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  • Douze ans de prison pour le policier accusé de viols par une femme venue porter plainte pour violences conjugales

    Douze ans de prison pour le policier accusé de viols par une femme venue porter plainte pour violences conjugales

    L’ex-policier Jean-Pierre Dagos, 58 ans, a été condamné mercredi à douze ans de prison pour avoir violé à deux reprises, dans son bureau au commissariat de Pontault-Combault, une femme venue porter plainte pour violences conjugales.

    La cour criminelle de Seine-et-Marne, qui a suivi les réquisitions de l’avocate générale, a pointé le « préjudice psychologique indéniable » à l’égard de la victime ainsi que « le préjudice causé à l’institution judiciaire, policière », tout en prenant en compte la prise de conscience « sincère, authentique et profonde » de l’accusé, qui a reconnu les faits.

    Jugé depuis lundi devant la cour criminelle, l’ex-policier, en détention depuis fin 2023, est accusé d’avoir imposé, le 22 février 2023, une fellation à Armandina B.P., une Angolaise sans titre de séjour, venue porter plainte contre son conjoint pour violences conjugales.

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    S’il a d’abord nié ces viols aggravés, Jean-Pierre Dagos les a reconnus pleinement lundi, même s’il a continué à déclarer ne pas avoir eu conscience du refus de la victime présumée les jours des faits. « Je n’avais pas cette notion de non-consentement, c’est ça qui est horrible », a-t-il dit, lui-même victime de multiples viols dans son enfance. « Je n’ai pas vu votre terreur quand je vous ai infligé tout ça, car vous étiez figée » et ce, alors que « j’avais la même terreur » enfant, s’est-il blâmé.

    « Je suis entièrement responsable de tout ça », « j’ai été dégueulasse » s’est-il repenti au cours de la première journée de ce procès. S’adressant à la victime, Jean-Pierre Dagos a longuement présenté, parfois de manière peu audible et avec des trémolos dans la voix, ses excuses pour cet acte « ignoble » : « C’est vous la victime, c’est pas moi », avait-il insisté devant la cour.

    « Pas d’autre choix que d’obtempérer »

    Ces excuses ont été accueillies lundi avec méfiance par la partie civile. Si elle a dans un premier temps dénoncé des « larmes de crocodile », elle a ensuite indiqué qu’elle pourrait pardonner, en accord avec sa foi chrétienne, avant de fondre en larmes. Revenant sur ce qu’elle a ressenti comme « une humiliation », elle a plusieurs fois déclaré qu’elle allait « mourir avec ».

    Face au policier, qu’elle pensait armé et en capacité de la renvoyer dans son pays sans ses trois enfants nés en France, elle juge ne pas avoir eu d’autre choix que d’obtempérer. Après les faits, elle a du mal à dormir et peine à manger.

    Sur les 176 plaintes de femmes qu’il a enregistrées en 2023, 19 ont relevé des comportements au minimum inappropriés, selon l’enquêteur de l’IGPN auditionné également lundi. « Le problème dans ma vie avec les femmes, c’est pas les femmes, c’est moi », a reconnu celui décrit par une ancienne compagne comme un « prédateur sur le plan sexuel » et qui a, par ailleurs, été condamné à un mois de prison avec sursis en 2010 pour exhibition sexuelle envers plusieurs factrices.

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    Le Monde avec AFP

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  • Le bras de fer entre la Hongrie et l’Ukraine s’aggrave : Viktor Orban suspend “progressivement” les livraisons de gaz

    Le bras de fer entre la Hongrie et l’Ukraine s’aggrave : Viktor Orban suspend “progressivement” les livraisons de gaz

    La Hongrie va progressivement suspendre ses livraisons de gaz naturel vers l’Ukraine jusqu’à ce que l’approvisionnement en pétrole brut via l’oléoduc Droujba reprenne, a indiqué mercredi 25 mars le Premier ministre hongrois Viktor Orban, une déclaration venant aggraver le bras de fer avec Kiev concernant les approvisionnements énergétiques perturbés par la guerre.

