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  • “Les villes américaines se porteraient mieux avec Hidalgo ou Grégoire” : l’étonnant constat de l’urbaniste Richard Florida

    “Les villes américaines se porteraient mieux avec Hidalgo ou Grégoire” : l’étonnant constat de l’urbaniste Richard Florida

    Richard Florida est l’un des urbanistes les plus influents au monde. Notamment depuis la publication, en 2002, de The Rise of the Creative Class, dans lequel il assurait que la croissance économique moderne repose sur une “classe créative” faite d’ingénieurs, d’intellectuels, d’artistes et de travailleurs du savoir. Il prédisait alors que les villes susceptibles d’attirer de tels talents deviendraient les plus dynamiques. Le best-seller a inspiré bon nombre de politiques urbaines à travers le monde.

    Quinze ans plus tard vient le moment de l’autocritique. Dans The New Urban Crisis (2017), ce docteur de l’université de Columbia, professeur invité distingué à l’Université Vanderbilt (Tennessee) et professeur à l’Université canadienne de Toronto observe alors que le succès de grandes villes comme New York ou Paris a un coût : les classes populaires et moyennes s’en trouvent exclues en raison de la montée des inégalités.

    Face à l’apparente aggravation de cette “nouvelle crise urbaine” – notamment pour les jeunes qui peinent à se loger dans les grandes villes comme Paris – L’Express a sollicité Richard Florida au lendemain des élections municipales. S’il attribue à Anne Hidalgo, maire sortante de la capitale, certains mérites – et anticipe un destin similaire pour son successeur, Emmanuel Grégoire – celui-ci se montre cependant sévère sur la trajectoire de Paris, devenue “un terrain de jeu pour les ultra-riches” et “une ville vitrine pour la Fashion Week”. Il livre par ailleurs ses prédictions sur ce à quoi ressembleront, à l’avenir, les centres des grandes villes. Suggérant au passage quelques recommandations à destination d’Emmanuel Grégoire… Entretien.

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  • Face à la crainte de pénurie de gazole, le gouvernement autorise temporairement la vente de carburant “non conforme” aux normes habituelles

    Face à la crainte de pénurie de gazole, le gouvernement autorise temporairement la vente de carburant “non conforme” aux normes habituelles

    Face à des tensions d’approvisionnement liées à la guerre en Iran et au blocage du détroit d’Ormuz, le gouvernement autorise temporairement la vente d’un gazole moins résistant au froid. Une mesure d’urgence qui vise à éviter les pénuries, mais qui intervient dans un contexte de flambée des prix à la pompe et fait peser de nouveaux risques sur les automobilistes en cas de températures négatives.

    Face à des tensions d’approvisionnement inédites liées à la guerre en Iran et au blocage du détroit d’Ormuz, le gouvernement a pris une mesure exceptionnelle. Une décision publiée au Journal officiel du 26 mars 2026 autorise, à titre temporaire, la commercialisation d’un gazole “non conforme aux spécifications” ne respectant pas totalement les normes habituelles.

    Une dérogation technique qui concerne essentiellment la résistance du carburant au froid.

    Le point central de cette décision concerne la température limite de filtrabilité (TLF), un critère essentiel du gazole.

    Cette norme détermine la température à laquelle le carburant commence à se solidifier partiellement. En dessous d’un certain seuil, des cristaux de paraffine apparaissent naturellement dans le gazole, pouvant obstruer les filtres et empêcher le moteur de fonctionner.

    En temps normal, le gazole distribué en hiver doit rester utilisable jusqu’à -15°C et avec la dérogation ce seuil est relevé à 0 °C.

    Autrement dit, le carburant autorisé temporairement devient inadapté dès que les températures passent sous zéro.

    Des risques limités mais bien réels

    Cette modification n’est pas anodine. En cas de températures négatives, les automobilistes s’exposent à plusieurs problèmes: difficultés, voire impossibilité de démarrag, moteur qui cale en circulatio, et filtre à carburant bouché

    Les zones montagneuses et les épisodes de froid tardif sont particulièrement concernés. Conscient de ces risques, le gouvernement impose aux distributeurs d’informer clairement les clients. Ces derniers devront également assumer l’entière responsabilité en cas de dysfonctionnement lié à ce carburant, précise le décret.

