DÉCRYPTAGE – Ils redoutent que les États-Unis cèdent dans les négociations à venir entre Washington et Téhéran.
Principales victimes des missiles et des drones iraniens pendant quarante jours, les monarchies du Golfe sont soulagées par la trêve conclue entre l’Iran et les États-Unis, mais elles demeurent inquiètes face à un voisin, loin de ressortir affaibli par la guerre. « Les attaques contre nous ont continué ce mercredi matin », constate avec dépit Abdelaziz al-Anjari, un analyste joint au téléphone à Koweit-City, la capitale du minuscule émirat éponyme, le plus proche de l’Iran dans le Golfe, où 28 drones iraniens ont encore été interceptés, depuis l’annonce de la trêve, quelques heures plus tôt.
Les autres pétromonarchies ont également essuyé des frappes iraniennes : trente-cinq à Bahreïn, cinq missiles en Arabie, un au Qatar et plus de cinquante missiles et drones contre les Émirats arabes unis (EAU). Téhéran a justifié ces tirs par des attaques ultérieures à la trêve contre ses installations pétrolières près de l’île de Lavan. Si, unanimement, les états du Golfe redoutent un régime…
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