avec lui. L’équipe la moins bien notée (celle de Mel Charlot) s’est retrouvée au face-à-face. Un troisième duo a été, lui, soumis au vote du public et a finalement été éliminé.

    Danse avec les stars 2026 : Ces cinq candidats ont déjà quitté l’aventure

    Si les deux premières semaines de la compétition n’étaient pas éliminatoires et ont donc permis l’introduction des douze candidats, dès le troisième prime une célébrité a dit au revoir à ses camarades.

    Katrina Patchett et Philippe Lellouche ont ouvert le bal le 13 février. Le comédien a d’ailleurs créé une petite polémique au moment de son élimination en critiquant la durée de l’émission. Calisson Goasdoué et Stéphane Bern ont eux aussi été remerciés.

    Seule star internationale au casting, Ian Ziering a tout donné mais pas assez pour soulever la coupe du meilleur danseur de la saison avec Denitsa Ikonomova. Angélique Angarni-Filopon, partenaire de Yann-Alrick Mortreuil, aurait également aimé rester dans le jeu, mais tel n’était pas son “destin”. Enfin, Laure Manaudou et Christian Millette n’ont pas été sauvés par les téléspectateurs.

    Source link

  • Pékin Express 2026 : Qui a été éliminé dans l’épisode 4 ce vendredi 27 mars ? – Télé-Loisirs

    Pékin Express 2026 : Qui a été éliminé dans l’épisode 4 ce vendredi 27 mars ? – Télé-Loisirs

    Les routes du Népal n’épargnent pas les candidats de Pékin Express : Au Royaume des dragons ! Après l’élimination de Bruno et Cécilia, les collègues banquiers, la semaine dernière, c’est un nouveau binôme qui a quitté la course à l’issue de l’épisode diffusé ce vendredi 27 mars 2026 sur M6. Et pas des moindres !

    Amélia et Élisabeth, la maraîchère et la poissonnière charentaises, ont été éliminées de la saison 22 du programme et ont dû rendre leur balise à l’animateur Stéphane Rotenberg, l’enveloppe noire ne leur ayant pas accordé sa merci.

    Pourtant, lors des trois premières étapes, elles caracolaient en tête du classement avec deux amulettes remportées, dont une grâce à la nouvelle règle de l’extra-time, ainsi que trois victoires aux épreuves d’immunité ! Mais les imprévus se sont multipliés tout au long de la course…

    Pékin Express 2026 : Une chute spectaculaire et un incendie viennent perturber la course !

    Lors de ce quatrième épisode de Pékin Express : Au Royaume des dragons, les candidats ont rencontré toutes sortes de mésaventures lors de la soirée diffusée sur M6. À commencer par Helena qui, lors d’un trek, a fait une chute spectaculaire dans un ravin ! Plus de peur que de mal, toutefois, la jeune femme d’origine basque s’en sort indemne.

    Alors que la course présentée par Stéphane Rotenberg se poursuit, les surprises ne s’arrêtent pas. Anthony et Anna, le père et la fille, roulent à vive allure dans un camion quand, tout à coup, le véhicule prend feu ! Un épais nuage de fumée noire s’échappe de l’arrière du poids lourd et le binôme préfère prendre ses jambes à son cou pour trouver un autre chauffeur.

    Des complications que ne rencontrent pas Sébastien et Julien, les frères ressoudés, protégés par l’immunité qu’ils ont brillamment remportée, mettant fin aux victoires en série d’Amélia et Élisabeth.

    Quel binôme a été éliminé de Pékin Express : Au Royaume des dragons ce vendredi 27 mars sur M6 ?

    Pour la dernière partie de l’épisode diffusée sur M6, le drapeau noir fait son grand retour dans Pékin Express : Au Royaume des dragons. La maraîchère et la poissonnière charentaises adoptent une stratégie contreproductive : se cacher pour tenter de l’éviter. Résultat, c’est la double peine ! Elles sont dernières et l’ont en main en se présentant devant Stéphane Rotenberg.

    Après un duel final contre Jade et Joey, les jumelles foraines, Amélia et Élisabeth ne parviennent pas à s’imposer et sont éliminées. “La moindre erreur est fatale. Notre objectif était la finale. Tant pis…”, réagissent-elles les larmes aux yeux. Elles décident sans hésiter de remettre leurs deux amulettes à leurs adversaires du jour.

