Author: admin

  • Les deux femmes portées disparues dans l’Aveyron retrouvées mortes au Portugal après l’arrestation d’un ex-policier

    Les deux femmes portées disparues dans l’Aveyron retrouvées mortes au Portugal après l’arrestation d’un ex-policier

    Les corps de deux femmes disparues en Aveyron depuis vendredi ont été retrouvées mortes mercredi 25 mars au Portugal, après cinq jours de recherches ayant conduit à l’arrestation mardi soir de celui qui est soupçonné de les avoir séquestrées, ex-conjoint de l’une, compagnon de l’autre.

    Dès la disparition vendredi, ce Français de 42 ans, ancien policier aujourd’hui sans emploi, était le principal suspect. Il a été interpellé par la police portugaise en compagnie de ses enfants, de 12 ans et un an et demi, retrouvés sains et saufs. D’après les premiers éléments de l’enquête, la thèse de la fuite de l’Aveyron vers le Portugal a rapidement été privilégiée par les enquêteurs de la section de recherche de Toulouse, en charge des investigations.

    Une information judiciaire pour « enlèvement et séquestration de plusieurs personnes » avait été ouverte lundi par le parquet de Montpellier à la suite de la disparition du garçon de 12 ans et de sa mère, ex -compagne du principal suspect, de leur maison du village aveyronnais de Vailhourles, immédiatement jugée inquiétante par les enquêteurs. Un avis de recherche avait aussitôt été transmis aux pays limitrophes.

    L’interpellation du suspect est survenue à Mêda, petite ville d’environ 7 000 habitants à près de 200 km à l’est de Porto, non loin de la frontière espagnole. Il a été placé en garde à vue, a affirmé le procureur de Montpellier Thierry Lescouarc’h dans un communiqué.

    L’homme, déchu de son droit de garde, joueur de rugby à XIII de bon niveau, entretenait un rapport très conflictuel avec son ex-compagne, qu’il accusait sur les réseaux sociaux de mettre leur fils « en danger ». Il avait notamment dénoncé en 2023, auprès du quotidien aveyronnais Centre Presse, de supposées « pressions » que la victime aurait exercées sur leur enfant. En 2021, il s’était déjà rendu illégalement en Espagne avec son fils pendant plusieurs semaines.

    Un suspect déjà condamné

    « Les investigations se poursuivent en liaison avec les autorités judiciaires portugaises dans le cadre de l’entraide judiciaire européenne en matière pénale, pour rechercher et localiser les deux femmes disparues », a précisé le magistrat.

    Les investigations ont débuté vendredi après un signalement effectué par un membre de la famille de la mère de l’adolescent, qui avait constaté la disparition de cette femme de 40 ans et de son fils de leur maison de Vailhourles, un village de 650 habitants.

    La mère, qui travaille pour une compagnie d’assurance, ne s’était pas présentée à son travail, ni son fils au collège. Domicilié à Savignac, également en Aveyron, le père de l’adolescent, un ancien policier de 42 ans actuellement sans emploi, « a déjà été condamné pour non-représentation d’enfant et harcèlement sur ex-conjoint », avait indiqué le procureur de Rodez, Nicolas Rigot-Muller, avant que le pôle criminel du parquet de Montpellier ne reprenne le dossier.

    « Affaire complexe »

    Selon une source proche du dossier, l’ancien rugbyman avait déjà participé, avec d’autres pères ayant perdu la garde de leurs enfants, à une grève de la faim devant le tribunal de Rodez et à des manifestations devant la mairie de Villefranche-de-Rouergue, à une quinzaine de kilomètres de Vailhourles.

    Dans cette « affaire complexe », comme l’a décrite une source proche de l’enquête, où toutes les hypothèses dont celle de l’homicide ont immédiatement été envisagées, d’importants moyens ont été déployés dès le jour de la disparition pour ratisser l’Aveyron, ainsi que le département voisin du Tarn-et-Garonne.

