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  • L’aide militaire à l’Ukraine menacée par le conflit au Moyen-Orient ?

    L’aide militaire à l’Ukraine menacée par le conflit au Moyen-Orient ?

    Le ciel est chargé de fumée, et la tension ne faiblit pas. Le Pentagone envisage de détourner vers le Moyen-Orient des armes destinées à l’Ukraine, alors que la guerre en Iran épuise certaines des munitions les plus critiques de l’armée américaine, a rapporté, jeudi 26 mars, le Washington Post, citant trois personnes au fait de la question. Parmi les armes susceptibles d’être réorientées figurent des missiles intercepteurs de défense aérienne acquis dans le cadre d’une initiative de l’Otan lancée l’an dernier, permettant aux pays partenaires d’acheter des armes américaines pour Kiev, informe le rapport. A noter qu’aucune décision n’a encore été prise.

    Cette réflexion intervient alors que les opérations américaines dans la région s’intensifient. L’amiral Brad Cooper, chef du Commandement central des forces américaines au Moyen-Orient, a déclaré, mercredi 25 mars, que les États-Unis avaient frappé plus de 10 000 cibles en Iran et étaient en bonne voie de limiter la capacité de Téhéran à projeter sa puissance au-delà de ses frontières. Un porte-parole du Pentagone a indiqué au journal américain que le département de la Défense veillerait à ce que les forces américaines, ainsi que celles de leurs alliés et partenaires, disposent des moyens nécessaires pour combattre et vaincre.

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    Depuis le début de l’offensive américaine contre l’Iran, le 28 février, les capitales européennes s’inquiètent de l’épuisement rapide des munitions par Washington, alors même qu’elles assurent désormais l’essentiel du soutien militaire à Kiev, y compris des aides directes hors Otan. Le président Emmanuel Macron a martelé à l’issue du sommet européen de la semaine dernière à Bruxelles que la guerre en Iran “ne doit pas nous détourner du soutien que nous apportons à l’Ukraine.” Interrogée également ce sujet, l’alliance transatlantique n’a pas clarifié si elle était informée ou préoccupée par un éventuel réacheminement de matériel américain, selon le Washington Post.

    Par ailleurs, responsable de l’Otan a rappelé que les membres de l’Alliance et leurs partenaires continuent d’alimenter le programme PURL (Prioritised Ukraine Requirements List), qui finance la fourniture d’armes américaines à Kiev. “ Cette initiative, négociée l’an dernier par l’Otan, permet à l’Ukraine de recevoir des armements américains à condition que les Européens en supportent le coût ”, résume le Washington Post. “Les équipements acheminés vers l’Ukraine sont continus”, a ajouté le responsable dans le quotidien. “Plusieurs milliards de dollars américains ont déjà été promis à PURL, et nous prévoyons d’autres contributions à venir.”

    “Période d’incertitude considérable”

    Depuis l’été dernier, a précisé ce responsable, l’initiative PURL a fourni 75 % des missiles destinés aux batteries Patriot ukrainiennes et la quasi-totalité des munitions utilisées dans ses autres systèmes de défense aérien. A titre de comparaison, plus de 800 missiles Patriot ont été utilisés au cours des trois premiers jours de combats dans la guerre contre l’Iran, soit plus que l’Ukraine n’en a reçu pendant toute l’invasion russe à grande échelle, a déclaré Volodymyr Zelensky lors d’un point de presse le 5 mars, selon EuroNews. Parmi les munitions les plus demandées dans ce conflit figurent les intercepteurs de défense aérienne de pointe, notamment les systèmes Patriot et THAAD (Terminal High Altitude Area Defense).

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    Le Pentagone, lui, tente d’accélérer la production de munitions essentielles pour la guerre en Iran, mais se heurte aux limites de l’industrie de défense américaine en temps de crise. L’administration Trump prépare une demande de budget supplémentaire : le ministère de la Défense avait initialement proposé plus de 200 milliards de dollars, selon le Washington Post. En janvier, le Congrès a voté 400 millions de dollars supplémentaires à long terme pour l’armement de l’Ukraine, finançant un programme que le Pentagone prévoyait de réduire.

