DÉCRYPTAGE – L’ex-dictateur du Venezuela doit comparaître ce jeudi avec son épouse, lors d’une audience qui va porter sur des questions de procédure. Inculpé de plusieurs chefs d’accusation, dont de narcoterrorisme et de trafic de drogue, il plaide non coupable.
C’est la première apparition publique de Nicolas Maduro depuis son inculpation devant un juge américain à New York le 5 janvier dernier, deux jours après sa capture par l’armée américaine à Caracas. L’ex-dictateur du Venezuela doit comparaître ce jeudi avec Cilia Flores, son épouse, lors d’une audience qui va porter sur des questions de procédure. Il est inculpé de plusieurs chefs d’accusation, dont de narcoterrorisme et de trafic de drogue. Il a plaidé non coupable, comme sa femme.
Parmi les questions litigieuses à régler avant le procès, il y a notamment la question du paiement de ses avocats. L’administration américaine a empêché l’État vénézuélien d’acquitter leurs honoraires, en raison des sanctions mises en place par Washington contre le régime. Le fait que Nicolas Maduro n’ait pas droit à un avocat de son choix est une violation de la Constitution américaine, a estimé Barry Pollack, en charge de sa défense. Ce membre du barreau chevronné qui a défendu, entre autres, Julian Assange
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Commençons par la simplicité. En quoi choisir la plateforme agréée Sage est indiqué pour les entreprises ?
Les PME et les ETI ont souvent un système d’information complexe, avec plusieurs solutions de gestion. Si la solution de gestion principale, l’ERP par exemple, est Sage, il est très simple de fonctionner avec notre plateforme agréée, intégrée à la dernière version de l’ERP. Mais même si la solution Sage n’est pas la solution principale, notre plateforme agréée permet de connecter tous les logiciels en un clic et de centraliser les flux de factures. Et vu le délai, choisir une plateforme agréée unique et qui ne demande pas de développement informatique est certainement un choix raisonnable !
En plus de la simplicité, je veux ajouter la sécurité. Choisir la plateforme agréée Sage, c’est choisir la plateforme d’un éditeur de solutions de gestion. C’est notre métier de collecter, de traiter et de transmettre des données de gestion. Et ce depuis 40 ans.
Conseil et accompagnement dans la transition vers la facture électronique
Les entreprises s’interrogent souvent sur les cas d’usage. La plateforme agréée Sage est-elle compatible avec toutes les situations ?
Il y a une forme de confusion sur ce que l’on appelle les cas d’usage. Une plateforme agréée, c’est un tuyau avec des services associés. Ces services relèvent en partie de l’obligation fixée par l’administration (comme la transmission des statuts) et en partie du choix de l’éditeur.
Quoi qu’il en soit, le tuyau transmet des données de gestion structurées. C’est sa vocation. Donc, quelle que soient les cas d’usage de l’entreprise avant la mise en conformité, ce qui fonctionnait à travers l’ERP avant fonctionnera après. Le choix de la plateforme agréée n’a pas d’influence sur l’organisation des cycles clients et fournisseurs. Ce qui ne veut pas dire que l’entreprise n’a pas à se poser de questions pour centraliser et harmoniser ses flux.
Il ne faut donc pas confondre les cas d’usage, décorrélés du choix de la plateforme agréée, avec les services additionnels, qui sortent du cahier des charges imposés par l’administration. C’est sur ces services embarqués que les éditeurs de plateformes agréées font la différence. C’est-à-dire que la conformité est garantie par l’agréement de la plateforme mais que le dépassement de fonction est à l’initiative de l’éditeur.
Harmoniser et centraliser les flux grâce à une plateforme unifiée
Ces services additionnels, c’est donc ce que vous appelez les services embarqués ?
Exactement. D’ailleurs, les entreprises ont bien compris qu’une plateforme agréée ne pouvait se contenter de garantir la conformité. D’une certaine manière, une partie des services embarqués que nous intégrons sont devenus la norme. Alors que l’administration ne l’impose absolument pas, il est difficile aujourd’hui de proposer une plateforme sans service d’archivage, par exemple.
