En difficulté dans Danse avec les stars, Julien Lieb a reçu un soutien de taille en coulisses. Lenie, dernière gagnante de l’émission et ancienne camarade du chanteur dans la Star Academy, lui a livré de précieux conseils pour l’aider à retrouver confiance et remonter dans le classement.
Avant-dernier du classement de Danse avec les stars la semaine dernière, Julien Lieb et Elsa Bois ont reçu la visite de Lénie cette semaine. La dernière gagnante de l’émission était émue de revenir dans les coulisses, mais aussi de voir son ancien camarade de la Star Academy s’entraîner pour sa samba sur Despacito qu’il dansera au prochain prime. Elle lui a d’ailleurs conseillé de “lâcher prise”.
“C’est quelqu’un qui aime quand les choses sont parfaites”, explique-t-elle. Un côté “perfectionniste” qui leur a permis de se rapprocher pendant la Star Ac’, mais que le candidat devra abandonner s’il veut performer sur le parquet de TF1 selon elle. “Tu pourras pas faire quelque chose de parfait. La seule chose que tu pourrais faire c’est de montrer vraiment qui tu es”, estime la jeune chanteuse.
Cette astuce de Lenie pour que Julien Lieb retrouve le haut du classement de Danse avec les stars
Une attitude que Lénie a eu du mal à abandonner à ses débuts dans Danse avec les stars. Bien que favorite depuis le début de la compétition, la jeune femme a attendu six semaines avant de décrocher ses premiers 10 du jury, une semaine après celui d’Adil Rami. “En voulant vraiment faire quelque chose de vraiment parfait, finalement peut-être que tu caches une certaine spontanéité”, détaille-t-elle.
L’ancienne candidate pense que le prime de ce vendredi 27 mars, qui fête les 15 ans de l’émission, sera l’occasion pour Julien Lieb de se lâcher et peut-être de revenir dans le haut du classement, comme il l’avait fait en cinquième semaine. “C’est le moment de faire kiffer les gens. Les gens regardent leur télé pour voir du show”, lance-t-elle à son ancien camarade.
“Ça me donne de la force”: Julien Lieb rassuré par les conseils de Lénie dans Danse avec les stars
Des conseils et une présence qui ont permis à Julien Lieb de reprendre courage. “Ça me donne de la force de me dire que tu sais ce que je suis entrain de vivre là (…) On se comprend, ça rassure, ça fait du bien”, avoue le partenaire d’Elsa Bois. Heureuse de l’effet qu’elle a produit, Lénie est ensuite repartie se disant “fière” de son ami.
ANALYSE – Provisoirement effacée dans les médias, les réunions ministérielles et les conseils de défense, la guerre en Ukraine passe au second plan. Le conflit au Moyen-Orient capte les armes et l’attention diplomatique dont Kiev a besoin.
Dans le monde terrible des réseaux sociaux, une guerre chasse toujours l’autre. Surtout quand la recomposition des rapports géopolitiques, exacerbée par l’hubris de Donald Trump, fait glisser les crises d’un continent à l’autre à une vitesse vertigineuse. L’Ukraine sera-t-elle la victime collatérale de la guerre en Iran ? C’est la principale inquiétude de Volodymyr Zelensky, qui redoute de perdre tout à la fois les Américains, les Européens et les armes. Car depuis le premier jour de l’intervention de la coalition israélo-américaine, la guerre d’Iran et celle d’Ukraine sont intimement liées.
Depuis bientôt un mois, les Ukrainiens assistent avec amertume au feu d’artifice de missiles antimissiles déployés pour contrer les attaques iraniennes dans le Golfe et en Israël. Aux premiers jours de la guerre, les États-Unis et leurs alliés avaient déjà utilisé davantage d’intercepteurs Patriot qu’au cours des quatre années de guerre en Ukraine. Depuis l’hiver dernier, le gouvernement ukrainien…
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L’écologiste Grégory Doucet recevra l’écharpe de maire des mains de Jean-Michel Aulas (Cœur lyonnais), ce vendredi 27 mars à Lyon (Rhône). Une procédure habituelle entre le nouvel édile et le doyen du conseil municipal.
L’édile écologiste de Lyon (Rhône) Grégory Doucet, fraîchement réélu, se verra remettre l’écharpe de maire, ce vendredi 27 mars, par son adversaire politique Jean-Michel Aulas, a appris BFM Lyon auprès de son entourage.
