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  • L’Afrique du Sud assure ne pas être invitée au G7 en France après des pressions américaines

    L’Afrique du Sud assure ne pas être invitée au G7 en France après des pressions américaines

    Si tel est le bon plaisir de Donald Trump… Trois mois avant la tenue du sommet du G7 des chefs d’Etat (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Royaume-Uni, Japon, et Union européenne) prévu du 15 au 17 juin à Evian, en Haute-Savoie, Paris veille au succès de cet événement et compte sur la présence cruciale du chef de la Maison Blanche. Pour éviter tout boycott du président américain à l’humeur délicate, la France se serait résolue à ne pas inviter Cyril Ramaphosa, le président d’Afrique du Sud, rapporte, jeudi 26 mars, la présidence sud-africaine. « Nous avons appris qu’en raison de pressions continues, la France a dû retirer son invitation à l’Afrique du Sud pour sa participation au G7 », s’est épanché, auprès de l’Agence France-Presse Vincent Magwenya, porte-parole de la présidence sud-africaine.

    « Nous n’avons cédé à aucune pression », a assuré, jeudi, Jean-Noël Barrot, ministre des affaires étrangères. Quatre pays, le Brésil, la Corée du Sud, l’Inde et le Kenya sont officiellement invités à Evian pour atténuer l’image de « club de pays riches » qui colle au G7. La présence de Cyril Ramaphosa en Haute-Savoie avait été évoquée de manière informelle lors d’un entretien entre le chef de l’Etat, Emmanuel Macron, et son homologue sud-africain, le 21 novembre 2025.

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  • L’équipe de Nouvelle-Calédonie veut « représenter son peuple » en obtenant, lors des barrages, sa place à la Coupe du monde 2026

    L’équipe de Nouvelle-Calédonie veut « représenter son peuple » en obtenant, lors des barrages, sa place à la Coupe du monde 2026

    En mai 2004, la Fédération calédonienne de football rejoignait officiellement la Fédération internationale de football (FIFA), permettant ainsi à la Nouvelle-Calédonie de disputer les compétitions mondiales, malgré son statut de territoire ultramarin français. Vingt-deux ans plus tard, sa sélection pourrait obtenir une première qualification à la Coupe du monde, à condition de battre dans un premier temps la Jamaïque, dans la nuit de jeudi 26 à vendredi 27 mars, en demi-finale des barrages intercontinentaux.

    En cas de succès dans le stade Akron de Guadalajara (Mexique), les Cagous devront ensuite l’emporter en finale contre la République démocratique du Congo, mardi 31 mars, pour être qualifiés. Un enchaînement de deux rencontres loin d’être aisé pour la Nouvelle-Calédonie, 150ᵉ nation au classement de la FIFA, qui se prend tout de même à rêver d’une participation au tournoi planétaire, qui se tiendra du 11 juin au 19 juillet aux Etats-Unis, au Mexique et au Canada.

    « Jouer en sélection, c’est représenter tout le peuple néo-calédonien, qui serait très heureux qu’on aille à la Coupe du monde », déclare le capitaine des Cagous, César Zeoula, conscient qu’une qualification serait vécue comme un grand moment sur le Caillou. Car, en Nouvelle-Calédonie, « le terrain de sport est un endroit central de la vie communautaire kanak et rythme la vie collective des quartiers populaires de Nouméa, explique Nathanaëlle Soler, anthropologue à l’Institut de recherche pour le développement. Le football résonne avec l’ancrage identitaire et local des jeunesses océaniennes. Les matchs sont très suivis dans les villages ou les quartiers. »

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  • Flavie Flament “ne supportait” plus de subir les violentes critiques lorsqu’elle était à Télématin – Télé-Loisirs

    Flavie Flament “ne supportait” plus de subir les violentes critiques lorsqu’elle était à Télématin – Télé-Loisirs

    Une saison qui lui a paru une éternité. Entre 2024 et 2025, Flavie Flament a co-présenté Télématin sur France 2 avec Julien Arnaud. Une expérience intense pour celle qui venait de rejoindre France Télévisions après plus de 20 ans de carrière passée entre Canal+, M6, TF1 et à la radio sur RTL. Et surtout, une véritable déception que l’animatrice révèle dans TV Magazine ce jeudi 26 mars.