Et parce que c’est notre métier d’accompagner les entreprises dans leur quête de productivité, nous avons anticipé cette normalisation par le marché. Au passage, Sage est aujourd’hui la plateforme agréée la plus choisie par les ETI. Ce n’est pas un hasard !
Quels sont les principaux services embarqués dans la plateforme agréée Sage ?
Encore une fois, il y a les prérequis identifiés par le marché. Aux services universels exigés par l’administration, nous ajoutons l’universalité (notre API publique permet de connecter à notre plateforme n’importe quelle solution de gestion conforme) et l’archivage.
Mais l’essentiel est ce que nous proposons au-delà de ces prérequis, en adéquation avec la mission qui est la nôtre : améliorer la productivité des entreprises et simplifier le quotidien des collaborateurs. L’ADN Sage, c’est toujours la fiabilité, la puissance et la facilité d’usage.
En l’occurrence, en choisissant la plateforme agréée Sage, les PME et les ETI s’ouvrent la possibilité de disposer d’un portail fournisseurs et d’un portail clients. Ce n’est pas neutre quand on interagit avec des partenaires non assujettis, particuliers ou entreprises étrangères. Concrètement, cela signifie leur offrir le même service de traçabilité des factures que pour les partenaires assujettis à la TVA. Et ce n’est surtout pas neutre pour l’entreprise elle-même, qui peut ainsi gérer tous ses flux de factures dans un processus unique.
Ensuite, c’est bien sûr une nouvelle étape d’automatisation. Notamment, grâce à l’intelligence artificielle. Du côté du cycle fournisseurs, cela se traduit par des rapprochements automatisés de demandes d’achats et de bons de commandes. Ainsi que le pilotage des appels d’offres et des consultations. Côté clients, choisir la plateforme agréée Sage, c’est se fiabiliser le recouvrement. Par exemple en détectant des signaux faibles de décalages progressifs des règlements. Ou encore émettre en automatique et de façon personnalisée les relances qui s’imposent.
Automatisation et performance : le potentiel de l’intelligence artificielle
Le Financial Times a affirmé que la Russie soutenait l’Iran face aux États-Unis et à Israël en lui livrant des drones depuis début mars.
Le Kremlin a qualifié jeudi de “mensonges” un article du Financial Times (FT) affirmant que la Russie serait sur le point d’achever l’envoi de drones à l’Iran, en pleine guerre au Moyen-Orient.
“Il y a vraiment beaucoup de mensonges dans les médias. Et même les éditions les plus respectées n’ont pas honte de les publier”, a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, en répondant, lors de son point de presse quotidien, à une question de l’AFP sur l’article du FT. “Une chose est sûre: nous poursuivons notre dialogue avec les dirigeants iraniens”, a-t-il ajouté.
D’après le Financial Times citant des rapports de services de rensignement occidentaux, des responsables iraniens et russes ont entamé des discussions sur la livraison de drones quelques jours après l’attaque israélienne et américaine contre Téhéran. Les livraisons auraient commencé début mars et devraient s’achever à la fin du mois.
La Russie évoque seulement une aide humanitaire
Alliée de longue date de l’Iran, la Russie dénonce les frappes menées sur le pays depuis fin février par Israël et les États-Unis et plaide pour un règlement “politique”. Moscou n’a pas annoncé officiellement d’aide concrète à l’Iran depuis le début de ce conflit, hormis l’envoi d’aide humanitaire.
Mais plusieurs médias américains ont affirmé que Moscou aurait partagé des renseignements militaires à Téhéran pour mener ses frappes au Moyen-Orient. En réponse aux frappes massives des États-Unis et d’Israël, Téhéran a attaqué des bases américaines dans plusieurs pays du Golfe. Le Kremlin refuse de commenter ces affirmations.
Depuis le début du conflit, l’Iran a de son côté a tiré plus de 3.000 de ces drones, notamment les fameux Shahed qu’il est capable de produire à bas coût. La Russie produit quant à elle des drones basés sur des modèles iraniens qu’elle utilisent en Ukraine.