C’est en effet à l’occasion du conseil municipal d’installation, et en tant que doyen de l’assemblée, que l’ancien patron de l’OL remettra l’objet.
Toujours selon l’entourage de Jean-Michel Aulas, qui a fêté ses 77 ans le jour même du second tour de l’élection et qui a d’ores et déjà annoncé qu’il siégera dans l’opposition sous la bannière “Cœur lyonnais”, l’homme d’affaires prononcera un discours.
Le doyen d’opposition
Dans un message posté lundi dernier sur X pour remercier ses électeurs, Jean-Michel Aulas a en effet assuré qu’il siègera à l’avenir comme opposant à la mairie “pour que la voix de toutes les Lyonnaises et de tous les Lyonnais soit entendue, avec exigence et constance”.
“À la tête des 27 élus d’opposition à la mairie de Lyon, et avec l’appui incontournable et déterminant de notre ancrage à la Métropole”, son mouvement Cœur Lyonnais “jouera pleinement son rôle”, a-t-il ajouté.
Il compte également “plus que jamais jouer pleinement” son “rôle à la Métropole, car c’est à cette échelle que se décidera l’avenir de Lyon et des 57 communes qui composent notre territoire”, a-t-il conclu.
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Son alliée LR Véronique Sarselli, à la tête d’une liste MoDem, LR, Renaissance et Horizons, a officiellement été élue présidente de la Métropole de Lyon ce jeudi 26 mars, véritable siège du pouvoir local et dirigée par le passé par l’écologiste Bruno Bernard. Véronique Sarselli a par ailleurs indiqué dimanche qu’elle proposerait à Jean-Michel Aulas d’être son “premier vice-président”.
Le groupe français de spiritueux Pernod Ricard et le groupe américain Brown-Forman, propriétaire de la célèbre marque de whisky Jack Daniel’s, auraient engagé des discussions en vue d’une possible fusion, a déclaré jeudi à Reuters « une source proche du dossier ».
Plus tôt dans la journée, l’agence Bloomberg avait rapporté que « Pernod Ricard envisageait un éventuel accord avec Brown-Forman », une annonce qui a immédiatement pesé sur le cours de l’action française. À la clôture, le titre Pernod Ricard a accusé un repli de 5,72 % à 59,94 euros . Sur le marché américain, la réaction a été inverse, l’action Brown-Forman s’envolait pour sa part de plus de 15 %.
Avec une capitalisation boursière de l’ordre de11 milliards de dollars (9,5 milliards d’euros environ) pour Brown-Forman, et de plus de 16 milliards d’euros pour Pernod Ricard, un éventuel rapprochement serait significatif pour le secteur.
Cette possible fusion intervient dans un contexte délicat pour les spiritueux, confrontés depuis plusieurs années à un ralentissement des ventes. Pour faire face, Pernod Ricard a lancéun plan de restructuration visant à réaliser un milliard d’euros d’économies entre 2026 et 2029, ce qui inclut des suppressions d’emplois au premier semestre.
Brown-Forman, de son côté, avait déjà présenté l’année dernièreun vaste plan de restructuration prévoyant des suppressions d’emplois, le groupe cherchant à protéger ses marges face à la hausse des coûts des intrants, notamment des matières premières telles que l’agave et les fûts de bois. Il a aussi augmenté les prix de ses marques de whisky.
Malgré un début d’année solide, avec des résultats trimestriels supérieurs aux prévisions, Brown-Forman a averti d’un environnement difficile pour 2026, en raison de « la volatilité macroéconomique et de l’incertitude des consommateurs ». De son côté, Pernod Ricard a enregistréun recul de son chiffre d’affaires et de son résultat opérationnel courant (ROC) au premier semestre de l’exercice 2025-2026, plombé par des conditions de marché difficiles aux Etats-Unis et en Chine.
Le député (MoDem) Erwan Balanant, à l’Assemblée nationale, à Paris, le 27 janvier 2026. DIMITAR DILKOFF/AFP
Sept ans après la création des « droits voisins », les députés ont adopté jeudi 26 mars à l’unanimité une proposition de loi du groupe MoDem pour rendre plus effective leur application. En effet, les médias de presse française se plaignent d’avoir des difficultés à obtenir les rémunérations qu’ils sont en droit de réclamer aux grandes plateformes numériques en échange de la reprise d’extraits de leurs contenus et articles.
