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  • Touchées par la riposte iranienne, «de nombreuses» bases américaines au Moyen-Orient «quasiment inhabitables»

    Touchées par la riposte iranienne, «de nombreuses» bases américaines au Moyen-Orient «quasiment inhabitables»

    Une partie des 40.000 militaires américaines déployés dans la région a dû être relogée dans des hôtels ou des bureaux, révèle le New York Times qui interroge le degré de préparation de l’opération militaire en Iran.

    Jusqu’où Donald Trump a-t-il planifié l’opération militaire en Iran ? «De nombreuses bases militaires américaines, parmi les treize présentes dans la région, sont quasiment inhabitables», révèle le New York Times  mercredi. En cause : la vigueur de la riposte iranienne qui cible particulièrement les infrastructures militaires américaines au Moyen-Orient. Ainsi, dès les premiers jours, elle a visé le port de Shuaiba, la base aérienne Ali Al Salem, ou le camp Buehring au Koweït, la base aérienne Al-Udeid au Qatar, le quartier général de la cinquième flotte au Bahreïn, la base prince Sultan en Arabie saoudite…

    Une partie des 40.000 militaires américaines déployés dans la région a dû être relogée dans des hôtels ou des bureaux. Cet envoi vers des «sites alternatifs» n’entrave pas les capacités du Pentagone à poursuivre ses opérations contre l’Iran, précise le quotidien américain. Mais il interroge sur le degré de préparation de l’administration Trump en amont des frappes. En effet, malgré l’amoncellement de moyens militaires dans le Golfe persique, les personnels non-essentiels et les ressortissants n’ont pas été évacués au préalable de la région.


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    «Les plans sont inutiles, mais la planification est tout»

    En réalité, ces dommages importants causés aux infrastructures militaires américaines posent plusieurs questions. Les États-Unis disposent de plusieurs bases dans la région, depuis ses interventions en Afghanistan, puis en Irak. Habitué à obtenir et conserver la supériorité aérienne, Washington a parfois installé ses militaires proches de lignes adverses. Mais l’Iran dispose de missiles balistiques, très difficiles à intercepter, ainsi que de drones Shahed, peu onéreux et efficaces, qui peuvent être lancés en grand nombre pour saturer les défenses aériennes.

    Autre indice d’un manque de planification et de préparation, selon le quotidien américain, les avions ravitailleurs américains – souvent des KC-135 – ont été déployés en urgence sans avoir été entraînés au préalable. Donald Trump n’a peut-être pas fait sienne l’antienne de son prédécesseur, le général Dwight D. Eisenhower, «les plans sont inutiles, mais la planification est tout».

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  • Violette, la mère de Loana, sous le choc : “Je n’ai toujours pas réalisé… Tout a basculé en décembre” – Télé-Loisirs

    Violette, la mère de Loana, sous le choc : “Je n’ai toujours pas réalisé… Tout a basculé en décembre” – Télé-Loisirs

    Triste nouvelle. Ce mercredi 25 mars, nous avons appris la mort de Loana à l’âge de 48 ans. Violette, sa maman, a pris la parole lors d’un entretien accordé à Paris Match afin de réagir au décès de sa fille. “Depuis hier soir que Laurent (Laurent Amar, le dernier ami de Loana, NDLR), m’a prévenue, j’ai du mal à atterrir. Mais il ne faut pas que je craque. Il faut que je tienne pour elle. Je n’ai toujours pas réalisé”, a-t-elle tout d’abord déclaré.

    Puis, la maman de la star de télé-réalité a ajouté : “Apprendre le décès de sa fille comme ça puis en regardant la télé pour le confirmer, c’est très difficile”. Alors que la relation entre la mère et la fille a été parfois chaotique, les deux femmes s’étaient rapprochées en 2023, lorsque Loana avait emménagé à Nice. “Je l’avais au téléphone tous les jours jusqu’en décembre dernier”, a-t-elle dit.

    Mort de Loana : Sa mère affirme que tout a “basculé en décembre”

    Si les circonstances du décès de la gagnante de Loft Story sont encore floues, tous ses proches s’accordent à dire que Loana a progressivement arrêté de donner de ses nouvelles. Violette Petrucciani l’assure, elle était encore en contact avec sa fille il y a “un mois”.