    Une soixantaine de gendarmes ont été mobilisés notamment ce week-end, aidés de drones, d’hélicoptères, d’équipes cynophiles et de plongeurs qui ont sondé lacs et rivières, sans encore rien trouver de déterminant pour localiser les deux femmes.

    Nourries par les craintes concernant les deux disparues et les rumeurs, « une grande colère ainsi que de la tristesse animent tout le village à cette heure », a réagi une habitante de Vailhourles qui a souhaité rester anonyme, jointe par l’AFP au téléphone.

    Le Monde avec AFP

    Source link

  • Climat : la facture de 10 200 milliards de dollars des États-Unis

    Climat : la facture de 10 200 milliards de dollars des États-Unis

    Le coût économique des émissions de CO2 est bien plus important que ce qui avait été estimé jusqu’à présent, selon une étude publiée ce mercredi 25 mars par la revue Nature. Celle-ci rend les plus gros pollueurs responsables de milliers de milliards d’euros de dommages climatiques à travers le monde.

    L’étude mesure précisément la façon dont le réchauffement affecte l’économie mondiale. Ce travail assigne une part des dommages à des émetteurs précis, États ou pétroliers.

    Les chercheurs ont analysé l’affaiblissement de la productivité et des rendements agricoles. Ils intègrent aussi les phénomènes extrêmes comme les canicules et les sécheresses. Et selon eux, les émissions passées grèvent lourdement l’avenir économique.

    « Nous avons été surpris par l’ampleur des préjudices estimés », confie à l’AFP Marshall Burke. Le professeur à l’université de Stanford souligne que les dommages futurs seront supérieurs aux dommages passés. La persistance du CO2 dans l’atmosphère explique cette accumulation de coûts.

    Les États-Unis dominent le classement des responsables avec une facture de 10 200 milliards de dollars (9 600 milliards d’euros). La Chine suit avec 8 700 milliards (8 200 milliards d’euros), devant l’Union européenne et ses 6 400 milliards (6 000 milliards d’euros). Ces chiffres portent sur la période allant de 1990 à 2020.

    Dans le secteur privé, les chiffres sont tout aussi vertigineux pour les majors pétrolières. Saudi Aramco a causé 3 000 milliards de dollars (2 800 milliards d’euros) de pertes entre 1988 et 2015. ExxonMobil est également cité avec 1 600 milliards de dollars (1 500 milliards d’euros) de dommages historiques.

    Le transport aérien est aussi pointé du doigt pour sa contribution aux dommages futurs. Un vol long-courrier annuel pendant dix ans génère 25 000 dollars (23 500 euros) de pertes d’ici à 2100. Les comportements individuels des plus riches ont donc un effet financier mesurable.

    L’étude offre un cadre pour estimer les coûts provenant d’émetteurs particuliers. Elle alimente les discussions sur les « pertes et dommages » (L&D) au niveau international. Ce mécanisme prévoit que les pollueurs paient pour les impacts inévitables.

    L’efficacité de la captation du carbone (CDR) pour réduire ces dettes reste limitée. Un délai de 25 ans après l’émission réduit seulement les dommages de moitié. La rapidité d’action est donc le seul moyen de limiter l’inflation de la facture.

    Les experts notent que ces estimations sont probablement prudentes. Elles ne prennent pas en compte la montée des eaux ou la perte de biodiversité. La réalité financière pourrait s’avérer bien plus lourde pour les acteurs concernés.

    Source link

  • Pourquoi Hartley, coeurs à vif n’aura pas de saison 4 sur Netflix – Télé-Loisirs

    Pourquoi Hartley, coeurs à vif n’aura pas de saison 4 sur Netflix – Télé-Loisirs

    Hartley, cœurs à vif ne reviendra malheureusement pas pour une saison 4. Un mois seulement après la diffusion de la saison 2, Netflix avait annoncé le renouvellement de la série australienne pour une troisième salve, qui sera aussi sa dernière. “Renouveler Hartley, cœurs à vif pour sa dernière saison est une immense fierté pour Netflix”, s’était réjoui Que Minh Luu, directrice des contenus Netflix pour l’Australie et la Nouvelle-Zélande.