Depuis le début des années 2000, les revenus de la presse écrite française se sont érodés, réduits quasiment de moitié, tandis que les géants du numérique ont capté une part substantielle de leurs recettes publicitaires, selon l’auteur du texte, le député MoDem du Finistère Erwan Balanant, citant des chiffres du ministère de la culture. « Nous sommes confrontés à un risque d’effondrement de notre modèle d’information, alors que, plus que jamais, nous avons besoin de cette information fiable et vérifiée, c’est un enjeu démocratique », a alerté l’élu devant les députés.
Pour corriger ce déséquilibre, les droits voisins ont été institués par la directive européenne de 2019 sur le droit d’auteur. Ils permettent aux journaux, magazines ou agences de presse de demander à négocier avec les géants du numérique. Mais à ce jour, les accords passés entre éditeurs de presse et plateformes restent limités, déplore M. Balanant.
Refus de négocier
En cause, notamment, des éditeurs qui peinent à obtenir « les éléments d’information nécessaires » de la part des géants du numérique pour déterminer le montant d’une juste rémunération, quand les plateformes ne refusent pas purement et simplement d’entrer en négociation.
M. Balanant a dressé jeudi un état des lieux des bonnes volontés. X et LinkedIn (propriété de Microsoft) « refusent toujours de négocier », notamment avec l’Alliance de la presse d’information générale (APIG). Microsoft a signé un accord avec Le Monde. Après des amendes, Google (Alphabet) a fini par signer plusieurs accords (notamment avec Le Monde) et semble « s’engager dans une dynamique plus positive », selon M. Balanant. Le premier accord signé avec l’APIG, qui regroupe près de 300 titres de presse quotidienne et hebdomadaire, en 2022, a été renouvelé début 2025, pour une durée de trois ans.
De son côté, Meta a signé des accords, notamment avec Le Monde. Avec l’APIG, un premier accord a été noué en 2021 mais, après son expiration en 2024, les négociations de renouvellement n’ont pas abouti.
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L’organisme a donc fini par porter plainte fin 2025 devant l’Autorité de la concurrence, fin 2025, « pour abus de position dominante ». Il accusait notamment la société américaine d’avoir significativement revu à la baisse sa proposition de rémunération, par rapport à celle de l’accord précédent. Le Monde et Le Figaro, ainsi que l’Agence France-Presse, avaient, eux, porté plainte contre le réseau social X d’Elon Musk.
Un vote « qui reconnaît le contournement du droit voisin »
D’où cette proposition de loi, qui vise à renforcer l’effectivité de ces droits voisins, en imposant notamment aux plateformes de fournir aux éditeurs l’ensemble des données relatives à l’utilisation de leurs contenus pour permettre une négociation de bonne foi de ces accords. Dans un communiqué, l’APIG « salue ce vote, qui reconnaît le contournement du droit voisin par la plupart des grandes plateformes numériques (…) et dote les éditeurs d’outils concrets pour rééquilibrer leurs relations avec ces plateformes ».
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L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) se verrait attribuer un rôle d’arbitre et la possibilité d’infliger des sanctions, pouvant aller jusqu’à 1 % du chiffre d’affaires des plateformes.
A la demande du rapporteur, M. Balanant, soutenu par le gouvernement, les députés sont toutefois revenus sur un amendement du groupe écologiste et social adopté en commission disposant qu’au moins 25 % des droits voisins touchés par les éditeurs soient ensuite reversés aux journalistes. M. Balanant a argué qu’il n’était « pas adapté », notamment car « tous les titres [de presse] ne sont pas à la même enseigne », ou pointant aussi un « risque de sortir progressivement du salariat ». Dans un communiqué, l’Alliance de la presse d’information générale salue le vote du texte et « appelle à son inscription rapide à l’ordre du jour du Sénat ».
Israël affirme avoir « élargi » son opération terrestre dans le sud du Liban et a frappé plus de 200 cibles du Hezbollah
L’armée israélienne a « élargi l’opération terrestre d’un cran afin d’étendre la zone de sécurité » dans le sud du Liban « pour frapper et repousser l’ennemi, et éloigner la menace afin d’assurer une meilleure protection des habitants du nord » d’Israël, a affirmé le commandant du commandement nord israélien, le général Rafi Milo, lors d’une évaluation de la situation dans le sud du Liban, selon un message publié par l’armée sur Telegram.