    En à peine “un mois et demi” de matinale, Flavie Flament savait qu’elle n’était “pas faite” pour l’émission. “Je l’avais dit à mon entourage dès Noël. Il y a pire : c’est un métier que j’aime, donc je n’ai pas vécu un enfer, mais je faisais quelque chose qui ne me correspondait pas du tout”, explique l’animatrice, qui considère qu’elle ne pouvait pas s’exprimer pleinement dans le programme.

    “Je savais que ça avait une fin” : Flavie Flament dévoile pourquoi elle est restée à France Télévisions après l’échec de Télématin

    En plus des “audiences” et des “papiers négatifs” qu’elle ne supportait plus, Flavie Flament s’est aussi heurtée à la virulence des réseaux sociaux et des critiques. “J’ai compris qu’une information erronée pouvait devenir virale. J’ai trouvé ça d’une violence”, regrette-t-elle. Pour tenir, l’animatrice s’est raccrochée à un autre projet.

    “Je savais que ça avait une fin. Flavie en France était dans les tuyaux”, explique celle qui est restée à France Télévisions dans l’espoir que le programme émerge. Surtout, elle était consciente du privilège d’être animatrice. “Je trouve que nous avons un métier fabuleux de générosité et il est trop douloureux de ne pas faire les choses en souriant, même si c’est parfois difficile”, poursuit-elle.

    Flavie Flament sera à l’animation du Quiz des champions spécial Sidaction ce vendredi

    Sa complicité avec Julien Arnaud était également un bon point pour l’animatrice. “J’avais d’autres compensations et je serrais les dents. J’arrivais en me disant : ‘Bon, allez, encore un jour’”, conclut-elle. Depuis son départ et celui de Julien Arnaud, Télématin est présenté par Damien Thévenot et Maya Lauqué du lundi au jeudi, et par Mélanie Taravant et Samuel Ollivier du vendredi au dimanche.

    De son côté, Flavie Flament présente son émission Flavie en France du lundi au vendredi sur France 3. Ce vendredi 27 mars, elle animera, comme samedi dernier, Le Quiz des champions sur la même chaîne. Une édition spéciale en raison du Sidaction, qui se déroule sur trois jours jusqu’au dimanche 29 mars cette année.

    Article écrit en collaboration avec 6Medias

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  • Guerre au Moyen-Orient : Trump affirme que l’Iran cherche activement une issue à la guerre

    Guerre au Moyen-Orient : Trump affirme que l’Iran cherche activement une issue à la guerre

    Le président américain a démenti les médias américains qui indiquaient qu’il cherchait une sortie à la guerre qu’il a déclenchée, tout en fustigeant de nouveau l’Otan pour sa non-participation

    Trump affirme que l’Iran est aux abois et est désireux de négocier la fin de la guerre. « Ce n’est pas moi qui cherche à tout prix un accord », a dit jeudi le président américain lors de la réunion de son cabinet, « c’est même le contraire, je m’en fiche. En fait, nous avons d’autres cibles à frapper avant la fin, et nous les attaquons quotidiennement », a-t-il ajouté en critiquant un article du Wall Street Journal selon lequel il chercherait activement à mettre fin au plus vite au conflit. « Donc ils veulent conclure un accord. La raison pour laquelle ils veulent conclure un accord, c’est qu’ils se sont fait démolir la gueule », a ajouté Trump.