    Pour les Ukrainiens, la position reste délicate : défendre leurs intérêts face à la Russie tout en ménageant leurs alliés, notamment les Américains, et gérer l’urgence de la guerre sans perdre le soutien vital qui les maintient à flot. De son côté, Olga Stefanishyna, ambassadrice d’Ukraine aux États-Unis, a souligné dans un communiqué que Kiev tenait ses partenaires informés de ses besoins, notamment en défense aérienne, tout en comprenant la “période d’incertitude considérable” que traverse ce conflit. Reste à savoir si l’épuisement des munitions américaines pourrait accélérer la fin de cette guerre au Moyen-Orient… mais cette issue semble encore lointaine.

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  • Un drone russe avait perforé le sarcophage de Tchernobyl: sa réparation va coûter “aux alentours de 500 millions d’euros” pour contenir la radioactivité

    Un drone russe avait perforé le sarcophage de Tchernobyl: sa réparation va coûter “aux alentours de 500 millions d’euros” pour contenir la radioactivité

    La réparation de l’arche de protection de Tchernobyl, endommagée par un drone russe en 2025, est estimée à environ 500 millions d’euros.

    Le coût de la restauration de l’arche du sarcophage de Tchernobyl (Ukraine), endommagé l’an passé par un drone russe, s’élève “aux alentours de 500 millions d’euros”, a annoncé jeudi le ministre français des Affaires étrangères.

    En février 2025, la structure métallique installée en 2016 recouvrant le réacteur qui avait explosé en avril 1986 avait été perforée par un drone russe. Cette structure protège un premier sarcophage construit par les Soviétiques.

    “Ce soir, nous avons présenté le premier bilan financier des destructions provoquées par ce drone qui se chiffrent aux alentours de 500 millions d’euros”, a déclaré Jean-Noël Barrot lors d’un point presse à l’issue de la première journée de la réunion des ministres du G7.

    “Le G7 doit jouer un rôle de catalyseur dans la levée de fonds, en lien étroit avec la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), dont la présidente viendra nous présenter son projet tout à l’heure”, a-t-il ajouté. M. Barrot préside la réunion du G7 qui s’est ouverte jeudi après-midi à l’Abbaye des Vaux-de-Cernay, près de Rambouillet et à une cinquantaine de kilomètres de Paris.

    Son homologue américain Marco Rubio, retenu à Washington alors que les États-Unis sont engagés aux côtés d’Israël dans une guerre contre l’Iran, doit se joindre aux discussions vendredi.

    Le “Nouveau confinement sûr” (NSC), une immense arche d’un coût de 1,5 milliard d’euros construite en 2019, a été conçu comme une structure multicouche destinée à recouvrir le sarcophage existant et à résister à des conditions extrêmes, telles que l’humidité, les radiations, la chaleur ou même une tornade de catégorie 3.

    Son objectif était d’offrir à l’Ukraine et à la communauté internationale le temps nécessaire pour élaborer une solution durable concernant les restes du réacteur et les matériaux radioactifs présents sur le site.

    190 tonnes de combustible

    Assemblé en deux parties puis déplacé grâce à des rails et des vérins hydrauliques, l’ouvrage avait été pensé pour durer environ cent ans. Cependant, ses concepteurs n’avaient pas envisagé un contexte de guerre de grande ampleur, ni l’attaque par drone survenue en février 2025.

    Les vestiges du réacteur n°4 comprennent notamment le cœur endommagé ainsi qu’environ 5.000 tonnes de sable, de plomb et d’acide borique déversées par hélicoptère après l’accident. Selon la BERD, près de 190 tonnes de combustible à base d’oxyde d’uranium s’y trouvent encore. Dans les parties inférieures, on observe également des masses de combustible solidifié, comparables à de la lave, mêlées à des débris d’acier et de béton fondus.

    L’attaque de drone survenue l’an dernier n’a entraîné aucune fuite radioactive, selon les autorités, mais elle a fortement endommagé l’arche de protection. Les impacts et les ouvertures réalisées par les secours ont notamment perturbé le système de ventilation du Nouveau confinement sûr (NSC), essentiel au maintien des conditions internes de la structure.

    Conçu pour limiter l’humidité et prévenir la corrosion du métal tout en maintenant une pression stable, ce système jouait aussi un rôle clé dans le confinement des substances radioactives. Désormais affaibli, il compromet plusieurs fonctions majeures du NSC, notamment la capacité à contenir la radioactivité et à offrir un environnement sécurisé pour le démantèlement du sarcophage, avec un risque croissant de dégradation de la structure dans les années à venir.

