Après la cuisante défaite, les explications. Largement battue par Emmanuel Grégoire dans la course à la mairie de Paris, Rachida Dati reconnaît ce mardi 24 mars “un moment difficile” et un écart avec le candidat socialiste “anticipé par aucun sondage”. Elle a obtenu 41,52% des suffrages lors du second tour des élections municipales à Paris, loin derrière les 50,52% d’Emmanuel Grégoire.
Alors comment Rachida Dati explique-t-elle la claque reçue ce dimanche soir? La candidate Les Républicains invoque au Figaro “la sociologie parisienne”, une ville “majoritairement de gauche et nettement coupée entre l’est et l’ouest”. “Le projet d’Emmanuel Grégoire a recueilli 50,5 % des suffrages. Ce sont donc 49,5 % des électeurs qui souhaitaient le changement. L’écart entre son score et le mien ne doit pas faire oublier cette réalité. Et avec 61,6 % de participation, ce sont en réalité 30 % des électeurs parisiens qui ont validé la reconduction de la politique actuelle”, détaille Rachida Dati.
Gabriel Attal “n’a jamais souhaité construire une victoire à Paris”
Cette dernière déplore “une division mortifère des forces du centre et de la droite”, pointant du doigt la candidature de Pierre-Yves Bournazel (Horizons). Malgré la fusion de leurs listes pour le second tour, cela “a entraîné une dispersion des voix et une confusion dans l’esprit des électeurs”.
Une fusion à laquelle n’avait pas adhéré le candidat Horizons par ailleurs, qui s’était alors retiré de cette liste commune. Un choix fait “sans prévenir personne”, soutient Rachida Dati pour qui il s’agit d’”une basse manœuvre, une trahison et une rupture d’engagement”. Autre fautif dans sa clinglante défaite, selon Rachida Dati: Gabriel Attal qui “acté la division” en refusant de la soutenir pour le premier tour.
“Il a acté la division et en cela, il a accéléré le risque de l’échec. “Il n’a jamais souhaité construire une victoire à Paris. Une mécanique de l’échec s’est alors mise en place”, analyse la maire du 7e arrondissement.
Et Rachida Dati alors, en tant que principale intéressée dans cette défaite? Elle reconnaît “évidemment une part de responsabilité dans cet échec”, mais souligne que “la présomption d’innocence a été constamment piétinée à (s)on encontre”.
Une référence à son procès pour corruption et trafic d’influence passifs dans l’affaire Renault-Nissan, prévu en septembre. L’ex-ministre de la Culture estime aussi avoir “été caricaturée et salie sur (s)es origines et sur (s)on parcours (…), traitée d’homophobe et de raciste” par des tracts de la gauche.