    Amélia et Élisabeth, candidates éliminées dans l’épisode 4 de “Pékin Express 2026” le vendredi 27 mars.
    ©Patrick Robert / M6

    Source link

  • L’abstention de la France à l’ONU lors du vote d’une résolution sur l’esclavage indigne des élus d’outre-mer

    L’abstention de la France à l’ONU lors du vote d’une résolution sur l’esclavage indigne des élus d’outre-mer

    Plusieurs parlementaires de Guadeloupe, Martinique et Guyane ont critiqué, vendredi 27 mars, l’abstention de la France lors du vote aux Nations unies (ONU) d’une résolution reconnaissant l’esclavage et la traite transatlantique comme « le plus grave crime contre l’humanité ».

    Lire aussi | Article réservé à nos abonnés « Rempart contre l’oubli » ou « hiérarchie entre les atrocités » : l’ONU proclame l’esclavage « plus grave crime contre l’humanité »

    La France a envoyé « un signal profondément incompréhensible » en contradiction avec « son histoire législative », a dénoncé, dans un communiqué, Béatrice Bellay, députée (Parti socialiste) de Martinique, rappelant que la France avait été pourtant « le premier » pays à faire un pas vers cette reconnaissance, avec la loi Taubira du 21 mai 2001.

    Le texte adopté mercredi ne crée pas d’obligation juridique contraignante mais constitue « un acte politique et mémoriel majeur » qui permettra d’« ouvrir un dialogue international sur [les] conséquences durables » de l’esclavage, a de son côté estimé le député apparenté socialiste guadeloupéen Christian Baptiste, qualifiant de « recul » la position française.

    La France « a encore affaibli sa crédibilité auprès des peuples des dits outre-mer », a pour sa part fustigé son homologue martiniquais Marcellin Nadeau (GDR), dénonçant « un nouveau refus de reconnaissance pleine et entière » à l’égard des ultramarins.

    Dans une lettre ouverte à Emmanuel Macron jeudi, le sénateur guadeloupéen et ex-ministre des outre-mer Victorin Lurel avait déploré « une faute morale, historique, diplomatique et politique » contribuant à « ternir un peu plus » l’image de la France et à « fragiliser » les efforts de réconciliation mémorielle entre les pays occidentaux et leurs anciennes colonies.

    Lire aussi | Article réservé à nos abonnés John Dramani Mahama, président du Ghana : « La reconnaissance pleine et entière de l’histoire de l’esclavage est essentielle, pour l’humanité tout entière »

    Une résolution présentée par le Ghana

    Le Mouvement de décolonisation et d’émancipation sociale de Guyane, auquel appartient le député Jean-Victor Castor, a lui aussi dénoncé l’abstention de la France, ajoutant que « l’esclavage n’est pas seulement un crime du passé » car « ses conséquences structurent encore les inégalités actuelles ». Le parti a par ailleurs appelé l’ONU à « permettre à la Guyane de réintégrer la liste des territoires non autonomes et forcer la puissance administrante à accepter un plan de décolonisation ».

    Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Le Ghana veut que la traite des esclaves soit reconnue comme « le crime le plus grave de l’histoire de l’humanité » par l’ONU

    La résolution, soutenue par l’Union africaine et présentée par le Ghana, a été adoptée, mercredi, par 123 voix pour, 3 contre (Etats-Unis, Israël, Argentine) et 52 abstentions (dont le Royaume-Uni et les Etats membres de l’Union européenne). Elle déclare « la traite des Africains réduits en esclavage et l’esclavage racialisé des Africains » comme « les plus graves crimes contre l’humanité », condamnant cette « injustice la plus inhumaine et la plus persistante commise contre l’humanité ».

    Les opposants au texte l’accusent de mettre les crimes en « compétition ». Celui-ci « risque de mettre en concurrence des tragédies historiques qu’il n’y a pas lieu de comparer, sauf à le faire au détriment de la mémoire des victimes », a, par exemple, expliqué Sylvain Fournel, membre de la représentation française à l’ONU, tout en plaidant pour refuser « l’oubli et l’effacement ».

    Lire aussi | Article réservé à nos abonnés « L’esclavage a produit le système économique, politique et social de domination le plus absolu »

    Le Monde avec AFP

    Source link

  • La méningite a fait plus de 250 000 morts en 2023, touchant particulièrement les pays africains, selon une étude

    La méningite a fait plus de 250 000 morts en 2023, touchant particulièrement les pays africains, selon une étude

    « Malgré les progrès notables contre la méningite bactérienne grâce à des campagnes mondiales de vaccination, le fardeau de cette maladie reste considérable », déplore un rapport publié samedi 28 mars dans The Lancet Neurology.