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  • Ultimatum dans le détroit d’Ormuz, plan américain… Le point sur les négociations entre les États-Unis et l’Iran

    Ultimatum dans le détroit d’Ormuz, plan américain… Le point sur les négociations entre les États-Unis et l’Iran

    Où en sont les négociations entre les États-Unis et l’Iran, alors que l’ultimatum lancé la semaine dernière par Donald Trump arrive à échéance ce vendredi ? Le président avait donné « 48 heures » à l’Iran samedi dernier pour rouvrir le détroit d’Ormuz, passage névralgique pour le commerce de pétrole, sous peine de frappes massives sur les centrales électriques du pays.

    Lundi, il a donné un nouveau délai, de cinq jours cette fois, pour laisser le temps au dialogue de se poursuivre. Le même jour, Donald Trump a évoqué de « très bonnes » discussions avec une « personne haut placée » non identifiée en Iran. Avant d’affirmer, ce jeudi, que l’Iran avait autorisé le passage de dix pétroliers au total dans le détroit d’Ormuz en guise de « cadeau ».

    Un plan américain en quinze mesures

    Pour le reste, Donald Trump a déclaré mardi avoir transmis un plan. Avec un objectif premier : que l’Iran ne se dote pas de l’arme nucléaire. Une proposition en 15 points a alors été communiquée à l’Iran via le Pakistan, selon des responsables pakistanais. Mais le contenu exact reste inconnu.

    D’après le New York Times et Al Jazeera, ce plan propose un cessez-le-feu d’un mois avec une reprise des discussions entamées avant la guerre. Washington demande à l’Iran de remettre son stock d’uranium enrichi, de cesser tout processus d’enrichissement, d’accepter de limiter son programme de missiles, et d’arrêter de soutenir des groupes armés dans la région.

    Si l’Iran accepte ces conditions et rouvre à la navigation le stratégique détroit d’Ormuz, Trump offrirait en échange une levée de toutes les sanctions qui asphyxient l’économie iranienne, selon les deux médias. Le directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, a évoqué une possible réunion à Islamabad ce week-end.

    L’Iran pose ses conditions

    Côté iranien, le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi parle d’échanges de messages « via des pays amis ou certaines personnes », tout en refusant d’utiliser les termes de « dialogue » ou de « négociation ». L’Iran a ainsi transmis sa réponse mercredi soir aux États-Unis et attend désormais un retour de l’autre partie, selon l’agence de presse Tasnim.

    Il a posé cinq conditions pour mettre fin aux hostilités, précise-t-elle : la fin de « l’agression », la mise en place d’un mécanisme garantissant que ni Israël ni les États-Unis ne reprendront la guerre, le versement de compensations financières, la définition claire des responsabilités et un arrêt des hostilités sur tous les fronts.

    Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, maintenait encore mercredi que l’Iran comptait « continuer à résister ». La République islamique veut « mettre fin à la guerre à ses propres conditions », soulignait-il, relevant que la seule transmission de messages ne pouvait « en aucun cas être qualifiée de dialogue ni de négociation ».

    Trump menace de prendre le contrôle du pétrole iranien

    Jeudi, Donald Trump a assuré que l’opération militaire en Iran était « extrêmement » en avance sur le calendrier initial et qu’elle finirait « bientôt ». « Nous avions estimé que cela prendrait environ quatre à six semaines pour accomplir notre mission », a dit le président américain pendant un Conseil des ministres à la Maison Blanche.

    Son émissaire spécial, Steve Witkoff, a lui assuré qu’il existait des « signaux forts » sur la « possibilité » d’un accord avec les Iraniens. « Nous verrons où ça nous mènera, si nous pouvons convaincre l’Iran que nous sommes arrivés à un point de rupture où il n’y a plus d’alternative pour eux autre que plus de morts et de destructions », a déclaré Steve Witkoff.

    Le vice-président américain, JD Vance, dit que les États-Unis avaient désormais « la capacité d’utiliser tous les outils à leur disposition pour assurer que l’Iran ne se dote jamais de l’arme nucléaire », en évoquant à la fois des options « diplomatiques » et  « militaires ». Parmi elles : prendre le contrôle du pétrole iranien. Trump a estimé que c’était une « option ».

