Latécoère poursuit son redressement. Ce pionnier toulousain de l’aéronautique, fondé en 1917 et qui a acquis une expertise reconnue dans le monde entier en tant que fabricant d’aérostructures complexes et de systèmes d’interconnexion, traverse de nombreuses turbulences depuis des années et commence tout juste à retrouver son niveau d’avant-crise.
Latécoère a annoncé un chiffre d’affaires de 756,7 millions d’euros sur l’année 2025, soit une augmentation de 7,2 % sur un an ( la hausse atteint même 9,7 % en tenant compte de la vente l’été dernier de sa filiale espagnole Mades). Le groupe dépasse ainsi les 713 millions d’euros engrangés avant la pandémie, en 2019.
La perte nette du groupe pour 2025 s’est élevée à 32,1 millions d’euros, contre 60,6 millions d’euros en 2024 et son endettement s’est aussi réduit, atteignant 151,3 millions d’euros à la fin de l’année dernière, contre 170,9 millions un an plus tôt. Par ailleurs, l’Ebitda courant des activités poursuivies s’établit à 39,4 millions d’euros, en nette amélioration par rapport aux 25,7 millions de 2024.
« Nos résultats marquent une avancée décisive pour Latécoère… Nous commençons à constater l’impact concret des mesures que nous avons mises en œuvre pour soutenir la montée en puissance des programmes des équipementiers, renforcer notre service client et nos activités de marché secondaire, et consolider notre discipline opérationnelle et financière », indique André-Hubert Roussel, directeur général du groupe dans un communiqué.
En pleine transformation pour la montée des cadences
Dans un entretien accordé à La Tribune à l’occasion du Salon du Bourget en juin dernier, le dirigeant a fixé comme priorité absolue la montée en cadence. Latécoère, qui emploie 5 500 collaborateurs à travers 14 usines dans le monde (dont 1 200 salariés en France), a dû recruter au Mexique pour soutenir les programmes de Boeing et en Bulgarie, alors que démarre la production des portes d’issue de secours de l’A321 pour Airbus.

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