    Le négociateur spécial du président américain Steve Witkoff, présent dans la réunion, a confirmé les informations selon lesquelles les États-Unis avaient présenté à l’Iran un plan de paix en 15 points. « Ce document a été diffusé par l’intermédiaire du gouvernement pakistanais , qui joue le rôle de médiateur », a dit Witkoff, expliquant que l’Iran « cherchait une issue ». « Nous avons dit une dernière chose à l’Iran : ne faites pas de nouveau une erreur de calcul ».


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    Un peu plus tôt jeudi, l’Iran avait affirmé qu’il n’y avait toujours pas d’accord pour des négociations, et qu’aucun plan de pourparlers ne semblait réaliste à ce stade. Malgré la destruction d’une grande partie de leur arsenal, les Iraniens continuent d’exercer une pression sur l’économie mondiale en entravant la navigation des pétroliers à travers le détroit d’Ormuz.

    « Nous les avons décimés sur le plan militaire : plus d’aviation, plus de marine, il ne leur reste que très peu de roquettes », a insisté Trump. Nous en avons détruit tellement, et elles sont difficiles à fabriquer, et c’est la même chose pour les drones, et leurs dirigeants ont disparu ». « Le problème avec le détroit d’Ormuz est le suivant : imaginons que nous fassions un excellent travail, que nous en avons éliminé 99 % des menaces, mais 1% reste inacceptable, car une mine qui percute la coque d’un navire qui coûte 1 milliard de dollars, n’est pas bon ». »

    «J’ai le sentiment que ça va se régler assez rapidement»

    « Mais j’ai le sentiment que ça va se régler assez rapidement », a insisté Trump. « Ils veulent conclure… ils ont dit hier qu’on ne négociait pas avec eux, et maintenant ils admettent qu’on négociait avec eux ».Trump a cité comme preuve de la volonté des Iraniens de trouver une solution négociée le fait qu’ils ont « offert un cadeau » aux États-Unis. « Ils ont dit ’’pour vous montrer que nous sommes sérieux et fiables, nous allons laisser passer huit pétroliers (dans le détroit d’Ormuz), huit gros pétroliers’’» sous pavillon pakistanais, a dit Trump, avant d’assurer que ce chiffre était ensuite passé à dix. Il a déclaré avoir ensuite regardé Fox News annoncer que des pétroliers traversaient le détroit d’Ormuz. « J’ai dit : eh bien, je suppose que nous avons affaire aux bonnes personnes ».

    L’Iran avait annoncé cette semaine que seuls les navires liés aux États-Unis ou à Israël étaient empêchés de transiter par le détroit. « Ce qui est incroyable, c’est qu’on n’a pas besoin de ce détroit (d’Ormuz) », a aussi insisté le président américain. « Nous avons tant de pétrole que notre pays n’est pas concerné par sa fermeture ».

    Trump a repris ses accusations contre les alliés européens des États-Unis, auxquels il reproche de ne pas avoir immédiatement envoyé leurs marines patrouiller dans le détroit d’Ormuz après qu’il les a mis en demeure de participer à la guerre. « Quand j’entends le chef du gouvernement allemand dire à propos de l’Iran : Ce n’est pas notre guerre, je me dis eh bien, l’Ukraine n’est pas notre guerre. Nous avons apporté notre aide, mais l’Ukraine n’est pas notre guerre », a dit Trump. « J’ai trouvé cette déclaration tout à fait déplacée, mais il l’a faite. On ne peut pas l’effacer. Mais c’est ce qu’il pensait ». « Nous avons toujours été là pour eux, du moins, nous l’étions, je ne sais pas si c’est encore le cas aujourd’hui, pour être honnête avec vous », a aussi dit Trump. « Nous étions là pour protéger l’Europe de la Russie. En théorie, ça ne nous concerne pas, car nous sommes derrière un grand, magnifique océan, mais eux ne sont pas là pour nous protéger ».