    “Mais tout a basculé en décembre. C’est à ce moment-là que les problèmes avec la personne qu’elle fréquentait (une femme, selon les informations de Paris Match), ont commencé”, déclare la maman de Loana, aujourd’hui âgée de 69 ans.

    Sous le choc de la mort de sa fille, Violette Petrucciani compte prendre du temps pour faire son deuil. “Je me laisserais le temps du deuil après. Pour l’instant, je n’ai toujours pas réalisé”, a-t-elle déclaré.

    Mort de Loana : Les hommages se multiplient

    A l’annonce du décès de Loana, de nombreuses personnalités ont tenu à lui rendre hommage comme Benjamin Castaldi qui s’est montré particulièrement ému dans Tout beau tout neuf. Matthieu Delormeau, qui a lui aussi connu des problèmes d’addictions, est revenu sur sa relation avec l’ex-lofteuse dans l’émission de Cyril Hanouna.

    Les candidats de Loft Story ont aussi rendu hommage à l’icône de télé-réalité. Jean-Edouard, qui a connu une amourette avec Loana dans l’émission, lui a écrit un message sobre sur son compte Instagram. Steevy Boulay a déclaré : “Ton départ ailleurs, si soudain, me laisse sans voix, la gorge nouée et les yeux inondés”.

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  • L’irresponsabilité budgétaire des maires : la grande absente des municipales, par Kevin Brookes

    L’irresponsabilité budgétaire des maires : la grande absente des municipales, par Kevin Brookes

    Les élections municipales se sont achevées comme elles avaient commencé : dans un brouhaha médiatique où l’on spécule sur des noms plutôt que sur des projets. Pendant que les commentateurs s’épuisaient à déterminer quelle écurie présidentielle “gagnait” ces quelque 35 000 scrutins locaux, ils passaient à côté de l’essentiel : le triomphe du rejet de la politique. L’abstentionnisme confirme sa position de premier “parti” de France — et de très loin.

    L’abstentionniste, ce citoyen invisible

    Ces élections s’inscrivent dans une tendance lourde, marquée par trois dynamiques convergentes : une désaffection croissante pour les urnes, un dégagisme plus prononcé qu’à l’ordinaire pour les sortants, et une fracture grandissante entre les choix électoraux des urbains et des ruraux.

    Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Au premier tour, seuls 57 % des électeurs inscrits ont daigné se déplacer — et encore, ce taux ne tient pas compte des 2,2 millions de Français non inscrits sur les listes électorales. Si l’on inclut ces absents structurels, c’est bien la moitié des citoyens en âge de voter qui n’a pas participé. Le phénomène atteint des proportions vertigineuses chez les 25-34 ans, à 60 % d’abstention, et chez les ménages les plus modestes — moins de 1 250 € nets par mois — à 62 %. Autrement dit : ce sont les jeunes et les classes populaires, ceux que la politique prétend servir en priorité, qui s’en détournent le plus massivement. Quand ils votaient, les Français des villes moyennes ont souvent cédé au dégagisme en choisissant l’alternance — là même où le système favorise structurellement les sortants.

    Les musiciens du Titanic continuent de jouer

    Ces élections constituent le dernier avatar en date d’une crise de confiance politique qui s’aggrave d’année en année, comme le mesure le baromètre du Cevipof. Elles auraient dû obliger la classe politique à remettre en cause ses méthodes : cumuls de mandats officieux, clientélisme électoral, et surtout dépense publique utilisée comme carburant électoral.

    L’attention médiatique aurait mieux fait de se fixer sur ce curieux orchestre que formaient les candidats. Comme les musiciens du Titanic, ils ont tous joué la même partition, celle des promesses coûteuses et infinançables, tandis que le navire des finances publiques prend l’eau. Le procédé est rodé. A Nice, Eric Ciotti s’est solennellement engagé à ne baisser “aucune des subventions aux associations niçoises”, toutes catégories confondues. Il a même proposé un “chèque vétérinaire pour les propriétaires d’animaux les plus modestes“, au moment même où il promettait par ailleurs de réduire les dépenses. Promettre monts et merveilles à tout le monde reste un grand classique du genre.

    A l’échelle nationale, les grandes mairies de France ont pourtant déjà contracté une dette historique. Paris affiche un encours de 9,4 milliards d’euros en 2025, en hausse de 44,6 % en quatre ans, avec une capacité de désendettement estimée à 32,4 ans, presque trois fois le seuil d’alerte de 12 ans fixé par les autorités de tutelle. Marseille dépasse quant à elle 1,3 milliard d’euros. Et tout cela dans des communes qui bénéficient de dotations généreuses de l’Etat et sont théoriquement tenues à l’équilibre de leurs budgets de fonctionnement.