    Des normes globalement maintenues

    Si la résistance au froid est assouplie, les autres exigences techniques du gazole restent inchangées.

    Le carburant doit toujours respecter: un indice de cétane suffisant, garantissant une bonne combustion, une faible teneur en soufre, pour limiter la pollution et protéger les moteurs et des critères stricts de propreté et d’absence d’eau, essentiels pour éviter la corrosion.

    En résumé, seul le comportement du gazole face au froid est dégradé, les autres performances restant conformes aux standards habituels.

    Une mesure d’urgence face à une crise internationale

    La décision gouvernementale intervient dans un contexte de forte tension sur les prix des carburants, que certains n’hésitent pas à qualifier de “choc pétrolier”. Si le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a employé ce terme avant de nuancer ses propos, la flambée est bien réelle.

    Le gazole, carburant le plus consommé en France, est passé de 1,709 euro le litre fin février à 2,212 euros fin mars, soit une hausse de près de 30% en moins d’un mois. L’essence SP95-E10 augmente plus modérément (+16%), tandis que le superéthanol E85 reste relativement stable, confirmant une évolution des prix à deux vitesses selon les carburants.

    Cette explosion s’explique notamment par la dépendance européenne au diesel importé, dans un contexte de perturbations maritimes majeures, mais aussi par des mécanismes fiscaux défavorables au gazole.

    Selon Francis Pousse, l’Europe importe jusqu’à 40% de son gazole raffiné, notamment via des routes aujourd’hui fragilisées. Cette situation entraîne une hausse rapide des prix du produit fini sur les marchés internationaux, notamment à Rotterdam.

    Pour aller plus loin -> C’est notamment parce qu’il est moins taxé à la base qu’il flambe plus: pourquoi le gazole s’est envolé de 30% en moins d’un mois (deux fois plus que l’essence)

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  • Lutte contre les mines : Thales propose un système projetable livré en quelques semaines

    Lutte contre les mines : Thales propose un système projetable livré en quelques semaines

    Le cauchemar des marines et des armateurs… Les derniers conflits (Ukraine, Iran…) ont remis au gout du jour la lutte contre les mines, qui avait disparu au fil du temps de la mondialisation heureuse. Au moment où Londres et Paris vont organiser cette semaine une réunion d’une trentaine de pays prêts à former une coalition pour sécuriser le détroit d’Ormuz pris en otage par l’Iran, Thales lance ce jeudi Expeditionary PathMaster, un système basé sur un centre d’opérations expéditionnaire (e-POC) rapidement projetable. « Cette solution permet aux forces navales de mener une mission de lutte contre les mines complète partout dans le monde », explique le groupe de défense de haute technologies.

    Le groupe, qui a 52 marines clientes dans le monde, réalise environ 12% de son chiffre d’affaires dans le naval, en croissance de 6%. Il se revendique comme un leader mondial dans la lutte contre les mines depuis plus de 50 ans. Il a développé le système franco-britannique de lutte contre les mines, Maritime Mine Counter Measures (MMCM), dont il a livré en décembre 2024 le premier système de drones de lutte contre les mines. Il est par ailleurs le leader mondial dans le domaine des sonars, livrant même des systèmes à la marine américain.

    Un système livré en six semaines

    Basé sur le système PathMaster livré à la Marine Nationale, Expeditionary PathMaster est une solution évolutive et interopérable, qui peut être mise en œuvre depuis le rivage, à partir d’une côte, d’un navire de lutte contre mines ou de toute plateforme. Il « permet aux marines d’agir rapidement, de sécuriser les infrastructures critiques et de mener à bien des opérations expéditionnaires et amphibies », explique Thales.

    Ce nouveau système est d’ores et déjà prêt et peut être livré en quelques semaines, voire dans les six mois, aux marines, assure le groupe. Cette agilité commerciale et industrielle va permettre à Thales d’accompagner la croissance du marché et, surtout, toutes les demandes pressantes des marines dans la lutte contre les mines (mines de fonds, mines à orin – amarrées -, mines dérivantes). « La plupart des opérations se déroulent dans une forme d’urgence. Il y a toujours une pression internationale de réouverture du passage que vous êtes en train de déminer », explique Eric Chaperon, conseiller pour défense marine de Thales. Ce marché sera en croissance ces prochaines années : il s’élevait à 600 millions en 2025, il est estimé à 850 millions d’euros en 2030.