    Les cours du pétrole en hausse

    Les cours du pétrole montent jeudi, l’Iran rejetant les discussions avec Washington et menaçant, selon une agence de presse iranienne, d’ouvrir un « nouveau front » dans le détroit de Bab el-Mandeb, crucial pour l’accès à la mer Rouge et au canal de Suez. Vers 18 h 45, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mai, prenait 5 % à 108,36 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, gagnait 4,11 % à 94,91 dollars.

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  • Manus, une IA chinoise dernier cri prise dans la bataille technologique entre la Chine et les Etats-Unis

    Manus, une IA chinoise dernier cri prise dans la bataille technologique entre la Chine et les Etats-Unis

    Nouvel épisode de la bataille technologique à laquelle se livrent les Etats-Unis et la Chine. Selon le New York Times et le Financial Times, les autorités chinoises ont interdit aux cofondateurs de la start-up d’intelligence artificielle (IA) Manus de quitter son territoire. Ceci le temps que soit menée une enquête gouvernementale sur le rachat de cette IA, considérée comme l’une des plus prometteuses du pays, par le géant américain des réseaux sociaux Meta, maison mère de Facebook, WhatsApp et Instagram. Pékin n’avait déjà pas caché son déplaisir à l’annonce, en décembre, de cette opération.

    Manus est un « agent » autonome d’IA, une nouvelle génération d’IA capable non seulement de générer des réponses ou des images mais aussi d’effectuer des tâches plus avancées. Il peut acheter des billets de train, identifier le meilleur candidat à un poste dans une liste de CV, chercher un appartement en se renseignant lui-même sur une ville, ses écoles et quartiers et les moyens de l’acquéreur, ou encore constituer un portefeuille d’actions en Bourse selon les priorités de l’investisseur.

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  • Un patron canadien doit savoir parler anglais et français: le PDG d’Air Canada se fait réprimander par le gouvernement pour avoir présenté ses condoléances en anglais seulement

    Un patron canadien doit savoir parler anglais et français: le PDG d’Air Canada se fait réprimander par le gouvernement pour avoir présenté ses condoléances en anglais seulement

    La ministre canadienne des Affaires étrangères, Anita Anand, rappelle que tous les dirigeants du Canada devraient parler anglais et français, après une polémique concernant le PDG d’Air Canada, Michael Rousseau. Celui-ci a été critiqué pour avoir exprimé ses condoléances presque uniquement en anglais après la mort de deux pilotes dans un accident à New York.

    Tous les dirigeants canadiens, dont les patrons d’entreprises, devraient parler à la fois anglais et français, a estimé jeudi la ministre canadienne des Affaires étrangères après la polémique provoquée par Michael Rousseau, le PDG d’Air Canada.

    Ce dernier a été vertement critiqué pour avoir posté une vidéo destinée à présenter les condoléances de la compagnie après la mort de deux de ses pilotes dans une collision à LaGuardia (New York). Sa déclaration de plusieurs minutes est prononcée quasi exclusivement en anglais.

    “Le Canada est un pays bilingue”, a souligné Anita Anand en anglais, puis en français dans un entretien à l’AFP, à l’occasion de la réunion des ministres des Affaires étrangères du G7, près de Paris.

    “Et nous continuons de prôner que les dirigeants de notre pays doivent être capables de parler dans les deux langues officielles”, a-t-elle ajouté.

    Le Premier ministre Mark Carney a lui-même critiqué le patron d’Air Canada, se disant “très déçu” et estimant que celui-ci avait “manqué de jugement et de compassion”.

    “Je poursuis mes efforts”

    Michael Rousseau a présenté ses excuses jeudi, se disant “attristé” par le fait que son incapacité à s’exprimer en français “ait dévié l’attention du profond deuil des familles”.

    “Malgré un grand nombre de leçons au fil des années, je demeure incapable de m’exprimer adéquatement en français. Je m’en excuse sincèrement et tiens à préciser que je poursuis mes efforts pour m’améliorer”, a ajouté le dirigeant d’Air Canada dans un communiqué.

    Anita Anand a exprimé “ses profondes condoléances aux familles des deux pilotes”. “Chaque jour, je me réveille en pensant à leurs vies perdues”, a-t-elle dit.