Il y a dans cette grande salle du Palais de la Bourse, à Marseille, cette émulation propre aux grands événements. Pour cause ? L’appel des anneaux olympiques du 1er février 2030, à 20h précises. « Je suis le Numérobis qui doit construire le palais de Cléopâtre en trois mois », compare, avec humour, Damien Robert, directeur général de la Solideo Alpes 2030, la société de livraison des ouvrages olympiques pérennes. Et si Numerobis, dans le film « Astérix, Mission Cléopâtre » d’Alain Chabat a besoin des Gaulois aux pouvoirs magiques pour réaliser le projet, la Solideo a besoin des entreprises, de toutes tailles, pour livrer, d’ici l’été 2039, la quarantaine d’ouvrages nécessaires à la tenue des Jeux olympiques q
ui se dérouleront dans quatre départements, entre les régions Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Devant une salle comble, les organisateurs de l’événement mondial sont venus mobiliser le monde économique. « Vous êtes des maillons essentiels. Nous avons besoin de votre excellence, de votre savoir-faire. C’est grâce à vous que nous réussirons », clame Edgar Grospiron, président du comité d’organisation des JO 2030. Ici, la crise de gouvernance qui traverse l’institution après le départ du directeur Cyril Linette est loin des discussions. Le mot d’ordre du jour : mobiliser.
Le couple au cœur de la saison 5 de Bridgerton a enfin été dévoilé. Et ce n’est pas Eloise et Sir Philip… mais sa petite sœur Francesca et Michaela Stirling, la cousine de son défunt mari John. Une annonce qui a aussitôt suscité l’enthousiasme… mais aussi quelques critiques. Face à un tel déferlement, la showrunner Jess Brownell a décidé de prendre la parole :
“Je suis ravi que les gens discutent et débattent de la série et de notre adaptation des livres. Mais je tiens à affirmer très clairement qu’il n’y a pas de place pour l’homophobie, le racisme ou toute forme de discrimination dans l’univers de Bridgerton“, a-t-elle déclaré à Tudum, le site de Netflix, rappelant par la même occasion que la série Netflix était “une histoire d’amour et d’inclusion”.
Bridgerton : Jess Brownell défend fermement les interprètes de Francesca et Michaela après l’annonce du couple de la saison 5
Pour celle qui a succédé à Chris Van Dusen, les interprètes de Francesca et Michaela ainsi que toute l’équipe de Bridgerton “ne méritent que des marques d’affection et d’amour”. “C’est magnifique de voir comment les fans se sont déjà mobilisés autour d’elles et j’ai hâte de voir cet amour grandir”, poursuivait-elle.
Vous l’aurez compris, la nouvelle saison de Bridgerton sera consacrée à l’amour naissant entre Francesca et Michaela. Tirée du livre When He Was Wicked, sixième tome de la saga littéraire de Julia Quinn, l’intrigue du prochain chapitre se déroulera deux ans après la disparition tragique de John Stirling, mort dans son sommeil après s’être plaint de violents maux de tête.
Alors qu’elle semblait avoir fait une croix sur l’amour, celle qui est désormais comtesse de Kilmartin décide de réintégrer le marché du mariage pour des raisons pragmatiques. Mais sa vie bascule lorsque Michaela Stirling revient à Londres, ce qui la pousse à s’interroger sur la nature de ses sentiments.
Bridgerton : une nouvelle saison tournée en partie hors de Londres
La prochaine saison de Bridgerton pourrait bien se dérouler hors de Londres. Il faut dire que le domaine de Kilmartin se situe en Écosse. Il ne serait donc pas étonnant de voir l’équipe de production poser ses valises dans ce pays où ont été tournés Outlander, son spin-off Outlander : Blood of My Blood, Harry Potter ou encore Skyfall.
Comme l’a confirmé le géant du streaming, le tournage de la saison 5 de Bridgerton vient de commencer et devrait durer plusieurs mois. Une chose est sûre : la série ne reviendra pas sur nos écrans avant un certain temps.