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  • Bouleversée, Laure de Lattre revient sur son expérience dans Loft Story avec Loana : “Sa vie est devenue largement pire après” – Télé-Loisirs

    Bouleversée, Laure de Lattre revient sur son expérience dans Loft Story avec Loana : “Sa vie est devenue largement pire après” – Télé-Loisirs

    Loana est décédée ce mercredi 25 mars 2026 à seulement 48 ans. Le monde du petit écran, celui de la télé-réalité et les anciens lofteurs qui lui étaient proches, dans un passé plus ou moins lointain, lui ont rendu hommage. Laure de Lattre, candidate de la toute première saison de Loft Story, cette émission de télé-réalité qui a importé le genre en France, en a fait de même dans les pages du Parisien.

    “C’est dramatique. Le Loft aurait pu changer sa vie, mais sa vie est devenue pire, largement pire après. Ce qui l’a abîmée, ce n’est pas l’émission, c’est toute la vie qu’elle a eue après. On n’était pas préparés à ce qu’on a vécu. Et quand on n’a pas de repères…”, a confié Laure de Lattre, attristée par le décès de son ancienne colocataire d’un temps.

    Laure de Lattre raconte l’après Loft Story, destructeur pour Loana

    Interrogée sur cet après, Laure de Lattre développe : “On a été catapultés en deux secondes dans un monde dont on ignorait tout. (…) Au moment où l’émission a été terminée, un garde du corps nous a dit : ‘Ne portez surtout pas d’écharpe ni de collier’. On ne comprenait même pas pourquoi. Il avait peur que les fans s’accrochent à nous…”.

    Décrivant cette période “d’une violence inouïe”, Laure de Lattre se souvient : “On n’était pas préparés à se faire insulter dans la rue, à avoir notre voiture taguée, à recevoir des lettres d’amour ou de haine. (…) Tout le monde voulait profiter de nous et de cette lumière. Mais on était très seuls…”.

    “Elle voulait juste être aimée” : Laure de Lattre (Loft Story) rend un bel hommage à Loana

    Le 26 avril 2001, la France découvre l’univers de la télé-réalité sans encore en comprendre les codes. onze candidats se retrouvent enfermés dans une luxueuse villa, épiés jour et nuit et leurs aventures font la une des médias.

    Laure de Lattre se souvient de sa rencontre avec Loana : “Elle était impressionnante, extrêmement belle, très gentille. Pas au sens de nunuche. C’était vraiment quelqu’un de bon, avec une grande douceur et pas de méfiance. Elle ne voyait jamais le mal nulle part. Elle voulait juste être aimée. C’est ça qui est hyper triste : elle voulait juste ça”.

    “Je trouve ça vraiment bouleversant de voir à quel point un système peut détruire une jolie personne”, a finalement confié Laure de Lattre.

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  • EN DIRECT, guerre en Ukraine : les dernières informations

    EN DIRECT, guerre en Ukraine : les dernières informations

    Londres autorise l’interception de navires de la flotte fantôme russe dans ses eaux territoriales

    L’armée britannique pourra désormais arraisonner et saisir des navires sous sanctions appartenant à la flotte fantôme russe s’ils pénètrent dans les eaux territoriales du Royaume-Uni.

    « Les forces armées britanniques et les forces de l’ordre pourront désormais intercepter les navires sanctionnés par le Royaume-Uni qui transitent par les eaux britanniques », y compris dans la Manche, rapporte un communiqué du bureau du premier ministre, Keir Starmer.

    Londres a sanctionné 544 navires soupçonnés d’appartenir à cette « flotte fantôme russe », composée principalement de pétroliers vieillissants, et qui permet à Moscou de contourner les sanctions occidentales depuis le début de la guerre en Ukraine en 2022.