    Dimanche vers 23h40 locales, un avion de la compagnie Jazz Aviation opérant pour Air Canada a percuté un véhicule de secours et de lutte contre les incendies qui se dirigeait vers un autre avion ayant interrompu son décollage et signalant une odeur suspecte. Le pilote et le copilote sont morts dans l’accident. D’après un communiqué d’Air Canada, des passagers ont dû être hospitalisés.

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  • « Les pays du Golfe sont en panique » : les experts anti-Shahed envoyés par l’Ukraine sont à pied d’œuvre au Moyen-Orient

    « Les pays du Golfe sont en panique » : les experts anti-Shahed envoyés par l’Ukraine sont à pied d’œuvre au Moyen-Orient

    La force de Kiev réside dans ses intercepteurs agiles, dix fois moins chers que les drones de fabrication iranienne, ainsi que dans ses unités mobiles et ses systèmes de brouillage, pour lesquels ces monarchies sont prêtes à payer le prix fort.

    Le président ukrainien Volodymyr Zelensky est arrivé jeudi à Djeddah, en Arabie saoudite, en visite surprise. «Des réunions importantes sont prévues», a déclaré le dirigeant ukrainien dans une vidéo sur les réseaux sociaux. Les deux pays prévoiraient de signer un accord de coopération sécuritaire. Après quatre années de lutte acharnée contre les drones Shahed de fabrication iranienne ainsi que contre leurs copies russes, les Gerbera, le savoir-faire de Kiev suscite désormais la convoitise des États du Golfe, eux aussi confrontés aux engins lancés par Téhéran.

    Très vite, Kiev a répondu à leur appel. Il y a une dizaine de jours, plus de 200 experts militaires ukrainiens ont été déployés au Moyen-Orient pour apporter leur savoir-faire contre les attaques iraniennes. Sans détailler les tractations, le président Zelensky avait annoncé lors d’une adresse au Parlement britannique le 17 mars que des équipes ukrainiennes étaient «déjà sur place aux Émirats arabes unis, au Qatar et en Arabie saoudite…

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  • “MBS veut que Trump termine le travail en Iran” : l’énigmatique prince saoudien décrypté par Karen Elliott House

    “MBS veut que Trump termine le travail en Iran” : l’énigmatique prince saoudien décrypté par Karen Elliott House

    Karen Elliott House est l’une des très rares journalistes à avoir eu accès à Mohamed ben Salmane (MBS) pour de nombreux entretiens approfondis. Alors que Donald Trump affirme avoir soumis un plan aux Iraniens pour mettre fin à la guerre – ce que dément Téhéran -, et que les pays du Golfe continuent d’être pris pour cible par le régime des mollahs, la diplomatie discrète du prince héritier saoudien demeure une énigme pour de nombreux observateurs. Selon une enquête du New York Times, MBS aurait récemment fait pression sur le président américain pour qu’il poursuive le conflit, assurant que cette campagne militaire était une “opportunité historique” de remodeler le Moyen-Orient.

    LIRE AUSSI : Des Marines pour débloquer le détroit d’Ormuz ? L’analyse percutante du vice-amiral John W. Miller

    Après la détente engagée en 2023, la ligne de l’Arabie saoudite à l’égard de Téhéran apparaît aujourd’hui clairement affirmée : “la chute du régime théocratique iranien”, constate l’ex-journaliste du Wall Street Journal, Karen Elliott House qui couvre l’actualité de la monarchie pétrolière wahhabite depuis quatre décennies. La lauréate du prestigieux prix Pulitzer en 1984 a assisté à la révolution menée au pas de charge par MBS depuis qu’il est devenu, le 21 juin 2017, le prince héritier d’Arabie saoudite. Dans L’Homme qui voulait être roi, (Éditions Saint-Simon, parution le 9 avril), elle revient sur ses grandes réussites, ses échecs, ses excès autoritaires ainsi que sa passion pour… les jeux vidéo qui en dit beaucoup sur sa façon d’exercer le pouvoir. Entretien.

    L’Express : Mohammed ben Salmane avait opéré un rapprochement avec l’Iran en 2023. Aujourd’hui, il serait favorable à ce que Trump poursuive la guerre. Comment expliquez-vous ce changement de pied ?

