Donald Trump, Elon Musk et Peter Thiel aux Etats-Unis, Vincent Bolloré ou Bernard Arnault en France… Alors que les milliardaires font l’objet de nombreuses polémiques, sont régulièrement présentés comme des menaces pour la démocratie et sont ciblés par des universitaires comme Thomas Piketty ou Gabriel Zucman, un intellectuel américain prend leur défense à travers un plaidoyer libéral. Dans Why Democracy Needs the Rich (Encounter Books), qui vient de paraître en anglais et a été salué par le Financial Times ou le Wall Street Journal, John O. McGinnis défend la thèse selon laquelle les riches représentent une classe indispensable au bon fonctionnement d’une démocratie. Pour ce professeur de droit à la Northwestern University (Illinois), les personnes fortunées (les 0,1 %) jouissent d’une certaine indépendance vis-à-vis des soucis quotidiens, ce qui leur permet, surtout parmi les entrepreneurs, de faire émerger de nouvelles idées et de prendre des risques sans se soucier de l’opinion majoritaire. Selon John O. McGinnis, ces riches présentent d’ailleurs une diversité idéologique bien plus importante qu’on ne le croit souvent, et font contrepoids à d’autres élites, intellectuelles, médiatiques ou bureaucratiques, bien plus conformistes.
Pour L’Express, l’universitaire développe sa thèse iconoclaste et explique pourquoi nous devrions, dans cette ère technologique, revoir nos idées reçues sur les riches.
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