    Aucune explication n’a été donnée par la plateforme de streaming concernant son arrêt. La troisième et dernière saison de Hartley, cœurs à vif arrive sur Netflix le 25 mars prochain. Ce sera l’occasion pour les abonnés de suivre les dernières aventures d’Amerie, Darren et les autres élèves du lycée Hartley High.

    Hartley, cœurs à vif (Netflix) : que va-t-il se passer dans la troisième et dernière saison ?

    L’heure des adieux a donc sonné pour les élèves du lycée Hartley High. Cette saison 3 inédite d’Hartley, cœurs à vif emmène une fois de plus les téléspectateurs dans le quotidien d’Amerie, Harper, Darren, Quinni et de leurs amis.

    Alors qu’ils se préparent à l’obtention de leur diplôme et à l’entrée dans la vie adulte, Amerie et sa bande voient leur vie basculer lorsqu’une farce sur fond de vengeance tourne mal. Le groupe est alors contraint de dissimuler son secret sous peine de tout perdre. Vous l’aurez compris, le chaos s’invite encore une fois dans les couloirs d’Hartley High.

    Ayesha Madon, Thomas Weatherall… Qui sont les acteurs au casting de la dernière saison de Hartley, cœurs à vif ?

    Au casting de cette dernière saison de Hartley, cœurs à vif, on retrouve Ayesha Madon dans le rôle d’Amerie. L’actrice donne à nouveau la réplique à James Majoos (Darren), Chloé Hayden (Quinni), Asher Yasbincek (Harper) ainsi qu’à Thomas Weatherall (Malakai)

    La saison 3 de Hartley, cœurs à vif est aussi l’occasion de revoir Will McDonald, Gemma Chua-Tran et Bryn Chapman Paris dans la peau de Douglas Piggott, de Sasha So et de Spencer White. La comédienne Sherry-Lee Watson fait aussi partie du casting, tout comme les acteurs Brodie Townsend, Rachel House et Chika Ikogwe.

    Article écrit en collaboration avec 6Médias

    Source link

  • IA : la fin de Sora, symbole du recentrage d’OpenAI sur le marché des entreprises pour contrer Anthropic

    IA : la fin de Sora, symbole du recentrage d’OpenAI sur le marché des entreprises pour contrer Anthropic

    Six mois presque jour pour jour après son lancement fin septembre 2025, OpenAI ferme Sora. L’arrêt de ce réseau social dédié à la génération de vidéos par intelligence artificielle (IA) a été annoncé mardi 24 mars. L’application avait suscité un certain engouement initial en proposant aux internautes de créer des séquences réalistes mais fictives en utilisant leur propre image ou celle de personnages de la culture populaire. Sora avait aussi suscité des critiques de la part des ayants droit (Disney avait fini par nouer un accord en décembre 2025, qui est donc annulé). Et OpenAI s’était vu reprocher de contribuer à l’invasion du paysage numérique par des contenus synthétiques (ou « AI slop ») et d’alimenter la confusion entre vrai et faux.

    Lire aussi | Article réservé à nos abonnés « Le prince Anthropic défie le roi OpenAI, mais il reste prématuré de conclure à un changement de souverain »

    Surtout, Sora incarne une diversification dont OpenAI veut tourner la page. Ce réseau social n’avait pas de modèle économique immédiat et consommait, comme tout service de génération de vidéo par IA, beaucoup de ressources informatiques.