    Karen Elliott House : MBS espérait que l’établissement de relations diplomatiques avec l’Iran protégerait l’Arabie saoudite de toute attaque. En mettant la Chine dans la boucle, son objectif était que Pékin, grâce à ses relations privilégiées avec l’Iran, puisse contribuer à encadrer le comportement de Téhéran et à le maintenir dans une posture plus stable et prévisible. Mais lors de cette guerre, l’Iran a mené des frappes contre des installations pétrolières et militaires saoudiennes, ainsi que contre les autres pays du Golfe dans l’espoir de les éloigner des Etats-Unis. Dans ce contexte, MBS souhaite désormais que Donald Trump “termine le travail”, c’est-à-dire qu’il contribue clairement à la chute du régime théocratique iranien. Il ne veut pas se retrouver à proximité d’un Iran humilié mais animé d’un esprit de revanche, toujours capable de déstabiliser durablement la région.

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  • Exclu. Stéphane Henon (Plus belle la vie) réagit à l’arrivée de son fils Marceau dans Demain nous appartient : “Franchement, il est incroyable” – Télé-Loisirs

    Exclu. Stéphane Henon (Plus belle la vie) réagit à l’arrivée de son fils Marceau dans Demain nous appartient : “Franchement, il est incroyable” – Télé-Loisirs

    Tandis que Stéphane Henon est actuellement au coeur de l’intrigue de Plus belle la vie, encore plus belle, avec le retour de Darius (Nans Dissoubray), l’acteur vient également de voir son fils Marceau débarquer dans un autre feuilleton quotidien de TF1…

    Arrivé dans Plus belle la vie en 2007, Stéphane Henon continue depuis d’y incarner Jean-Paul Boher, même depuis l’arrivée de la nouvelle version du feuilleton sur TF1. Désormais en couple avec Léa (Marie Hennerez) – dont la relation adultère avec Apolline (Zoé LaÏb) a été un choc pour le commandant de police – il est également le père de Lucie (Agathe Dodemant) et Aurore (Carla Squarcini).

    De son côté l’acteur est également un papa comblé, puisqu’il est le papa d’une jeune femme nommée Kina, mais aussi de deux jeunes garçons, issus eux d’une autre relation, Milo (13 ans) et Marceau (9 ans). D’ailleurs, ce dernier est désormais un visage connu de la fiction française…

    ” On était bluffé” : La réaction de Stéphane Henon à l’arrivée de son fils Marceau dans Demain nous appartient

    En effet, depuis ce mardi 24 mars 2026, un nouveau visage vient de faire son arrivée dans un autre feuilleton de la chaîne privée, Demain nous appartient. C’est celui de Marceau Henon, qui incarne le personnage de Milo (avec le même prénom que son grand frère). On a notamment pu le voir en interaction avec Alexandre Brasseur (Alex) – son beau-père – mais aussi Nina (Emilie Colliou-Mercier).

    Une arrivée qui n’a pas manqué de faire réagir son comédien de père. “Je l’ai emmené au casting. Il a fait trois prises parfaites. On était bluffé ! Et là, ça fait trois soirs que je regarde. Il m’étonne à chaque fois. ” nous a-t-il confié, fier à l’occasion de son passage au festival Séries Mania de Lille. Puis, il ajoute “Franchement, il est incroyable. C’est la mignonnerie incarnée !”

    Deux nouvelles arrivées dans Plus belle la vie

    Au Mistral, de nouveaux visages vont bientôt apparaître également. Ainsi, on sait qu’un acteur des Mystères de l’amour et de Sous le soleil de Saint-Tropez débarquera dans les intrigues des prochaines semaines. Par ailleurs, c’est un nom connu de Nouveau Jour qui s’apprête à arriver dans la série quotidienne. Ainsi, à partir du mercredi 15 avril 2026, Jonathan Cardonnel y incarnera un certain Isaac.

    Propos recueillis par Isabelle Dhombres à Séries Mania à Lille

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  • Mort de Loana : M6 bouleverse ses programmes pour rendre hommage à l’icône de la télé-réalité – Télé-Loisirs

    Mort de Loana : M6 bouleverse ses programmes pour rendre hommage à l’icône de la télé-réalité – Télé-Loisirs

    Suite à la disparition tragique de Loana Petrucciani survenue à l’âge de 48 ans, M6, la chaîne qui l’a rendue célèbre avec Loft Story, a décidé de modifier sa programmation pour saluer sa mémoire. Découvrez le détail de ce qui vous attend.

