DÉCRYPTAGE – Le gouvernement israélien assure que l’arrêt des opérations militaires contre l’Iran, négocié par les États-Unis, ne concerne pas le territoire libanais.
Il est 5 heures du matin à Beyrouth. Le drone israélien au vrombissement nocturne exceptionnellement persistant s’arrête enfin. Les insomniaques tenus en éveil tout au long de la nuit par l’expiration de l’ultimatum de Donald Trump à Téhéran peuvent s’endormir tranquilles. Le rétablissement du silence paraît confirmer la nouvelle tombée quelques minutes plus tôt : le cessez-le-feu de deux semaines, conclu par l’Iran, les États-Unis « et leurs alliés », a été convenu « partout, y compris au Liban et ailleurs, avec effet immédiat », annonce le médiateur et premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif. Mais l’espoir retrouvé des Libanais est d’aussi courte durée que leur nuit. Une frappe nocturne sur la corniche de la ville de Saïda, au sud de Beyrouth, a fait au moins neuf morts et une vingtaine de blessés.
De fait, « le cessez-le-feu de deux semaines n’inclut pas le Liban », affirme dans un communiqué matinal le bureau du premier ministre Benyamin Netanyahou qui dément…

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