    Pourtant, cette irresponsabilité financière a été la grande absente des débats. Le think tank Génération Libre [NDLR think tank dont Kevin Brookes est le directeur] avait tiré la sonnette d’alarme avant le scrutin sur la gabegie des subventions municipales : pas moins de 473 millions d’euros distribués chaque année à des structures extérieures rien que pour Paris, Lyon et Marseille, souvent sans évaluation ni contrôle démocratique sérieux. Ces maires ayant été reconduits dans leurs fonctions, on peut s’attendre à ce que la pratique continue allègrement.

    Ce sujet, ignoré des débats, est pourtant symptomatique de l’ethos de nos élites politiques : dépenser de l’argent qui n’est pas le leur pour financer des promesses qui servent un nombre de plus en plus restreint de clientèles électorales.

    Un système opaque qui fabrique l’irresponsabilité

    Le problème dépasse les simples comportements individuels des élus. Il plonge ses racines dans l’architecture même de nos finances locales. Les communes dépendent pour une part significative de dotations d’Etat, auxquelles s’ajoutent des financements croisés (régions, départements, agences nationales) dont la complexité rend impossible de savoir qui paie quoi, pour qui, et pour quoi.

    Ce système fabrique structurellement l’irresponsabilité : les maires financent leurs promesses avec l’argent de contribuables qui ne résident pas dans leurs communes. L’exemple type est celui des équipements sportifs. Des maires se battent pour les construire, communiquent sur leur inauguration, et font payer la facture à de multiples échelons administratifs, et donc à des contribuables de l’ensemble du territoire qui n’utiliseront jamais ces installations. Puisque le contribuable ne sait pas où va son argent, pas plus qu’il ne sait d’où vient l’argent des services publics qu’il utilise, la dépense publique se fait sans douleur.

    La solution : l’autonomie fiscale des communes

    Une réforme claire permettrait pourtant de sortir de ce cycle : l’autonomie fiscale des collectivités territoriales. A chaque échelon devrait correspondre un impôt local, acquitté par les résidents de ce territoire, qui pourraient ainsi juger du bon usage de leurs contributions. Cette autonomie aurait deux vertus : assécher la source qui alimente l’irresponsabilité budgétaire, et renouer le lien entre le citoyen et son impôt. Car un habitant qui sait précisément ce que finance chaque euro de sa fiscalité locale est un citoyen qui reprend pied dans la démocratie locale — et qui, peut-être, se souviendra d’aller voter. Alors que 44 % des inscrits ont boudé les urnes le 15 mars, cette réforme n’est pas un luxe, mais une nécessité.

    *Par Kevin Brookes, Directeur de Génération Libre et enseignant à Sciences Po

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  • « On concerte, on calibre, on étudie » : le gouvernement prépare des mesures face à la flambée du prix des carburants

    « On concerte, on calibre, on étudie » : le gouvernement prépare des mesures face à la flambée du prix des carburants

    « En France, on n’a pas de pétrole mais on a des idées », scandait l’Agence sur les économies d’énergie après le choc pétrolier de 1973. Quelles sont donc celles que Roland Lescure a derrière la tête pour faire face à la hausse du prix des carburants due à la guerre au Moyen-Orient ? Après avoir indiqué la veille, par la voix de la ministre de l’Énergie, Maud Brégeon, qu’« aucune aide directe » n’était validée, le gouvernement dévoilera des mesures dans « les tout prochains jours », a annoncé le ministre de l’Économie ce jeudi.

    Mais le contour de ces mesures, qui avaient été promises mardi par le Premier ministre Sébastien Lecornu, semble encore flou. « Ce que je peux vous dire, c’est qu’on concerte, on calibre, on étudie, et que dans les tout prochains jours on sera en mesure d’annoncer des mesures nouvelles », a déclaré Roland Lescure sur RTL. « On regarde ce qu’on appelle les gros rouleurs. Mais on va le faire, là encore, de manière ciblée », a ajouté le ministre de l’Économie.

