Ile artificielle en forme de palmier, Palm Jumeirah est l’un des hauts lieux du tourisme à Dubaï. Outre son allure spectaculaire, l’endroit attire grâce à ses palaces à l’architecture extravagante, ses restaurants ultra-huppés et ses nuits rythmées par la crème des DJ. Mais depuis le début de la guerre en Iran, ce quartier témoigne, malgré lui, des dégâts causés à la cité-Etat, membre de la fédération des Emirats arabes unis (EAU), par les représailles de la République islamique. Le lieu de toutes les hyperboles, aimant à grosses fortunes et célébrités, est quasiment désert dans la journée.
« C’est calme, très calme, un peu trop pour moi, j’aurais apprécié un peu plus d’animation », soupire Mick, un retraité irlandais, silhouette solitaire sur la vaste promenade qui longe West Beach, l’une des deux plages bordant le tronc du « Palmier ». Le sexagénaire, venu rendre visite à sa fille, qui travaille comme comptable à Dubaï, est « à peu près le seul client » dans la salle du petit déjeuner de son hôtel, un prestigieux cinq étoiles. L’avantage, ajoute-t-il, c’est que la nuit lui revient « au prix d’une chambre dans un trois ou quatre étoiles ».
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