    OpenAI ne doit pas « se distraire avec des quêtes périphériques », a expliqué la numéro deux de l’entreprise, Fidji Simo, dans une réunion interne rapportée par le Wall Street Journal le 16 mars. Au fil des mois, la maison mère de l’assistant IA ChatGPT a annoncé le navigateur web Atlas, des fonctionnalités d’e-commerce, un futur appareil conçu par un ex-designer d’Apple… « Nous devons réussir dans les outils de productivité en général et en particulier dans le domaine professionnel », a expliqué Mme Simo.

    Cet ajustement est aussi lié à la concurrence féroce d’Anthropic, qui se concentre sur le marché des entreprises. Dans la foulée de son refus d’autoriser l’armée américaine à utiliser ses outils pour certains usages, la start-up de Dario Amodei s’est vantée d’avoir connu un bond de l’usage de son assistant Claude, dont l’application était début mars davantage téléchargée que ChatGPT dans plus de 20 pays. Anthropic assure aussi que son outil d’aide à l’écriture de code informatique Claude Code a battu un record en atteignant 2,5 milliards de dollars (environ 2,15 milliards d’euros) de rythme annuel de revenu seulement un an après son lancement. Ciblant les « utilisateurs avancés » d’IA, Anthropic a aussi fait sensation avec ses outils « Cowork » dédiés à la bureautique, la finance, le droit…

    Il vous reste 49.01% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

    Source link

  • Guerre au Moyen-Orient : pourquoi le Pakistan émerge comme médiateur entre les États-Unis et l’Iran

    Guerre au Moyen-Orient : pourquoi le Pakistan émerge comme médiateur entre les États-Unis et l’Iran

    ENTRETIEN – Selon la presse américaine, Islamabad a joué un rôle d’intermédiaire pour résoudre le conflit au Moyen-Orient, en transmettant la proposition de paix des Américains aux Iraniens – avant que ces derniers ne la refusent.

    Près d’un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient, de premières discussions semblent s’esquisser entre Washington et Téhéran. Mardi, Donald Trump a annoncé que les États-Unis étaient «en négociations» avec l’Iran. Dans la foulée, le New York Times a dévoilé le contenu d’un plan de paix de 15 points qu’auraient envoyés les Américains aux Iraniens. Ce texte aurait été transmis par le Pakistan, ce pays limitrophe de l’Iran qui émerge discrètement comme un négociateur clé dans ce conflit. L’Iran a finalement refusé mercredi de donner suite à la proposition américaine.

    Pour Le Figaro, Karim Pakzad, chercheur associé à l’IRIS, spécialiste de la région Pakistan-Afghanistan-Iran et de la question kurde, décrypte cette posture stratégique qu’endosse le Pakistan pour la première fois de son histoire.


    LE FIGARO. – Quel rôle joue actuellement le Pakistan dans le conflit entre les États-Unis et l’Iran ?

    Karim Pakzad. – Donald Trump a annoncé hier, mardi 24 mars, qu’il était en train de négocier…

    Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 84% à découvrir.

    Vous avez envie de lire la suite ?

    Débloquez tous les articles immédiatement.

    Déjà abonné ?
    Connectez-vous

    Source link

  • Iran : qu’est-ce que la 82e brigade aéroportée, que les Etats-Unis s’apprêtent à déployer ?

    Iran : qu’est-ce que la 82e brigade aéroportée, que les Etats-Unis s’apprêtent à déployer ?

    “Ne mettez pas à l’épreuve notre détermination à défendre notre terre” : le président du Parlement iranien, Mohammad Ghalibaf, a réagi mercredi 25 mars aux informations de plusieurs médias américains évoquant l’hypothèse d’un envoi de soldats parachutistes américains en Iran.

    Mis en difficulté par la guerre et surpris par la résistance du régime iranien, les Etats-Unis, qui bombardent le pays depuis plusieurs semaines, semblent vouloir passer un cap, avec un possible envoi de troupes au sol. Que sait-on de ce déploiement de quelques milliers de parachutistes ?

