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  • “Un maître en l’art des virages”: pourquoi le nouveau revirement de Donald Trump sur la guerre en Iran n’est pas une surprise

    “Un maître en l’art des virages”: pourquoi le nouveau revirement de Donald Trump sur la guerre en Iran n’est pas une surprise

    Le président américain a affirmé lundi que son administration s’entretenait avec un “haut dirigeant” non identifié pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et suspendu pour cinq jours des frappes qui devaient viser des infrastructures clés de la République islamique. Un revirement dont les contours restent toutefois flous.

    Droits de douane, Groenland… Donald Trump a habitué les marchés et la communauté internationale à des revirements abrupts, dont sa volte-face sur l’Iran ce lundi 23 mars est encore un spectaculaire exemple.

    Le président américain a affirmé que son administration s’entretenait avec un “haut dirigeant” non identifié pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. Sur son réseau Truth Social, Donald Trump a d’abord annoncé retarder “de cinq jours” son ultimatum. Le président américain menaçait de lancer des frappes sur le réseau électrique de l’Iran si ce dernier refusait de débloquer le détroit d’Ormuz, voie stratégique pour l’approvisionnement mondial en hydrocarbures.

    Il a ensuite affirmé que Washington et Téhéran avaient trouvé des “points d’accord majeurs” lors de négociations menées avec un “haut dirigeant”, qu’il n’a pas nommé mais dont il a précisé qu’il n’était pas le nouveau guide suprême, Mojtaba Khamenei. Puis il a menacé de “continuer à bombarder allègrement” la République islamique si les négociations échouaient.

    L’Iran dément des négociations

    En plus de trois semaines de guerre au Moyen-Orient, ni les États-Unis, ni l’Iran n’avaient évoqué publiquement des négociations en cours. Les frappes envisagées sur les infrastructures faisaient planer une menace dangereuse d’escalade, alors que Donald Trump avait fixé à lundi son ultimatum exigeant de l’Iran qu’il rouvre le détroit d’Ormuz. À défaut, il menaçait “d’anéantir” le réseau électrique iranien, composé de plus de 90 centrales, dont certaines situées sur le Golfe.

    De son côté, Mohammad Bagher Ghalibaf, le président du Parlement iranien, présenté par le site d’informations Axios comme l’interlocuteur des États-Unis, a démenti avec force, alors que le conflit paralyse une partie du transport mondial des hydrocarbures. “Aucune négociation” n’a débuté, a-t-il déclaré sur X, dénonçant “de fausses informations (…) pour manipuler les marchés financiers et pétroliers et sortir du bourbier dans lequel les États-Unis et Israël sont enlisés”.

    Le ministère des Affaires étrangères a uniquement reconnu avoir reçu, via des “pays amis”, des “messages transmettant une demande américaine de négociations”.

    Des déclarations contradictoires

    Le président américain a donné une multitude de réponses contradictoires sur la guerre en Iran depuis le début du conflit, fin février. Sur la question des négociations par exemple, il a assuré le 1er mars à The Atlantic: “Ils veulent parler, et j’ai accepté de parler, donc je vais leur parler”. Puis, le 3 mars, sur Truth Social: “Leur défense aérienne, leur armée de l’air, leur marine et leur commandement sont anéantis. Ils veulent discuter. J’ai dit: ‘Trop tard !’”

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    Avant de déclarer, le 21 mars, qu’”il n’y a personne à qui parler. On n’a personne à qui parler. Et vous savez quoi? Ça nous convient très bien comme ça”. Et finalement, ce lundi, d’affirmer que des discussions ont eu lieu.

    Donald Trump “est passé maître en l’art des virages et des changements soudains. Il est donc difficile de dire s’il y a une stratégie ou si c’est de l’improvisation”, rappelle Garret Martin, professeur de relations internationales à l’American University, à l’AFP.

    Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que Donald Trump tente d’utiliser l’arme de l’ultimatum pour faire plier ses interlocuteurs. Concernant la guerre en Ukraine, Donald Trump avait, par exemple, l’été dernier fixé un ultimatum à Vladimir Poutine pour trouver un accord de cessez-le-feu, sous peine notamment de sanctions économiques. L’ultimatum de 50 jours, ensuite réduit à “10-12 jours”, n’avait pas produit d’effet.