Des migrants tentant de rejoindre la Grande-Bretagne attendant sur une plage de Gravelines (Nord), le 18 mars 2026. JEAN-FRANCOIS BADIAS/AP
Le Parlement européen a validé jeudi 26 mars un net durcissement de la politique migratoire du continent et approuvé le concept de « hubs de retour », des centres pour envoyer des migrants en dehors de l’Union européenne (UE). Ces mesures sont réclamées par une majorité d’Etat membres, ainsi que par les eurodéputés de droite et d’extrême droite, qui ont salué le vote par un tonnerre d’applaudissements dans l’hémicycle.
Aujourd’hui, environ 20 % des décisions d’expulsion prises au sein de l’UE aboutissent réellement, une statistique très critiquée par les partisans d’une ligne migratoire plus ferme. Sous pression pour serrer la vis, la Commission européenne a donc présenté il y a un an un texte visant à augmenter le nombre d’expulsions.
Un dispositif validé jeudi matin par une grande majorité d’eurodéputés, de la droite, de l’extrême droite et du centre, réunis en plénière à Bruxelles. Ce texte permettra de « garantir simplement ce principe simple : si vous venez illégalement en Europe, soyez sûr que vous n’y resterez pas », a applaudi l’eurodéputé français François-Xavier Bellamy, qui siège au sein du groupe du Parti populaire européen (PPE).
Hubs de retour
Il autoriserait les Etats membres à ouvrir des centres pour migrants dans des pays en dehors de l’UE, pour y envoyer, et possiblement y détenir, des personnes dont la demande d’asile a été rejetée et qui font face à une obligation de quitter le territoire. Les fameux « hubs de retour ».
L’idée de créer des hubs pour détenir des migrants avant ou après l’examen de leur demande d’asile n’est pas nouvelle. Elle a été testée par l’Italie en Albanie. Ce centre est longtemps resté largement vide, en raison d’une série de contestations judiciaires. Un accord sur le sujet avait également été scellé entre le Royaume-Uni et le Rwanda, mais Londres a rapidement abandonné le projet, là encore en raison d’obstacles judiciaires. Les deux pays s’affrontent désormais devant les tribunaux.
Lire aussi | Les pays de l’UE approuvent un net durcissement de la politique migratoire
Au cours des dernières semaines, un petit groupe d’Etats membres de l’UE (le Danemark, l’Autriche, la Grèce, l’Allemagne et les Pays-Bas) s’est d’ailleurs formé afin d’étudier ces modèles, apprendre de leurs erreurs et explorer le lancement de projets pilotes, possiblement dès la fin de l’année. D’autres pays, dont la France et l’Espagne, se montrent sceptiques quant à l’efficacité de ces centres et sont jusqu’ici restés en retrait des discussions autour de leur lancement.
Le texte adopté jeudi prévoit aussi des règles et sanctions plus strictes pour les déboutés d’asile refusant de quitter le territoire de l’UE, comme des confiscations de documents d’identité, des détentions et des interdictions d’entrée prolongées sur le territoire. Enfin, il inclut une reconnaissance mutuelle des décisions prises par tel ou tel Etat membre, l’objectif étant par exemple qu’une décision prise en France puisse s’appliquer en Espagne et vice-versa.
Un recul historique
Un vote qui constitue « un recul historique des droits des réfugiés », a alerté Marta Welander, de l’ONG humanitaire International Rescue Committee, s’inquiétant de la multiplication des « détentions de personnes vulnérables, y compris d’enfants ».
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Comme d’autres mesures migratoires, ce texte a avancé au Parlement grâce à une collaboration renforcée entre élus de droite et d’extrême droite – une alliance qui a provoqué des remous en Allemagne et a été vivement critiquée par le chancelier Friedrich Merz.
« L’histoire se souviendra que la droite dite modérée a sonné le glas du peu qui restait du cordon sanitaire, par une collaboration active avec l’extrême droite dans l’écriture de ce texte », a lancé l’eurodéputée française écologiste Mélissa Camara, très opposée au texte.