    « Le Royaume-Uni va resserrer l’étau autour de la flotte, en fermant ses eaux, dont la Manche, aux navires sanctionnés. Les opérateurs seront contraints de se détourner vers des routes plus longues et coûteuses, ou courront le risque d’être arrêtés par les forces britanniques », est-il écrit. Chaque opération sera soumise à l’approbation du gouvernement.

    Cette décision survient alors que les Etats-Unis ont annoncé la levée temporaire de certaines restrictions sur le pétrole russe, pour atténuer la hausse des prix dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient. « Vladimir Poutine se frotte les mains (…) parce qu’il pense que la hausse des prix du pétrole va lui permettre de s’en mettre plein les poches », a déclaré Keir Starmer, cité dans le communiqué. « C’est pourquoi nous nous attaquons encore plus durement à sa flotte fantôme », a-t-il ajouté. Selon Londres, « 75 % du pétrole brut russe est transporté par cette flotte délabrée ».

    En janvier, Londres a apporté son soutien à Washington lors d’une opération américaine visant à saisir dans l’Atlantique Nord un pétrolier lié à la Russie, le Marinera, auparavant connu sous le nom de Bella 1. La France, la Belgique, la Finlande et d’autres pays européens ont également saisi récemment des navires soupçonnés de contourner les sanctions et appartenant, selon les autorités, à la flotte fantôme russe.

    « Après l’interception d’un navire, des poursuites pénales pourront être engagées contre les propriétaires, les exploitants et l’équipage pour violation de la législation britannique sur les sanctions », selon Downing Street.

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  • Le système de santé en France souffre de la faiblesse des politiques de prévention

    Le système de santé en France souffre de la faiblesse des politiques de prévention

    Prévention : pas une semaine ne passe sans que le mot soit employé dans un message de santé, à l’occasion de telle ou telle journée consacrée à sensibiliser contre les cancers, l’obésité, les maladies cardio-vasculaires… Ces dates qui ponctuent le calendrier font écho à un principe reconnu comme essentiel en santé : « Mieux vaut prévenir que guérir. »

    Ce principe ancien est plus que jamais d’actualité : le virage démographique en cours, marqué par le vieillissement de la population, percute le système de santé. Celui-ci ne s’en sortira pas, ne serait-ce que financièrement, alors que les besoins en soins explosent, avec des malades chroniques toujours plus nombreux.

    La prévention « doit être la grande cause de la décennie », a défendu l’Assurance-maladie dans son rapport « Charges et produits » pour l’année 2026. Dans cette somme – remise chaque été au gouvernement avant les débats sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale –, la Caisse nationale d’assurance-maladie (CNAM) a fait de la prévention l’un des trois « piliers » – avec la « coordination des soins » et le « juste soin au juste coût », garantissant l’« avenir de notre modèle de santé ».

    Parce que prises tôt, la plupart des pathologies guérissent mieux. Mais aussi parce qu’elles coûtent alors moins cher. L’enjeu est majeur, sachant que la dépense moyenne par patient en affection de longue durée est estimée à 9 560 euros par an, selon les chiffres de l’Assurance-maladie, et que le nombre de ces malades pourrait passer de 14 à 18 millions, d’ici à 2035.

    Lire aussi l’entretien (2025) | Article réservé à nos abonnés « Le vieillissement de la population est ce qui risque de faire exploser notre système »

    « Rien ne sera possible sans une mobilisation massive en faveur de la prévention », écrit le directeur général de la CNAM, Thomas Fatôme, en introduction du rapport. Si le discours est volontariste, le budget l’est moins. Dans un système de santé historiquement construit autour des soins curatifs, la prévention fait figure de parent pauvre : la France lui a consacré, en 2022, 3,9 % des dépenses de santé, selon les critères de l’OCDE. Un investissement en recul après le « pic » des années Covid, à un niveau qualifié d’« intermédiaire inférieur » par la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES). Loin derrière celui qui a été consenti par le Royaume-Uni ou l’Allemagne (près de 8 %), mais plus qu’en Slovaquie (2,1 %) ou en Pologne (1,9 %), la moyenne des pays européens s’établissant à 5,5 %.

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  • Près d’un mois après le début de la guerre, les boucliers américain et israélien à la peine face aux missiles et aux drones de l’Iran ?