    Les États-Unis “de moins en moins prévisibles”

    Sur la guerre en Iran, les médias américains avancent plusieurs explications à ce revirement: certains comme CNN, ont évoqué la possibilité que le Pakistan joue un rôle de médiateur dans ce dossier. “Le Pakistan est l’un des rares pays à entretenir des relations chaleureuses à la fois avec Téhéran et Washington” et “il représente les intérêts diplomatiques de Téhéran à Washington”, où l’Iran ne dispose pas d’ambassade, a noté Michael Kugelman, expert de l’Asie du sud à l’Atlantic Council, un centre de réflexion, auprès de l’AFP. Les informations non confirmées de discussions ont également poussé timidement à la hausse les Bourses européennes et à la baisse le prix du pétrole.

    En Europe, les jaillissements intempestifs du président américain finissent par agacer. Le chef d’état-major français, le général Fabien Mandon, a déploré ce mardi que les États-Unis sont “de moins en moins prévisibles” et qu’ils n’ont pas prévenu leurs alliés avant d’entrer en conflit.

    Le président allemand Frank-Walter Steinmeier a pour sa part jugé “perdue” la confiance entre les États-Unis et ses alliés occidentaux, stigmatisant un conflit “évitable” et “inutile”.

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  • Au procès de Tariq Ramadan pour viols, dix-huit ans de réclusion requis contre l’islamologue

    Au procès de Tariq Ramadan pour viols, dix-huit ans de réclusion requis contre l’islamologue

    Une peine de dix-huit ans de réclusion criminelle a été requise, mardi 24 mars, au procès pour viols de l’islamologue suisse Tariq Ramadan, jugé par défaut et à huis clos par la cour criminelle départementale de Paris pour des viols sur trois femmes. L’avocat général a aussi demandé un mandat d’arrêt à l’encontre de l’accusé qui ne s’est pas présenté à la justice française depuis l’ouverture de son procès, ainsi qu’une interdiction définitive du territoire français une fois sa peine purgée. Le verdict sera rendu mercredi.

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    « L’accusation au début du procès avait insulté Tariq Ramadan de lâche », a réagi auprès de l’Agence France-Presse (AFP) un de ses avocats, Me Ouadie Elhamamouchi. « Alors que ce dernier sollicitait un report de quelques semaines car hospitalisé et qu’il vient tout juste d’être à nouveau hospitalisé, voilà que des réquisitions iniques et totalement déconnectées, encouragées certainement par l’absence de défense de Tariq Ramadan, viennent d’être prononcées », a-t-il ajouté, y voyant un « acharnement » contre son client.

    Pour David-Olivier Kaminski, avocat d’une des parties civiles, l’avocat général a, au contraire, « durant plus de trois heures (…), démontré l’immense culpabilité de Tariq Ramadan ».

    Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Le procès de Tariq Ramadan, accusé de viols sur trois femmes, s’ouvre à huis clos devant la cour criminelle de Paris

    L’islamologue, déjà condamné par la justice helvète pour viol, est jugé à Paris depuis le 2 mars pour des viols qui auraient été commis sur trois autres femmes entre 2009 et 2016, ce qu’il conteste : un viol aggravé, avec violences et sur personne vulnérable, commis sur « Christelle » (prénom d’emprunt) à Lyon en octobre 2009 ; un viol qui aurait eu lieu en 2012 à Paris sur Henda Ayari, une ex-salafiste devenue militante laïque qui avait déclenché l’affaire en portant plainte en octobre 2017 ; et un autre sur une troisième femme, remontant à 2016.

    Expertise médicale

    Mais à l’ouverture du procès, il ne s’est pas présenté à l’audience. Ses avocats avaient alors expliqué qu’il avait été hospitalisé deux jours auparavant à Genève, en raison selon eux d’une « poussée » de sclérose en plaques. La présidente de la cour criminelle, Corinne Goetzmann, avait dès lors ordonné une expertise médicale sur pièces à deux neurologues désignés pour évaluer son état de santé, afin de décider d’un renvoi ou non du procès à une date ultérieure.