« Nous constatons des résultats significatifs, tant dans les frappes aériennes que lors des engagements de nos combattants dans le sud du Liban, face à l’ennemi en combat rapproché », assure le général israélien. « Jusqu’à présent, nous avons éliminé plus de 750 terroristes, détruit des infrastructures à travers tout le Liban et nous poursuivons nos frappes profondes sur les centres névralgiques de l’organisation », a-t-il encore affirmé, ajoutant que l’armée « exerce une pression sur le Hezbollah » et « le repousse vers le nord et détruit ses capacités ».
Une image extraite d’une vidéo diffusée par l’armée israélienne le 26 mars 2026, montre ce que l’armée israélienne présente comme une frappe sur un bâtiment où des militants du Hezbollah étaient positionnés, dans une zone située au sud du Liban. ARMÉE ISRAÉLIENNE VIA REUTERS
Par ailleurs, l’armée israélienne a annoncé, dans un autre message sur Telegram, avoir « effectué plus de 200 frappes, éliminé plusieurs cellules terroristes et détruit des dizaines d’infrastructures terroristes, notamment des dépôts d’armement et des bâtiments utilisés par l’organisation terroriste Hezbollah » dans le sud du Liban. « Les forces de la 226e brigade, sous le commandement de la 146e division, mènent des raids ciblés » dans le sud du Liban « dans le cadre de l’effort de défense avancée », a-t-elle ajouté.
Enfin, l’armée israélienne a affirmé avoir « éliminé, à Hajir [au Liban], Hassan Mohammad Bashir, un commandant supérieur du dispositif antichar du Hezbollah », dans un troisième message publié sur le réseau social. Le commandant « avait coordonné des centaines de plans terroristes contre les forces israéliennes et les civils israéliens » et « commandait également plusieurs cellules terroristes qui avaient mené des tirs antichars continus vers le nord » d’Israël, a-t-elle accusé.
« Au cours des derniers mois, il avait commencé à s’intégrer au dispositif antichar dans le nord du [fleuve] Litani et œuvrait depuis à la formation de nombreux terroristes », a-t-elle encore affirmé.
ANALYSE – La suprématie militaire ne suffit pas pour gagner la guerre, dont l’enlisement profite souvent aux régimes autoritaires, moins dépendants de l’opinion et susceptibles de faire appel aux démons guerriers pour se renforcer. C’est peut-être ce qui guette Donald Trump en Iran.
« Ne méprise pas l’ennemi, quel qu’il soit », disait le généralissime Alexandre Souvorov. Un conseil que les armées américaine et israélienne seraient bien avisées de méditer, alors que, engagées dans une confrontation avec le régime iranien, elles pourraient faire face à l’enlisement dans une guerre longue à laquelle leurs pays ne sont pas vraiment préparés, malgré leur écrasante suprématie militaire. La chercheuse israélienne Sarah Fainberg, directrice de recherche au centre Elrom d’études aérospatiales de l’université de Tel-Aviv, voit dans ce défi « de la guerre d’endurance et non de performance » la principale leçon à tirer des dernières semaines de confrontation au Moyen-Orient. « Nous nous trouvons dans une guerre aérienne asymétrique classique, quasiment un cas d’école », note-t-elle.
D’un côté, « les deux meilleures armées de l’air du monde », israélienne et américaine, et de l’autre la résilience de la capacité de frappe de l’ennemi iranien, qui continue d’étonner…
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Le passé permet souvent d’éclairer l’actualité. Chaque jeudi, dans notre nouveau podcast Hier à la Une, on se plonge dans les archives de L’Express, pour comprendre autrement la couverture du magazine de la semaine.
Revirements de Donald Trump sur le détroit d’Ormuz, multiplication des attaques d’Israël sur l’Iran et le Liban, hausse des prix à la pompe en Europe… Le conflit entre Téhéran et Washington, qui dure désormais depuis près d’un mois, offre de toute évidence un peu d’oxygène à Moscou.
D’abord car les regards se détournent de la guerre en Ukraine. Le président américain et son secrétaire à la Défense assurent même que les armes envoyées en Ukraine devraient plutôt être utilisées pour servir les intérêts américains. Ensuite, parce que la hausse du prix du pétrole assure des revenus au Kremlin, dans le contexte d’une économie russe exsangue. Malgré tout, cela ne fait pas basculer la situation de la Russie qui reste suspendue aux décisions de Vladimir Poutine.
