Etudes de santé : le compte à rebours est lancé dans un certain flou financier pour la réforme de la rentrée 2027

C’est une réforme d’ampleur qui concernera potentiellement, à la rentrée 2027, quelque 40 000 étudiants qui rêvent d’exercer une profession de santé. La simplification de l’entrée dans les études de santé, à travers une nouvelle première année unique, a été présentée par les ministres de la santé et de l’enseignement supérieur, Stéphanie Rist et Philippe Baptiste, vendredi 17 avril au sein de la faculté de médecine de l’université Paris-Cité.

Les ministres sont convenus de l’échec de la précédente réforme qui, en 2020, avait donné naissance à deux filières distinctes, d’une part le parcours d’accès spécifique santé (PASS), et d’autre part les multiples licences option accès santé (L. AS). « Il faut admettre que l’essai n’a pas été totalement transformé, a reconnu Mme Rist. La diversification des profils n’a pas réellement été au rendez-vous et cette première année a besoin d’évoluer pour plus de clarté, plus d’équité et plus d’accompagnement. »

Fin des parcours « baroques »

La nouvelle première année – qui n’a pas de nom officiel – repose sur trois blocs d’enseignements, en santé et hors santé, dans un volume horaire quasi équivalent mais aussi, dans une moindre mesure, en sciences humaines. Elle reste adossée à une licence disciplinaire qui – c’est une nouveauté – doit nécessairement « avoir une contribution directe et immédiate aux études de santé », a insisté Philippe Baptiste, citant en premier lieu la physique et la chimie, mais aussi l’économie et la gestion. En revanche, la philosophie, le droit ou encore les langues sortiraient de « la liste », a laissé entendre le ministre.

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