    Dans ce rapport, lu à l’audience par la magistrate le 6 mars, les experts ont conclu à la « stabilité de la sclérose en plaques » dont souffre l’islamologue depuis plusieurs années, « sans signe de poussée récente », et ont estimé qu’il pouvait donc comparaître devant la cour criminelle. La présidente a alors rejeté la demande de renvoi du procès et a décidé que l’accusé de 63 ans serait jugé par défaut et à huis clos, comme le demandait une partie civile. Elle a, par ailleurs, fait savoir qu’un mandat d’arrêt « à exécution et diffusion immédiate » était délivré à son encontre. Ses quatre avocats ont quitté la salle d’audience, estimant qu’ils ne pouvaient défendre leur client dans cette « parodie de justice ».

    En Suisse, après avoir été acquitté en première instance, il a été condamné en appel en septembre 2024 à trois ans de prison dont un an ferme pour le viol d’une femme dans la nuit du 28 au 29 octobre 2008 dans un hôtel à Genève. Il a annoncé saisir la Cour européenne des droits de l’homme et a par ailleurs déposé une demande en révision du procès, en cours de traitement selon la justice genevoise.

    Sollicitées à plusieurs reprises par l’AFP, les autorités judiciaires suisses ont refusé jusqu’à présent de faire tout commentaire sur le sort de M. Ramadan.

    Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Dans l’affaire Ramadan, la bataille des réseaux sociaux

    Le Monde avec AFP

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  • La néobanque Revolut a enchaîné les succès en 2025

    La néobanque Revolut a enchaîné les succès en 2025

    La fintech Revolut publie à nouveau des résultats canons. Les revenus progressent en 2025 de 45% à 5,3 milliards d’euros et le résultat net s’envole de 65% à 1,5 milliard d’euros. En trois ans, le chiffre d’affaires aura été multiplié par 2,5 et le profit net par 4,5. C’est dire que la société est en croissance. Le coût des ventes est de l’ordre de 1,1 milliard d’euros et les charges de 2,1 milliards d’euros, laissant une marge opérationnelle de près de 40 %.

    Le ROE (rentabilité sur fonds propres) avoisine les 25 % et la société, lancée en 2015, a été valorisée 75 milliards de dollars en novembre dernier lors d’un reclassement interne de titres détenus par des salariés.

    La fintech multiplie les demandes d’agrément bancaire – elle vient de l’obtenir au Royaume-Uni après cinq ans d’attente – mais elle n’est pas encore tout à fait une banque, du moins au regard de la structure de ses revenus. Les commissions concentrent en effet 75 % des revenus et la marge d’intérêt un cinquième. De fait, ses encours de crédit sont de 2,5 milliards d’euros, en forte hausse certes (+ 120 %), mais encore limités pour l’essentiel au crédit à la consommation. La société fait une entrée prudente sur le marché du crédit immobilier, en débutant sur son marché natif, la Lituanie. Le lancement d’une offre est annoncé en France depuis deux ans. Côté épargne, le solde moyen par compte est d’environ 750 euros.

    Un nouveau compte sur trois en Europe

    Ce qui fait toujours la force de Revolut est sa capacité à enrôler de nouveaux clients. Les abonnements sont ainsi en hausse de 67 % pour générer près de 830 millions d’euros de revenus alors que les recettes sur les paiements par carte sont en progression de 45 % à 1,2 milliard d’euros.

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  • Après la mort de Carrie Anne Fleming (Supernatural), Jim Beaver, son époux de fiction, lui rend hommage : “Mon cœur est brisé” – Télé-Loisirs

    Après la mort de Carrie Anne Fleming (Supernatural), Jim Beaver, son époux de fiction, lui rend hommage : “Mon cœur est brisé” – Télé-Loisirs

    Quel triste mois de mars ! En effet, depuis le début du mois, plusieurs personnalités nous ont quittés, comme l’acteur Bruno Salomone ou encore la comédienne, réalisatrice et pensionnaire de l’émission Les Grosses Têtes, Isabelle Mergault, à qui Laurent Ruquier a rendu hommage sur Instagram…

    Et cette triste période ne semble pas concerner que la France, puisque ces derniers jours ont également été marqués par la disparition de figures internationales, comme Chuck Norris, star de la série Walker Texas Rangers, Nicholas Brendon, connu pour son rôle d’Alex, dans Buffy contre les vampires ou encore Carrie Anne Fleming vue dans la série Supernatural et iZombie...