    La Hongrie et la Slovaquie, dont les dirigeants font figure d’exception au sein de l’Union européenne (UE) en raison de leurs relations avec Moscou, reprochent à Kiev l’interruption des flux de pétrole russe transitant par le Droujba. De son côté, l’Ukraine affirme que l’infrastructure a été endommagée fin janvier lors d’une attaque de drone russe et qu’elle s’efforce de la remettre en service dans les plus brefs délais. Peu convaincu, Viktor Orban a déclaré dans une vidéo publiée sur Facebook : “Nous suspendons progressivement les livraisons de gaz vers l’Ukraine et stockons le gaz restant chez nous”.

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    Pourtant, selon les données de l’opérateur de gazoducs hongrois FGSZ, les exportations de gaz vers l’Ukraine se poursuivaient encore mercredi matin. L’opérateur ukrainien de transport de gaz a confirmé que 8,3 millions de mètres cubes seraient livrés ce jour-là, un volume identique à celui de mardi. En mars, Kiev a conclu un contrat d’approvisionnement de 180 millions de mètres cubes, soit environ 28 % de ses besoins mensuels. En février, 200 millions de mètres cubes avaient été livrés, soit 31 % du total, selon une source du secteur citée par Reuters.

    L’Ukraine, la cible de la Hongrie

    Cette annonce survient alors que Viktor Orban – candidat à un nouveau mandat le mois prochain – a récemment bloqué un prêt européen de 90 milliards d’euros destiné à soutenir l’Ukraine. Le chef du gouvernement hongrois avait déjà menacé de réduire ses exportations d’électricité vers son voisin si les livraisons de pétrole via Droujba restaient interrompues.

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    La semaine dernière, des experts de l’UE sont arrivés en Ukraine pour évaluer l’état de l’oléoduc. Bruxelles a proposé une aide technique et financière afin de restaurer les flux de brut vers la Hongrie et la Slovaquie, mais Kiev a prévenu que la reprise ne pourrait intervenir avant plusieurs semaines.

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  • Municipales: un couple présent sur deux listes en Normandie au premier tour, finalement réunis au second

    Municipales: un couple présent sur deux listes en Normandie au premier tour, finalement réunis au second

    Martine Deshayes et Stéphane Lechevalier étaient présents sur deux listes différentes au premier tour des municipales dans la commune nouvelle de Livarot-Pays-d’Auge (Calvados). Les deux listes ont fusionné pour le second tour, sans permettre la victoire.

    30 ans d’amour… mais présents sur deux listes opposées aux élections municipales. Martine Deshayes et Stéphane Lechevalier étaient colistiers sur deux listes différents, divers centre pour la première et divers gauche pour le second, lors du premier tour des municipales dans la commune nouvelle de Livarot-Pays d’Auge (Calvados).

    “Des proches nous ont dit que cela devait être dur à gérer à la maison. Ce n’est pas le cas. La vie de tous les jours prime. On ne parle pas tout le temps des élections”, avait déclaré Martine Deshayes à nos confrères de Ouest-France, avant le premier tour.

    Cette jeune retraitée était maire déléguée sortante de Moutiers-Hubert, une commune déléguée de la commune nouvelle Livarot-Pays-d’Auge. Elle avait fait le choix d’être présente sur la liste de Yohann-Cédric Tellier, tandis que son conjoint avait lui suivi la liste divers gauche, menée par Gilles Desseigne.

    Le couple reste actif dans la vie locale

    Ces deux listes ont finalement fusionné pour le second tour, permettant au couple de se retrouver sur une liste commune. Ils se tenaient aux 70e et 71e place sur la liste Ensemble agissons pour Livarot-Pays-d’Auge.

    Finalement, c’est la liste du candidat divers droite Jonathan Blin qui a été élue, avec 57,43% des suffrages exprimés. Le couple ne sera donc pas présent au conseil municipal, ni au conseil communautaire.

    Toutefois, ils ne vont pas se retirer de la vie locale pour autant. Comme ils l’avaient indiqué à Ouest-France, Martine Deshayes va continuer de présider l’Association de sauvegarde du patrimoine coursonnais. De son côté, Stéphane Lechevalier reste le secrétaire du comité de jumelage local.