ENTRETIEN – Alors que l’ancien président vénézuélien Nicolas Maduro doit comparaître ce jeudi aux États-Unis, Washington continue sa campagne de frappes contre les narcotrafiquants dans les Caraïbes, mais «l’efficacité globale du dispositif apparaît limitée», analyse le spécialiste Laurent Giacobbi.
Depuis septembre dernier, les États-Unis déploient une vaste armada dans les Caraïbes pour lutter contre le trafic de drogue, menant des frappes ciblées sur les embarcations des narcotrafiquants. C’est dans ce contexte que Donald Trump a justifié le 3 janvier l’enlèvement du président vénézuélien Nicolas Maduro accusé de narcotrafic, qui doit comparaître ce jeudi aux États-Unis. Aujourd’hui la campagne de frappes américaines se poursuit alors que Donald Trump augmente la pression sur Cuba.
Laurent Giacobbi est enseignant à l’Université des Antilles et chercheur associé à l’IRIS. Il est spécialiste de la géopolitique de l’Amérique latine et des Caraïbes.
LE FIGARO.- Le 3 janvier dernier, Donald Trump a organisé la capture de Nicolas Maduro au nom de la lutte contre les cartels de drogue. La vaste armada américaine déployée pour l’occasion dans les Caraïbes est-elle toujours aussi massive aujourd’hui ? Qu’en est-il de la mainmise américaine sur le Venezuela ?
LAURENT GIACOBBI. -…
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Dans un contexte international troublé, l’esprit libéral des années 1990 se retrouve parfois mis au banc des accusés, désigné comme le grand responsable d’une partie des maux actuels de notre société, notamment en matière de mondialisation et d’immigration. Pourtant, sans cette décennie, le désordre des années 2020 serait probablement survenu plus tôt. C’est la thèse défendue par Harold James, professeur d’histoire à l’université de Princeton, dans une récente tribune publiée sur The Globalist. Il y répond à un texte paru sur ce même site d’analyses internationales par l’économiste Branko Milanovic, spécialiste des inégalités. Dans cet article, le concepteur de la célèbre “courbe de l’éléphant” revient sur les “illusions” de la mondialisation libérale des années 1990, “des idées qui se sont presque toutes révélées erronées”. Une lecture qui s’inscrit dans une remise en cause plus large de cette décennie, que des historiens comme Gary Gerstle décrivent comme le moment de domination d’un “ordre néolibéral”.
LIRE AUSSI : “Nous, les boomers, avons fait suer nos parents comme nos enfants” : l’étonnant dialogue Thierry Lhermitte – Maxime Sbaihi
Une remise en cause réellement fondée ? “Il est devenu à la mode ces derniers temps de condamner les principales évolutions économiques que le monde a connues dans les années 1990. Mais, à mon avis, nous le faisons à nos risques et périls”, écrit Harold James, qui prolonge cette analyse dans un entretien accordé à L’Express.
Sans 1990, 2020 aurait été pire
Celui-ci voit dans ce rejet un consensus émergent tant à gauche qu’à droite, citant entre autres le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio qui, lors de la dernière conférence de Munich, a expliqué comment l’”euphorie” de cette époque “nous a conduits à commettre de terribles erreurs”. L’universitaire britannique pointe une recomposition politique où certains discours mêlent préoccupations sociales et logiques nationalistes, notamment dans des mouvements populistes en France, aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni. A gauche, certains responsables adoptent un langage similaire et une approche de la politique plus frontale et plus conflictuelle, estimant que c’est à cette condition qu’elle peut redevenir efficace. A ses yeux, cette évolution rapproche, par certains aspects, les stratégies politiques de la droite et de la gauche.
Londres autorise l’interception de navires de la flotte fantôme russe dans ses eaux territoriales
L’armée britannique pourra désormais arraisonner et saisir des navires sous sanctions appartenant à la flotte fantômerusse s’ils pénètrent dans les eaux territoriales du Royaume-Uni.