    Mort de Carrie Anne Fleming (Supernatural) : L’hommage de Jim Beaver, son époux de fiction

    Les proches de l’actrice canadienne ont annoncé la terrible nouvelle ce dimanche 22 mars 2026, dans un communiqué transmis au magazine People. Ils ont précisé qu’elle “s’est éteinte paisiblement entourée de ses proches”, avant d’ajouter : “Ce fut un privilège de connaître Carrie. C’était une âme magnifique, inspirante et, par-dessus tout, d’une grande bonté. Elle nous manquera profondément.”

    Jim Beaver, l’interprète du personnage de Bobby Singer qui affronte les créatures surnaturelles les plus redoutables de la série Supernatural, a tenu à rendre un vibrant hommage à celle qui fut son épouse de fiction dans un long texte publié sur sa page Facebook : “J’ai perdu Carrie à cause du cancer. Je n’aurais jamais cru que mon cœur puisse se briser aussi profondément…”

    Jim Beaver revient sur sa rencontre avec Carrie Anne Fleming

    L’acteur vu dans les séries The Boys et The Ranch, est revenu sur le coup de foudre professionnel qu’il a eu pour Carrie-Anne Fleming, choisie pour interpréter sa femme lors de la saison 5 de Supernatural :Je suis tombé éperdument amoureux d’elle quelques secondes seulement après l’avoir rencontrée. À ma grande joie et, surprise, il semble que le même sentiment ait été partagé.”

    L’homme de 75 ans ajoute avec émotion : “À notre rencontre, nous avons répété nos répliques ensemble dans ma loge et avons discuté pendant des heures. L’alchimie était palpable ! Elle était un véritable concentré de vitalité et de bienveillance, d’une gentillesse incroyable, avec un rire contagieux et une personnalité absolument adorable qui semblait ne jamais s’éteindre…” Un témoignage poignant !

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  • Haïti : plus de 5 500 morts en dix mois selon l’ONU, qui alerte sur les « niveaux alarmants de violence des gangs »

    Haïti : plus de 5 500 morts en dix mois selon l’ONU, qui alerte sur les « niveaux alarmants de violence des gangs »

    Les violences perpétrées par les gangs et les attaques visant ces derniers en Haïti ont fait plus de 5 500 morts entre mars 2025 et mi-janvier 2026, selon un nouveau rapport du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH) publié mardi 24 mars.

    Lire aussi | Article réservé à nos abonnés En Haïti, plusieurs dizaines d’habitants de Port-au-Prince tués par des drones antigang des forces de sécurité, selon Human Rights Watch

    « Haïti continue de faire face à des niveaux alarmants de violence des gangs, qui compromettent l’exercice des droits humains », annonce ce rapport, qui insiste aussi sur des « violences meurtrières » ayant impliqué forces de sécurité, sociétés de sécurité privées et groupes d’autodéfense. D’après le HCDH, « au moins 5 519 personnes ont été tuées et 2 608 blessées en Haïti entre le 1er mars 2025 et le 15 janvier 2026 ». Mais une grande partie de ces décès ont été consécutifs aux opérations menées contre les gangs par les forces de sécurité.

    Ces opérations ont fait au moins 3 497 morts et 1 742 blessés sur la période, précise le HCDH, alors que les violences perpétrées par les gangs ont fait au moins 1 424 morts et 790 blessés. Par ailleurs, le rapport souligne que les attaques menées par les groupes d’autodéfense contre les gangs ont fait au moins 598 morts et 76 blessés.

    Exécutions sommaires

    Haïti, pays le plus pauvre d’Amérique, est rongé depuis des années par la violence des bandes criminelles, qui commettent meurtres, viols, pillages et enlèvements.

    Les gangs, qui contrôlent la quasi-totalité du territoire de la capitale, Port-au-Prince, « ont étendu leur influence au-delà de la capitale » ces 12 derniers mois, principalement dans sa périphérie et vers le nord, précise le rapport. Le rapport documente aussi des cas d’usage « excessif ou disproportionné » de la force par la police, et a recensé 196 cas d’exécutions sommaires de personnes soupçonnées d’appartenir à des gangs ou de les soutenir.

