Nathalie Baye, le feu sous la grâce

« Quand je suis arrivée à Lyon, que j’ai vu toute cette équipe qui se préparait à tourner tous les jours et que j’étais de tous les plans du film, j’ai pensé qu’ils allaient en avoir marre de me filmer au bout d’un moment ! » Voilà comment Nathalie Baye racontait le premier jour de tournage du film de Bertrand Tavernier, Une semaine de vacances, son premier rôle principal au cinéma.

Nous étions en 1979 et celle qui allait être l’une des plus grandes actrices françaises montrait déjà une humilité à toute épreuve, ignorant encore qu’elle s’apprêtait à devenir une comédienne sachant tout jouer, à la filmographie riche d’une centaine de films. Une star à part et sans paillettes, cultivant une notoriété sereine.

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Nathalie Baye s’est éteinte vendredi 17 avril à l’âge de 77 ans des suites d’une maladie neurodégénérative, et les hommages n’ont cessé depuis de se multiplier, à la fois dans le monde politique, le président Emmanuel Macron évoquant une « comédienne avec qui nous avons aimé, rêvé, grandi » et la ministre de la Culture, Catherine Pégard, parlant de « la disparition d’une immense actrice » qui a « illuminé de son talent […] une longue page de l’histoire du cinéma français » et dans le monde culturel.

Josiane Balasko a estimé que Nathalie Baye incarnait « une certaine idée de la femme française » et Gilles Jacob, l’ancien président du Festival de Cannes, a déclaré : « De Truffaut à Godard, de Daniel Vigne à Spielberg, Nathalie a été l’actrice française type, la bonne copine. Comédienne aimée de tous, elle jouait, elle vivait – c’était la femme qui aimait les films. »

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