    Dossier :

    Cap sur les municipales – BFM Normandie

    • Municipales 2026: François Ruffin estime qu’il y a “deux boulets” à gauche, Jean-Luc Mélenchon et François Hollande

    • CARTE. La progression du Rassemblement national entre 2020 et 2026 aux élections municipales

    • CARTE. Les résultats au second tour des élections municipales dans les principales villes de France

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  • Lille décroche le siège de la future Autorité douanière européenne

    Lille décroche le siège de la future Autorité douanière européenne

    Lille a été choisie mercredi pour accueillir le siège de la future Autorité douanière européenne, face à huit autres villes candidates, prenant ainsi sa revanche après avoir vu lui échapper l’Autorité européenne du médicament en 2017. La métropole du nord de la France, chef-lieu de la région des Hauts-de-France, était en concurrence avec Rome, finaliste, ainsi que Varsovie, Zagreb, Bucarest, La Haye, Liège, Porto et Malaga.

    La décision a été prise conjointement par le Parlement européen et le Conseil de l’UE, l’instance qui représente les 27 États membres, via une procédure spéciale. Le Conseil et le Parlement européen avaient présélectionnés chacun Lille et Rome, sans se concerter. Il a fallu ensuite trois tours de scrutin pour les départager.

    L’Autorité douanière de l’Union européenne (également connue sous son acronyme anglais EUCA) doit voir le jour en 2028. Sa création est l’un des principaux éléments de la réforme du système douanier européen, avec une nouvelle plateforme des données douanières, qui centralisera les informations des 27 États membres.

    « Fier de cette victoire collective : élus, entreprises, universités, une mobilisation exemplaire de tout le territoire », s’est félicité le maire de Lille, Arnaud Deslandes, sur le réseau X. « Notre position au carrefour de l’Europe, notre ambition : tout nous désignait », a-t-il souligné.

    « Des emplois. Du rayonnement. Et une nouvelle fois, la preuve que les Hauts-de-France sont au cœur de l’Europe », a salué de son côté Xavier Bertrand, le président des Hauts-de-France. « C’est un choix judicieux », a estimé l’eurodéputé néerlandais Dirk Gotlink (PPE, droite), l’un des représentants du Parlement dans cette procédure.

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  • Tout beau, tout neuf : Pourquoi Jérôme Anthony n’est pas revenu dans l’émission de Cyril Hanouna ? (VIDEO) – Télé-Loisirs

    Tout beau, tout neuf : Pourquoi Jérôme Anthony n’est pas revenu dans l’émission de Cyril Hanouna ? (VIDEO) – Télé-Loisirs

    Interrogé par Thomas Isle dans Culture médias sur Europe 1, Jérôme Anthony est revenu sur son absence dans Tout beau, tout neuf, alors qu’il avait été annoncé parmi les chroniqueurs de l’émission. L’animateur a révélé les raisons qui l’ont empêché d’intégrer la bande de Cyril Hanouna.

    Invité de Culture médias sur Europe 1 ce mercredi 25 mars, Jérôme Anthony a expliqué pourquoi il ne fait finalement pas partie de la bande de chroniqueurs de Cyril Hanouna dans Tout beau, tout neuf, comme cela avait pourtant été annoncé en septembre dernier. L’animateur a confié avoir dû se consacrer à ses répétitions au théâtre ainsi qu’aux tournages de l’émission Tous en cuisine avec Cyril Lignac.

    “J’ai fait un super court passage”, a ironisé Jérôme Anthony, qui était apparu aux côtés de Cyril Hanouna dans la bande-annonce délirante de Tout beau, tout neuf, dévoilée seulement quelques jours avant le lancement de l’émission. Les téléspectateurs l’avaient également aperçu dans le premier numéro du talk-show, au moment où les chroniqueurs défilaient les uns après les autres pour se présenter.

    Jérôme Anthony approché par Cyril Hanouna pour rejoindre Tout beau, tout neuf

    Jérôme Anthony a ensuite expliqué qu’il était “compliqué” de se faire une place au sein de la bande de Cyril Hanouna, “qui ne bouge quasiment pas”, et a salué les qualités des chroniqueurs. “Il faut que les gens se rendent compte à quel point les chroniqueurs qui sont autour de la table font un boulot remarquable. Ils n’ont peur de rien, ils sont très forts, pertinents et drôles”, a-t-il déclaré.

    Dans une interview accordée au magazine France Dimanche en septembre dernier, Jérôme Anthony se réjouissait de rejoindre l’équipe de Tout beau, tout neuf et confiait n’avoir “pas hésité une seule seconde” avant d’accepter la proposition de Cyril Hanouna. L’animateur lui avait d’ailleurs déjà proposé de le rejoindre sur C8, à l’époque de TPMP, mais Jérôme Anthony avait refusé, par fidélité à M6.