« Les forces armées britanniques et les forces de l’ordre pourront désormais intercepter les navires sanctionnés par le Royaume-Uni qui transitent par les eaux britanniques », y compris dans la Manche, rapporte un communiqué du bureau du premier ministre, Keir Starmer.
Londres a sanctionné 544 navires soupçonnés d’appartenir à cette « flotte fantôme russe », composée principalement de pétroliers vieillissants, et qui permet à Moscou de contourner les sanctions occidentales depuis le début de la guerre en Ukraine en 2022.
« Le Royaume-Uni va resserrer l’étau autour de la flotte, en fermant ses eaux, dont la Manche, aux navires sanctionnés. Les opérateurs seront contraints de se détourner vers des routes plus longues et coûteuses, ou courront le risque d’être arrêtés par les forces britanniques », est-il écrit. Chaque opération sera soumise à l’approbation du gouvernement.
Cette décision survient alors que les Etats-Unis ont annoncé la levée temporaire de certaines restrictions sur le pétrole russe, pour atténuer la hausse des prix dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient. « Vladimir Poutine se frotte les mains (…) parce qu’il pense que la hausse des prix du pétrole va lui permettre de s’en mettre plein les poches », a déclaré Keir Starmer, cité dans le communiqué. « C’est pourquoi nous nous attaquons encore plus durement à sa flotte fantôme », a-t-il ajouté. Selon Londres, « 75 % du pétrole brut russe est transporté par cette flotte délabrée ».
En janvier, Londres a apporté son soutien à Washington lors d’une opération américaine visant à saisir dans l’Atlantique Nord un pétrolier lié à la Russie, le Marinera, auparavant connu sous le nom de Bella 1. La France, la Belgique, la Finlande et d’autres pays européens ont également saisi récemment des navires soupçonnés de contourner les sanctions et appartenant, selon les autorités, à la flotte fantôme russe.
« Après l’interception d’un navire, des poursuites pénales pourront être engagées contre les propriétaires, les exploitants et l’équipage pour violation de la législation britannique sur les sanctions », selon Downing Street.
Disposant d’une large majorité à l’issue des élections métropolitaines, Véronique Sarselli (Coeur Lyonnais, DVD) a été élue présidente de la métropole lyonnaise ce jeudi 26 mars.
La métropole lyonnaise bascule officiellement à droite. Tête de liste Coeur Lyonnais et membre de LR, Véronique Sarselli a recueilli 91 voix (sur 150) lors du scrutin organisé par le conseil métropolitain, ce jeudi 26 mars.
“Je mesure pleinement l’honneur qui m’est fait”, a déclaré la nouvelle présidente de la métropole.
Après avoir “salué les élus sortants”, Véronique Sarselli s’est dite “animée par la volonté d’améliorer durablement la vie de nos concitoyens”. Première femme élue à ce poste, elle a affirmé qu’elle serait “la présidente de tous les grands lyonnais et de toutes les communes de la métropole de Lyon”.
Une cohabitation inédite entre ville et métropole
Réélue maire de Sainte-Foy-lès-Lyon dès le premier tour des élections municipales, Véronique Sarselli était en binôme avec Jean-Michel Aulas: l’ancien président de l’OL visait la mairie de Lyon, tandis que l’édile candidatait à la tête de la métropole.
Elle succède à l’écologiste Bruno Bernard, élu en 2020. Ce dernier a été réélu conseiller métropolitain mais Les Écologistes ont perdu la majorité qu’ils détenaient à la métropole, passant de 84 à 49 sièges.
Depuis la création de la métropole de Lyon, en 2015, les majorités municipales et métropolitaines avaient toujours été similaires. Une période de cohabitation inédite s’ouvre donc entre la municipalité, où l’union de la gauche et des écologistes est restée majoritaire, et la métropole, désormais dominée par une alliance du centre et de la droite.
“Maintenant, au travail!”, a martelé Véronique Sarselli, pour conclure son discours.