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    « Avions-nous besoin d’eux ? Non, je n’ai jamais pensé que nous avions besoin d’eux. Je faisais plutôt un test. J’ai dit : ’’J’aimerais vraiment que vous veniez, que vous envoyiez vos bateaux naviguer dans ce magnifique détroit, et protéger les gens sur lesquels on tire’’. Ils ne l’ont pas fait, et ce n’est pas grave… Mais ce n’est pas bon. Ils ont commis une grave erreur ».

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  • L’aide militaire à l’Ukraine menacée par le conflit au Moyen-Orient ?

    L’aide militaire à l’Ukraine menacée par le conflit au Moyen-Orient ?

    Le ciel est chargé de fumée, et la tension ne faiblit pas. Le Pentagone envisage de détourner vers le Moyen-Orient des armes destinées à l’Ukraine, alors que la guerre en Iran épuise certaines des munitions les plus critiques de l’armée américaine, a rapporté, jeudi 26 mars, le Washington Post, citant trois personnes au fait de la question. Parmi les armes susceptibles d’être réorientées figurent des missiles intercepteurs de défense aérienne acquis dans le cadre d’une initiative de l’Otan lancée l’an dernier, permettant aux pays partenaires d’acheter des armes américaines pour Kiev, informe le rapport. A noter qu’aucune décision n’a encore été prise.

    Cette réflexion intervient alors que les opérations américaines dans la région s’intensifient. L’amiral Brad Cooper, chef du Commandement central des forces américaines au Moyen-Orient, a déclaré, mercredi 25 mars, que les États-Unis avaient frappé plus de 10 000 cibles en Iran et étaient en bonne voie de limiter la capacité de Téhéran à projeter sa puissance au-delà de ses frontières. Un porte-parole du Pentagone a indiqué au journal américain que le département de la Défense veillerait à ce que les forces américaines, ainsi que celles de leurs alliés et partenaires, disposent des moyens nécessaires pour combattre et vaincre.

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    Depuis le début de l’offensive américaine contre l’Iran, le 28 février, les capitales européennes s’inquiètent de l’épuisement rapide des munitions par Washington, alors même qu’elles assurent désormais l’essentiel du soutien militaire à Kiev, y compris des aides directes hors Otan. Le président Emmanuel Macron a martelé à l’issue du sommet européen de la semaine dernière à Bruxelles que la guerre en Iran “ne doit pas nous détourner du soutien que nous apportons à l’Ukraine.” Interrogée également ce sujet, l’alliance transatlantique n’a pas clarifié si elle était informée ou préoccupée par un éventuel réacheminement de matériel américain, selon le Washington Post.

    Par ailleurs, responsable de l’Otan a rappelé que les membres de l’Alliance et leurs partenaires continuent d’alimenter le programme PURL (Prioritised Ukraine Requirements List), qui finance la fourniture d’armes américaines à Kiev. “ Cette initiative, négociée l’an dernier par l’Otan, permet à l’Ukraine de recevoir des armements américains à condition que les Européens en supportent le coût ”, résume le Washington Post. “Les équipements acheminés vers l’Ukraine sont continus”, a ajouté le responsable dans le quotidien. “Plusieurs milliards de dollars américains ont déjà été promis à PURL, et nous prévoyons d’autres contributions à venir.”

    “Période d’incertitude considérable”

    Depuis l’été dernier, a précisé ce responsable, l’initiative PURL a fourni 75 % des missiles destinés aux batteries Patriot ukrainiennes et la quasi-totalité des munitions utilisées dans ses autres systèmes de défense aérien. A titre de comparaison, plus de 800 missiles Patriot ont été utilisés au cours des trois premiers jours de combats dans la guerre contre l’Iran, soit plus que l’Ukraine n’en a reçu pendant toute l’invasion russe à grande échelle, a déclaré Volodymyr Zelensky lors d’un point de presse le 5 mars, selon EuroNews. Parmi les munitions les plus demandées dans ce conflit figurent les intercepteurs de défense aérienne de pointe, notamment les systèmes Patriot et THAAD (Terminal High Altitude Area Defense).