    Dans cette même interview, Jérôme Anthony avait également précisé qu’il n’avait pas été approché par Cyril Hanouna pour “tenir une chronique”, mais plutôt pour “réagir aux sujets qui seraient lancés” dans l’émission. Il avait enfin confié se lancer dans cette nouvelle expérience à la télévision “avec beaucoup d’enthousiasme”. Reste désormais à savoir si cette collaboration verra finalement le jour.

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  • Nouvelle-Calédonie : la réforme constitutionnelle rejetée en commission à l’Assemblée

    Nouvelle-Calédonie : la réforme constitutionnelle rejetée en commission à l’Assemblée

    Les députés ont rejeté, mercredi 25 mars en commission des lois, la réforme constitutionnelle du statut de la Nouvelle-Calédonie – une semaine avant l’examen du texte en séance publique, qui s’annonce tout aussi compliquée pour l’exécutif. Les groupes de gauche et le Rassemblement national, fermement opposés en l’état, ont repoussé successivement chaque article du projet de loi.

    Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Nouvelle-Calédonie : le Sénat adopte le projet constitutionnel avec, en ligne de mire, son rejet par l’Assemblée

    Adopté au Sénat, il vise à traduire l’accord dit « de Bougival », signé à l’été 2025 entre le gouvernement et forces politiques locales, complété par un accord « Elysée-Oudinot » en janvier. Il est censé organiser avant le 26 juillet un référendum local, où les électeurs calédoniens approuveraient ou rejetteraient l’accord qui prévoit la création d’un « Etat de la Nouvelle-Calédonie » doté d’une nationalité propre.

    Selon l’exécutif, seul un accord institutionnel peut ramener une forme de stabilité sur le « Caillou », près de deux ans après l’embrasement de l’archipel en réponse à un précédent projet de réforme, et des émeutes meurtrières qui avaient alors fait 14 morts et plus de 2 milliards d’euros de dégâts.

    Mais les dispositions, soutenues par la majorité des acteurs locaux, restent décriées, notamment à gauche, en raison de l’opposition du FLNKS, principal mouvement indépendantiste kanak. « On ne bâtit pas un avenir commun sur un accord que rejette l’un de ses principaux signataires », a soutenu le groupe écologiste.

    Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Les socialistes ne voteront pas le projet de loi constitutionnelle sur la Nouvelle-Calédonie

    Au contraire Naïma Moutchou, ministre des outre-mer, insiste sur le fait que « cinq forces politiques sur six se sont accordées » sur le processus, malgré l’opposition du FLNKS. Au cœur des tensions figure notamment la question des élections provinciales, majeures pour l’archipel, et déjà reportées trois fois depuis mai 2024. Elles doivent se tenir avant fin juin, mais la réforme prévoit un quatrième report à fin 2026, que ni la gauche ni le Rassemblement national ne souhaitent approuver.

    Une possible équation insoluble

    Mais c’est encore davantage le corps électoral qui est au centre des tensions. Actuellement réservé aux personnes installées sur le Caillou avant 1998 et leurs descendants, le droit de vote à ces élections serait élargi, au grand dam des indépendantistes qui redoutent une dilution du vote kanak. Le « dégel » est au contraire soutenu par le camp non indépendantiste.

    « Si les élections provinciales se tiennent en excluant encore des milliers de gens du droit de vote, ça ne pourra pas bien se passer », a averti Nicolas Metzdorf, député non indépendantiste du groupe macroniste.

    Son homologue indépendantiste, Emmanuel Tjibaou, a plaidé au contraire pour la tenue rapide des élections avec un corps électoral inchangé. Son groupe communiste et ultramarin déposera une motion de rejet pour l’arrivée dans l’hémicycle le 1er avril.

    Même si elle était repoussée, des sources dans le camp gouvernemental craignent une équation insoluble si la gauche et le RN maintiennent un vote contre, et affirment s’attendre à de l’obstruction de La France insoumise.

    Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Nouvelle-Calédonie : ce que contient l’« accord de Kanaky » proposé par le FLNKS

    Le Monde avec AFP

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  • Cour des comptes : Amélie de Montchalin se retire des débats sur les budgets 2025 et 2026 pour éviter tout conflit d’intérêts

    Cour des comptes : Amélie de Montchalin se retire des débats sur les budgets 2025 et 2026 pour éviter tout conflit d’intérêts

    La première présidente de la Cour des comptes, Amélie de Montchalin, a précisé, mercredi 25 mars, qu’elle ne participerait pas aux débats de son institution sur le budget 2026, qu’elle a élaboré, comme celui de 2025. « Après la réunion du collège de déontologie, la conférence des présidents (…) a défini des règles très concrètes des rapports pour lesquels je présiderai les délibérés, et les rapports pour lesquels je ne les présiderai pas », a déclaré Mme de Montchalin lors d’une conférence de presse à Paris.

    « Il a bien été confirmé que je ne le ferais ni pour les textes financiers de 2025 ni pour ceux de 2026. Et même sujet sur la certification » des comptes publics, a-t-elle ajouté.

    Mme de Montchalin a été ministre de l’action et des comptes publics de décembre 2024 jusqu’à sa nomination à la tête de l’institution de la rue Cambon, en février 2026. A l’occasion de cette nomination, l’opposition avait dénoncé un potentiel conflit d’intérêts.

    Lire aussi le récit | Article réservé à nos abonnés La nomination d’Amélie de Montchalin à la Cour des comptes crée des remous

    « La Cour des comptes ne réagit pas à l’actualité »

    La première présidente avait rapidement annoncé qu’elle avait « décidé de s’abstenir de participer aux délibérés relatifs aux travaux portant sur l’exécution du budget de l’Etat et de la Sécurité sociale pour 2025 et sur la certification des comptes 2025 ». Cependant, une incertitude demeurait quant au budget 2026, adopté dans les derniers jours de ses fonctions gouvernementales.

    « Ce sujet a été clarifié pour tous, ce qui permet à chacun de travailler en confiance », a-t-elle estimé, mercredi. Interrogée par la presse sur la possibilité d’une hausse du déficit avec les répercussions de la guerre au Moyen-Orient, Mme de Montchalin a affirmé qu’elle ne pouvait « pas répondre à cette question ». « La Cour des comptes ne réagit pas à l’actualité. La Cour des comptes donne des avis sur un certain nombre de budgets, de textes », a-t-elle expliqué.

    Mais « la Cour des comptes a eu des paroles très fortes, connues, sur l’importance de réduire le déficit, d’assurer la soutenabilité de notre dette, et d’assurer au fond notre souveraineté », a par ailleurs rappelé la première présidente.

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    Le Monde avec AFP

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  • Guerre en Iran : assistons-nous vraiment à un “nouveau choc pétrolier” ?

    Guerre en Iran : assistons-nous vraiment à un “nouveau choc pétrolier” ?

    Des prix du pétrole qui s’envolent sous l’effet des tensions au Moyen-Orient et une économie mondiale sous pression. Dans ce contexte, difficile de ne pas penser aux crises des années 70, marquées par plusieurs chocs pétroliers et un ralentissement de la croissance mondiale. Mardi 24 mars, le ministre français de l’Economie, Roland Lescure, l’a d’ailleurs affirmé devant l’Assemblée nationale : nous faisons face “à un nouveau choc pétrolier” et, “si ce choc énergétique devait se prolonger au-delà de quelques semaines, la crise pourrait se diffuser à l’ensemble de l’économie et prendre une dimension plus systémique”. Ce mercredi, le ministre a finalement dit “regretter” ses propos, précisant que le terme “choc pétrolier” “s’appliquait dans [ses] mots à la situation internationale et en aucun cas à la situation française”.

    Lundi, c’est l’Agence internationale de l’énergie (AIE) qui mettait déjà en garde : “Aucun pays ne sera épargné par les effets de cette crise si elle se prolonge”, a indiqué Fatih Birol, le directeur de l’Agence lors d’un point presse en Australie. Au moins 40 infrastructures énergétiques du Moyen-Orient ont été “gravement ou très gravement” endommagées dans ce conflit opposant l’Iran d’un côté et les Etats-Unis et Israël de l’autre.