    “Déployable en 18 heures”

    Selon le Washington Post, “le Pentagone a ordonné mardi le déploiement de quelques milliers de parachutistes de la 82e division aéroportée au Moyen-Orient”, alors que le président Donald Trump envisagerait une escalade du conflit. De son côté, CNN évoque l’envoi “de 1 000 soldats”, dans les prochains jours.

    Ces militaires appartiendraient à une unité d’infanterie spécialisée dans les interventions ultra-rapides, comme “la prise de bases aériennes et d’autres infrastructures critiques, le renforcement des ambassades américaines et les évacuations d’urgence”, précise le Washington Post. Cette force est conçue pour être déployée n’importe où dans le monde en moins de 18 heures, depuis sa base en Caroline du Nord.

    LIRE AUSSI : Guerre en Iran : assistons-nous vraiment à un “nouveau choc pétrolier” ?

    Cette division est connue pour être intervenue lors du retrait américain d’Afghanistan en 2021, en appui des évacuations depuis l’aéroport international de Kaboul. Elle a également participé au débarquement de Normandie, en 1944 et a été engagée au Vietnam, au Panama, en Irak et en Afghanistan.

    Selon CNN, la 82e division aéroportée “comprend trois équipes de combat d’environ 4 000 hommes chacune, une brigade aérienne dotée d’hélicoptères d’attaque, de transport et de fret, une unité d’artillerie, une brigade logistique et son bataillon de commandement”.

    Saisir l’île de Kharg

    Ce déploiement intervient alors que 4 500 Marines américains se dirigent vers le Moyen-Orient, dont la 31e unité expéditionnaire des Marines basée à Okinawa, au Japon. Une unité similaire a été envoyée ces derniers jours, mais n’arrivera sur zone que dans plusieurs semaines.

    Ces forces pourraient être utilisées pour s’emparer de l’île de Kharg, un territoire iranien situé à une cinquantaine de kilomètres des côtes, au nord-ouest du détroit d’Ormuz, point de passage stratégique pour les exportations d’hydrocarbures. Le blocage de ce détroit constitue en effet le principal levier de pression de Téhéran sur les Etats-Unis et l’économie mondiale.

    LIRE AUSSI : Des Marines pour débloquer le détroit d’Ormuz ? L’analyse percutante du vice-amiral John W. Miller

    La force aéroportée pourrait tenter de s’emparer de l’île ou appuyer une intervention de la marine. “L’aérodrome de l’île de Kharg ayant été endommagé par les récents bombardements américains, d’anciens commandants estiment qu’il serait plus probable de déployer d’abord des Marines, pour réparer rapidement les pistes et autres infrastructures. Une fois l’aérodrome remis en état, l’armée de l’air pourrait acheminer du matériel et des fournitures, ainsi que des troupes si nécessaire”, analyse le New York Times.

    Cette annonce intervient alors que Donald Trump s’est dit confiant quant à la possibilité de conclure rapidement un accord avec l’Iran afin de mettre fin aux hostilités.

    Source link

  • “La pire crise industrielle de mémoire humaine”: à la conférence de l’OMC, la guerre en Iran provoque une onde de choc sur l’industrie mondiale

    “La pire crise industrielle de mémoire humaine”: à la conférence de l’OMC, la guerre en Iran provoque une onde de choc sur l’industrie mondiale

    Le patron de la Chambre de commerce internationale, John Denton, alerte que la guerre au Moyen-Orient, en faisant grimper les prix de l’énergie et en perturbant les approvisionnements, pourrait provoquer une crise industrielle mondiale majeure aux lourdes conséquences économiques.

    La guerre au Moyen-Orient pourrait engendrer “la pire crise industrielle de mémoire humaine”, a averti mercredi le patron de la Chambre de commerce internationale, à la veille de l’ouverture de la 14e conférence ministérielle de l’OMC à Yaoundé, au Cameroun.

