ENTRETIEN – Le directeur du projet Iran à l’International Crisis Group estime que, bien que considérablement affaibli, le régime iranien n’a pas intérêt à engager des négociations tant que le coût de la guerre n’est pas suffisamment élevé pour les États-Unis.
LE FIGARO. – Le président américain a annoncé dans son discours du 1er avril que le conflit touchait à sa fin, mais il a depuis répété son ultimatum si l’Iran ne rouvre pas le détroit d’Ormuz : qu’est-ce que cela signifie pour la suite du conflit ?
ALI VAEZ. – Ce discours ne contenait aucune information nouvelle. Le président américain l’a prononcé pour rassurer ses électeurs, parmi lesquels le soutien à l’effort de guerre est en baisse. Si l’on regarde les actions américaines plus que les déclarations du président, et notamment l’envoi de forces terrestres, il est tout à fait possible que Trump cherche à porter un coup supplémentaire à l’Iran afin d’essayer de modifier l’équilibre du conflit, ou d’obtenir au moins un symbole victorieux. Mais on a du mal à imaginer ce que cela pourrait être. L’engagement de forces terrestres risque d’aggraver cette crise et d’en augmenter à la fois le coût et les risques. Et surtout, la fin de la guerre dépend de l’Iran, qui ne va pas, cette fois-ci…

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