    Des mesures de trésorerie pour payer les factures

    « Le problème à court terme, c’est de pouvoir payer les factures. Donc c’est des problèmes de trésorerie », a-t-il estimé. « Et donc première salve si je puis dire, on annonce des mesures de trésorerie qui vont permettre aux entreprises, les transporteurs routiers, les pêcheurs, qui ont des problèmes pour payer leur facture d’essence, de la payer », a-t-il promis. Lundi, le gouvernement a déjà annoncé des « mesures immédiates pour soulager la trésorerie » des entreprises de pêche.

    Parmi ces mesures, un « échelonnement des cotisations sociales » avec « un délai de paiement sans frais ni majoration sera accordé aux entreprises de pêche qui en feront la demande », un « étalement des échéances fiscales » et des « prêts de trésorerie garantis par Bpifrance », selon un communiqué du ministère de la Mer et de la Pêche. Mais pas de remise directe à la pompe, des discussions étant « en cours avec les metteurs en marché pour activer les incitations fiscales mobilisées en 2024 ».

    Des précisions ont été apportées dans la foulée ce jeudi par le ministre des PME et du Pouvoir d’achat Serge Papin, sur Europe 1/CNews, au sujet de ces aides pouvant également viser les « agriculteurs ». « La BPI (banque publique d’investissement) va proposer des prêts bonifiés, garantis par l’État, pour aider à la trésorerie », a déclaré Serge Papin. « Deuxièmement, sur le plan fiscal, sur le plan social, les services de l’État vont différer les paiements », a-t-il ajouté.

    Mais pas de remise à la pompe

    Roland Lescure a, en tout cas, de nouveau exclu des rabais sur la TVA, des taxes d’un montant variable ou des plafonnements des prix à la pompe, autant de mesures que le gouvernement estime contre-productives ou trop complexes à mettre en œuvre. Selon le ministre, « il n’y a pas de formule magique » pour empêcher la hausse des prix dans les stations-essence. « Des chèques qui seraient mis sur la table demain et seraient payés après-demain par le contribuable », a averti Maud Bregeon mercredi.

    Des aides directes ont pourtant été mises en place chez nos voisins. L’Espagne a présenté un plan de 5 milliards d’euros incluant une baisse de la TVA et une remise allant jusqu’à 30 centimes par litre de carburant à la pompe. En Italie, un décret-loi a réduit le prix des carburants de 25 centimes par litre. Des mesures similaires de réduction des taxes sur les carburants ont été prolongées au Portugal et votées en Suède. Et l’Allemagne a interdit aux stations-service d’augmenter leurs prix plus d’une fois par jour.

    Mais ces mesures ont un coût et « la réalité des finances publiques, c’est un déficit à 5 % que nous devons impérativement tenir », a rappelé la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon. « Si on était au niveau de déficit de l’Italie ou de l’Espagne, on aurait des marges de manœuvre de 80 à 90 milliards de dollars pour faire face à ce choc », a déclaré Patrick Martin sur BFM Business mercredi. Mais « on ne peut pas aller plus loin » que des mesures de trésorerie parce que « le roi est nu », s’est-il désolé.

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  • Julian Bugier est-il toujours aussi à l’aise à France Télévisions ? Il dit tout – Télé-Loisirs

    Julian Bugier est-il toujours aussi à l’aise à France Télévisions ? Il dit tout – Télé-Loisirs

    En quelques années, Julian Bugier est devenu la figure phare de France 2. D’abord remplaçant de Laurent Delahousse à la présentation du JT du 13h et du 20h week-end à partir de 2011, le journaliste a obtenu sa place de titulaire en 2024, au rendez-vous de 13h. Face à Marie-Sophie Lacarau, sur TF1, il propose un journal plus ouvert aux régions et aux actions des Français.

    Les téléspectateurs le découvrent aussi à l’antenne lors d’événements spéciaux et dans différents magazines économiques. Le mardi 7 avril 2026, il est à la tête du programme Question d’argent : Combien coûte notre défense ?, sur France 5, où il est descendu en rappel d’un hélicoptère et volé en Rafale. “Ces deux activités sont quand même liées”, nous assure-t-il lors de la conférence de presse.

    “C’est ce que j’aime dans ce métier. France Télévisions me permet d’avoir une diversité dans les exercices que je fais, qui est assez unique”, explique-t-il, avant d’ajouter : “Je suis hyper heureux, c’est formidable de passer d’une activité à l’autre et c’est ce qui fait la magie de ce métier”. Près de 15 ans qu’il a rejoint le groupe France Télévisions et il ne regrette pas ce choix.

