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La sécurisation du détroit d’Ormuz au cœur d’un sommet à Paris, vendredi

Le président français, Emmanuel Macron, le chancelier allemand, Friedrich Merz, le premier ministre britannique, Keir Starmer, et la présidente du conseil italien, Giorgia Meloni, se réunissent aujourd’hui à Paris à partir de 14 heures pour discuter de la mise en place d’une mission de sécurisation de la navigation dans le détroit d’Ormuz.

Une trentaine d’autres participants, « européens, moyen-orientaux, asiatiques et même latino-américains », s’y joindront en visioconférence, a précisé la présidence française. Les Etats-Unis ne seront pas associés à cette mission et n’assisteront d’ailleurs pas à la conférence.

Emmanuel Macron avait lancé dès le 9 mars l’idée d’une mission pour accompagner la réouverture du détroit, une fois que les armes se seront tues. La France et le Royaume-Uni assurent avoir entamé les travaux de planification avec les pays volontaires. « La liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz constitue une priorité immédiate, notamment au regard des conséquences économiques mondiales suscitées par ce conflit », souligne l’Elysée.

Keir Starmer va aussi mettre en avant la nécessité de « rassurer le secteur du transport maritime commercial et soutenir les opérations de déminage, afin de garantir le retour à la stabilité et à la sécurité mondiales », d’après Downing Street.

« Nous le ferons certainement en bonne intelligence avec les Américains mais nous n’entrerons pas dans une coalition avec les Américains tout simplement parce que nous ne sommes pas parties au conflit », a relevé l’Elysée, qui n’entend associer à la mission que des pays non belligérants.

Cette mission, « strictement défensive », suppose en tout cas un arrêt effectif des hostilités entre les Etats-Unis et Israël d’un côté et l’Iran de l’autre, martèle Paris. « Nous avons besoin d’être sûrs que nous avons un engagement iranien de ne pas tirer sur les bateaux qui passent et des Etats-Unis de ne bloquer aucun bateau qui sorte ou qui rentre dans le détroit d’Ormuz », a insisté un conseiller élyséen.

Le détroit d’Ormuz ne devra pas être miné, « aucun péage ne sera accepté » – cette possibilité a été évoquée par les Iraniens – et le statu quo antérieur à la guerre doit y être rétabli.

Chaque pays candidat à la mission s’engagera « selon ses moyens ». La France dispose pour sa part d’un porte-avions, d’une dizaine de bateaux et d’une cinquantaine d’avions dans la région, a rappelé l’Elysée. Berlin pourrait de son côté contribuer au « déminage ou la reconnaissance maritime à longue distance », selon une source gouvernementale allemande.

La conférence de vendredi sera suivie la semaine prochaine d’un « sommet international » au quartier général interarmées permanent de Northwood, au nord-ouest de Londres, toujours sur la question du détroit d’Ormuz, a fait savoir Downing Street.

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