Proposition de loi Yadan : le socialiste Jérôme Guedj, cosignataire du texte, dénonce des attaques aux relents antisémites

« Dégageons la loi Yadan et les sionistes » : cette injonction des Jeunes Communistes de l’Essonne apparue sur les réseaux sociaux lundi 13 avril a déclenché un vent d’indignation dans les rangs socialistes. Il figure sur un visuel appelant à un rassemblement devant la permanence de Massy du député PS de l’Essonne, Jérôme Guedj, jeudi 16 avril, pour protester contre la proposition de loi de la députée Caroline Yadan de lutte contre « les formes renouvelées de l’antisémitisme ». L’élu est l’un des deux signataires PS du texte, avec le député de la Corrèze et ancien président de la République, François Hollande. La présidente de la région Occitanie, Carole Delga, a dénoncé « des dérives qui nourrissent l’antisémitisme ». La sénatrice (PS) du Val-de-Marne Laurence Rossignol, pour sa part, a dénoncé ceux qui « confondent le soutien à la cause des Palestiniens avec la vindicte antisémite ». Les députés socialistes ont, eux aussi, pointé des « violences ignobles aux relents antisémites » et apporté leur soutien au député.

Mardi matin, l’intéressé a évoqué cette nouvelle attaque à son encontre en réunion de groupe. « Comprenez juste que vous pouvez exprimer des inquiétudes sur la loi Yadan, mais ne jetez pas le bébé avec l’eau du bain : il y a un dévoiement de l’antisionisme vers l’antisémitisme », a-t-il exposé en réunion de groupe. Si le chef de file des députés socialistes, Boris Vallaud, lui a apporté son soutien, le premier secrétaire du parti, Olivier Faure, avec lequel il est en guerre, est resté silencieux, rapporte Jérôme Guedj. Tout en nourrissant « des doutes » sur cette loi, lui-même se montrera « probablement cohérent » lors du passage du texte dans l’hémicycle. Comprendre : il votera en sa faveur, même si le groupe socialiste a pris la décision inverse.

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