    Une expérience inédite pour Julian Bugier

    “Ce qui a été formidable dans ce format, on a fait ça sur un temps long, mais aussi un peu comme le JT”, analyse-t-il. Pour avoir la possibilité d’aborder les frégates qui protègent le porte-avions Charles de Gaulle, les équipes de Julian Bugier ont dû se rendre disponibles dès qu’ils avaient les autorisations nécessaires pour embarquer. Une aventure en équipe réduite, très stimulante.

    En début d’année 2026, Emmanuel Macron annonçait que la France entrait en économie de guerre. Une mobilisation exceptionnelle, qui permet d’allouer une somme importante du budget de l’État à l’armée. Mais sommes-nous vraiment prêts pour entrer dans un conflit ? C’est la question à laquelle a voulu répondre le journaliste à travers ce magazine inédit.

    Dans le programme, le journaliste accède à plusieurs bâtiments de l’armée afin de comprendre combien coûtent les équipements et pour rencontrer ces Français qui ont décidé de s’engager afin de défendre leur pays. Entre exercices militaires et analyses chiffrées, le documentaire offre un bilan précis de la situation, nécessaire en cette période de tensions internationales. Un magazine à ne pas manquer.

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  • La popularité de Donald Trump aux États-Unis au plus bas dans les sondages depuis le début de son second mandat

    La popularité de Donald Trump aux États-Unis au plus bas dans les sondages depuis le début de son second mandat

    Près de 6 Américains sur 10 disent désapprouver la politique menée par leur président, selon les données publiées par l’agrégateur de sondages RealClearPolitics ce mercredi 25 mars.

    La popularité de Donald Trump a atteint son plus bas niveau depuis le début de son second mandat, d’après une moyenne de sondages établie par le site RealClearPolitics.

    56,7% des Américains disent désapprouver la politique menée par le président, selon les données publiées par cet agrégateur de sondages ce mercredi 25 mars. Un tel niveau d’insatisfaction n’a jamais été relevé depuis son retour au pouvoir en janvier 2025. Il a en revanche déjà été relevé et même dépassé à plusieurs reprises lors de son premier mandat, selon les données de RealClearPolitics.

    Ces résultats pourraient être liés à la guerre menée par Israël et les États-Unis en Iran, qui a répliqué, élargissant le conflit au Moyen-Orient. Selon un sondage du Pew Research Center, un centre de recherche américain, publié ce mercredi, six Américains sur dix (61%) désapprouvent la gestion de Donald Trump de ce conflit.

    Mais même avant le déclenchement des frappes américaines en Iran, les études de l’institut américain Gallup montraient que la popularité de Donald Trump a connu un déclin constant depuis le début de son second mandat, passant de 47% d’opinions favorables lors de son investiture à 36% en décembre 2025 – les dernières données publiées par l’institut de sondage.

    En novembre, doivent se tenir les élections fédérales de mi-mandat, pour lesquelles la majorité républicaine apparaît fragilisée. Les démocrates ont remporté la grande majorité des élections partielles depuis l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche en janvier 2025, y compris dans un État traditionnellement républicain comme le Texas en janvier.

    Des initiatives diplomatiques

    Les initiatives diplomatiques se sont multipliées ces derniers jours pour tenter de mettre un terme à une guerre devenue “hors de contrôle”, selon les termes du secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres. Sans toutefois d’ouverture diplomatique jusqu’ici, même si Pékin a dit jeudi voir “des signaux en faveur de négociations” émis à la fois par les États-Unis et l’Iran.

    Mercredi, Donald Trump a assuré que l’Iran, malgré ses dénégations, participait bien à des pourparlers et veut un accord pour mettre fin à la guerre. “Ils négocient, et ils veulent absolument conclure un accord, mais ils ont peur de le dire” par crainte de “se faire tuer par les leurs”, a affirmé le président américain mercredi soir devant un parterre de parlementaires républicains réunis mercredi soir à Washington.

    Tous les soirs dans Le Titre à la Une, découvrez ce qui se cache derrière les gros titres. Zacharie Legros vous raconte une histoire, un récit de vie, avec aussi le témoignage intime de celles et ceux qui font l'actualité.
    Ultimatum, négociations secrètes, menaces de bombardements: Donald Trump peut-il vraiment rouvrir le détroit d’Ormuz?