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    Depuis mars 2025, une société militaire privée, « apparemment engagée par le gouvernement haïtien », participe aussi à des opérations notamment par le biais de frappes de drones et de tirs d’hélicoptères, ajoute le rapport, selon lequel certaines actions « pourraient être qualifiées d’assassinats ciblés ».

    Le rapport détaille également les violences perpétrées par des groupes d’autodéfense et des foules pratiquant la « justice populaire » en lynchant des personnes soupçonnées d’appartenir à des gangs. Certains de ces meurtres « auraient été encouragés, soutenus ou facilités par des éléments de la police », pointe le rapport.

    « Il est essentiel que les autorités assurent la sécurité tout en respectant pleinement les droits humains », a exhorté dans un communiqué le haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk. « Il est impératif de maintenir la priorité des efforts visant à renforcer l’état de droit, notamment dans les secteurs de la justice et de la détention, afin de lutter contre la corruption et l’impunité, car ces fléaux sapent la confiance de la population », a-t-il insisté.

    Lire aussi | Article réservé à nos abonnés « Il est illusoire de croire qu’un processus électoral puisse se réaliser en Haïti »

    Le Monde avec AFP

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  • «L’Europe n’est plus leur priorité» : les mises en garde du général Mandon sur «l’imprévisibilité» américaine

    «L’Europe n’est plus leur priorité» : les mises en garde du général Mandon sur «l’imprévisibilité» américaine

    Le chef d’état-major des Armées a invité ses partenaires européens à se désensibiliser de leur dépendance aux États-Unis, à l’occasion de l’ouverture du Forum de Paris pour la défense et la sécurité.

    Les doutes s’exposent au grand jour. La divergence transatlantique est désormais déplorée explicitement et pas seulement par le président américain Donald Trump. Celui-ci avait reproché aux Européens d’être « lâches » en ayant refusé de participer militairement à la réouverture du détroit d’Ormuz, plus de trois semaines après le début de l’opération Fureur épique contre l’Iran.

    Lundi, à l’occasion de l’ouverture du Forum de Paris pour la défense et la sécurité, le chef d’état-major des armées, le général Fabien Mandon, a pour sa part dressé le constat clinique d’une relation qui se délite. « Après un désengagement sans concertation de l’Afghanistan, les États-Unis ont choisi d’intervenir au Proche-Orient sans nous prévenir », a observé le général. Le retrait d’Afghanistan a été décidé par Joe Biden, les frappes contre le régime de Téhéran par son successeur. Le « pivot asiatique » des États-Unis, qui ont réorienté leurs priorités stratégiques en direction de l’Asie, avait…

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  • Partout en Europe, l’illusion du “cordon sanitaire” contre l’extrême droite

    Partout en Europe, l’illusion du “cordon sanitaire” contre l’extrême droite

    Les barrages contre l’extrême droite prennent l’eau. Les électeurs appelés, tels des castors, à colmater les fuites en unissant leurs voix contre la menace, se montrent de moins en moins motivés pour les réparer. Au Parlement européen, c’est une digue entière qui a sauté. Le projet de règlement visant à accélérer les expulsions de migrants en situation irrégulière, soumis au vote en séance plénière jeudi 26 mars, est pour la première fois le fruit d’une coopération des conservateurs et des trois groupes parlementaires d’extrême droite. La rupture est historique pour une assemblée supranationale où les votes résultent en général de compromis noués entre conservateurs, sociaux-démocrates et libéraux.

    Partout en Europe, l’ostracisme ciblant l’extrême droite populiste au moyen d’un “cordon sanitaire” montre ses limites. Les votes de plus en plus massifs obtenus par ses représentants – leur dynamique dans les urnes s’est encore confirmée le 22 mars lors d’élections locales en France et en Allemagne et de législatives en Slovénie – transforment la composition des coalitions gouvernementales en casse-tête.

