Le territoire d’Oman est ouvert sur l’océan Indien le long de trois mille kilomètres de côte. La dynastie des Al Bu Said, au pouvoir depuis 1744, contrôlait un véritable empire maritime, notamment sur le littoral oriental du continent africain. Cet appel du large contraste avec l’enracinement local des familles régnantes des différents émirats arabes du golfe Persique.
Au XIXe siècle, la Grande-Bretagne impose à Oman une « protection » de plus en plus pesante, tout en démantelant ses possessions africaines. Ce n’est qu’en 1971 que le sultanat d’Oman recouvre sa pleine souveraineté, intégrant les Nations unies en même temps que trois autres « protégés » de Londres, les Emirats arabes unis, le Qatar et Bahreïn. Mais Oman se distingue bientôt par sa capacité de médiation : il est le seul Etat arabe du Moyen-Orient à refuser de rompre avec Le Caire, après la signature, en 1979, du traité de paix israélo-égyptien et il maintient un dialogue constant avec Téhéran, même durant la guerre de 1980-88 entre l’Iran et l’Irak, quand les autres monarchies du Golfe ont décidé de soutenir celui-ci contre celui-là.
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