    17:22

    “Ils ont aussi peur qu’on les tue”, a-t-il lancé, au 27e jour d’un conflit qui embrase le Moyen-Orient et menace l’économie mondiale. Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a maintenu que l’Iran n’a “pas l’intention de négocier” et compte “continuer à résister”.

    De son côté, le ministre des Affaires étrangères pakistanais a indiqué ce jeudi que “des discussions indirectes” entre les deux camps sont en cours, Islamabad jouant le rôle d’intermédiaire.

    Les attaques continuent

    Sur le terrain, les attaques se poursuivent dans un sens et dans l’autre. Tôt jeudi, l’armée israélienne a indiqué avoir achevé des “frappes à grande échelle” sur des infrastructures non spécifiées dans plusieurs zones d’Iran, dont Ispahan dans le centre du pays.

    Israël a également dit faire l’objet d’une nouvelle attaque de missiles iraniens. L’Arabie saoudite, le Koweït et Bahreïn, où les infrastructures énergétiques et les intérêts américains sont régulièrement ciblés, ont aussi dit faire face à de nouvelles attaques.

    L’armée américaine a assuré avoir endommagé ou détruit “plus des deux tiers” des installations de production de drones et de missiles ainsi que des chantiers navals iraniens, et “92%” de la flotte iranienne.

    Le quasi blocage par l’Iran du détroit d’Ormuz, par où transite en temps normal 20% du pétrole et gaz naturel liquéfié mondiaux, a provoqué une hausse d’environ 60% des cours du brut depuis le début de l’attaque israélo-américaine le 28 février.

    Dossier :

    Guerre en Iran et au Moyen-Orient

    • “Il n’y aura plus de retour en arrière”: Donald Trump presse l’Iran de conclure un accord avant qu’il “ne soit trop tard”

    • DIRECT. Guerre au Moyen-Orient: la Russie fournit du renseignement à l’Iran pour “tuer des Américains”, accuse l’UE

    • Guerre en Iran et au Moyen-Orient: la diplomatie pakistanaise affirme que des pourparlers indirects sont en cours entre Washington et Téhéran

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  • A l’Accor Arena, un concert en hommage au rappeur Werenoi sans ses amis stars

    A l’Accor Arena, un concert en hommage au rappeur Werenoi sans ses amis stars

    « C’était un festival, plus qu’une soirée hommage », regrettent les jeunes fans du rappeur Werenoi à la sortie des deux heures et demie de spectacle donnés à l’Accor Arena, à Paris, mercredi 25 mars. Ils avaient acheté leur place à l’aveugle, sans connaître le programme, et auraient préféré entendre des témoignages, des morceaux de leur idole chantés par Ninho ou Tiakola plutôt que joués par le DJ. Le concert était complet depuis mi-janvier. La salle était comble : 20 000 personnes, un public très jeune et très mixte, ont chanté, dansé parfois pleuré sur les tubes de leur rappeur préféré, fauché en pleine gloire, à 31 ans.

    Werenoi, de son vrai nom Jérémy Bana Owona, est mort le 17 mai 2025 à l’hôpital de La Pitié-Salpêtrière, à Paris, des complications d’un diabète. Selon l’enquête du quotidien Libération « De l’ascension fulgurante à la disparition brutale », parue dans l’édition du 14 janvier, il se serait blessé lors d’une sortie en mer pendant un séjour à Dubaï et aurait retardé des soins, préférant s’occuper d’une affaire immobilière en cours. Devant l’état de son compagnon revenu à Paris, sa femme aurait fini par appeler le SAMU. C’est alors qu’elle aurait découvert qu’il était diabétique.

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  • Nicolas Zepeda condamné en appel à la prison à perpétuité pour l’assassinat de son ex-petite amie, Narumi Kurosaki

    Nicolas Zepeda condamné en appel à la prison à perpétuité pour l’assassinat de son ex-petite amie, Narumi Kurosaki

    Le verdict est tombé : le Chilien Nicolas Zepeda a été condamné jeudi 26 mars en appel à la prison à perpétuité pour l’assassinat, il y a près de dix ans, de son ex-petite amie japonaise Narumi Kurosaki, qui étudiait à Besançon.

