La France lance un plan pour quintupler d’ici à 2035 le nombre de bornes de recharge pour voitures électriques sur son réseau d’autoroutes et routes nationales, a indiqué vendredi le ministère des Transports.
Cette « stratégie d’électrification du réseau routier national », annoncée dans un communiqué, est l’une des déclinaisons du plan d’électrification de l’économie française qu’a dit vouloir accélérer le Premier ministre Sébastien Lecornu, le 11 avril.
De plus, le ministre des Transports Philippe Tabarot a évoqué vendredi matin sur Sud Radio « le frein » à l’achat de voitures électriques que constituait le manque de bornes de recharge pour faire de longues distances. « Avec ce plan sur les recharges, on doit pouvoir combler ce déficit », a-t-il expliqué. « Aujourd’hui on est à 4 500 », et il s’agira de « monter à plus de 20 000. À 22 000 très exactement » en 2035 pour les véhicules légers.
S’ajoute l’objectif de 8 000 bornes de recharge pour les poids lourds, segment dans lequel aujourd’hui le passage à l’électrique n’en est qu’à ses tout débuts, avec 2 % du marché des véhicules neufs en France.
900 aires d’autoroutes concernées
Ces grands axes, soit 20 000 km d’autoroutes et nationales, représentent 2 % du réseau routier, mais un tiers des kilomètres parcourus. Les bornes doivent être installées sur « près de 900 aires de repos et de service » pour les véhicules légers. Elles ont une puissance de 150 kW, soit une recharge en 20 à 25 minutes pour monter de 20 à 80 %.
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Pour les poids lourds, où le gouvernement cible « près de 560 aires », les plus fréquentées, la puissance varie entre 100 kW (adaptée à une charge nocturne), 400 kW (45 minutes, soit le temps d’une pause pour un chauffeur) et plus de 800 kW.
« Il faut de la disponibilité, que l’attente ne soit pas trop longue, avec des recharges qui soient des recharges rapides », a souligné Philippe Tabarot sur Sud Radio.
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L’objectif est double : réduire les émissions de CO₂ du transport routier, et rendre ménages et entreprises moins dépendants de carburants issus d’un pétrole importé. Le coût de ce plan, discuté avec les acteurs de l’électricité que sont Enedis et EDF, n’a pas été précisé dans l’immédiat.

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