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    Le Pentagone, lui, tente d’accélérer la production de munitions essentielles pour la guerre en Iran, mais se heurte aux limites de l’industrie de défense américaine en temps de crise. L’administration Trump prépare une demande de budget supplémentaire : le ministère de la Défense avait initialement proposé plus de 200 milliards de dollars, selon le Washington Post. En janvier, le Congrès a voté 400 millions de dollars supplémentaires à long terme pour l’armement de l’Ukraine, finançant un programme que le Pentagone prévoyait de réduire.

    Pour les Ukrainiens, la position reste délicate : défendre leurs intérêts face à la Russie tout en ménageant leurs alliés, notamment les Américains, et gérer l’urgence de la guerre sans perdre le soutien vital qui les maintient à flot. De son côté, Olga Stefanishyna, ambassadrice d’Ukraine aux États-Unis, a souligné dans un communiqué que Kiev tenait ses partenaires informés de ses besoins, notamment en défense aérienne, tout en comprenant la “période d’incertitude considérable” que traverse ce conflit. Reste à savoir si l’épuisement des munitions américaines pourrait accélérer la fin de cette guerre au Moyen-Orient… mais cette issue semble encore lointaine.

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  • Un drone russe avait perforé le sarcophage de Tchernobyl: sa réparation va coûter “aux alentours de 500 millions d’euros” pour contenir la radioactivité

    Un drone russe avait perforé le sarcophage de Tchernobyl: sa réparation va coûter “aux alentours de 500 millions d’euros” pour contenir la radioactivité

    La réparation de l’arche de protection de Tchernobyl, endommagée par un drone russe en 2025, est estimée à environ 500 millions d’euros.

    Le coût de la restauration de l’arche du sarcophage de Tchernobyl (Ukraine), endommagé l’an passé par un drone russe, s’élève “aux alentours de 500 millions d’euros”, a annoncé jeudi le ministre français des Affaires étrangères.

    En février 2025, la structure métallique installée en 2016 recouvrant le réacteur qui avait explosé en avril 1986 avait été perforée par un drone russe. Cette structure protège un premier sarcophage construit par les Soviétiques.

    “Ce soir, nous avons présenté le premier bilan financier des destructions provoquées par ce drone qui se chiffrent aux alentours de 500 millions d’euros”, a déclaré Jean-Noël Barrot lors d’un point presse à l’issue de la première journée de la réunion des ministres du G7.

    “Le G7 doit jouer un rôle de catalyseur dans la levée de fonds, en lien étroit avec la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), dont la présidente viendra nous présenter son projet tout à l’heure”, a-t-il ajouté. M. Barrot préside la réunion du G7 qui s’est ouverte jeudi après-midi à l’Abbaye des Vaux-de-Cernay, près de Rambouillet et à une cinquantaine de kilomètres de Paris.

    Son homologue américain Marco Rubio, retenu à Washington alors que les États-Unis sont engagés aux côtés d’Israël dans une guerre contre l’Iran, doit se joindre aux discussions vendredi.

    Le “Nouveau confinement sûr” (NSC), une immense arche d’un coût de 1,5 milliard d’euros construite en 2019, a été conçu comme une structure multicouche destinée à recouvrir le sarcophage existant et à résister à des conditions extrêmes, telles que l’humidité, les radiations, la chaleur ou même une tornade de catégorie 3.

    Son objectif était d’offrir à l’Ukraine et à la communauté internationale le temps nécessaire pour élaborer une solution durable concernant les restes du réacteur et les matériaux radioactifs présents sur le site.

    190 tonnes de combustible

    Assemblé en deux parties puis déplacé grâce à des rails et des vérins hydrauliques, l’ouvrage avait été pensé pour durer environ cent ans. Cependant, ses concepteurs n’avaient pas envisagé un contexte de guerre de grande ampleur, ni l’attaque par drone survenue en février 2025.

