LA TRIBUNE DIMANCHE – Après l’accord trouvé avec les artisans boulangers et les artisans fleuristes autour du travail le 1er mai, est-ce un soulagement pour le gouvernement d’en arriver à cette conclusion face à la polémique montante ?
JEAN-PIERRE FARANDOU – Je suis heureux qu’on ait réussi à trouver une solution par le dialogue social, et que cette solution s’applique dès le 1er mai 2026. Cela permet de sécuriser les artisans boulangers-pâtissiers et les artisans fleuristes qui ne savaient pas s’ils pourraient travailler ou non. Nous avons réussi à le faire en respectant le symbole du 1er mai, qui est l’unique jour férié et chômé en France. Il fallait trouver un équilibre, et la seule méthode pour y parvenir était de passer par le dialogue social avec toutes les parties prenantes.
Vous, comme le Premier ministre, insistez sur cette notion d’« artisans ». Cela signifie que les chaînes de fleuristes et de boulangeries sont exclues de cet accord ?
Il faut revenir à l’esprit initial du texte en permettant seulement à des artisans boulangers-pâtissiers et artisans fleuristes d’ouvrir le 1er mai, comme ils l’ont toujours fait. Avec le Premier ministre, nous avons toujours eu l’intention de sécuriser le travail de ces artisans. Si l’examen parlementaire a permis de resserrer la liste des secteurs bénéficiant d’une dérogation, elle pouvait apparaître comme restant trop large au regard de ce que représente le 1er mai dans notre histoire sociale. Nous nous sommes éloignés de cette notion d’artisans de proximité. Ma conviction est très claire : sécuriser les artisans de proximité, oui, libéraliser le 1er mai, non !

Leave a Reply