    Près d’un mois après le début de la guerre, les boucliers américain et israélien à la peine face aux missiles et aux drones de l’Iran ?

    DÉCRYPTAGE – Si Tsahal affirme avoir «intercepté» 92% des missiles balistiques tirés par Téhéran, la multiplication des projectiles qui s’écrasent sur le sol israélien pose la question de la robustesse et de l’endurance des systèmes défensifs israélo-américains.

    Le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a lui même reconnu que la soirée fut «très difficile». Samedi, deux missiles iraniens se sont écrasés en territoire israélien, sur les villes d’Arad et de Dimona, où se situe un centre de recherche nucléaire militaire qui n’a pas été touché. La chute des deux projectiles en pleins centres-villes a contraint Tsahal à déclencher une enquête. Au moins 175 personnes ont été blessées dans les deux localités. Que Dimona en particulier soit frappé de la sorte «était inimaginable il y a encore quelques semaines», note sur X le chercheur en stratégie Joseph Henrotin, rédacteur en chef du magazine Défense et Sécurité internationale. Ce mardi, un missile iranien a une nouvelle fois échappé aux défenses israéliennes et s’est abattu en plein cœur de Tel-Aviv, portant à une douzaine le total de blessés en Israël pour cette seule journée. Depuis le 28 février et le début de la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, entre 14 et 18 personnes…

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  • EN DIRECT. Guerre en Iran : Donald Trump assure que Téhéran veut “vraiment conclure un accord”

    EN DIRECT. Guerre en Iran : Donald Trump assure que Téhéran veut “vraiment conclure un accord”

    L’inconnue demeure quant à l’état d’avancée, ou même d’existence actuelle des négociations entre Téhéran et Washington. Ces derniers jours, Donald Trump a affirmé à plusieurs reprises que “des points d’accord majeurs” avaient été dégagés. Au lendemain du rejet d’une proposition d’accord de paix par l’Iran, Téhéran explique ce 26 mars qu’aucune négociation directe n’a lieu, mais que des intermédiaires transmettent des messages. En public, Donald Trump surenchérit dans l’emphase en assurant que l’Iran veut à tout prix un accord de paix, mais que ses dirigeants “ont peur de le dire car ils seraient tués par leur peuple”.

    Sur le terrain, les bombes pleuvent toujours : Israël a indiqué ce jeudi matin avoir mené une série de frappes massives visant les infrastructures du régime iranien à travers le pays. Pendant ce temps, les membres du G7 se réunissent cette fin de semaine pour tenter d’obtenir de la clarté de la part des Etats-Unis quant à leurs plans et leurs objectifs dans cette guerre que Washington peine toujours à justifier et qui déstabilise le monde entier.

    Les infos à retenir

    ⇒ Israël mène une nouvelle série de frappes massives sur l’Iran

    ⇒ Donald Trump assure que l’Iran veut à tout prix un accord de paix

    ⇒ Le G7 se réunit sur fond de guerre au Moyen-Orient

    07h15

    Le G7 se réunit sur fond de guerre en Iran

    Les ministres des Affaires étrangères des pays du G7 se réuniront en France aujourd’hui et demain, dans un contexte de guerres en Ukraine et en Iran, d’incertitude économique, et d’inquiétude quant à la politique étrangère des Etats-Unis. La réunion (France, Grande-Bretagne, Canada, Allemagne, Italie, Japon et Etats-Unis ainsi que des représentants de l’UE) se tiendra à Vaux-de-Cernay, 40 km en dessous de Paris.

    LIRE AUSSI : “Donald Trump pourrait s’en prendre à tout le monde” : le scénario iranien qui inquiète la spécialiste Suzanne Nossel

    Par le passé, le Groupe des Sept est généralement parvenu à trouver un large consensus sur les défis économiques et géopolitiques auquel il était confronté. Cette unité s’est toutefois affaiblie depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche en 2025. Après avoir été pressurisés sur l’Ukraine ou les droits de douane, les alliés de Washington sont désormais pris en étau sur le conflit au Moyen-Orient, dont des diplomates et des responsables européens estiment qu’il manque d’objectifs précis ou d’une stratégie de sortie.