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    A ces destructions s’ajoutent les perturbations dans le détroit d’Ormuz, sous contrôle iranien, et par lequel transite 20 % de la production mondiale d’hydrocarbures. “À ce stade, nous avons perdu 11 millions de barils par jour, soit davantage que lors des deux grandes crises pétrolières réunies”, a précisé Fatih Birol, en référence aux chocs de 1973 et 1979. Dès lors, peut-on vraiment parler d’un nouveau choc pétrolier, et à quelles conséquences s’attendre pour l’économie ?

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  • Un retard de signature à 5,5 millions d’euros: la centrale d’achat d’Intermarché et Auchan condamnée pour des manquements dans les négociations de distribution

    Un retard de signature à 5,5 millions d’euros: la centrale d’achat d’Intermarché et Auchan condamnée pour des manquements dans les négociations de distribution

    La direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes a annoncé ce mercredi infliger une amende de presque 5,5 millions d’euros à Aura. La centrale d’achats de Casino, Auchan et Intermarché n’a pas rempli son obligation de signature avec ses fournisseurs dans le cadre des négociations de distribution.

    Jusqu’au bout, les négociations entre la grande distribution et l’industrie agroalimentaire auront traîné. Trop, au goût de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), qui a infligé une énorme amende à Aura.

    L’instance reproche à la centrale d’achats de plusieurs poids lourds (Intermarché, Auchan, Casino) “18 manquements à son obligation de signature des conventions conclues avec ses fournisseurs au plus tard le 1er mars 2025”. Des manquements qui lui coûteront cher, puisqu’elle a été condamnée à 5.466.064 euros d’amende.

    Les négociations entre l’industrie et la grande distribution ont lieu chaque année, pour fixer les prix auxquels les grandes surfaces s’approvisionnent auprès des fabricants. Mais en 2026, elles ont pris une tournure politique, lorsque la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, a accusé la grande distribution d’exercer “un chantage mortifère”.

    Elle lui reprochait notamment d’être “destructrice de valeur pour toute la chaîne” avec ses demandes “incompatibles avec les demandes des industrielles”. Un discours qui a ulcéré la grande distribution, poussant même la Fédération du commerce et de la distribution, qui réunit les cadors du secteur, à envoyer une missive annonçant le boycott des prochaines réunions.

    Le dialogue a finalement repris, limitant la hausse des prix alimentaires à environ 1% en 2026. Mais certains manquements demeurent, comme ceux constatés par la DGCCRF, qui a donc largement sanctionné Aura.

    Pour aller plus loin : Elle n’avait pas conclu les négociations commerciales à temps: la centrale d’achat européenne de Leclerc Eurelec écope d’une amende de plus de 33 millions d’euros

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  • Vencorex : le projet de reprise Exalia retoqué par la justice

    Vencorex : le projet de reprise Exalia retoqué par la justice

    La décision était attendue depuis plusieurs semaines. Exalia avait reçu le soutien de l’Etat, de la région Auvergne-Rhône Alpes mais aussi de la Métropole de Grenoble. « Nous n’avons pas encore tous les détails de la décision, mais il semblerait que le tribunal refuse de confier un site classé SEVESO à une PME ou à un groupe familial. Cela se fait pourtant ailleurs, en Italie ou en Espagne ! », détaille Olivier Six, qui explique pourtant que le projet repose sur une expertise technique pointue et a été accompagné par des cabinets d’études du secteur.

    « C’est un projet stratégique de souveraineté, qui répond à un véritable besoin du pays et de ses entreprises. Si le projet ne se fait pas, les entreprises qui restent sur la plateforme voient leur modèle économique mis en péril. Et des clients à l’autre bout de la France attendent déjà nos produits », précise Olivier Six.

    « C’est incompréhensible qu’on préfère démanteler, donner le site à un ferrailleur, plutôt que de dire qu’il y a une chance que ce projet aboutisse, bien qu’il soit solide et que personne ne l’ait jamais remis en question », déplore Séverine Dejoux, ancienne salariée de Vencorex, et porteuse du projet à l’occasion d’une conférence de presse donnée sur la plateforme chimique de Pont-de-Claix, devant l’entrée des anciens locaux de Vencorex. 

    Le tour de table du projet était pourtant déjà bouclé, avec un financement excédentaire : 15 millions d’euros de fonds privés, autant de prêts publics, 17 millions de promesses de subventions et 13 millions de la part des banques. « Nous ne comprenons pas la décision. C’est vraiment le symbole de la désindustrialisation en France ». 

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