DÉCRYPTAGE – Les deux pays voisins, dont les émissaires se sont rencontrés mardi à Washington, n’avaient pas conduit de pourparlers officiels depuis plus de trente ans.
L’échange inédit depuis 1993, entre les diplomaties libanaise et israélienne sous le parrainage de Washington, exacerbe les tensions au Liban tant l’événement est à la fois historique, par le tabou qu’il brise, et purement symbolique, par sa portée limitée, du fait de l’extrême asymétrie des forces en présence.
Signe de la prudence dans laquelle elle s’inscrit, la rencontre ce mardi à Washington n’a fait l’objet d’aucune communication officielle préalable à Beyrouth. C’est par des messages indirects aux médias que les Libanais en ont appris le format : leur ambassadrice à Washington, Nada Hamadé-Moawad, a reçu pour instruction de réclamer un cessez-le-feu à son homologue israélien, Yechiel Leiter, en présence de l’ambassadeur des États-Unis à Beyrouth, Michel Issa, et du secrétaire d’État américain, Marco Rubio. « Techniquement, ce n’est pas un premier tour de négociation, mais une première prise de contact au cours de laquelle chacun établit ses lignes rouges pour la suite »…

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