    “Du point de vue des entreprises, nous pensons que cela pourrait bien devenir la pire crise industrielle de mémoire humaine. Non seulement en raison de l’envolée des prix de l’énergie, mais aussi parce que la production industrielle elle même est perturbée et désorganisée par les pénuries de gaz et d’autres intrants essentiels”, a déclaré le secrétaire général de la Chambre de commerce internationale John Denton, qui participait à un panel aux côtés de la directrice générale de l’Organisation mondiale du commerce Ngozi Okonjo-Iweala. Le constat est déjà alarmant, selon lui:

    “Nous voyons déjà de grandes entreprises invoquer la force majeure sur leurs contrats d’approvisionnement et réduire leur production, tandis que les pénuries se répercutent sur l’énergie, la chimie et d’autres chaînes d’approvisionnement critiques”.

    L’Iran a quasiment fermé le détroit stratégique d’Ormuz, par lequel transite en temps normal un cinquième de la production de pétrole mondiale mais aussi du gaz naturel liquéfié, depuis les frappes américano-israéliennes du 28 février, qui ont déclenché le conflit et provoqué une envolée des prix mondiaux du pétrole et du gaz.

    Alerte sur le commerce des engrais

    John Denton a relevé que les conséquences de la crise ne s’arrêtent pas à l’industrie, mais touchent également l’agriculture, via le commerce des engrais. “Les perturbations du commerce des engrais créent désormais un risque très réel pour la prochaine saison des récoltes, avec des agriculteurs dans le monde entier – et peut-être surtout en Afrique – confrontés à des pénuries d’approvisionnement et à des hausses de prix”, a-t-il lancé. Selon l’OMC, le blocage du détroit d’Ormuz a en effet perturbé les approvisionnements en engrais, qui sont essentiels pour l’agriculture mondiale, étant donné qu’environ un tiers des exportations mondiales d’engrais passent normalement par cette voie navigable.

    “Il est vital que la communauté internationale fasse tout ce qui est possible pour rétablir la navigation commerciale en toute sécurité dans le Golfe, tout en agissant rapidement pour atténuer les dommages prévisibles pour l’économie réelle”, a insisté John Denton, indiquant qu’il avait accepté de “rejoindre l’initiative du secrétaire général de l’ONU sur la crise d’Ormuz”.

    La Chambre de commerce internationale est une organisation mondiale qui représente les entreprises de tous les secteurs et de nombreux pays. Elle ne dépend pas d’un État: c’est une organisation privée, créée en 1919, dont le rôle est de défendre le commerce international, de faciliter les échanges entre pays et de proposer des règles communes pour les entreprises. Par exemple, elle établit des standards utilisés partout dans le monde (comme les règles du commerce ou de l’arbitrage international) et elle sert aussi de porte-parole des entreprises auprès des grandes institutions internationales.

    Source link

  • Malgré un recul de sa consommation, le vin reste la boisson alcoolisée préférée des Français

    Malgré un recul de sa consommation, le vin reste la boisson alcoolisée préférée des Français

    Dans un environnement morose, voici une annonce qui pourrait remonter le moral des viticulteurs français. L’édition 2026 du baromètre SOWINE/Dynata, présentée le 24 mars, affirme que le vin demeure la boisson alcoolisée préférée des Français pour 52 % d’entre eux, talonnée par la bière (51 %). Le champagne maintient sa troisième position (34 %). Le vin a donc conservé sa place de leader, après avoir été dépassé en 2022 et 2023 par la bière qui avait enregistré une forte progression.

    Moins rassurant, ce baromètre révèle des chiffres en en net recul par rapport à l’an dernier : le vin perd six points, la bière cinq points, et le champagne un point. Cette enquête réalisée depuis une quinzaine d’années auprès d’un échantillon de 1 000 personnes, dessine de nouvelles tendances de consommation, avec notamment une diversification des préférences. Ainsi, les vins effervescents, qui arrivent en 5e position du classement, connaissent une progression notable (22 %, +10 points par rapport à 2025), et les cocktails sont sur une bonne dynamique (29 %, +4 points).