    Environ 2,54 millions de cas de méningite ont été recensés durant l’année 2023 et 259 000 personnes en sont mortes, dont plus d’un tiers d’enfants de moins de cinq ans, souvent en Afrique, d’après une étude présentée comme la plus complète jusqu’ici, grâce à l’évaluation de 17 pathogènes.

    Même si ces estimations sont jugées comme étant les plus pertinentes, une part d’incertitude demeure. Pour 2023, les scientifiques donnent des fourchettes d’environ 202 000 à 335 000 morts de méningite et de 2,2 à 2,93 millions de cas.

    La méningite est une infection de la moelle épinière et des méninges (fines membranes entourant le cerveau) causée par plusieurs types de virus, de bactéries et de champignons. Plus rare et plus grave que la méningite virale, la méningite bactérienne peut tuer en vingt-quatre heures sans prise en charge rapide.

    L’Angleterre touchée par une épidémie

    Une récente épidémie en Angleterre a fait deux morts et totalisé 22 cas d’infection invasive à méningocoque B. Près de 11 000 vaccins et environ 14 000 doses d’antibiotiques ont ensuite été administrées.

    Lire aussi | Epidémie de méningite « sans précédent » au Royaume-Uni, une personne en France concernée

    Depuis 2000, l’intensification de la vaccination dans le monde a considérablement réduit le nombre d’infections et de décès de méningite, mais les progrès sont moindres que pour d’autres maladies, observent les auteurs de l’étude.

    Les pays les plus pauvres, surtout ceux de « la ceinture africaine de la méningite » s’étendant du Sénégal à l’Ethiopie, ont enregistré les taux de mortalité et d’infection les plus élevés. Le Nigeria, le Tchad et le Niger ont été particulièrement touchés.

    Facteurs majeurs de risque de décès, selon l’étude : un faible poids de naissance, une naissance prématurée et la pollution de l’air. Jusqu’ici, les progrès sont insuffisants pour atteindre les objectifs de l’Organisation mondiale de la santé d’« une réduction de 50 % des cas de méningite et de 70 % des décès dans le monde à l’horizon 2030 comparé aux niveaux de 2015 ».

    Le rythme de baisse des cas et des décès est moitié moins rapide qu’il ne faudrait, notent les scientifiques, dont les estimations s’appuient sur des données du Global Burden of Disease, programme alimenté par des milliers de chercheurs et financé par la Fondation Gates. Et beaucoup de décès de méningite ne sont pas signalés, surtout dans les pays défavorisés.

    Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Méningocoque B : à Rennes, une opération de vaccination massive des 15-24 ans après des cas d’infections groupées

    Le Monde avec AFP

    Source link

  • Pierre Ippolito, le nouveau monsieur Économie d’Eric Ciotti

    Pierre Ippolito, le nouveau monsieur Économie d’Eric Ciotti

    On ne peut pas dire qu’il soit tombé dans la politique depuis tout petit. Il s’en est même tenu très longtemps éloigné. Son univers, c’est bien davantage le monde économique, qu’il connaît par cœur, par atavisme d’abord – son père et son oncle ont été juges au tribunal de commerce et il dirige l’ETI familiale, le Groupe Ippolito – et parce qu’il a été de 2022 à 2025 le président de l’Union pour les entreprises 06, qui rassemble dans les Alpes-Maritimes Medef et CPME. A l’époque de son mandat de président du syndicat patronal, Pierre Ippolito avait clairement revendiqué son indépendance vis-à-vis du monde politique, estimant qu’il était de son rôle de rester neutre et centré sur les besoins des TPE et PME du territoire. Une façon, sans ambages, de délimiter les contours de chacun…  

    C’est dire si son ralliement à Eric Ciotti en plein milieu de la campagne des Municipales a sonné comme un coup de tonnerre, aussi surprenant que soudain, et qu’il a constitué, clairement, un tournant de celle-ci.

    Élu ce 27 mars quatrième adjoint en charge des entreprises, du commerce, du développement économique et de l’enseignement supérieur, Pierre Ippolito, qui est très écouté des patrons, va donc désormais pouvoir apporter sa vision, son expertise et surtout son expérience. Pendant la campagne, il avait réussi à réunir plus de 130 dirigeants pour une réunion en présence d’Eric Ciotti centrée sur les desiderata, manques et besoins des chefs d’entreprises, pour identifier avec eux les solutions qui conviennent. Il en était ressorti un certain nombre de mesures souhaitées dont la création d’un guichet unique, d’un groupe de travail dédié à la simplification administrative, mais aussi la mise en place d’un environnement fiscal plus attractif. Demandée – et on sait qu’elle est d’ores et déjà obtenue – la baisse de 19,2% de la taxe foncière – du même montant que la hausse décidée par Christian Estrosi en 2023 – sera même le tout premier geste du maire de Nice, dès le mois d’avril a-t-il promis.