    Les tentatives de l’Union européenne pour enrayer la poussée populiste ont fait long feu. En l’an 2000, elle avait été jusqu’à prendre des sanctions diplomatiques contre l’Autriche où les conservateurs s’étaient alliés avec le Parti de la liberté d’Autriche (FPÖ) de Jörg Haider. En dépit de l’échec piteux de ces sanctions, et bien que l’Autriche n’ait pas cessé d’être une véritable démocratie, toute tentative de coopération ou d’alliance n’a cessé depuis lors d’être stigmatisée par la gauche et une large partie de la droite traditionnelle à travers l’Europe.

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  • Guerre au Moyen-Orient: le chef d’état-major des Armées estime que les actions des États-Unis ont “un impact sur la sécurité” de la France

    Guerre au Moyen-Orient: le chef d’état-major des Armées estime que les actions des États-Unis ont “un impact sur la sécurité” de la France

    Le chef d’état-major des Armées, Fabien Mandon, met en garde contre les conséquences des décisions américaines au Moyen-Orient, mardi 24 mars, lors du Forum de défense et de stratégie de Paris. Il estime que les actions des États-Unis ont “un impact sur la sécurité” de la France.

    Une guerre lancée sans concertation. Les récents choix militaires des États-Unis au Moyen-Orient ne sont pas sans conséquences pour l’Europe. En ouverture du Forum de défense et de stratégie de Paris, mardi 24 mars, le chef d’état-major des Armées Fabien Mandon a pointé des répercussions sur la sécurité de la France et regretté un allié “de moins en moins prévisible”.

    “Les actions des États-Unis ont un impact sur notre sécurité, ça a un impact sur nos intérêts”, a-t-il déclaré, en référence aux bombardements israélo-américains lancés le 28 février dernier sur l’Iran.

    Un allié de moins en moins prévisible

    Le haut gradé, qui rappelle que les États-Unis restent “un allié”, pointe néanmoins un manque de concertation croissant de Washington avec ses partenaires européens.

    Peut-on, doit-on rester l’allié de Donald Trump ?

    33:07

    “Ils viennent de décider d’intervenir au Proche et au Moyen-Orient sans nous prévenir (…). On a agi immédiatement, surpris par un allié américain, qui reste un allié, mais qui est de moins en moins prévisible et qui ne prend pas la peine de nous prévenir quand il décide d’engager des opérations militaires”, a-t-il déclaré.

    “La relation reste très forte, mais malheureusement, après un désengagement de l’Afghanistan dans lequel il n’y a eu aucune concertation, ils viennent de décider d’intervenir […] sans nous prévenir”, a-t-il ajouté.

    Au lancement de la guerre en Iran, la France a alors été contrainte d’agir dans la précipitation, pour “protéger les citoyens en transit dans la région”, selon le haut gradé.

    “L’Europe n’est plus leur priorité”

    Le chef d’état-major des Armées a aussi rappelé les crises multiples, qui redéfinissent les engagements des Américains: “Ils nous l’ont dit […] ils auront du mal à aider l’Ukraine comme ils l’ont fait au début de la guerre, parce que la guerre leur coûte cher au proche et au Moyen-Orient.”
    Plus largement, “une fois qu’ils ont posé toutes leurs capacités sur le globe, l’Europe n’est plus leur priorité”, a-t-il avancé. Les États-Unis privilégieraient désormais leur propre continent ainsi que l’Asie, dans un contexte international de plus en plus instable.

    L’émancipation des pays de l’UE

    Fabien Mandon a aussi dressé le constat d’un basculement stratégique. “On est dans un moment de réveil, on le sent”, a-t-il assuré, évoquant une multiplication des “réunions entre Européens à l’OTAN”.

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    Dans ce contexte, il appelle à repenser les équilibres: “L’équation qu’on doit résoudre ensemble, c’est comment, nous Européens, on se désensibilise à des dépendances trop fortes vis-à-vis des États-Unis.” Il a toutefois précisé qu’il ne s’agit pas d’une rupture: “Ce n’est pas du tout contre les Américains.”