    Les vestiges du réacteur n°4 comprennent notamment le cœur endommagé ainsi qu’environ 5.000 tonnes de sable, de plomb et d’acide borique déversées par hélicoptère après l’accident. Selon la BERD, près de 190 tonnes de combustible à base d’oxyde d’uranium s’y trouvent encore. Dans les parties inférieures, on observe également des masses de combustible solidifié, comparables à de la lave, mêlées à des débris d’acier et de béton fondus.

    L’attaque de drone survenue l’an dernier n’a entraîné aucune fuite radioactive, selon les autorités, mais elle a fortement endommagé l’arche de protection. Les impacts et les ouvertures réalisées par les secours ont notamment perturbé le système de ventilation du Nouveau confinement sûr (NSC), essentiel au maintien des conditions internes de la structure.

    Conçu pour limiter l’humidité et prévenir la corrosion du métal tout en maintenant une pression stable, ce système jouait aussi un rôle clé dans le confinement des substances radioactives. Désormais affaibli, il compromet plusieurs fonctions majeures du NSC, notamment la capacité à contenir la radioactivité et à offrir un environnement sécurisé pour le démantèlement du sarcophage, avec un risque croissant de dégradation de la structure dans les années à venir.

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  • Ultimatum dans le détroit d’Ormuz, plan américain… Le point sur les négociations entre les États-Unis et l’Iran

    Ultimatum dans le détroit d’Ormuz, plan américain… Le point sur les négociations entre les États-Unis et l’Iran

    Où en sont les négociations entre les États-Unis et l’Iran, alors que l’ultimatum lancé la semaine dernière par Donald Trump arrive à échéance ce vendredi ? Le président avait donné « 48 heures » à l’Iran samedi dernier pour rouvrir le détroit d’Ormuz, passage névralgique pour le commerce de pétrole, sous peine de frappes massives sur les centrales électriques du pays.

    Lundi, il a donné un nouveau délai, de cinq jours cette fois, pour laisser le temps au dialogue de se poursuivre. Le même jour, Donald Trump a évoqué de « très bonnes » discussions avec une « personne haut placée » non identifiée en Iran. Avant d’affirmer, ce jeudi, que l’Iran avait autorisé le passage de dix pétroliers au total dans le détroit d’Ormuz en guise de « cadeau ».

    Un plan américain en quinze mesures

    Pour le reste, Donald Trump a déclaré mardi avoir transmis un plan. Avec un objectif premier : que l’Iran ne se dote pas de l’arme nucléaire. Une proposition en 15 points a alors été communiquée à l’Iran via le Pakistan, selon des responsables pakistanais. Mais le contenu exact reste inconnu.

    D’après le New York Times et Al Jazeera, ce plan propose un cessez-le-feu d’un mois avec une reprise des discussions entamées avant la guerre. Washington demande à l’Iran de remettre son stock d’uranium enrichi, de cesser tout processus d’enrichissement, d’accepter de limiter son programme de missiles, et d’arrêter de soutenir des groupes armés dans la région.

    Si l’Iran accepte ces conditions et rouvre à la navigation le stratégique détroit d’Ormuz, Trump offrirait en échange une levée de toutes les sanctions qui asphyxient l’économie iranienne, selon les deux médias. Le directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, a évoqué une possible réunion à Islamabad ce week-end.

    L’Iran pose ses conditions

    Côté iranien, le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi parle d’échanges de messages « via des pays amis ou certaines personnes », tout en refusant d’utiliser les termes de « dialogue » ou de « négociation ». L’Iran a ainsi transmis sa réponse mercredi soir aux États-Unis et attend désormais un retour de l’autre partie, selon l’agence de presse Tasnim.

    Il a posé cinq conditions pour mettre fin aux hostilités, précise-t-elle : la fin de « l’agression », la mise en place d’un mécanisme garantissant que ni Israël ni les États-Unis ne reprendront la guerre, le versement de compensations financières, la définition claire des responsabilités et un arrêt des hostilités sur tous les fronts.

    Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, maintenait encore mercredi que l’Iran comptait « continuer à résister ». La République islamique veut « mettre fin à la guerre à ses propres conditions », soulignait-il, relevant que la seule transmission de messages ne pouvait « en aucun cas être qualifiée de dialogue ni de négociation ».

    Trump menace de prendre le contrôle du pétrole iranien

    Jeudi, Donald Trump a assuré que l’opération militaire en Iran était « extrêmement » en avance sur le calendrier initial et qu’elle finirait « bientôt ». « Nous avions estimé que cela prendrait environ quatre à six semaines pour accomplir notre mission », a dit le président américain pendant un Conseil des ministres à la Maison Blanche.

    Son émissaire spécial, Steve Witkoff, a lui assuré qu’il existait des « signaux forts » sur la « possibilité » d’un accord avec les Iraniens. « Nous verrons où ça nous mènera, si nous pouvons convaincre l’Iran que nous sommes arrivés à un point de rupture où il n’y a plus d’alternative pour eux autre que plus de morts et de destructions », a déclaré Steve Witkoff.

    Le vice-président américain, JD Vance, dit que les États-Unis avaient désormais « la capacité d’utiliser tous les outils à leur disposition pour assurer que l’Iran ne se dote jamais de l’arme nucléaire », en évoquant à la fois des options « diplomatiques » et  « militaires ». Parmi elles : prendre le contrôle du pétrole iranien. Trump a estimé que c’était une « option ».

    Les cours du pétrole en hausse

    Les cours du pétrole montent jeudi, l’Iran rejetant les discussions avec Washington et menaçant, selon une agence de presse iranienne, d’ouvrir un « nouveau front » dans le détroit de Bab el-Mandeb, crucial pour l’accès à la mer Rouge et au canal de Suez. Vers 18 h 45, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mai, prenait 5 % à 108,36 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, gagnait 4,11 % à 94,91 dollars.

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  • Manus, une IA chinoise dernier cri prise dans la bataille technologique entre la Chine et les Etats-Unis

    Manus, une IA chinoise dernier cri prise dans la bataille technologique entre la Chine et les Etats-Unis

    Nouvel épisode de la bataille technologique à laquelle se livrent les Etats-Unis et la Chine. Selon le New York Times et le Financial Times, les autorités chinoises ont interdit aux cofondateurs de la start-up d’intelligence artificielle (IA) Manus de quitter son territoire. Ceci le temps que soit menée une enquête gouvernementale sur le rachat de cette IA, considérée comme l’une des plus prometteuses du pays, par le géant américain des réseaux sociaux Meta, maison mère de Facebook, WhatsApp et Instagram. Pékin n’avait déjà pas caché son déplaisir à l’annonce, en décembre, de cette opération.

    Manus est un « agent » autonome d’IA, une nouvelle génération d’IA capable non seulement de générer des réponses ou des images mais aussi d’effectuer des tâches plus avancées. Il peut acheter des billets de train, identifier le meilleur candidat à un poste dans une liste de CV, chercher un appartement en se renseignant lui-même sur une ville, ses écoles et quartiers et les moyens de l’acquéreur, ou encore constituer un portefeuille d’actions en Bourse selon les priorités de l’investisseur.

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  • Un patron canadien doit savoir parler anglais et français: le PDG d’Air Canada se fait réprimander par le gouvernement pour avoir présenté ses condoléances en anglais seulement

    Un patron canadien doit savoir parler anglais et français: le PDG d’Air Canada se fait réprimander par le gouvernement pour avoir présenté ses condoléances en anglais seulement

    La ministre canadienne des Affaires étrangères, Anita Anand, rappelle que tous les dirigeants du Canada devraient parler anglais et français, après une polémique concernant le PDG d’Air Canada, Michael Rousseau. Celui-ci a été critiqué pour avoir exprimé ses condoléances presque uniquement en anglais après la mort de deux pilotes dans un accident à New York.