    Source link

  • Le Quiz des champions : Voici le gagnant de l’émission diffusée ce vendredi 27 mars

    Le Quiz des champions : Voici le gagnant de l’émission diffusée ce vendredi 27 mars

    Une double dose de Quiz des champions ! Ce vendredi 27 mars, les téléspectateurs ont eu la chance de se voir proposer un autre inédit, moins d’une semaine après la victoire d’Émilien pour sa première participation à ce jeu. Encore très appliqué, le plus grand champion des 12 coups de midi s’est néanmoins incliné en finale face à Sébastien, deuxième plus grand champion de Tout le monde à son mot à dire.

    Le Quiz des champions : Émilien n’a pas hésité à affronter une camarade des 12 coups de midi lors du duel de la deuxième manche

    Opposé à François de Questions pour un champion, les deux Isabelle et Joël de Tout le monde veut prendre sa place, Florian de Slam, Christophe de The Floor, mais aussi à Céline, Timothée et donc Émilien des 12 coups de midi, le vainqueur de cette édition a pourtant eu du mal à se lancer.

    Trop pressé de répondre, Sébastien a été bloqué à de nombreuses reprises lors de la première manche, avant de se qualifier en septième position.

    Lors de la deuxième épreuve au cours de laquelle Émilien et Céline ont livré un duel d’anthologie avec 54 bonnes réponses sur le thème des éléments chimiques et où Timothée a pu prendre sa revanche sur François, qu’il avait croisé dans Questions pour un champion, Sébastien s’est débarrassé assez aisément de Joël, pourtant demi-finaliste la semaine dernière.

    Le Quiz des champions : Sébastien a régné sur quasiment toutes les manches de l’émission

    Parti en mode diesel, Sébastien n’a ensuite laissé que les miettes à ses adversaires. Lors des questions posées pour départager les thèmes de la troisième manche, le candidat a trouvé trois bonnes réponses. Il a ainsi pu choisir ses deux thématiques et en l’occurrence Titanic et les Ovnis.

    Après avoir enregistré treize points soit autant que Timothée et Florian, il s’est ensuite qualifié pour la finale sur la question de rapidité. Contre l’immense Émilien en finale, Sébastien s’est imposé 6 à 2, réussissant à répondre correctement à toutes les questions posées par Flavie Flament.

    “C’est totalement inespéré. Émilien en gagnera d’autres, je ne me fais pas de souci pour lui. Je me sens très ému quand je vois la qualité de mes adversaires aujourd’hui, c’est génial. Je suis très content”, a-t-il notamment commenté sa victoire. Sa performance ramène 30 000 euros pour le Sidaction.

    Sébastien (Tout le monde a son mot à dire), gagnant du deuxième numéro du “Quiz des champions” animé par Flavie Flament.
    ©CAPTURE FRANCE 3

    Source link

  • Aux Etats-Unis, le shutdown du département de la sécurité intérieure se poursuit, menaçant les vacances de printemps des Américains

    Aux Etats-Unis, le shutdown du département de la sécurité intérieure se poursuit, menaçant les vacances de printemps des Américains

    Les images des interminables files dans les aéroports et l’imminence du sacro-saint spring break, les vacances de printemps aux Etats-Unis, n’auront pas réussi à amadouer les querelles partisanes au Congrès. Les élus ont échoué à trouver un terrain d’entente, vendredi 27 mars, pour mettre fin au shutdown – la mise à l’arrêt du département de la sécurité intérieure (Department of Homeland Security, DHS) faute de financement – en cours depuis le 13 février. Au désaccord habituel entre la majorité et l’opposition, s’est ajoutée une scission plus inattendue entre les républicains du Sénat et ceux de la Chambre des représentants.

    Le différend porte, à l’origine, sur les fonds alloués à l’ICE (Immigration and Customs Enforcement, la police de l’immigration et des douanes) et à la Border Patrol (la police aux frontières, une autre agence fédérale de l’immigration). Depuis la débâcle de l’opération anti-immigration cet hiver à Minneapolis (Minnesota), qui a conduit à la mort de deux citoyens américains, Renee Good et Alex Pretti, les démocrates refusent de voter le budget de l’ensemble du ministère de tutelle de ces agences, le DHS, tant que des mesures fortes ne sont pas prises pour contrôler le comportement des agents.

    Il vous reste 79.99% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

    Source link