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  • Drones : Armées et industriels intensifient leur coopération à Bordeaux

    Drones : Armées et industriels intensifient leur coopération à Bordeaux

    La Nouvelle-Aquitaine, terre de drones ? Ce n’est plus seulement la technopole Bordeaux Technowest et son centre d’essai à longue élongation qui l’affirment. « Tous les ingrédients sont réunis pour que la région joue un rôle déterminant dans notre stratégie de défense et qu’elle devienne un centre de gravité national du drone », a ainsi déclaré le général Stéphane Groën, officier général de la zone de défense et de sécurité Sud-Ouest. Il s’est exprimé, le 20 mars à Bordeaux, devant des utilisateurs, concepteurs, décideurs et employeurs, soit plus d’une soixantaine d’acteurs du drone conviés conjointement par les Armées et la Région Nouvelle-Aquitaine.

    « Il n’y aura pas de supériorité opérationnelle sans supériorité aérienne, du sol jusqu’à la très haute altitude », a posé d’emblée le haut-gradé avant de rappeler qu’au niveau national, les moyens consacrés aux drones et à la lutte anti-drone sont croissants : « En 2025, la loi de programmation militaire prévoyait 450 millions d’euros d’investissement. En 2026, l’enveloppe grimpe à 600 millions auxquels s’ajoute un investissement supérieur à 900 millions d’euros pour le système de défense sol-air. »

    Dans ce contexte, les entreprises françaises sont mises à contribution, mais encore faut-il connaître précisément les besoins pour être en mesure d’y répondre. C’est tout l’objet de cette journée qui a permis aux différentes armées de les exprimer. Du côté de l’Armée de l’air et de l’espace, l’emploi de drones dans la lutte anti-drone est une priorité, sur le défi de l’arrière, pour surveiller des bases aériennes, des sites sensibles ou intercepter une menace.

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  • Danse avec les stars 2026 : On connaît enfin la date de la finale ! – Télé-Loisirs

    Danse avec les stars 2026 : On connaît enfin la date de la finale ! – Télé-Loisirs

    Mon point commun avec Sophie Ferjani, architecte d’intérieur et animatrice, ou encore avec Julian Bugier, le visage du 13h de France 2 ? Nous partageons la même terre d’origine : Blois. C’est dans ce fief parmi les fiefs que se sont écrit des pans entiers de l’Histoire et où ont défilé Louis XII, François Ier, Catherine de Médicis… Rien détonnant, finalement, à ce que je collabore quelques années plus tard avec Stéphane Bern, expert des têtes couronnées. Un destin tout tracé ?

    À la maison, ma famille a toujours vibré au rythme du tube cathodique. “Coucou, c’est nous !”, “Qui est qui ?”, “Union Libre”, “Tout le monde en parle”, la “Star Academy”… Toutes ces émissions cultes font partie de mon Panthéon de la télévision et ont façonné mon goût pour ce milieu. N’oublions pas “La Trilogie du samedi” sur M6 avec notamment la série “Buffy contre les vampires”, que je regarde encore religieusement une fois pas an (Testez-moi, je suis incollable !).

    Après le Bac, Lyon m’a accueilli pour quatre années d’école de commerce, puis direction Paris afin de devenir journaliste. C’est à cette période, entre deux exercices de reportage, qu’un professeur m’a lancé (en plaisantant, j’espère) que j’avais “un physique de radio”. Une blague qui m’a porté chance puisque j’y ai passé treize ans. NRJ, Europe 1, mais surtout RTL. C’est au sein de la station rouge que j’ai joué les couteaux suisses, passant des flashs et journaux de nuit aux enquêtes pour Julien Courbet dans “Ça peut vous arriver”, jusqu’au poste de chroniqueur dans “On refait la télé”, aux côtés d’Éric Dussart et Jade. Cette dernière aventure m’a ouvert les portes de la rédaction de Télé-Loisirs en 2022 où je suis désormais journaliste médias.

    Depuis, je rode dans les coulisses du PAF pour décrypter la mécanique de vos émissions préférées à l’instar de “C à Vous”, “Un dimanche à la campagne”, “Rendez-vous en terre inconnue” ou encore “Les Traîtres”. Expert en télé-crochets, “The Voice” n’a plus de secrets pour moi. Seize ans après mes débuts, je jubile toujours autant à l’idée de découvrir les ficelles de cet univers avec lequel j’ai grandi. Parce qu’au fond, tout est parti de là. Quoi qu’on en dise, je suis et je resterai un enfant de la télé.

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