    Tous les dirigeants canadiens, dont les patrons d’entreprises, devraient parler à la fois anglais et français, a estimé jeudi la ministre canadienne des Affaires étrangères après la polémique provoquée par Michael Rousseau, le PDG d’Air Canada.

    Ce dernier a été vertement critiqué pour avoir posté une vidéo destinée à présenter les condoléances de la compagnie après la mort de deux de ses pilotes dans une collision à LaGuardia (New York). Sa déclaration de plusieurs minutes est prononcée quasi exclusivement en anglais.

    “Le Canada est un pays bilingue”, a souligné Anita Anand en anglais, puis en français dans un entretien à l’AFP, à l’occasion de la réunion des ministres des Affaires étrangères du G7, près de Paris.

    “Et nous continuons de prôner que les dirigeants de notre pays doivent être capables de parler dans les deux langues officielles”, a-t-elle ajouté.

    Le Premier ministre Mark Carney a lui-même critiqué le patron d’Air Canada, se disant “très déçu” et estimant que celui-ci avait “manqué de jugement et de compassion”.

    “Je poursuis mes efforts”

    Michael Rousseau a présenté ses excuses jeudi, se disant “attristé” par le fait que son incapacité à s’exprimer en français “ait dévié l’attention du profond deuil des familles”.

    “Malgré un grand nombre de leçons au fil des années, je demeure incapable de m’exprimer adéquatement en français. Je m’en excuse sincèrement et tiens à préciser que je poursuis mes efforts pour m’améliorer”, a ajouté le dirigeant d’Air Canada dans un communiqué.

    Anita Anand a exprimé “ses profondes condoléances aux familles des deux pilotes”. “Chaque jour, je me réveille en pensant à leurs vies perdues”, a-t-elle dit.

    Dimanche vers 23h40 locales, un avion de la compagnie Jazz Aviation opérant pour Air Canada a percuté un véhicule de secours et de lutte contre les incendies qui se dirigeait vers un autre avion ayant interrompu son décollage et signalant une odeur suspecte. Le pilote et le copilote sont morts dans l’accident. D’après un communiqué d’Air Canada, des passagers ont dû être hospitalisés.

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  • « Les pays du Golfe sont en panique » : les experts anti-Shahed envoyés par l’Ukraine sont à pied d’œuvre au Moyen-Orient

    « Les pays du Golfe sont en panique » : les experts anti-Shahed envoyés par l’Ukraine sont à pied d’œuvre au Moyen-Orient

    La force de Kiev réside dans ses intercepteurs agiles, dix fois moins chers que les drones de fabrication iranienne, ainsi que dans ses unités mobiles et ses systèmes de brouillage, pour lesquels ces monarchies sont prêtes à payer le prix fort.

    Le président ukrainien Volodymyr Zelensky est arrivé jeudi à Djeddah, en Arabie saoudite, en visite surprise. «Des réunions importantes sont prévues», a déclaré le dirigeant ukrainien dans une vidéo sur les réseaux sociaux. Les deux pays prévoiraient de signer un accord de coopération sécuritaire. Après quatre années de lutte acharnée contre les drones Shahed de fabrication iranienne ainsi que contre leurs copies russes, les Gerbera, le savoir-faire de Kiev suscite désormais la convoitise des États du Golfe, eux aussi confrontés aux engins lancés par Téhéran.

    Très vite, Kiev a répondu à leur appel. Il y a une dizaine de jours, plus de 200 experts militaires ukrainiens ont été déployés au Moyen-Orient pour apporter leur savoir-faire contre les attaques iraniennes. Sans détailler les tractations, le président Zelensky avait annoncé lors d’une adresse au Parlement britannique le 17 mars que des équipes ukrainiennes étaient «déjà sur place aux Émirats arabes unis, au Qatar et en Arabie saoudite…

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