    La cour d’assises du Rhône à Lyon a été convaincue « au-delà de tout doute raisonnable » qu’il a tué avec préméditation Narumi Kurosaki et « fait disparaître son corps », a lu son président, Eric Chalbos, en prononçant le verdict. Le magistrat a situé l’assassinat dans la nuit du 4 au 5 décembre 2016 « par suffocation », probablement « par strangulation ou étouffement », a-t-il poursuivi.

    L’assassinat a eu lieu « dans la chambre 106 » de la résidence universitaire où vivait Narumi Kurosaki. Il a ensuite « eu le temps de l’emporter dans la valise de sa victime pour la faire disparaître possiblement dans une forêt », a ajouté jeudi Eric Chalbos.

    Nicolas Zepeda, 35 ans, avait déjà été condamné à vingt-huit ans de prison en 2022, puis à la même peine en appel en 2023, mais la Cour de cassation avait annulé ce verdict pour un vice de procédure. La peine retenue est plus sévère que les réquisitions de l’avocat général, qui avait demandé mercredi aux jurés de le condamner à trente ans de réclusion, et que les peines retenues contre lui lors des deux précédents procès.

    « Narcissique », « possessif » à l’excès, « archétype du macho »

    Le Chilien, extradé de son pays en 2020 et en détention depuis, a toujours clamé son innocence. « Je ne l’ai pas tuée, je l’aimais profondément », disait-il encore mercredi. Confronté à quantité d’indices confondants, il avait toutefois reconnu à la barre avoir menti et changé de récit à de nombreuses reprises au cours des dix dernières années.

    Reprenant les expertises psychologiques, l’avocat général Vincent Auger avait dressé le portrait d’un homme « narcissique », « possessif » à l’excès, « archétype du macho » qui « fliquait la vie quotidienne » de son ex depuis le Chili. Ils avaient entamé une relation amoureuse au Japon mais « il n’a pas supporté qu’elle le laisse pour poursuivre ses études en France », puis qu’elle y « tombe amoureuse » d’un étudiant du même campus, selon M. Auger.

    Lire aussi (2022) : Article réservé à nos abonnés Nicolas Zepeda, sa jalousie mortifère, et l’insoutenable liberté de Narumi Kurosaki

    Le Monde avec AFP

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  • En Italie, Giorgia Meloni fait le ménage autour d’elle après l’échec de son référendum

    En Italie, Giorgia Meloni fait le ménage autour d’elle après l’échec de son référendum

    À Rome, Giorgia Meloni remanie son gouvernement après la cuisante défaite d’un référendum sur la réforme de la justice, qui a fait office il y a quelques jours de test majeur pour son leadership. Lundi 23 mars, un pourcentage record d’Italiens — 59 % au niveau national et 70 % dans certaines grandes villes, un taux porté par les jeunes — s’est rendu aux urnes, pour rejeter à 54 % cette réforme phare portée historiquement par la droite dure italienne, transformant le vote en un véritable désaveu politique. Ce revers a immédiatement déclenché des remous au sein de l’exécutif, et renforcé l’opposition.

    Si la Première ministre italienne a reconnu le résultat avec calme, refusant tout de même de démissionner, l’opposition a donc saisi l’occasion pour tenter de la pousser vers la sortie. Giorgia Meloni était déjà fragilisée ces derniers temps, entre les polémiques judiciaires touchant ses ministres, la nécessité de consolider sa majorité au parlement et un contexte socio-économique de hausse des prix et baisse de productivité en Italie.

    Démissions de ministres sous enquêtes

    Le revers électoral du référendum a provoqué un remaniement immédiat au sein de la coalition de droite (Forza Italia) et d’extrême droite (La Ligue et Frères d’Italie) au pouvoir. Deux hauts responsables du ministère de la Justice ont démissionné dès mardi, suivis par la ministre de Tourisme ce mercredi 25 mars. Tous les trois faisaient l’objet d’enquêtes de la part des procureurs, ce qui donnait jusqu’ici une image très défavorable à un exécutif accusé d’avoir réduit l’indépendance et le pouvoir de la justice en Italie. Certaines critiques dirigées contre le gouvernement Meloni à l’occasion de ce référendum l’accusaient d’ailleurs de vouloir réformer la justice pour rendre plus compliqué le fait d’enquêter sur des politiciens en exercice.