Cette semaine, L’Express consacre ainsi son nouveau numéro à la vie cachée du président russe. Pour comprendre le Vladimir Poutine d’aujourd’hui, le journaliste Vincent Jauvert a enquêté, et publie un texte saisissant permettant d’entrevoir les secrets de celui qui a emmené l’Europe dans une guerre sans fin.
Il y est par exemple question de son immense fortune qu’il cherche à ne surtout pas afficher. Mais aussi de sa – ou plutôt ses – familles. Après s’être séparé de sa femme, Lioudmila, avec qui il a eu deux filles, le président russe présente sa maîtresse, Alina Kabaeva, une gymnaste de 30 ans sa cadette, qui lui aurait donné deux fils dans le plus grand secret.
Dans ce livre, on en apprend aussi un peu plus sur la vie sous cloche de Vladimir Poutine durant le Covid. Sur ses liens avec les autres chefs d’Etat. Et sur la façon dont il a élaboré son plan d’attaque de l’Ukraine. Une enquête qui tente de faire la lumière sur la personnalité de Vladimir Poutine, dont l’image a beaucoup évolué.
Découvrez nos archives : Vladimir Poutine le terrible
Dans cet épisode d’Hier à la Une, on vous propose de revenir sur ce qu’en disait L’Express il y a quelques années. En 1999, alors que Vladimir Poutine vient d’être nommé Premier ministre de Boris Eltsine, on observe avec étonnement cet ancien espion très fermé et peu loquace. Il sera finalement élu président, et va accomplir deux mandats.
Découvrez nos archives : Super-Poutine héros de com’
En 2008, la constitution l’empêche de se représenter. Redevenu Premier ministre, cette fois-ci de Dmitri Medvedev, il offre un visage bien différent, s’affichant torse nu à cheval, en pilote de canadair ou en plongeur-archéologue.
À la veille de son arrivée au sommet du G7 en France, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a exhorté ses partenaires à s’impliquer davantage dans la réouverture du détroit d’Ormuz. Alors que le blocage orchestré par Téhéran paralyse le commerce mondial depuis un mois, Washington défend le bien-fondé de l’offensive menée avec Israël et évoque des “progrès” dans les pourparlers indirects avec l’Iran.
Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a déclaré ce 26 mars qu’il était dans “l’intérêt” des pays du G7 à aider à rouvrir le détroit d’Ormuz, bloqué par l’Iran, réitérant la déception de Washington face à ses alliés.
“C’est dans leur intérêt d’aider (..), c’est dans leur intérêt national”, a dit le secrétaire d’Etat, interrogé peu avant son départ pour la France où il doit participer vendredi à une réunion de ses homologues du G7.
Il s’agit de son premier déplacement à l’étranger depuis que les Etats-Unis et Israël ont attaqué l’Iran le 28 février.
Pourparlers en progrès
M. Rubio, qui a fait l’impasse sur la première journée du G7 jeudi, a fait part de “progrès” dans les discussions avec l’Iran mais s’est refusé à spéculer sur leur issue. “Des messages circulent à travers des pays intermédiaires et des progrès ont été réalisés”, a-t-il simplement dit.
L’Allemagne, le Canada, la Grande-Bretagne, la France, l’Italie et le Japon ont clairement signalé jeudi leur souhait de trouver une issue diplomatique à l’offensive militaire américano-israélienne en Iran, qui a des répercussions économiques mondiales en raison du quasi blocage du détroit d’Ormuz par Téhéran depuis près d’un mois.
Pour sa part, Donald Trump, qui s’exprimait lors d’un Conseil des ministres, a assuré jeudi que l’Iran était plus désireux de négocier que lui pour mettre fin à la guerre, tout en maintenant que l’opération militaire était “extrêmement” en avance sur le calendrier initial et en réitérant ses vives critiques contre l’Otan.
La guerre, un “service pour le monde entier”
S’exprimant lui aussi lors de ce conseil, M. Rubio avait relevé que les alliés des Etats-Unis devraient être “reconnaissants” envers le président américain d’avoir engagé cette opération militaire, menée en coordination avec Israël.
“Le président ne rend pas seulement service aux Etats-Unis et à notre peuple. C’est pour le monde entier”, a affirmé le secrétaire d’Etat américain. Les discussions des ministres des Affaires étrangères du G7 se déroulent à l’Abbaye des Vaux-de-Cernay, près de Rambouillet, à une cinquantaine de kilomètres de Paris.