    Les moments de consommation évoluent

    « Ces mouvements traduisent une consommation plus diversifiée, davantage guidée par les moments et les occasions que par des habitudes installées », commente Sylvain Dadé, directeur associé de SOWINE.

    Si la consommation à table reste le moment privilégié de consommation de vin, l’apéritif gagne du terrain, tout comme la consommation en soirée. D’où l’appétence des consommateurs pour le blanc (91 %), le champagne (87 %) et le rosé (85 %), alors que le rouge, plus souvent associé aux repas, recule légèrement à 83 % (-1 point).

    Source link

  • Demain nous appartient : Le fils d’un acteur de Plus belle la vie et beau-fils d’Alexandre Brasseur vient d’arriver dans la série ! – Télé-Loisirs

    Demain nous appartient : Le fils d’un acteur de Plus belle la vie et beau-fils d’Alexandre Brasseur vient d’arriver dans la série ! – Télé-Loisirs

    Un air de famille à Sète ! Le jeune Milo, qui vient de faire une arrivée mystérieuse face à Alex Delcourt, est incarné par Marceau Henon. Son nom vous dit quelque chose ? C’est normal : il est le fils d’une star de Plus belle la vie et le beau-fils d’une figure emblématique de TF1 !

    Un nouveau venu à Sète ! Dans l’épisode du mardi 24 mars 2026 de Demain nous appartient, tandis que Noor (Sahelle de Figueiredo) était accusée d’avoir tué un patient, Prune (Enola Righi) avait un comportement étrange vis-à-vis de Romain (Benjamin Baffie), allant jusqu’à effacer les appels de l’infirmière. De son côté, Alex (Alexandre Brasseur) faisait connaissance avec un nouveau venu…

    En effet, alerté par des cris, l’ostréiculteur – joué par celui qui sera bientôt à l’affiche d’une série sur Netflix – découvrait un petit garçon nommé Milo, accusé de s’être servi un gâteau sans payer. Plus tard, on comprend que l’enfant connaît Nina (Emilie Colliou-Mercier), à qui il donne une nouvelle explication vaseuse concernant son absence à l’école. Mais que cache réellement le jeune garçon ?

    Milo est interprété par le fils de Stéphane Henon !

    Si le visage de l’interprète ne vous dit rien, son nom, lui, devrait vous interpeller. En effet, Milo est joué par Marceau Henon, le fils de Stéphane Henon, l’interprète de Jean-Paul Boher dans Plus belle la vie. Pour info, le comédien de 59 ans est le papa de Kina, issue d’une première union, mais aussi de Milo (13 ans) et Marceau (9 ans) qu’il a eu avec Isabelle Regourd, dont il est séparé depuis.

    Marceau Henon (Milo) est le beau-fils d’Alexandre Brasseur

    Par ailleurs, le garçonnet est aussi le beau-fils d’Alexandre Brasseur, à qui il donne donc la réplique. En effet, en avril 2022, le comédien de 54 ans officialisait sur son compte Instagram sa relation avec la même Isabelle, attachée de presse pour la série quotidienne de TF1. Ils se sont même mariés depuis. Le monde est petit…

    Source link

  • Affelnet Paris : le rectorat modifie les modalités d’affectation vers les lycées publics dès la rentrée

    Affelnet Paris : le rectorat modifie les modalités d’affectation vers les lycées publics dès la rentrée

    A partir de la rentrée scolaire 2026, les modalités d’affectation dans les lycées publics sur la plateforme Affelnet seront « ajustées » à Paris, a annoncé, mercredi 25 mars, le rectorat. « Les ajustements opérés (…) tiennent compte des nouvelles modalités nationales de calcul du diplôme national du brevet [DNB] et assurent une plus grande progressivité dans la prise en compte du bonus lié à l’indice de positionnement social [IPS] du collège de scolarisation », souligne le rectorat de Paris dans un communiqué.

    Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Affelnet : trois ans après la réforme, la mixité sociale et scolaire progresse encore dans les lycées publics de Paris

    Conformément à la réforme du DNB, le socle de compétences n’est plus intégré et seules les notes de la classe de 3e seront prises en compte pour l’affectation en seconde générale et technologique. Les notes ne sont plus converties en points : sera retenue désormais la moyenne annuelle de chaque discipline.

    Les collèges seront divisés en quatre groupes d’IPS, qui mesure l’environnement socio-économique des élèves, contre trois jusqu’à présent, afin d’avoir « un système rééquilibré et plus progressif de prise en compte du critère social ». Un cinquième d’entre eux n’auront aucun bonus, les 80 % restants un bonus compris entre 400 et 1 200, par tranche de 400 – contre 600 précédemment.

    Une mixité sociale qui progresse

    L’affectation dans les lycées publics de l’académie de Paris reste « déterminée par un barème attribué à chaque élève et calculé à partir de trois critères, du plus au moins prépondérant dans l’affectation », insiste le rectorat. Il s’agit de la sectorisation, des résultats scolaires et des critères sociaux (quotas d’élèves boursiers par lycée et bonus lié à l’IPS du collège de scolarisation).

    En 2025, 90,9 % des collégiens ont obtenu l’un de leurs trois premiers vœux, selon le rectorat, qui se félicite du bilan 2025, notamment de « la réduction des écarts » d’IPS entre lycées publics et « d’une plus grande mixité scolaire en leur sein ».

    La réforme d’Affelnet à Paris a été lancée en 2021 pour réintroduire de la mixité et lutter contre la hiérarchisation des lycées. Avant, Paris était divisé en quatre districts et les élèves de 3e postulaient dans une dizaine de lycées de leur périmètre. Ils peuvent désormais postuler dans des lycées situés à vingt-cinq minutes maximum de transport de leur domicile, ou des lycées plus éloignés mais sans être prioritaires.

    Les collégiens et leurs parents pourront inscrire leurs 10 vœux à partir du 6 mai.

    Affelnet Paris, une réforme contre la ségrégation sociale

    La réforme d’Affelnet Paris – cette plate-forme d’affectation utilisée pour tous les élèves de 3e, mais paramétrée différemment dans la capitale – est entrée en vigueur en 2021. A l’époque, Paris est divisée en quatre grands secteurs, de densité inégale, avec une forte proportion d’enfants dans le Nord-Est souhaitant entrer dans quelques « très bons » lycées du centre, devenus des « lycées de niveau » avec une barre d’admission très élevée. L’évitement et la ségrégation sont criants dans certains établissements comme les lycées Bergson (19arrondissement) et Voltaire (11e). La réforme prévoit que chaque collège est associé à un secteur de cinq lycées, dans lesquels tous les élèves de ce collège sont assurés d’avoir une place. La « carte » est censée faire figurer un panachage de « très bons » lycées, de choix intermédiaires, et de lycées moins cotés. Pour y postuler, les élèves cumulent des points en fonction de leurs notes par paliers de cinq points, ce qui signifie qu’une moyenne de 15 et une moyenne de 19 déclenchent le même nombre de points – un aspect critiqué, et qui pourrait être réévalué. Ils ont également des points s’ils postulent dans le secteur qui leur a été désigné (demander un lycée « hors secteur » fait perdre de nombreux points), mais aussi en fonction de leur collège d’origine, qui peut déclencher un « bonus IPS » de 600 ou 1 200 points selon le profil social du collège. Cela permet de valoriser les familles qui ont joué le jeu de la mixité en restant dans leur établissement de secteur entre la 6e et la 3e.

    Le Monde avec AFP

    Source link