    Le monde de la télé-réalité est en deuil. Mercredi 25 mars en fin de journée, Loana a été retrouvée décédée à l’âge de 48 ans dans son appartement de Nice. Une disparition qui remonterait à plusieurs jours. Dans les heures qui ont suivi, M6, chaîne qui l’a révélée en 2001 avec la première saison de Loft Story, lui a rendu hommage : “Par sa spontanéité, sa sensibilité et son authenticité, Loana a su toucher le cœur du public dès ses premières apparitions à l’écran”.

    En cette fin de journée, la chaîne vient d’annoncer sa volonté de bouleverser ses programmes pour rendre hommage à la première star de la télé-réalité en France. Ainsi, ce mardi 31 mars, en lieu et place d’un numéro inédit de Cauchemar en cuisine à Saint-Bonnet-en-Champsaur, la chaîne diffusera la série Culte, qui revient sur les coulisses du lancement de Loft Story en France.

    Mort de Loana : une soirée spéciale sur M6 le mardi 31 mars autour de la série Culte

    Les plus curieux devront veiller tard puisque les six épisodes de cette mini-série portée par Marie Colomb dans le rôle de Loana seront diffusés à la suite, pour une fin annoncée à… 2h35 ! En revanche, pas de trace de la diffusion du documentaire inédit que la chaîne a tourné pour les 25 ans du programme et qui constitue la dernière apparition télé de Loana.

    Un documentaire auquel ont également pris part trois autres anciens candidats de Loft Story : Christophe et Julie, toujours en couple 25 ans après leur coup de foudre sur M6, ainsi que Steevy Boulay, qui a embrassé une carrière artistique grâce à l’émission, lui qui est devenu un pilier des Grosses têtes sur RTL.

    Mort de Loana : les hommages pleuvent depuis la disparition de la star de téléréalité

    Depuis l’annonce de la disparition de Loana, les hommages ont afflué de toutes parts. Comme celui de la productrice Alexia Laroche-Joubert, qui a écrit sur Instagram : “N’oublions jamais que derrière son image se cachait une femme sensible et extrêmement intelligente”. Benjamin Castaldi, ancien présentateur de Loft Story, a estimé, très ému : “On est tous un peu responsables”.

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  • Aux municipales à Liévin, le RN a remporté la mairie en appliquant la méthode « Hénin-Beaumont »

    Aux municipales à Liévin, le RN a remporté la mairie en appliquant la méthode « Hénin-Beaumont »

    Dans son regard, il y a comme une pointe de surprise sur les photos prises à la mairie de Liévin (Pas-de-Calais) à l’heure des résultats du second tour des élections municipales, dimanche 22 mars. Dany Paiva, 30 ans, vient de faire tomber la liste du sénateur socialiste Jérôme Darras, à la surprise générale, avec 53,58 % des voix. Le Rassemblement national (RN) avait beaucoup misé sur Lens (Pas-de-Calais), la voisine, finalement conservée par le Parti socialiste (PS) dès le premier tour. Mais Liévin… Ici, au cœur du bassin minier, où le charbon a façonné le territoire, les corps et les engagements militants, les élections se suivaient et se ressemblaient toutes. Henri Darras, père de Jérôme, maire PS de 1952 à 1981. Jean-Pierre Kucheida, de 1981 à 2013. Ce dernier dirigeait aussi l’agglomération et l’organisme gestionnaire du logement minier. Il tenait tout.

    Liévin, c’était aussi la plus grosse section socialiste de France, hors Paris. Un fief, avec ses barons, ses fidélités, ses affidés, sa fierté minière, ses souvenirs toujours vivants de la catastrophe de 1974, quand 42 mineurs sont morts ensevelis au fond et qui marquera le début du déclin de l’industrie minière. « Quand Dany Paiva m’a dit qu’il voulait se présenter à des municipales, je lui ai proposé Liévin, et lui ai dit que ça serait très difficile », raconte le député RN Bruno Bilde, l’un des artisans de l’implantation de Marine Le Pen à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), où elle est élue députée. « Tout le monde me disait que c’était ingagnable », se souvient Dany Paiva, car « Liévin était tenue d’une main de fer par Laurent Duporge [le maire PS sortant], qui a quand même réalisé de beaux projets. »

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