    07h00

    Israël mène des “frappes à grande échelle” en Iran

    L’armée israélienne a dit tôt ce jeudi avoir mené de nouvelles frappes à grande échelle contre des infrastructures situées dans plusieurs régions d’Iran. “Il y a peu, l’armée israélienne a achevé une série de frappes à grande échelle visant des infrastructures du régime terroriste iranien dans plusieurs endroits du pays”, dont Ispahan, dans le centre de l’Iran, a-t-elle annoncé dans un court communiqué.

    06h45

    Téhéran veut à tout prix un accord, selon Donald Trump

    Le président américain a de nouveau assuré mercredi soir que Téhéran voulait à tout prix conclure un accord pour mettre fin à la guerre. Selon Donald Trump, qui s’exprimait devant des élus républicains du Congrès, les dirigeants iraniens “veulent vraiment conclure un accord, mais ils ont peur de le dire car ils seraient tués par leur peuple. Ils ont aussi peur que nous les tuions”.

    LIRE AUSSI : Eliminer le sommet du régime en Iran : la “stratégie tchétchène” peut-elle fonctionner ?

    Le ministre des Affaires étrangères de l’Iran, Abbas Araghchi, a quant à lui indiqué que les autorités iraniennes étudiaient des propositions relayées par des intermédiaires mais qu’il était exclu d’organiser des négociations avec les Etats-Unis. Il a aussi affirmé que, bien qu’il n’y ait eu ni dialogue ni négociations entre l’Iran et les Etats-Unis, des messages avaient été transmis par des intermédiaires.

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  • Guerre au Moyen-Orient: Donald Trump affirme que les dirigeants iraniens veulent “absolument” un accord mais “ont peur de le dire”

    Guerre au Moyen-Orient: Donald Trump affirme que les dirigeants iraniens veulent “absolument” un accord mais “ont peur de le dire”

    Le président américain considère, ce jeudi 26 mars, que les Iraniens “négocient” mais “ont peur de le dire”. Plus tôt dans la semaine, Donald Trump avait déjà affirmé que Téhéran et Washington avaient entammé des discussions pour mettre fin au conflit, ce qu’avait infirmé le régime des mollahs.

    Donald Trump a assuré que Téhéran, malgré ses dénégations, participe bien à des pourparlers et veut un accord pour mettre fin à la guerre, tandis qu’Israël poursuit ce jeudi 26 mars ses frappes sur l’Iran.

    “Ils négocient, et ils veulent absolument conclure un accord, mais ils ont peur de le dire”, a affirmé le président américain mercredi soir devant un parterre de parlementaires républicains réunis mercredi soir à Washington.

    “Ils ont aussi peur qu’on les tue”, a-t-il lancé, au 27e jour d’un conflit qui embrase le Moyen-Orient et menace l’économie mondiale.

    Plus tôt dans la journée de mercredi, la Maison Blanche avait prévenu que Donald Trump était “prêt à déchaîner l’enfer” si Téhéran faisait “encore un mauvais calcul”.

    Aucune information n’est disponible sur le ou les dirigeants iraniens en charge des négociations évoquées par Washington. Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a maintenu que l’Iran n’a “pas l’intention de négocier” et compte “continuer à résister”.

    Une réunion des chefs de la diplomatie du G7 à Paris

    Une proposition américaine pour faire taire les armes, qui, selon des médias américains et israéliens, contient quinze points, a été transmis à l’Iran par Islamabad, en bons termes avec les deux pays, selon deux hauts responsables pakistanais.

    “Parfois, des messages peuvent être transmis (…) mais ça ne peut en aucun cas être qualifié de dialogue ni de négociation”, a noté Abbas Araghchi à la télévision d’État. L’Iran veut “mettre la fin à la guerre à ses propres conditions”, a-t-il souligné.

    Les initiatives diplomatiques se sont multipliées ces derniers jours pour tenter de mettre un terme à une guerre devenue “hors de contrôle”, selon les termes du secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres.

    Sans toutefois d’ouverture diplomatique jusqu’ici, même si Pékin a dit jeudi voir “des signaux en faveur de négociations” émis à la fois par les États-Unis et l’Iran. Le conflit sera au menu jeudi d’une réunion en France des chefs de la diplomatie du G7, qui ne seront rejoints que vendredi par l’Américain Marco Rubio.

