La liste des assassinats ciblés de hauts dirigeants s’allonge tant depuis le début de la guerre qu’on peut se demander comment le régime iranien tient encore debout. Éliminés, en trois semaines, le Guide suprême et son conseiller, le chef des Gardiens de la révolution (l’armée idéologique), le chef d’état-major des forces armées (régulières), le ministre de la Défense, le chef des renseignements de la police, le commandant de la milice paramilitaire des Bassidjis… Jusqu’au stratégique dirigeant du Conseil suprême de la sécurité nationale, Ali Larijani, tué dans un bombardement dans la nuit de lundi à mardi. Samedi 21 mars, c’est le porte-parole des pasdarans qui a été enterré.
À chaque fois, ces responsables ont été remplacés. Téhéran a appris de la guerre des douze jours de juin 2025 et de l’élimination de certains de ses leaders. Depuis, pour chaque poste important, au moins quatre personnes sont prêtes à prendre la relève. La nomination du successeur au pragmatique et conservateur Ali Larijani donnera une indication de la direction que va prendre le pouvoir, affaibli mais résilient. Le nom de Saïd Jalili circule pour ce poste central. Si le vétéran de la guerre Iran-Irak, pendant laquelle il a perdu une jambe, obtient la tête du Conseil suprême de la sécurité nationale, l’orientation politique de Téhéran sera claire.

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