Interrogé la semaine dernière sur Fox News Business sur l’hypothèse d’une baisse des taux fédéraux cette année, le président américain Donald Trump a répondu : « Oui. Dès que Kevin sera en poste ».
Lorsque le locataire de la Maison Blanche a choisi en janvier dernier Kevin Warsh pour succéder, le 15 mai prochain, à Jerome Powell à la présidence de la Réserve fédérale, on peut supposer en effet que Kevin Warsj a donné des assurances pour mener à bien une politique de baisse des taux directeurs, et ce malgré son passé de « faucon » au sein de la banque centrale.
Sauf que ce scénario apparemment sans faille risque bien de dérailler. Et pour l’heure, la probabilité pour que la banque centrale laisse ses taux fédéraux inchangés la semaine prochaine – lors du dernier comité de politique monétaire présidé par Jerome Powell – est proche de 100 %, selon FedWatch de CME.
Retour d’inflation
Primo, la guerre déclenchée en Iran par les États-Unis a relancé les prix de l’énergie, et donc l’inflation aux États-Unis. Depuis des mois, il est clair que les 12 responsables de la politique monétaire (FOMC) ne sont pas favorables à une baisse des taux, et lors de la dernière réunion de mars, seul le gouverneur (à titre provisoire) Stephan Miran, un proche de Donald Trump, a continué à réclamer une baisse des taux.
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Et la situation sur le front de l’inflation s’est singulièrement dégradée depuis la crise au Moyen-Orient. Avec une inflation de 3,3 % en mars, son plus haut niveau depuis deux ans, l’objectif de 2 % fixé par la banque centrale semble désormais hors de portée cette année.
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