    LIRE AUSSI : Giorgia Meloni et l’Europe : les dessous d’une influence grandissante

    Parmi les démissionnaires, Andrea Delmastro Delle Vedove, sous-secrétaire à la Justice et fidèle de Giorgia Meloni, a été impliqué dans une polémique mafieuse liée à un investissement dans un restaurant, qu’il a reconnu comme une erreur de jugement sans malversation. Giusi Bartolozzi, cheffe de cabinet du ministère, est quant à elle poursuivie pour avoir couvert l’exfiltration d’un chef de guerre libyen recherché par la Cour pénale internationale, tandis que la ministre du Tourisme, Daniela Santanchè, fait face à un procès pour fraude et fausse comptabilité dans ses activités professionnelles.

    L’opposition galvanisée avant les législatives de 2027

    Le ministre de la Justice Carlo Nordio, auteur de la réforme rejetée, dit assumer la responsabilité de cette défaite mais ne compte pas démissionner, préférant se retirer après les élections nationales prévues l’an prochain. La classe politique critique vivement ces démissions, mais surtout leur timing jugé bien trop tardif et opportuniste, l’opposition accusant la Première ministre de charger des “boucs émissaires facile” pour éponger ses propres erreurs.

    Malgré l’échec, Giorgia Meloni ne devrait pas appeler à des élections anticipées, la situation internationale et économique rendant cette option peu probable. Les législatives du début 2027 restent donc le scénario de référence. Elles promettent un scrutin incertain avec un parlement fragmenté : d’un côté, une opposition galvanisée cherchant à construire une alternative crédible ; de l’autre, la Première ministre qui tente de manœuvrer habilement pour préserver ses chances de victoire.

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  • Le site avait déjà suspendu son activité un mois entre décembre et janvier: le géant de l’acier Thyssenkrupp va fermer pour l’été son usine du Pas-de-Calais qui emploie 1.200 salariés

    Le site avait déjà suspendu son activité un mois entre décembre et janvier: le géant de l’acier Thyssenkrupp va fermer pour l’été son usine du Pas-de-Calais qui emploie 1.200 salariés

    Thyssenkrupp a annoncé ce jeudi que son usine française à Isbergues, dans le Pas-de-Calais serait fermée cet été. L’acier ne rebondit toujours pas, freiné par les droits de douane et une demande trop faible.

    Que vont faire les 1.200 salariés de l’usine Thyssenkrupp d’Isbergues durant l’été. Ces employés nagent dans l’inconnu ce jeudi, alors que l’Allemand a annoncé fermer leur site dans le Pas-de-Calais de juin à septembre. La faute à une situation “critique”, selon la marque, sur le marché de l’acier, en grande difficulté ces derniers mois.

    Cette fermeture succède à une autre, dans l’Ouest de l’Allemagne, à Gelsenkirchen. Depuis janvier, l’usine de grains orientés, crucial pour transporter l’énergie utilisée dans les transformateurs électriques et les éoliennes, ne tournait qu’à 50% de ses capacités.

    “Face à l’afflux ruineux d’importations à bas coût, nous n’avons pas d’autre choix que de suspendre de nouveau la production”, a déclaré Angelo di Martino, président du directoire de Thyssenkrupp Electrical Steel, estimant que les prix pratiqués par certains pays étaient “parfois nettement inférieurs aux coûts de production européens”.

    Un plan de sauvetage de l’acier européen approuvé avant l’été

    Selon le groupe, cette fermeture partielle est indispensable pour “stabiliser” l’entreprise, confrontée à une chute brutale des commandes. Depuis 2022, les importations d’acier dans l’UE ont triplé et représentent désormais plus de la moitié du marché, provoquant une sous-utilisation massive des capacités de production européennes, selon Thyssenkrupp.

    Le groupe dit “tout mettre en oeuvre” pour préserver l’emploi, tout en appelant Bruxelles à instaurer “sans délai” des “mesures de sauvegarde efficaces”, inexistantes à ce jour. Les 27 et le Parlement européen doivent approuver d’ici fin juin le plan de sauvetage de l’acier proposé fin 2025 par la Commission européenne, qui prévoit un doublement des droits de douane sur les importations d’acier au sein de l’UE.

    Les États-Unis ont eux aussi porté leurs taxes douanières à 50% pour le secteur, dans le sillage des droits de douane instaurés par Donald Trump. Le Royaume-Uni, où la situation de l’acier laisse aussi craindre des milliers de suppressions d’emplois, a lui aussi adopté une posture protectionniste.

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