La France assure actuellement la présidence du G7, le club des démocraties industrialisées qui comprend également les Etats-Unis, le Royaume-Uni, le Canada, l’Allemagne, l’Italie et le Japon.
Après le blocage du détroit d’Ormuz, l’Iran menace de s’en prendre au détroit de Bab el-Mandeb. Situé au sud du canal de Suez, Bab el-Mandeb est un point de passage stratégique pour le commerce mondial, reliant la mer Rouge au golfe d’Aden. De nombreux navires l’empruntent pour relier le Moyen-Orient à l’Asie.
Mais Téhéran pourrait ouvrir un front dans cette région en cas d’invasion américaine terrestre sur le sol iranien. D’après la presse américaine, les États-Unis envisageraient de s’emparer d’une île iranienne, l’île de Kharg, où est exportée la quasi-totalité des barils de brut iranien. Aucun ordre n’a pour le moment été donné par Donald Trump.
Le blocage du détroit d’Ormuz par l’Iran, par lequel transitent 20 % de la production d’or noir, a fait s’envoler les cours du baril. Le baril de Brent de la mer du Nord est encore au-dessus des 100 dollars, ce jeudi. Avant le conflit, le prix était de 70 dollars.
Le blocage d’un nouveau détroit dans la région, celui de Bab el-Mandeb, risque de compliquer davantage le commerce d’or noir. C’est surtout l’Arabie saoudite, le premier exportateur mondial de brut, qui risque d’être pénalisée par des perturbations en mer Rouge. Depuis le blocage d’Ormuz, le pays continue d’exporter son pétrole dans la région grâce à son pipeline Petroline qui traverse le pays d’est en ouest, via le port de Yanbu sur la côte ouest. Le volume échangé via cette solution de contournement est d’environ 4 millions de barils par jour, soit 40 % de la production du pays d’avant-guerre, note pour l’AFP Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.
La position du détroit de Bab el-Mandeb. (Crédits : La Tribune)
Un couloir pénalisé depuis 2023 par les Houthis
Il n’empêche, le volume de pétrole brut et de produits pétroliers passant par ce détroit a déjà diminué de plus de moitié depuis 2023 et les attaques des Houthis. Ces rebelles du Yémen ont perturbé le commerce maritime mondial avec des attaques de drones et de missiles sur les navires passant par le détroit. Ils s’en prenaient notamment aux flottes occidentales, qui avaient des intérêts avec Israël. Si aucune attaque n’a eu lieu ces derniers mois, les Houthis, alliés de l’Iran, pourraient mettre à nouveau la pression dans la région. « À la moindre évolution du conflit appelant une réponse militaire, nous interviendrons sans délai (…) comme nous l’avons fait lors des phases précédentes », a même déclaré ce jeudi le chef des Houthis, Abdel Malek al-Houthi.
Dans le détail, le passage stratégique voyait passer 9,3 millions de barils de pétrole brut et de produits pétroliers par jour en 2023, contre 4,2 millions au premier semestre 2025, d’après les chiffres de l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Concernant le gaz naturel liquéfié (GNL), si 4,2 milliards de pieds cubes de GNL transitaient par jour en 2023, aujourd’hui les flux sont quasi nuls.
Le commerce maritime touché depuis 2023
Du côté du commerce maritime, les grandes compagnies comme Maersk, Hapag-Lloyd et CMA CGM (propriétaire de La Tribune) ont déjà dû, depuis les attaques houthies, détourner les navires par le cap de Bonne-Espérance, au sud de l’Afrique. Un contournement plus long et donc plus coûteux.
« À Bab el-Mandeb, il ne passe quasiment que des bateaux avec à leur bord de la marchandise russe, notamment le pétrole et le grain », confie à La Tribune Paul Tourret, directeur de l’ISEMAR, l’Institut supérieur d’économie maritime. Si certaines compagnies, comme Maersk, avaient recommencé de manière progressive à repasser par le canal de Suez et Bab el-Mandeb, le conflit au Moyen-Orient a redistribué les cartes. « Le passage par le canal de Suez est suspendu jusqu’à nouvel ordre, et les navires seront déroutés via le cap de Bonne-Espérance », a publié dans un communiqué CMA CGM, samedi 28 février, après le début des frappes israélo-américaines en Iran.