    “Ce qui m’inquiète le plus dans cette guerre, c’est qu’il n’y a pas eu de consultation, il n’y a pas de stratégie, il n’y a pas d’objectif clair et, le pire de mon point de vue, c’est qu’il n’y a pas de stratégie de sortie”, a lâché le ministre allemand de la Défense Boris Pistorius, en visite en Australie.

    Des installations détruites, les frappes se poursuivent

    Sur le terrain, les attaques se poursuivent dans un sens et dans l’autre. Tôt jeudi, l’armée israélienne a indiqué avoir achevé des “frappes à grande échelle” sur des infrastructures non spécifiées dans plusieurs zones d’Iran, dont Ispahan dans le centre du pays.

    Israël a également dit faire l’objet d’une nouvelle attaque de missiles iraniens. L’Arabie saoudite, le Koweït et Bahreïn, où les infrastructures énergétiques et les intérêts américains sont régulièrement ciblés, ont aussi dit faire face à de nouvelles attaques.

    L’armée américaine a assuré avoir endommagé ou détruit “plus des deux tiers” des installations de production de drones et de missiles ainsi que des chantiers navals iraniens, et “92%” de la flotte iranienne.

    La guerre au Moyen-Orient va-t-elle ralentir la croissance française?

    3:06

    Le quasi blocage par l’Iran du détroit d’Ormuz, par où transite en temps normal 20% du pétrole mondial, a provoqué une hausse d’environ 60% des cours du brut depuis le début de l’attaque israélo-américaine le 28 février.

    Jeudi, les cours du baril de pétrole, tant du Brent, référence mondiale, que du WTI, référence américaine, remontaient à nouveau après un léger repli la veille, alors que l’Iran a dit autoriser le passage de navires de pays “non-hostiles”.

    Dépendant quasiment entièrement de pétrole transitant par Ormuz, le Japon a annoncé jeudi devoir puiser pour la deuxième fois dans ses réserves stratégiques. Israël poursuit par ailleurs son intervention contre le Hezbollah pro-iranien au Liban, où ses frappes ont fait plus d’un million de déplacés depuis que ce pays a été entraîné dans la guerre.

    Jeudi, l’armée israélienne a annoncé qu’un de ses soldats avait été grièvement blessé mercredi par un tir de mortier tiré en direction de ses troupes au Liban.

    Dossier :

    Guerre en Iran et au Moyen-Orient

    • Guerre au Moyen-Orient: le Hezbollah refuse toute négociation “sous le feu” avec Israël

    • DIRECT. Guerre au Moyen-Orient: Israël annonce mener des “frappes à grande échelle” sur plusieurs zones d’Iran

    • Guerre au Moyen-Orient: l’Iran n’a “pas l’intention de négocier” mais de “continuer à résister”

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  • OpenAI abandonne ses paris ratés et se concentre sur les entreprises

    OpenAI abandonne ses paris ratés et se concentre sur les entreprises

    OpenAI en plein virage… ou en rétropédalage. L’entreprise américaine multiplie les annonces ces derniers jours pour amorcer un changement de stratégie. Le créateur de ChatGPT vient notamment de mettre fin à son application de génération de vidéo Sora. Celle-ci capterait trop de ressources en calcul alors que l’entreprise doit se concentrer sur sa course contre ses rivaux. Et notamment sur l’entraînement de son futur modèle surnommé « Spud », qui devrait sortir dans quelques semaines, précise un mémo de Sam Altman consulté par The Information. Exit aussi le contrat avec Disney, annoncé il y a à peine trois mois, qui aurait pu rapporter un milliard de dollars à OpenAI en permettant aux utilisateurs de créer des vidéos de leurs personnages préférés.

    La fonctionnalité « Instant check-out », qui permettait de réaliser ses achats directement dans ChatGPT, vient elle aussi d’être discrètement abandonnée — OpenAI fait valoir que le niveau de « flexibilité » attendu n’était pas au rendez-vous. Walmart, l’un des premiers clients à vendre des produits directement dans ChatGPT, raconte à Wired que les premières expérimentations se sont avérées peu convaincantes.

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